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PHILIPPE HÉBERT

neveu de NOËL HEBERT-DIT-JEAN RIVARD

L'artiste canadien Philippe Hébert, décédé le 13 juin 1917, était le neveu de Noël Hébert-dit-Jean Rivard. Il naquit à Ste-Sophie-d'Halifax, le 27 janvier 1850. Son père était Théophile Hébert et sa mère Sophie Bourgeois.

Né rêveur, écrivait de lui Sir A.-B. Routhier, il pré

ferait la solitude aux leçons de grammaire et aux jeux de l'eufauce et, s'il pouvait s'échapper, on le voyait errer dans les bois ou grimper sur les montagnes avoisinant son village (Sain te-Sopliie-d' Halifax). Là, avec un grossier couteau, il s'efforçait de sculpter dans le bois les formes que son imagination lui suggérait. Dès l'âge de six ans, il avait commencé à sentir le besoin de produire et à éprouver cette souffrance de l'artiste impuissant à rendre ce qu'il entrevoit dans l'intime de son âme.

Hébert fut l'artisan de son œuvre. Ses parents, cultivateurs, étaient pauvres ; ils ne comprirent pas d'abord la vocation de leur fils et ils tentèrent d'en faire un marcliand, puis un cultivateur ; il travailla derrière un comptoir et aux champs. Mais tous ces travaux n'étaient évidemment pas conformes à ses goûts.

Un jour, en 1869, il avait alors dix-neuf ans, Philippe Hébert entendit l'appel fait aux Canadiens pour la défense de Pie IX. Il se joignit aux Zouaves et partit pour Rome.

C'est durant ce voyage, en visitant les musées, qu'il sentit se développer davantage son goût de la sculpture. Aussi, revenu au pays, il s'abandonna tout entier à son art. Il vécut alors tour à tour au Canada, en Europe et aux Etats-Unis.

Après son retour de Rome, il étudia la sculpture, d'abord à Montréal, avec Napoléon Bourassa, puis il alla se perfectionner à Paris, oii il passa une quinzaine d'années de sa vie, à différents intervalles. En 1879, il avait épousé Mlle Marie Roy, fille de M. Thomas Roy, de Montréal.

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Il fut nommé membre de l'Académie Royale Canadienne en 1883, et, en 1894, le gouvernement canadien lui oiïrait la médaille de la confédération. En 1901, il fut créé chevalier de la Légion d'honneur par le gouvernement français. En 1903, il fut créé compagnon de Saint- Michel et Saint-Georges et chevalier de Saint-Grégoire-le- Grand. Il laisse deux fils, l'un sculpteur et l'autre peintre : MM. Henri et Adrien Hébert, et deux filles. Une autre de ses filles, Blanche, est morte il y a cinq ans ; elle était mariée à M. Armand Martin, de la maison Révillon et Frères, et actuellement au front avec le i63me.

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