‹ Les Bois-FrancsChapitre 29 sur 117 · L. F., EvÊQUE d'Anthédon, Par ordre. Administrateur · texte numérisé non relu

L. F., EvÊQUE d'Anthédon, Par ordre. Administrateur

Agapit Legris, Ptre,

Secrétaire.

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Monsieur le curé Agénor Moreau, craignant que la lecture de cette lettre n'amenât de nouveaux troubles, de nouvelles misères, prit le parti de garder le silence. ^^ .Quelque bonnes que fussent les intentions de M. Moreau d'en agir ainsi, il est regrettable qu'il n'en avertît pas l'autorité religieuse.

Mais l'omission de la lecture de cette lettre peut-elle être invoquée par les opposants au changement du site de la chapelle pour excuser leur opiniâtreté à se rendre aux ordonnances épiscopales de 1863 et 1868 ?

Est-ce que la lecture de la lettre de 1869 aurait appris quelque chose de nouveaux aux récalcitrants ? Voyons : tout le monde ne connaissait-il pas les deux susdites ordonnances ? Est-ce qu'on ne savait pas qu'une requête avait été signée par la majorité des francs-tenanciers le II juillet 1869 ^t présentée à l'évêque ?

N'était-il pas à la connaissance de tous les paroissiens que M. Suzor, nommé délégué pour vérifier la dite requête, avait tenu une assemblée à St-Paul, le 12 août suivant ? Les décisions arrêtées à cette assemblée, à savoir : que la chapelle, en l'agrandissant et en la réparant, pourrait durer encore quelques années ; que dans le cas où l'on bâtirait à neuf, le site de la nouvelle église était fixé au bout du chemin St-Philippe, ces décisions, dis-je, n'étaient-elles pas connues de tous ?

Alors pourquoi les gens du haut de la paroisse retardaient-ils tant à exécuter les ordonnances déjà connues ? La lettre du 29 septembre 1869 ne faisait que les répéter.

Rien n'a donc été caché, comme on a voulu le prétendre et s'en servir pour excuse.

IJ'.S 1U)IS-FRANX\S 145

L'omission de la lecture de cette lettre n'a pu être cause que, depuis déjà six ans, ou refusait ou au moins ou négligeait de se rendre aux ordonnances épiscopales. C^est évident.

One les gens du bas de la paroisse, qui espéraient avoir Féglise nouvelle plus rapprochée, se soient croisés les bras, c'est facile à comprendre. Mais que les gens du haut de la paroisse, qui disaient tant tenir à conserver la chapelle à la même place, n'aient pas pris les moyens pour y arriver, eu agrandissant et en réparant, c'est bien difficile à expliquer.

Ont-ils eu raison de critiquer, de blâmer l'autorité religieuse, d'accuser leur curé d'avoir voulu les tromper? Certainement non.

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