‹ Les Bois-Francs (volume 4)Chapitre 93 sur 145 · M. L.-O. PEPIN · texte numérisé non relu

M. L.-O. PEPIN

Témoignage d'estime et d'éloges déposé sur la tofnbe de M. L.-O. Pépin, par un de ses concitoyens.

La mort, Tinpitoyable moissonneuse, vient de faire un vide non moins douloureux que profond dans les rangs de notre élite d'Arthabaska.

Un citoyen important, que tous aimaient, recherchaient et respectaient, est tombé inopinément sous ses coups, dans toute sa vigueur, sans se douter même de rapproche de la terrible visiteuse, qui, en quelques heures, l'enlevait à Taffection des siens et d'un cercle considérable d'amis.

Frappé d'appoplexie foudroyante, vers les cinq heures de relevée, samedi dernier, M. L.-O. Pépin, marchand de ce village, est succombé jeudi matin, le 20 juin 1901, malgré l'assistance empressée, les soins intelligents des quatre médecins appelés à son chevet. Il ne recouvra sa connaissance qu'à de rares intervalles, et s'endormit dans le Seigneur munis des derniers secours de l'Eglise.

Il eut aussi la suprême consolation de voir réunis autour de sa couche, à ses derniers moments, tous ses enfants, son épouse et ses autres parents, à qui il fit de cœur les déchirants adieux que sa langue paralysée se refusait à exprimer !

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