‹ Les Bois-Francs (volume 4)Chapitre 68 sur 145 · GENEALOGIE DE LUDGER PART, DE ST- REMI DE TINGWICK · texte numérisé non relu

GENEALOGIE DE LUDGER PART, DE ST- REMI DE TINGWICK

PIERRE PART dit Laforest, fils de Pierre et de Catherine Piousset de Moulin, évêché de Tulle, était soldat de la garnison de Port-Royal, quand il se maria, le 3 février 1707, à Jeanne Dugas, fille de Claude et de Françoise Bourgeois.

JEAN PART, fils de Pierre et de Jeanne Dugas. se maria à Josette Roy-Laliberté, fille de Jean Roy-Lalil>erté, ou le nègre, de St-Malo, en France, et de Marie Aubois. Ils vécurent en Acadie sur la rivière St-Jean. Lors du grand Dérangement, en 1755, cette famille, comme beaucoup d'autres, prit le chemin de l'exil et se dirigea vers le Canada.

Au recensement de 1760, la veuve Jean Part est à Gentilly, avec six enfants, dont deux garçons et quatre filles. (1)

Elle vécut à Gentilly une couple d'années, après quoi, ^\\ç^ alla s'établir au Lac St-Paul, Bécancour.

Le 6 octobre 1760, (2) elle maria une de ses filles,

(1) Archives d'Ottawa.

(2) Registres de Champlain, contrat de mariage par le notaire Dactoc^ 3 octobre 1760.

Marie-Anne à Alexis Beaufort-Brunel, fils de Joseph et de Marie- Josette Dubois, de la seigneurie de Gentilly.

Devenue veuve, Marie-Anne Part épousa, à Bécancour, le 9 février 1778, Alexandre Pépin, fils de Charles et de Louise Rivard. Elle fut inhumée à Bécancour, sous le nom de Marie- Anne Jampart, le 7 mars 1810, âgée de 60 ans.

Une autre fille de la veuve Jean Part, Anne-Marie, se maria à Bécancour, le 10 février 1777, à François Pépin, fils de Charles et de Louise Rivard.

La veuve Jean Part, Josette Roy, mourut à Bécancour, le 20 novembre 1803, âgée de 95 ans.

FRANÇOIS -REGIS PART, fils de Jean et de Josette Roy, était célibataire, lorsqu'il émigra au Canada.

Vers 1763, il épousa Marie Béliveau, fille de Joseph et de Marie Bourg. Il s'établit près du lac St-Paul, Bécancour.

DAVID PART, fils de François-Régis et de Marie Béliveau, se maria à Bécancour, le 18 novembre 1802. âgé de 22 ans, à Marie-Louise Bergeron, âgée de 20 ans, fille de J. -Baptiste et de Marie-Josette Filteau.

DAVID PART (surnommé David à Régis), fils de David et de Marie-Louise Bergeron, baptisé à St-Grégoire, le 15 avril 1810 ; marié en premières noces, à St-Grégoire, le 26 janvier 1836, à Julie Hébert, fille de Raphaël et de Thérèse Fauteux. En 1836, David Part et son épouse, Julie Hébert, sont résidants à Stanfold. (1)

(1) Regristres de Gentilly, année 1837-1838, mars.

Julie Hébert, décédée à Stanfold, fut inhumée à Somerset, le 17 avril 1843, âgée de 30 ans ; en secondes noces, David Part, résidant à Stanfold, se maria à Gentilly, le 12 août 1845, à Julie Poisson, (fiile de Paschal Poisson et de Marguerite Beaufort-Brunel), baptisée à Gentilly, le 3 octobre 1819.

David Part, en arrivant à Stanfold, en 1836, s'était fixé, de bonne foi, sur le lOième lot du 9e rang de Stanfold, qu'il croyait appartenir au gouvernement, mais qui était la propriété d'un anglais du nom de Wilson.

Quatorze ans plus tard, cet anglais fit son apparition, fit valoir ses droits et exigea une somme tellement forte pour sa terre que David Part fut obligé de la quitter, et sans recevoir d'indemnité pour son travail.

Sans se décourager, David Part s'enfonça, vers 1857 ou 1858, dans les forêts de Tingwick (aujourd'hui St-Rémi), pour y rejoindre son compagnon d'infortune Joseph Deshayes et y défricher une nouvelle terre et y établir ses enfants.

Il avait alors près de cinquante ans. Il vécut jusqu'à l'âge avancé de 89 ans. Il fut inhumé à St-Rémi, le 23 février 1899.

Julie Poisson était l'arrière petite fille du seigneur de Gentilly : François Poisson.

Julie Poisson, fille de Paschal Poisson et de Marguerite Beaufort-Brunel.

Paschal Poisson était fils de Antoine Poisson et de Josette Provencher, et petit-fils de François Poisson, seigneur de Gentilly, et de Marguerite Rivard-Lavigne.

LUDGER PARD (Part) marchand, fils de David et de Julie Poisson, baptisé à Stanfold, le 26 avril 1852, sépulture à St-Rémi, le 5 décembre 1903 ; marié à St- Rémi, le 16 mai 1878, à Philomène Poisson, résidante à St- Rémi, (sa parente du 2e au 2e), (fiile de Onésiphore Poisson et de Léocadie Pruneau, de Gentilly), baptisée à Gentilly, le 26 août 1859. En secondes noces, Philomène Poisson épousa, le 28 avril 1905, Napoléon Bernier, veuf de Olive Rhauît ; celui-ci fut inhumé à St-Rémi, le 4 janvier 1915, âgé de 59 ans. Philomène Poisson est actuellement résidante à St-Rémi, chez son fils, Pierre-Donat Pard.

PIERRE-DONAT PARD, marchand, fils de Ludger et de Philomène Poisson ; marié à Stanfold, le 31 mars 1913, à Eva Jacques, institutrice, fille de Georges et Georgianna Dionne.

David Pard, communément appelé David à Régis, ne fut pas, dans les Bois-Francs, la seule victime de l'injustice de certains anglais. J'ai raconté, à la page 283 et sui- / \ vantes, dans le tome deuxième, la conduite révoltante de William Wilson à l'égard de Charles Houle et de Joseph Deshaiçs.

Ecoutez maintenarit la triste et angoissante histoire de i,éon Pépin.

Léon Pépin naquit à Gentilly, le 12 août 1822. II était le fils de Joseph Pépin et de Angélique Brunel. Le 15 février 1849, il épousa, à Gentilly, Julie Beaufort- Brunel, fille de Isaac et de Agathe Lacerte. En 185L Léon Pépin vint s'établir dans les Bois-Francs. Pendant

trois ans, il défriche une terre dans Stanfold. 11 commençait à y gagner sa vie sans misère. Mais voilà qu'au milieu de la nuit, au fin cœur de l'hiver, un huissier se présente à l'humble logis de Pépin et l'oblige à déguerpir sans délai. Le pauvre occupant fut obligé d'aller passer le reste de la nuit, avec sa femme et un jeune enfant, dans une ancienne perlasserie, espèce de caveau, sans feu et exposés à tous les vents. La terre appartenait à ce fameux William Wilson, que Ton pourrait appeler le bourreau des premiers colons de Stanfold.

Le cœur saigne encore quand on lit l'histoire des souffrances terribles au'ont endurées un bon nombre des premiers colons des Boi.s-Francs. Et encore une fois, nos amis de l'Ontario oseront-ils dire que les canadiens-français ont persécuté les anglo-saxons propriétaires d'une "partie des Cantons de l'Est ?

L'histoire est là pour dire bien haut que les persécuteurs ne furent pas les canadiens, mais bel et bien les anglais.

Léon Pépin, plein de courage, alla se fixer sur le Se lot du 8e rang de Stanfold, et y demeura 18 ans. En 1876, il acheta une maison dans le village de Princeville. Cette maison a une histoire qu'il convient de signaler. Elle avait été dans le passé la propriété de M. Pierre Prince, fondateur du village de Princeville. Dans l'hiver de 1840, M. Denis Marcou::, vicaire à Gentilly, dit la messe dans cette maison. C'était la première fois que la messe était célébrée dans cette partie de la paroisse de Stanfold qui forme aujourd'hui le village de Princeville. Avant cela, la mission avait eu lieu dans le canton de Stanfold. à l'endroit

appelé '' la Rivière Nicolet " chez M. Edouard Leclerc. Léon Pépin mourut dans le village de Princeville, le 10 août 1898, âgé de 76 ans. C'était le père de Frank Pépin, de Princeville, et le beau-père de Rodolphe Boisvert de Victoriaville.

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