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LA FAMILLE HEBERT

Voici une famille qui a su s'attirer l'attention des écrivains canadiens. M. Napoléon Bourassa, dans son roman "Jacques et Marie," a choisi son héros dans la famille Hébert.

M. l'abbé Ra^^mond Casgrain dans son " Pèlerinage au pB^ys d'Evangéline," consacre quelques pages à raconter les tribulations d'Etienne Hébert pour retrouver ses frères. 11 nous apprend aussi comment et par quel heureux hasard il a retrouvé à Québec sa fiancée de La Grand-Prée.

M. Antoine Gérin-Laj oie, rapporte la tradition, aurait fait, vers 1860, par le Grand-Tronc, un voyage de Québec à Plessisville, avec son ancien condisciple de collège, M. Noël Hébert, alors député de Mégantic. Il se serait rendu à la résidence de son ami, pour visiter sa propriété, située sur les bords de la rivière Nicolet, sur le 2ème lot du I3ème rang du Canton d'Arthabaska.

L'aspect riant de la belle petite rivière Nicolet, les charmantes montagnes encore couvertes d'épaisses érablières, le sol fertile produisant de riches moissons, le récit du travail opéré par son ami, depuis son arrivée au milieu de la forêt jusqu'à ce jour, étaient bien de nature

NOËL HÉBERT Jean Rivard le défriche r.

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à entlioiisiasiiicr l'âme poétique de notre littérateur.

Cette excursion champêtre aurait alors fait naître dans l'esprit de M. Gérin-Lajoie l'heureuse inspiration d'écrire son charmant livre "Jean Rivard, le défricheur", poème dans lequel il dramatise la vie de son ami, Noël Hébert.

généalogie de noel hébert, surnommé " Jean Rivard "

Noël Hébert, fils de Pierre et de Marie-Louise Manseau, b. à St-Grégoire-de-Nicolet, le 25 décembre 1819, établi dans le canton d'Arthabaska vers 1845, député pour le comté de Mégantic, de 1858 a 1863. Va s'établir à l'Assomption, Illinois, eu 1868, oii il fut cultivateur et instituteur ; décédé en 1885 ; m. à St-Grégoire, le 13 février 1849, à Thérèse BourouE (fille de Alexis et de Eslher Richard), décédée vers 1890 à Denver, Colorado.

En 1864, M. Antoine Gérin-Lajoie publiait, dans le Foyer Canadien, l'article suivant intitulé " Noël Hébert, de Ste-Sophie-de-Halifax " :

La carrière de ce défricheur célèbre ressemble en beaucoup de points à celle de Jean Rivard, elle est en quelque sorte plus extraordinaire. M. Noël Hébert a fait un cours d'études au collège de Nicolet, il y a même porté la soutane. Après avoir travaillé quelque temps aux Etats-Unis, il s'enfonça dans la forêt, résolu de s'y créer un établissement solide. C'était vers 1845. En peu d'années, il acquit une honnête aisance et nous croyons que sa fortune s'élève aujourd'hui à plusieurs mille louis. Il n'avait, pour commencer, qu'une force de volonté à toute épreuve et un courage indomptable.

Comme Jean Rivard, M. Noël Hébert a passé par toutes les charges municipales et y a sans doute rencontré des déboires. Comme lui, il est devenu représentant du peuple dans l'assemblée législative. C'est un homme de progrès, un citoyen utile, un cultivateur éclairé. On peut voir, dans la Revue Agricole du mois de juin 1862, une intéressante appréciation de ses talents et de son mérite somme défricheur et comme agriculteur.

Les entretiens que nous avons eus avec M. Noël Hébert durant sa carrière comme représentant du comté de Mégantic (de 1858 à 1863), nous ont fait connaître beaucoup de choses relatives à la vie du défricheur, et entre autres, les procédés de défrichement, la manière de semer et de récolter suivie généralement par les premiers colons, le chiffre probable des produits en grains, des détails sur la fabrication de la potasse, et divers autres renseignements dont nous avons profité dans la première partie de "Jean Rivard". Nous nous faisons un plaisir de reconnaître là publiquement l'obligation que nous lui avons, et de lui offrir nos remercîments.

Pierre Hébert, fils de Honoré et de Madeleine Leprince, b. aux Trois-Rivières, le 2 avril 1781 ; m. à St- Grégoire, le 27 juillet 1818, à MariE-Louise Manseau, de la Baie (fille de François et de Josette Bergeron), b. en 1800 ; s. le 6 mars 1866.

Honoré Hébert, fils de J.-Baptiste et de Elisabeth

Granger, b. à St-Charles-des-Mines, en Acadie, vers 1738 ;

Kj^ mariage réhabilité à Bécancour, le 4 novembre 1771 avec

Madeleine Leprince (fille de Jean-Baptiste et de Judith

Richard), née à Port-Royal, le 24 octobre 1749. Honoré Hébert s'établit au petit village Godefoy, de St-Grégoire.

Jean-Baptiste Hébert, fils de Etienne et de Jeanne Comeau, b. aux Mines le 24 juin 1692 ; s. à Nicolet le 11 JjUjLM^ j janvier 1789, âgé de 97 ans ; marié probablement à Pi- j giquid, le 20 janvier 1720, à Elisabeth Granger (fille ; vô^^y de Pierre et de Elisabeth Guilbault), née en 1701 ; s. aux î *f Trois-Rivières, 3 octobre 1767, âgée de 66 ans. Exilé en }"^^^^^^ 1755, J.-Bte. Hébert arriva aux Trois-P.ivières en 1767.

Etienne Hébert, fils de Etienne et de Marie Godet, né en 1654, marié avant 1680 à Jeanne Comeau (fille de Pierre et de Roye Bayols), née vers 1662. En 1686, Etienne Hébert, âgé de 32 ans, est établi aux Mines avec sa femme et deux garçons. Le 24 juin 1692, il fait baptiser son troisième garçon, Jean-Baptiste.

Etienne Hébert, venu de France, en Acadie, avec sa femme Marie Godet, vers 1650, décédé à Port-Royal, vers 1670. Vers 1686, Marie Godet convola en secondes noces avec Dominique Garant.

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