GÈNBALOGIE DE PIERRE BRUNEAU
Le seul des miliciens de mil-huit-cent-doiize, venant de Maskinongé, qui ait profité du lot de terre qui lui était échu en partage, et sur lequel il a toujours vécu, fut Pierre Bruneau, plus connu dans tous les Cantons de l'Est sous le nom de Capitaine Bruneau.
Ce n'était certes pas le premier venu que le Capitaine Bruneau ; d'une moyenne stature, d'une figure très intelligente, yeux noirs très vifs, allure très dégagée, tout en lui respirait la ténacité, la résolution, la fermeté de caractère, en même temps que la bonté et l'urbanité.
Pierre Bruneau naquit à Maskinongé, d'une famille qui de nos jours adonné naissance à un prince de l'église, (i) Il avait, comme il le disait, eu l'immense avantage d'avoir six mois d'école élémentaire, par un maître ambulant, chez qui il avait eu pour condisciple celui qui plus tard fut Monseigneur Déziel.
^ Pierre Pruneau se destinait à la carrière commerciale iorsqu'éclata la guerre de mil-huit-cent-douze. Engagé comme volontaire, il fit la campagne en qualité de lieutenant ; aussitôt après avoir été licencié, en mil-huit-centquinze, il s'engageait à la compagnie du Nord-Ouest pour cinq ans ; il devait se rendre jusqu'à l'Océan Pacifique.
Pierre Bruneau ne fut pas longtemps au milieu des peuplades sauvages, avant de se livrer à l'étude des idiomes du pays ; après quelques mois, il possédait assez bien les langues sauvages pour qu'on lui confiât un poste en qualité d'interprète. Il résida pendant trois ans, en cette qualité, au milieu de la tribu des Serpents. Pierre
(1) Mgr J.-S. Hermann Brunault, 2ème évèque de Nicolet^
aço LES BOIS-FRANCS
Bruneau a laissé son nom à une rivière du territoire de Washington, qui le porte encore.
Il eut la bonne fortune de faire la traversée des Montagnes Rocheuses, et de là à la mer, sous la conduite du grand voyageur McKenzie, ce découvreur infatigable du grand fleuve qui porte son nom.
Pierre Bruneau était le type du voyageur,d'un esprit 'vif et très gai, aimable causeur autant que chanteur agréable, doué d'une voix magnifique qu'il a conservée jusqu'à la fin de sa carrière, esprit des plus observateur, d'une mémoire prodigieuse, toujours prêt à se sacrifier pour rendre service. Pierre Bruneau avait autant d'amis qu'il avait de connaissances.
Pierre Bruneau laissait Maskinongé dans le courant du mois de février, en mil-huit-cent vingt-sept, pour venir prendre possession du lot de terre connu sous le numéro cinq du onzième rang du Township de Maddmgton.
Le onzième rang de Maddington est borné au sud par la rivière Bécancour, à l'est par la grande ligne séparant les cantons de Maddington et Blandford.
Pierre Bruneau se trouvait à une distance d'un mille et demi de Charles Héon, qui occupait le premier lot de Blandford. La distance avec ce voisin, comme on le voit, n'était pas très rapprochée ; dans la belle saison, on communiquait ensemble par la voie de la rivière, en canot.
Pierre Bruneau se mit avec ardeur à défricher son
lot de terre. Malheureusement, un accident vint déjouer
ses plans et ses aspirations et le força à reprendre le
\ chemin de Maskinongé, après dix-huit mois de résidence
^ à Maddington.
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Pierre Briineau ne vendit pas son lot cependant ; il le garda et revint, après deux ans d^absence, le reprendre pour cette fois ne jamais le quitter.
Pierre Bruneau avait épousé, en mil-huit-cent-viugtdeux. Mademoiselle Elizabetli Lamy, de Maskinongé, femme d'une intelligence supérieure, d'une santé à toute épreuve, n'ayant jamais eu qu'un but : se dévouer à sa nombreuse famille et à ses amies.
Mme Bruneau fut la providence de cette nouvelle colonie éloignée de plus de huit lieues des médecins de Bécancour et de Gentilly.
Le docteur J. E. Landry, de Bécancour, connaissant les difficultés qu'il fallait affronter pour se rendre au Townsliip (comme on appelait la nouvelle colonie) avait fait venir chez lui Madame Bruneau, et lui avait, pendant trois mois, fait pour ainsi dire, suivre un cours pendant lequel elle acquit beaucoup de connaissances, et. Dieu aidant, jamais dans sa longue carrière elle n'eut d'accidents ou de malheurs à déplorer.
A son retour à la nouvelle colonie, Pierre Bruneau avait amené avec lui un de ses beaux-frères, Emmanuel Lamy et trois autres compagnons : Narcisse Brisard, Pierre Normandeau et un nommé Faucher.
Pierre Bruneau, capitaine de milice, fils de Pierre et de Madeleine Ayotte, b. à Maskinongé, le 3 novembre 1796 ; s. à St-Louis-de-Blandford, le 14 mars 1873, âgé de 76 ans ; m. en 1823, à Maskinongé, à Elisabeth Lamy ; s. à St-Louis-de-Blandford,le 19 maii87i, âgée de 72 ans.
PiERE Bruneau, fils de J.-Baptiste et de Françoise
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Lemire, b. à la Rivière-du-Loup, (en haut) le 13 janvier 1793 ; s. à Maskinongé, le 4 février 1838 ; m. le 8 février 1796 a Madeleine AyotTE, (fille d'Ignace Ayotte).
Jean-Baptiste Bruneau, fils de Joseph et d'Agathe Sicard-de-Carufel, b. à Maskinongé en 1734 ; s. à Maskinougé, le 14 septembre 1794 ; m. à Maskinongé le 14 novembre 1760, à Françoise Lemire (fille d'Alexis Lemiredit-Gavicher et de Marie-Anne Déziel-Labrèche).
Joseph Bruneau, (i) fils de Joseph et de Marie-Madeleine Chesnay, b. aux Trois-Rivières, le 22 août 1676 ; s. avant 1749 ; ler mariage aux Trois-Rivières, le 8 janvier 1709, à Marie-Anne Delphee-Sincerney (fille de François et de Marie-Angélique Couc) ; s. aux Trois- Rivières, le 21 janvier 17 10 ; 2e mariage, à Sorel,le 5 juin 17 13, à Marie-Jeanne Brisset-Courchesne, (fille de Jacques et de Marguerite Dandeneau, seigneur de l'Ile Dupas) ; b. le 19 juillet 1682, à Champlain ; s. à Montréal le 13 mai 1727 ; 3e mariage à Agathe-Sicard-de- Carufel, (fille de Jean et de Geneviève Ratté, officier^ sergent de M. de la Vallière), b. aux Trois-Rivieres, le 20 novembre 1706. Devenue veuve, elle se remarie, à Maskinongé, le 22 août 1749, à Pierre-François Rigault, notaire.
Joseph-Petit-Bruneau, fils d'Henri Petit et d'Elisabeth Fontaine, de Saint-Médard-de-Paris, b. en 1645 ; s. avant 1730 ; m. à Québec,le 16 septembre 1675, à Marie-
(1) Mgr Tanguay, vol. 7, page 176, dit Joseph Petit-Bruno.
Madeleine ChEvSney, (fille de Bertrand Chesnay (i) et de Marie-Madeleine Bélanger) b. à Québec le 22 septembre 1658 ; s. à Maskinongé, le 30 septembre 1730.
Le 4 octobre 1700, Joseph Petit-dit-Bruneau échange avec M. Pierre Noël-Le-Gardenr, son emplacement au Cul-de-Sac-Basseville de Québec, contre une lieue et quart en superficie, à la Rivière Maskinongé (Greffe de Rageot).