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MGR JOSEPH-CALIXTE-CANAC MARQUIS

\/\ GR Joseph-Calixte-Canac Marquis naquit à Qué- J ^ bec, le 14 octobre 1821, de David-Canac Marquis et d'Euphrosine Goulet, fit ses études à Québec, 011 il fut ordonné le 21 décembre 1844. Professeur de pli3^siqueau séminaire de Québec (i 844-1 845) ; vicaire à St-Grégoirede-Nicolet (1845-1852) ; curé, non résidant de St-Célestin, (1852-1854J, curé résidant à St-Célestin (1854-1877), retiré à St-Célestin (i 877-1904), où il est décédé le 19 décembre

Mgr Marquis était protonotaire apostolique et chanoine de Lorette.

Du 30 juillet au 10 octobre 1845, ^- ^'abbé Marquis exerça le saint ministère à St-Calixte-de-Somerset, en compagnie de M. l'abbé C.-E. Bélanger, alors missionnaire de Somerset, de Stanfold et de Blandford.

Un bon samedi. Messieurs Bélanger et Marquis se rendirent à Blandford pour y faire la mission, le lendemain.

Ils firent ce voyage en canot, par la rivière Blanche et par la rivière Bécancour. Quel ne fut pas leur désappointement lorsqu'en préparant ce qu'il fallait pour dire

la messe, ilss^aperçurent qu^ils avaient oublié le missel î Impossible de retournera Somerset pour s'en procurer un pour le lendemain.

Entendre les confessions, faire une instruction, adniilîistrer le sacrement de Baptême, voir les malades, était sans doute bien consolant pour les colons de Blandford ; mais ne pas avoir de messe, quel chagrin ! Eux qui n'avaient la visite du missionnaire qu'à de rares intervalles.

Le soir venu. Messieurs Bélanger et Marquis se rendirent chez M. Antoine Marchand, époux de Françoise Mailhot, pour y passer la nuit.

Pendant la veillée, M. Marquis remarqua un livre de prières sur la tablettte d'une des fenêtres de la maison.

Il voulut bien l'examiner, et, à sa grande surprise et joie, il constata que c'était un paroissien romain, contenant la messe en latin et en français. Il \^ avait donc moyen de dire la messe.

Le lendemain matin, M. Bélanger officiait et M. Marquis remplaça le porte-missel, tenant en mains, pendant toute la messe le missel improvisé.

En octobre 1845, M. l'abbé Marquis fut nommé vicaire à St-Grégoire-le-Grand, comté de Nicolet, et il y demeura jusqu'en 1852, comme vicaire.

Le 16 septembre 1852, il fut nommé premier curé de la paroisse de St-Céiestin, qui avait été érigée canoniquement le 4 juillet 1850. Mais, de 1852 à 1854, M. Marquis continua à résider à St-Grégoire.

A l'été de 1850, M. Marquis alla faire une mission à Wotton, et de là se rendit jusque sur les bords du Lac

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Nicolct, entre Ham-Nord, Ham-Sud et Gartliby. Il fut conduit à cet endroit par uu colon de Wotton, M. O'Brady. iLe trajet se fit en petite charrette à bois de corde, par des chemins à peine ébauchés. La mission eut lieu à un endroit appelé le ''Petit Québec." La porte de la cabane servit de table d'autel. Des chevilles enfoncées dans une Ides pièces de la cabane servirent de confessionnal.

M. Marquis appelait cela " Confesser à la cheville."

En 1865, le 18 septembre, Mgr Thomas Cooke, évêque des Trois-Rivières, nomma M. Marquis, alors curé dé St-Célestin, curé de Ste-Victoire-d'Arthabaska, paroisse érigée canoniquement, le 12 septembre 1853.

M. Marquis avait ordre de se rendre à Victoriaville pour le premier octobre 1865.

Mais les faits subséquents nous prouvent qu'il n'en fit rien et continua à être curé de St-Célestin et à y résider. Anssi, dans le décret d'annexion d'une partie de St- Val ère à Ste- Victoire, émané par Mgr Thomas Cooke, le 23 décembre 1865, M. Marquis, délégué par l'évêqne, le 9 novembre 1865, est qualifié du titre de curé de St-Célestin.

Quoi qu'il en soit, de 1865 à 1867, M. Marquis desservit Ste-Victoire, conjointement avec M. l'abbé Adolphe Barolet, qui, lui, résida à Ste-Victoire.

Dans le procès-verbal de sa visite pastorale à Saine Victoire, en date des 15 et 16 juin 1868, Mgr L.-F. Laflèche, évêqne d'Anthédon, coadjuteur des Trois-Rivières dit :

" Cette église (l'église de Sainte-Victoire), quoique non terminée, a été ouverte au culte le 23 septembre 1865, et la première messe a été dite par le Rév. Messire Adol-

plie Barolet, vicaire à St-Christophe, qui continua à desservir la paroisse conjointement avec le Révérend Messire Calixte Marquis, curé de Saint-Célestin, jusqu^à l'arrivée de Messire J.-N. Héroux, le curé actuel de Sainte- Victoire." (i)

Pendant la desserte de la paroisse par M. Marquis et M. Barolet, une grande retraite de tempérance fut prêcliée, du 15 au 22 avril 1866 par M. le Grand Vicaire Mailloux. On lui présenta une adresse à la fin de la retraite.

Les signataires de cette adresse furent : A. Fortin, maire ;D.-0. Bourbeau, Alf. Bouchard, J.-O. Bourbeau,J.P. Julien Demers, F.-R. Héroux, J. P. ; J.-B.Edge, Prosper Comeau, R.-Alphé Arcand, Gonzague Houle, Livin Provenclier, Olivier Legendre, Julien Labbé, père ; Julien Labbé, fils ; Elisée Labbé, Jacques Plamondon, Ignace Plamondou.

Lors de l'apparition de " L'Union des Cantons de l'Est ", en 1866, M. Marquis voulut bien être un des fondateurs du journal.

M. l'abbé Marquis s'occupa beaucoup de colonisation dans les Cantons de l'Est.

En 1877, M. Marquis abandonna le ministère et prit sa retraite à St-Célestin, où il bâtit une chapelle, appelée " La Tour des Martyrs " célèbre par la multitude des Reliques qui y sont exposées.

M. Marquis fut fait Protonotaire Apostolique, par sa

(1) Archives évôché des Ïrois-Rivières. Décret de Mgr Cooke en date 23 déc. 1868.

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Sainteté Léon XIII. Il était anssi chanoine de la Basilique de Lorette, en Italie.

Monseigneur Marquis mourut à vSt-Célestin le 19 décembre 1904 et y fut inhumé le 22.

Mgr Marquis a été un grand colonisateur. On lui attribue la fondation d'une douzaine de paroisses dans les Cantons de l'Est. Il a été mêlé à plusieurs questions brûlantes, irritantes. Sa carrière a été diversement appré- 'ciée. Après sa mort une grande polémique s'est élevée, dans les journaux, au sujet de la part qu'il prit dans la fondation de la communauté des Sœurs de l'Assomption, à St-Grégoire. Les uns lui attribuaient le titre exclusif de fondateur de cette communauté ; d'autres proclamant M. Harper, curé de St-Grégoire, le véritable et seul foudateur.

D'autres plus modérés les considéraient tout deux comme fondateurs-conjoints.

On nous dit que des documents, tenus secrets jusqu'à ce jour, seront exhibés en temps opportun, et décerneront à qui de droit le vrai titre de fondateur.

Attendons ! Avec le temps les esprits vont se calmer. L'histoire, un jour, s'écrira à la lumière de la vérité, sans parti pris, sans préjugés. Ce qui aujourd'hui semble être une énigme aura un jour une solution, rendant justice à qui de droit.

Un historien impartial tranchera, espérons-le, ce nœud-gordien.

L'histoire de Victoriaville de 1867 ^ "^^ jours a été

roo LES BOIS-FRANCS

écrite dans le premier volume des Bois-Francs ;je n'3^ reviendrai pas.

Je consignerai seulement les deux principaux événements qui se sont déroulés dans la paroisse,en ces derniers temps : La bénédiction du carillon de cinq cloches et le Congrès Eucharistique.

L'ABBÉ P.-O. MILOT V. G. H., curé de Victoriaville.

M. UABBÉ ONIL MILOT

Biographie

¥UABBÉ Pierre Joseph Onil Milot, né à Ste- • Mouiqiie-de-Nicolet le 24 octobre 1857, de

Pierre Milot, notaire, et de Sopliie Lesieur, fit ses études à Nicolet, fut ordonné aux Trois-Rivières par Mgr Laflèclie, le 25 septembre 1881. Vicaire à Sainte-Monique-de-Nicolet (188 1) ; à Arthabaskaville, vicaire (1881- 1883), aumônier des Frères du Sacré-Cœur (1883- 1894) ; curé de l'Avenir (i 894-1900), où il a fondé un couvent des Sœurs de l'Assomption, en 1896 ; de 1900 a i9iocuré de St-Germain-de-Grantham, où il a également établi un couvent des Sœurs de FAssomption, en 1900, et construit une église, en 1907. V. G. le 17 avril 1910 ; curé de Victoriaville et V. G. H. depuis le 5 juillet 191 3.

Le Congrès Eucharistique tenu à Victoriaville les 13, 14 et 15 septembre 1918, dont le brillant succès a dé-

passé les prévisions de tous, suffirait à lui seul à graver en lettres d^or dans les archives paroissiales le nom de Monsieur le Grand-Vicaire Onil Milot, cinquième curé de Ste-Victoire d'Arthabaska.

Comme un compte-rendu complet de cet événement mémorable est en préparation, je laisse à d^autres Tagréable tâche de nous faire la relation de cette imposante glorification de Jésus-Hostie.

Si ces jours glorieux du Congrès Eucharistique brillent d'un éclat plus radieux que les autres, il en est cependant un autre qui mérite une mention spéciale : le 8 août 191 5, date de la bénédiction du carillon de cinq cloches.

Le matin, Mgr J.-S. Hermann Brunault, évêque de Nicolet, officia pontificalement et dans l'après-midi, Sa Grandeur fit solennellement la bénédiction des cinq cloches baptisées sous les noms de :

Maria Pesanteur

Angélus

Josephus

Joannes Baptista

Victoria

livres

livres

Avant que le Pontife oignît de Thuile sainte les cinq catéchumènes exposées à nos regards, enguirlandées de fleurs variées, de soieries somptueuses, monsieur Vabbé- Henri Beaudé, dans un style harmonieux, comme la voix de la cloche, prononça Tallocution de circonstance :

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Cum melodia illius vasculi ad aures insonuerit populorum^ crescat in eis devotio fideï.

^'' Lorsque la mélodie de ces vases de bronze parviendra aux oreilles des peuples^ que la dévotion de la foi

s* accroisse en eux?^

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