‹ Les Bois-Francs (volume 4)Chapitre 111 sur 145 · ARGUS · texte numérisé non relu

ARGUS

De la " Vérité " :

'' L'Union des Cantons de l'Est " célèbre son cinquantenaire. A cette occasion le confrère fait revivre l'histoire de la presse dans cette région si progressive.

Dans un magnifique tableau on voit les principales figures des pionniers de l'Eglise et de la presse à Arthabaska.

Le drapeau canadien aux armes du Sacré-Cœur orne ce tableau historique si parlant.

Nos félicitations, nos remerciements et nos bons souhaits ".

Du "Devoir":

" L'Union des Cantons de F Est '' a célébré ces jours derniers le cinquantenaire de sa fondation. Il est, avec le Progrès du Goje, r Eclair cur et une coup'e d'autres, du type de ces journaux régionaux intéressants à lire, même pour quiconque ne partage pas toutes leurs opinions et ne connait guère le coin du pays où ils se publient. Les journalistes des petites villes ont une mission utile à remplir,

quand elle leur paraîtra modeste. On ne peut que souhaiter qu'ils continuent leur besogne. '' U Union des Cantons de l'Est " a publié, à l'occasion de cet anniversaire, un numéro-souvenir de lecture agréable, où Ton trouve des articles signés de noms avantageusement connus dans le monde du Barreau et des lettres canadiennes-françaises. Nos meilleurs compliments au journal d'Arthabaska".

De la '' Presse " :

'" V Union des Cantons de l'Est '\ d'Arthabaska, vient de publier un numéro fort intéressant à l'occasion du cinquantième anniversaire de sa fondation. Cette carrière, qui semble longue pour un journal établi dans un milieu si essentiellement anglais, a été une série non interrompue de luttes pour la défense de la religion et des droits des Canadiens-Français et le maintien de notre langue. Dans ce numéro spécial '' l'Union " reproduit le programme adopté par ses premiers directeurs, en 1866 — programme essentiellement catholique — et ses nombreux lecteurs sont là pour témoigner que ce journal y est resté fidèle. Nos meilleurs souhaits de prospérité au confrère ".

Du " Bien Public " :

''L'Union des Cantons de VEst'\ publiée à Arthabaska, célèbre avec éclat le cinquantenaire de sa fondation. A cette occasion le journal publie un numéro spécial très bien fait, et distribue sur carton fort le groupe photo-

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graphie des fondateurs et bienfaiteurs de Tœuvre qu'il poursuit avec succès.

Nos félicitations et nos vœux de longue vie ".

(De l'Action Catholique).

** Plusieurs de nos vaillants confrères de la presse provinciale ont publié de fort jolis numéros de luxe, à l'occasion de la fête de Noël. Nous avons particulièrement remarqué ceux que nous ont adressés Le Bien Public, le Courier et le Nouveau T rois-Rivières, des Trois-Rivières, le Madawaska, d'Edmoundston, N. B., le Progrès du Saguenay, de Chicoutimi. Nous leur en offrons nos félicitations très sincères. C'est un effort de vitalité et de prospérité qui leur fait le plus grand honneur.

Mais entre tous ces numéros de luxe se distingue surtout, tant par son fini que par le vif intérêt que présente la rédaction de choix dont elle est remplie, la bel!? édition spéciale de seize pages, avec supplément-tableau, publiée par '' r Union des Cantons de l'Est " d'Arthabaska, pour célébrer le cinquantenaire de sa fondation. On a là un raccourci délicieux de l'histoire de la '' conquête française " dans les Cantons de l'Est, et une série de portraits qui font revivre sous nos yeux toute une pléiade d'hommes bien connus dans nos annales du Canada français, ecclésiastiques et laïques, depuis Mgr La Flèche jusqu'au député actuel d'Arthabaska à la Législature.

Le tableau donné au supplément et qui, avec les portraits des fondateurs : les La Flèche, les Suzor, les Côté,

LOUIS-RENAUD LAVERGNE, avocat, C. R., ancien rédacteur de " L'Union des Cantons de L'Est

les Laurier, les Bourbeau, fournit ceux de tous les rédacteurs et des imprimeurs du journal depuis cinquante ans, est particulièrement intéressant. Décoré de la fleur de lis et du drapeau canadien-français aux armes du Sacré- Cœur, il a une saveur toute canadienne-française, qui charme. Nos sincères compliments et nos vœux !"

Parmi tous ces témoignages de félicitations, qu'il me soit permis de dire qu'il y en a un qui prime tous les autres.

Il a une très haute valeur, et il est d'une très grande importance historique.

En effet, le Vénérable nonagénaire, Mgr P. -H. Suzor, P.-R., n'est-il pas le père de " l'Union des Cantons de l'Est " ? Il lui a été donné de la suivre dans son enfance, dans sa jeunesse, dans son adolescence, même dans un âge assez avancé, puisque " L'Union des Cantons de l'Est " a atteint sa cinquantième année.

Qui mieux que lui pouvait nous faire l'historique de

notre jubilaire ?

Nicolet, le 20 décembre 1916.

Monsieur L. -Renaud Lavergne,

" L'Union des Cantons de l'Est " Arthabaska.

Monsieur le Directeur,

Je suis touché plus que je ne puis dire de votre bonne lettre du 12 dernier. Ma pauvre main qui tremble ne pourra pas vous remercier à mon gré de ce souvenir délicat et

des trop élogieuses paroles que contient à mon adresse rédition jubilaire de votre excellent journal.

D'habiles plumes y ont raconté des pages d'histoire qui m'ont fait revivre ; l'âme d'un vieillard s'entretient surtout de ses souvenirs.

Une scène m'est particulièrement revenue à la mémoire pendant que vous vous apprêtiez à célébrer les noces d'or de *' L'Union des Cantons de l'Est ".

En 1868, j'avais l'honneur d'accompagner à Rome un détachement de zouaves pontificaux. Tous les aumôniers canadiens furent un jour admis en audience auprès de Pie IX. Comment fus-je amené à prendre la parole quand tous les autres se dérobaient à cette émouvante tâche, c'est ce que j'ignore encore. J'exprimai donc de mon mieux les sentiments dont nous avions le cœur rempli envers le Vicaire de Jésus-Christ ; je lui parlai des Bois-Francs, du courage des colons qui avaient préféré s'y emparer du sol plutôt que d'émigrer vers les villes manufacturières de l'Union américaine, du progrès des paroisses que nous y avions fondées, de l'esprit chrétien de nos braves pionniers, et je finis par lui demander de bénir nos œuvres.

Nos œuvres ! pensez bien que dans ce mot mon cœur faisait passer " L'Union des Cantons de l'Est ", fondée depuis deux ans pour prolonger jusqu'au sein des familles l'apostolat du prêtre et du citoyen chrétien en faveur de la foi, des saines idées, de la morale chrétienne, de la vie rurale sur la terre canadienne, en un mot, en faveur de l'Eglise et de la patrie.

Baptisé par Mgr Laflcche, votre journal fut donc

Spécialement béni par le Pape. N'est-ce pas assez pour expliquer le succès et l'admirable vitalité de cet organe créé pour soutenir et défendre ce que nous avons de meilleur et de plus cher ?

Vous avez été bien inspiré en faisant connaître avec précision au public les noms et la carrière de tous les ouvriers de " l'Union ". C'est un fait que la vie moderne, malgré le régime démocratique qui est censé tout décentraliser, tend à faire affluer vers les grandes villes les ouvriers de la pensée comme ceux de l'industrie. Or, ce serait un malheur que la pensée régionale cessât d'avoir sa saine expression dans les centres ruraux. Ceux qui ont travaillé depuis cinquante ans à maintenir la vie et l'intérêt de " l'Union des Cantons de TEst " ont donc fait œuvre patriotique. Ils ont contribué à maintenir tout vif l'un des courants modestes mais salubres où s'alimente le fleuve de la pensée nationale.

Vous méritez personnellement des félicitations, Monsieur le Directeur, vous qui n'avez pas cru enfouir votre talent le jour où vous l'avez consacré à une œuvre de presse régionale. Je fais des vœux pour que vous persévériez dans cette tâche d'intelligent et religieux patriotisme.

Enfin, il est une chose qui me tient particulièrement au cœur et qui résume tous mes sentiments.

Vous avez tenu à rendre à votre journal la devise "rimion fait la force '\ que son parrain avait suggérée à ses premiers directeurs en donnant un nom au nouveau-né. I^a seconde devise, '' liberté sous l'égide de nos lois ", n'avait rien de répréhensible, mais j'ai salué le retour de la pre-

mière comme une encourageante marque de votre respect pour les traditions vénérables.

D'après Mgr Laflèche, dont le sens national et religieux était si averti, ce journal devait se donner comme programme de favoriser la conquête du sol canadien par les nôtres et d'accroître nos forces par l'union des intelligences et des cœurs dans le domaine des intérêts catholiques et de la pensée française authentique, qui en est inséparable.

S'il est une chose qui doit d'ailleurs nous conserver la liberté sous l'égide de nos lois, c'est l'union des Canadiens-Français dans toutes les questions religieuses et sociales.

Il est hors de doute que de nos jours le désir du Pape est de voir les catholiques rechercher les moyens de s'unir, de s'entendre. Ses fréquents appels à la charité chrétienne ne concernent pas seulement les relations internationales. Nous avons eu récemment la preuve qu'ils s'adressaient aux catholiques de chaque pays. Dans la pensée du Pape, la meilleure sauvegarde de la justice et des lois qui protègent la liberté est dans la charité, car elle unit toutes les forces de la bonne volonté en nous obligeant à " ne pas faire aux autres ce que nous ne voudrions pas qu'on nous fît à nous-mêmes ". Comme toujours donc votre devise garde le caractère d'un beau programme d'action nationale et religieuse toujours opportun.

Que Dieu continue de bénir votre travail, qu'il veuille bien récompenser tous les bienfaiteurs et ouvriers de notre journal, et qu'il accorde aux disparus le repos éternel bien

mérité par la bonne intention de leur travail et xie leur dévouement.

Je vous remercie encore une fois, cher Monsieur le Directeur, d'avoir eu la délicatesse de m'associer, au sein de ma solitaire retraite, aux souvenirs que vous avez ravivés chez vos lecteurs pour tous les promoteurs de Tceuvre que vous poursuivez avec tant de distinction.

Agréez l'assurance du religieux dévouement et de la sincère estime d'un vieil ami de " l'Union des Cantons de l'Est ".

Ph.-H. SUZOR, Ptre.

M. Louis-Renaud Lavergne, avocat, C. R., rédigea " l'Union des Cantons de l'Est " pendant douze ans.

C'est pendant qu'il en était le rédacteur que fut célébré Solennellement le cinquantenaire de la fondation du premiier journal canadien-français dans les Bois-Francs.

Il avait jugé bon, en ce mémorable anniversaire, de faire revivre la devise première '' L'Union fait la force ". Elle disparut de nouveau, le 7 mars 1918.

M. L.-R. Lavergne fut un rédacteur de tact, courtois et d'une inlassable persévérance, malgré les mille et mille Méhoires qui assaillent invariablement les journalistes.

Il semblait s'être inspiré de la devise du parrain de " L'Union des Cantons de l'Est " : Suaviter et fortiter. Douceur et force.

En abandonnant le journalisme, en février 1918, il fit à ses lecteurs, les adieux suivants:

Deo Gratias ! Vous me permettrez bien, mes chers lecteurs, de commencer ainsi ce que j'ai à vous dire. Eh ! bien, oui, je vous l'annonce, j'ai vendu mon journal ! Et lequel ? me diront, sans doute, plusieurs parmi vous. Celui-là même dans lequel j'écris aujourd'hui : " l'Union des Cantons de l'Est ".

Je publiais ce journal sous le titre de la Compagnie d'Imprimerie d'Arthabaskaville. Vous l'ignorez ? Je n'en doute pas. Je dois avouer que j'ai laissé dans l'ombre ma personnalité, et personne, parmi vous, ne pourra dire que j'ai profité de ma position de propriétaire-éditeur et de rédacteur de journal pour mousser mon étude d'avocat !

J'ai vendu mon journal pour plusieurs raisons, que je ne crois pas utiles de vous faire connaître. Et qui sait si les nouvepux propriétaires ne pensent pas comme moi ! Une chose certaine, je l'ai vendu, bien vendu. Je suis enchanté de mon marché ; les acquéreurs me semblaient satisfaits du leur. Avant longtemps, peut-être, vous serez enchantés vous-mêmes. Tout le monde est content ou le sera. Donc, encore une fois : Deo Gratias !

Mais, sans vous donner les raisons qui me font vendre ce journal, je puis bien vous dire que " L'Union des Cantons de l'Est " est entre bonnes mains. Ce journal sera publié à xA^rthabaska, comme par le passé ; j'en suis fort content.

Ma famille a donc été, jusqu'au 25 février 1918, en

possession de 1"' Union des Cantons de l'Est ", c'est-à-dire

'durant 28 ans ; et, pour soutenir ce j lurnal libéral, elle a

fait les pus grands sacrifices. Il est bon qu'on le sache. De

1890 à 1901, c'est mon père, le Sénateur Lavergne, qui en

fut le propriétaire. S'il vous fait plaisir de venir feuilleter ses livres, vous y verrez que les déficits s'ajoutaient d'année en année aux déficits. C'était pour servir le parti libéral qu'il les comblait.

En 1910, il était récompensé pour ça et pour 40 années de luttes. Il l'avait mérité. Il y a encore des libéraux qui en doutent ! Avant de quitter ce journal définitivement, il est bien juste que je le dise.

Depuis 1901, c'est moi qui supportais le fardeau. Je tiens à le dire, avant de déposer ma plume de journaliste, l'encre qu'elle a versée représente beaucoup d'ennuis, beaucoup de sacrifices pécuniaires et beaucoup d'ingratitude.

Heureusement que j'avais avec moi un homme qui m'a aidé à supporter ce fardeau, car il m'aurait écrasé depuis longtemps. C'est M. Zéphirin Nault, qui fut au service de mon père et au mien durant 26 ans. Je l'avoue, si nous n'avons pas englouti une fortune dans ce journal, c'est grâce à lui. M. Nault est non seulement un homme d'affaires, mais encore le plus dévoué et le plus désintéressé que j'ai rencontré. Il a fondé, il y a cinq ans, la Librairie de " l'Union ", dont il a fait un succès. C'est cette librairie qui me permet de vendre mon journal à un prix modéré, mais qui ne compense pas, loin de là, ce que coûte à mon père et à moi, la publication de ce journal depuis 28 ans.

Je tiens à le remercier publiquement de ses services comme gérant de la Compagnie d'Imprimerie d'Arthabaskaville. Je suis heureux d'apprendre que les nouveaux propriétaires ont la bonne fortune de l'avoir encore à leur

service ; et c'est un vrai contentement pour moi de savoir que cet homme dévoué est satisfait de son ancien patron.

Je remercie tous mes autres employés. Je ne puis tous les nommer mais je tiens à dire à M. Denis Leblanc, qui travaille à " TUnion des Cantons de l'Est " depuis 40 ans, à Mademoiselle Béatrice Cloutier, depuis 18 ans, à M. Rodolphe Nadeau, depuis 9 ans, qu'ils sont des employés qu'un patron est heureux d'avoir à son service.

Je remercie mes bons et fidèles clients qui donnaient leur patronage soit à mon imprimerie soit à ma librairie. Depuis 28 ans que ce journal est la propriété de la famille Lavergne, je ne me rappelle pas qu'une seule poursuite fut intentée pour le paiement d'un compte.

Nous traitions bien nos clients et nous les gardions. Je leur demande aujourd'hui de continuer aux nouveaux propriétaires leur bienveillant patronage. C'est juste que ceux qui vont publier aujourd'hui ce journal, toujours dans l'intérêt du parti, soient encouragés par les amis.

Merci aux vieux abonnés de "l'Union des Cantons de l'Est ". Parmi eux je vois des noms qui figurent sur la liste d'abonnement depuis la fondation du journal. Je souhaite que leur exemple porte des fruits abondants pour mes successeurs. Ils ne sont pas de la classe de ceux qui voulaient s'abonner au journal et que je refusais, parce qu'ils me disaient : " Je suis un bon libéral ; je vais vous donner 50 sous pour votre journal ; c'est " ben assez '*. — Je leur répondais : non monsieur ; si vous êtes le bon libéral que vous prétendez être, c'est justement pour cela que vous devez payer la pauvre petite piastre que je vous

yî

CJ ^

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demande. Elle m'aidera à soutenir le journal de ce parti auquel vous êtes si fier d'appartenir ".

Je ne puis trop le dire aux libéraux de ce comté, qu'ils devraient s'abonner en plus grand nombre à ce journal. Ceux qui le publient méritent cet encouragement ; ils ont le droit de l'avoir. Qu'on ne leur demande donc pas de recevoir pour rien un journal qu'ils font vivre de leurs deniers.

A plus forte raison, ce journal mérite d'avoir sa part de patronage du gouvernement provincial, patronage que je n'ai pas reçu depuis la mort du regretté M. Mi ville Dechesne, c'est-à-dire depuis 1900.

Aux anciens propriétaires, aux anciens rédacteurs, à mes amis personnels, à tous ceux enfin à qui j'adressais ce journal à titre gracieux, je les prie de prendre note que je ne suis plus propriétaire de "L'Union des Cantons de l'Est".

J'ai gardé pour la fm mes remerciements à mon Curé.

La carrière de journaliste est une carrière pénible à exercer ; il faut au journaliste bien intentionné des encouragements pour la poursuivre d'un cœur léger.

, Que de jeunes gens ont embrassé cette profession, bien décidés de défendre non seulement l'Eglise, mais notre admirable clergé, et qui se sont fourvoyés. Si on allait au fond des choses, on s'apercevrait peut-être que si ces jeunes gens avaient été encouragés, s'ils avaient reçu de bons conseils lorsqu'ils se trompaient, au lieu de rebuffades ou de réprimandes pénibles, ils seraient encore des lutteurs du bon combat.

Il faut tenir compte de la nature humaine. On y gagne toujours à agir avec tact et mansuétude envers des gens qui, en théorie, doivent être soumis, mais qui, en pratique, peuvent envoyer à tous les diables ceux qui veulent les

conduire dans le chemin de la perfection à coups de

disons-le, à coups de crosse ! Eh ! bien, je dois le dire avec reconnaissance, durant les douze ans que j'ai rédigé mon journal, j'ai reçu de mon curé les conseils les plus précieux; son encouragement et son tact ont été pour moi une consolation dans les épreuves que j'ai eu à subir comme tous les gens de ma profession en ont à subir. Je l'en remercie de tout cœur. S'il n'y avait que des curés Côté, il n'y aurait |que de bons journalistes.

Encore une fois, merci à tous, succès à mes successeurs, et Deo Gratias.

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