STATISTIQUES
Du 20 octobre 1860 au 31 décembre 1901, il y a eu dans la paroisse de St-Paul 4129 baptêmes, 1455 sépultures et 595 mariages.
En 1901, la population était de 1996 âmes, 1290 com muniants, 706 non communiants, 343 familles, dont trois familles protestantes.
Avec l'année 1901 se terminent les cinquante premières années de l'histoire de St-Paul-de-Chester. La fondation de cette paroisse fut l'œuvre dudévouement,du sacrifice et de la persévérance. En effet, quel courage n'a-t-il pas fallu à ces héroïques pionniers pour s'enfermer dans la forêt, s'introduire au milieu d'innombrables montagnes et y vivre des années, dans l'isolement, privés des voies de communications si nécessaires au développement d'une nouvelle colonie. A St-Paul, plus qu'ailleurs, les privations et les misères de toutes sortes furent le partage des premiers colons.
Leur persévérance inlassable, leur profond attache-
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ment au sol canadien, leur amour de la culture de la terre, surmontèrent tous les obstacles et ajoutèrent une paroisse à nos Bois-Francs.
Après les souffrances physiques et temporelles, St- Paul eut à traverser une période de misères morales et religieuses ; mais il ne faut pas en tenir tous les paroissiens responsables.
Un trop grand nombre, hélas ! se fourvoyèrent, mais la majorité fit noblement son devoir.
Encore une fois, le différend religieux suscité par le changement du site de l'église aurait été de plus courte durée sans l'intervention malheureuse des prédicants chiniquistes et le retour des quelques familles apostates.
La génération actuelle est sans doute animée de meilleurs sentiments. L'esprit religieux y est en honneur. En effet, les paroissiens de St-Paul ne viennent-ils pas d'élever nn temple superbe, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur, à la gloire du Très-Haut ? n'ont-ils pas orné le clocher d'un carillon des plus harmonieux ? un orgue assez dispendieux n'est-il pas installé dans l'église ? N'ont-ils pas prouvé leur esprit d'union, d'accord, lorsqu'il s'est agi d'ériger un nouveau cimetière ? Tous ces
actes disent hautement leurs sentiments de foi et de générosité.
J'en parle avec connaissance de cause, ayant été pendant dix ans leur pasteur.
Si mon devoir d'historien m'a obligé à relater certains faits parfois désagréables pour quelques-uns, je suis heureux, en terminant cette esquisse dune partie de l'histoire de St-Paul, de proclamer les faits et gestes glo-
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lieux qui se sont accomplis depuis plusieurs auiiées.
Cliers auciens paroissiens, je forme les vœux les plus sincères pour que vous marchiez toujours désormais dans le chemin du devoir et de l'honneur.
Mon dernier mot est celui de Notrc-Seigneur : Pax vobis ! La paix soit avec vous.
M. L'ABBE C.-E. MAILHOT