‹ Les bois industrielsChapitre 100 sur 136 · Bolii de ffenie. — On désigne sous le nom de bois · texte numérisé non relu

Bolii de ffenie. — On désigne sous le nom de bois

de fente des bois dont le débit a été fait parallèlement à la longueur des fibres, sans les sectionner, soit avec le couteau, par exemple. Les bois les plus susceptibles d'être fendus sont ceux dont les fibres sont droites, parallèles entre elles et à Taxe de la tige.' Le travail de fente s'opère le plus souvent en forêt.

La grosse fente se fait en chêne, châtaignier, frêne, sapin, épicéa et quelquefois en mûrier et en mélèze. Les produits susceptibles d'une légère courbure et d'une plus grande étanchéité que les planches sciées sont destinés à former des récipients pour les liquides : tonneaux, cuves, baquets et seaux de toutes dimensions. Quand on a besoin d'une étanchéité moindre, comme pour les expéditions de poudres et farines, de beurre, etc., on se sert de produits sciés, dits fausse- fente^ provenant de bois de qualité moindre : bouleau, peuplier, aulne, hêtre et pins divers. Il y a enfin les bois de petite fente et les hois tressés qui comprennent une très grande variété de produits : la cerche nécessaire à la confection des tambours, tamis et mesures, etc. ; les cercles de tonneaux, voitures, etc. ; les bardeaux, lattes et échalas, les piquets, les coins, dents de râteau, les allumettes, les produits de vannerie.

Les principaux bois de fente, sur lesquels nous allons donner quelques détails, constituent des merrains, lattes, bardeaux^ cercles, échalas, rames et avirons, les ouvrages de

boissellerie et de raclerie, les bois pour le charronnage, la saboterie, etc.

Merrains. — Dans le débit des bois au couteau dans le sens de la fibre, celle-ci n'ayant pas été sectionnée, les liquides ne sauraient traverser d'une face à l'autre ; c'est le cas des mer^ rains dont on fabrique les tonneaux pour le vin, la bière, l'eau-de-vie et aussi pour remballage des matières sèches.

Les bois qui conviennent le mieux à la fabrication des merrains sont : le chêne et particulièrement celui qui est dit chêne gras dont les accroissements sont minces et dont la dureté est moins grande que le chêne nerveux ; le châtaignier, qu'on emploie particulièrement en Italie. Les merrains fournis par ces deux essences servent à fabriquer des tonneaux pour le vin.

Pour les liquides autres que les spiritueux, on fait des merrains avec le frêne, le sapin, l'épicéa et le mélèze.

Pour les tonneaux destinés à recevoir des matières sèches : ciments, farines, poudres diverses, quincaillerie, etc., on emploie surtout les bouleau, peuplier, aulne, hêtre et divers pins.

Le merrain se débite encore vert, et, s'il doit être employé à la tonnellerie, on le convertit immédiatement en douves. Lorsque les douves doivent constituer le corps du fût, elles prennent les noms de longailles, longeailles^ douelles ou merrains proprement dits ; si elles doivent constituer les fonds, elles s'appellent : fonçailles^ traversins^ bois d'enfonçure ou fonds.

On doit choisir pour cet usage, les arbres droits possédant le moins de nœuds possible. Il faut rejeter tout bois qui donnerait un mauvais goût au vin. Le merrain doit être sec et parfaitement sain au moment de son emploi.

Les dimensions peuvent varier beaucoup ; ce sont souvent les suivantes : longueur, 20 centimètres à 3 mètres ; largeur, 8 à 25 centimètres; épaisseur, 2 à 11 centimètres; les plus usitées sont : longueur, 92 centimètres ; largeur, 13 à 15 centimètres ; épaisseur, 4 à 6 centimètres.

Les merrains sont rangés par catégories suivant leur provenance : en France on emploie ceux que produisent les forêts régionales (Cha rentes, Bourgogne, Gers, Périgord, Vosges), ils sont habituellement désignés sous le nom de

BOIS d'cîeuvre 1337

flèche garnie ; on utilise encore des merrains de provenance étrangère qui sont appelés : 1** merrains du Nord, de Riga, de Stettin, de Dantzig, etc., du Canada, des Etats-Unis; 2* merrains ou bois de Bosnie (voir pp. 283 et 284).

Les merrains se vendent au millier, mais le nombre des pièces peut varier avec les localités. C'est ainsi, par exemple, que le millier de Bordeaux est de 1.616 douves.

Les merrains, associés entre eux pour constituer un tonneau, sont maintenus par des cercles obtenus par fente qui sont le plus souvent en châtaignier, convenant le mieux à cet usage; mais elles peuvent être aussi en coudrier, chêne, frêne, bouleau, micocoulier, robinier.

Pour obtenir les merrains on scie les billes à la longueur voulue, puis on les fend en prismes au couteau, on les débite ensuite sur maille, en observant une épaisseur type.

Les lattes. — Elles servent à faire les plafonds, ou bien des clôtures légères et des treillages. Elles sont^ le plus souvent, en chêne et châtaignier.

On emploie aussi les bois résineux et même les bois blancs (v. p. 284).

Bardeaux, — Ce sont des lames minces de bois, destinées à soutenir les ardoises et les tuiles sur les toits. Ils peuvent être en chêne, sapin, épicéa, mélèze, pin de montagne, pin cembro (v. p. 284).

Les échalas. — Ils sont surtout en chêne, châtaignier, frêne, pin maritime, saule marceau, robinier, mélèze, micocoulier, tremble.

Allumettes. — En France on emploie surtout le bois de tremble, et la consommation annuelle en allumettes n'exige pas moins de 15,000 mètres cubes de bois de tremble. On peut employer encore le tilleul, le sapin et Tépicéa, etc.

Rames et avirons. — Ils doivent être en bois assez léger et cependant tenace, souple, ne produisant pas d'esquilles qui pourraient blesser. Le bois le meilleur pour cette fabrication est le frêne, on emploie aussi le hêtre bien moins cher mais aussi très inférieur.

Manches d'otttils. — On estime particulièrement pour cet usage un bois d'Amérique, Thickory (voir p. 953) ; on utilise aussi le frêne, le châtaignier, le chêne, le charme, Térable, le houx, le cornouiller, le pommier, le cormier, etc.

Caisses (T emballages, — Leur fabrication consomme beaucoup de bois, surtout dans les pays ayant un grand commerce d^exportation.

On recherche pour leur fabrication les bois blancs et légers, tels que : peuplier, tremble, saule et résineux, quelquefois le bouleau et le hêtre.

Pour les caisses lég'>res destinées à subir peu de chocs, le « layetier » emploie des planchettes très minces dites voliges.

Le layetier emballeur a presque toujours à Paris une scie mécanique lui permettant de débiter le bois aux dimensions convenables. Il existe également dans les banlieues de grandes villes des fabriques possédant un outillage spécial perfectionné. Les Américains ont inventé des machines particulièrement ingénieuses pour la confection des caisses.

Paille ou laine de bois. — Les objets sont souvent fixés dans rintérieur des caisses au moyen de paille ou laine de bois.

On a donné ce nom a des rubans d'environ 0 m. 60 de longueur et 0 m. 0005 à 3 millimètres de largeur et 0 m. 0001 à 1 millimètre d'épaisseur. Ces minces copeaux sont rabotés au moyen d'un peigne formé de plusieurs lames tranchantes, se mouvant rapidement et dans un sens vertical à la surface d'un fragment de madrier de sapin de om., 60 de longueur. Cette pièce de bois, fixée à ses deux extrémités, avance automatiquement contre le peigne ; Tavancement est réglé de façon à obtenir un copeau d'une épaisseur déterminée.

Boissellerie. — La boissellerie comprend, dans le langage courant : les mesures de capacité en bois, les seaux, boisseaux, soufflets^ tamis, cribles et tous les ustensiles de ménage en bois.

En matière de douanes la boissellerie comprend en outre une série d'articles et d'ouvrages de bois divers, de tournerie et de menuiserie fine : boites en bois blanc, bois de brosses, plumiers, tabatières, bobines pour filatures et tissage, canettes, etc., bobines pour fil à coudre, étuis en bois pour emballage de flacons de verre, hampes de drapeaux, manches d'outils, instruments agricoles en bois, etc.

Raclerie. — Elle comprend toutes sortes de petits ouvrages en bois exécutés en forêt, on les appelle aussi bois polis,

La boissellerie et la racJerie se font avec des bois se tra-

BOIS d'industrie 1339

vaillant facilement, abondants et peu coûteux : en première ligne se place le hêtre, puis le sapin, Tépicéa, le tremble et, quelquefois aussi, le chêne.

Les planchettes les plus minces débitées pour la confection de ces objets sont désignées souvent sous le nom d'éclisses ; c'est avec ces éclisses qu'on fait, par exemple, les boites légères pour les pharmaciens, les conliseurs, etc.

Les bois que l'on débite et travaille en forêt, comme beaucoup de ceux que nous venons de citer, sont quelquefois appelés aussi : bois d'ouvrage.

Le charronnage. — 11 exige des bois aussi secs que possible. Les principaux bois de charronnage sont : Torme champêtre (rartillerie en fait une grande consommation), on l'emploie surtout pour fabriquer les moyeux et les jantes (déchets 40 0/0); le chêne et le robinier qui offrent une grande résistance verticale et qu'on utilise à cause de cela pour les rais; le hêtre, pour les jantes; le frêne qui tient le premier rang pour la confection des timons et brancards, il est à la fois souple et tenace ; le peuplier et le sapin peuvent faire des doublages intérieurs.

La carrosserie emploie Tacacia, l'acajou, le frêne, le hêtre, l'hickory, le merisier, le noyer, Forme, le poirier, le peuplier. Chacun de ces bois ayant une destination spéciale.

Bois à sabots. — Ceux dont Tusage est le plus répandu sont: le hêtre, le noyer, le charme et l'orme, mais ce dernier est assez peu employé, parce qu'il est spongieux et se travaille mal; le hêtre se travaille bien et entre pour les deux tiers dans la fabrication générale ; le noyer est à la fois dur et léger, mais d'un prix élevé.

On emploie encore pour cet usage : le frêne, le bouleau, l'aulne, le peuplier commun, le tremble, le tilleul et le peuplier d'Italie.

Il» PARTIE. - BOIS D'INDUSTRIE

84S. Pâte de bols et cellalcMie. — Généralités, — La fabrication de la pâte de bois et de la pâte de cellulose est devenue une industrie très importante surtout dans les pays

1340 CHAPITRE XIII. — t'TILfSATION DES BOIS

du Nord : Suède, Norvège, Canada, où la matière première est particulièrement abondante.

La pâte de bois est utilisée principalement pour la fabrication du papier, aussi la désigne-t-on souvent sous le nom de pAte à papier.

PtUe à papier y paie mécanique et pâte chimique, — Il faut distinguer la pâte mécanique de bois et la pâte chimique.

La pâte mécanique s'obtient soit par un ràpage contre des meules ou des racloirs pourvus de dents d'acier, soit par un concassage et un raffinage opérés dans des moulins et autres appareils. Ce produit donne une fibre courte, peu souple, qui n'est guère utilisable que mélangée avec les autres pâtes, les pâtes chimiques ou de chiffons, auxquelles elle donne du poids en servant de charge ; on fait cependant des papiers grossiers, comme le papier d^emballage, uniquement constitués par de la pâte mécanique de bois. On fabrique surtout cette pâte dans le nord de TEurope, où Ton emploie le bois de certains conifères (sapin blanc de Norvège par exemple) dont on prend les tiges encore jeunes. On obtient une pâle peu colorée et plus belle en faisant subir au bois employé un lessivage dans de l'eau un peu alcaline, ou bien un étuvage â la vapeur qui débarrasse le ligneux des gommes, résines, tannins, etc., qui peuvent être utilisés à part en même temps que leur disparition augmente beaucoup la beauté de la pâte. La pâte est soumise, après défibrage, à une forte pression d'une presse hydraulique qui réduit sa teneur en eau, et elle est expédiée ensuite à l'étranger, notamment en France et en Angleterre. Quelquefois aussi on l'envoie à l'état de pâte sèche obtenue par dessiccation à Tair chaud.

En France, on emploie surtout, pour cette fabrication, les bois feuillus blancs, comme le tremble et le peuplier. Les bois utilisés doivent être bien blancs et sans nœuds.

La pâte chimique de bois est beaucoup plus employée que la précédente ; le principe de sa fabrication consiste dans l'extraction de la cellulose renfermée dans le tissu ligneux, autrement dit, â délignifter le bois. Pour cela, après une désagrégation mécanique du bois, on fait agir, sur le produit obtenu, des corps chimiques capables d'éliminer les substances incrustantes de la cellulose. Nous avons indiqué autre

BOIS d'industrie 1341

part quels sont les produits chimiques mis eu œuvre dans ce but (voir pp. 93 et s.).

Bois à employer. — D'une façon générale, il faut préférer les bois peu incrustés, c'est-à-dire les bois blancs qui restent presque toujours à Tétat d'aubier. Il est certain que moins la paroi de la cellule sera accompagnée de substances incrustantes, plus il sera facile de Tisoler. Parmi les bois blancs, les conifères possèdent généralement de la résine qui vient compliquer l'opération; on devra donc, lorsque Ton pourra choisir entre les deux, dans une localité donnée, préférer les bois feuillus blancs aux bois résineux ; disons que, cependant, dans le sapin la résine fait défaut dans le bois, elle est localisée dans Técorce; on utilise aussi le bois de l'épicéa jeune, quoiqu'il soit résineux. Les résineux ont cependant l'avantage sur les feuillus d'avoir des fibres plus longues (1). D'une façon générale, les bois jeunes sont préférables aux bois anciens, plus durs et plus incrustés.

En somme, les bois employés pour la fabrication des pâles de bois et de la cellulose sont : le tremble, le peuplier, l'aulne, le bouleau, le tilleul, le saule, le sapin et Tépicéa.

Le tableau suivant (2) donne le rendement en cellulose (cellulose à la soude) d'un stère de différentes essences et fait ressortir la perte à Técorçage et au nettoyage.

(Voir tableau page suivante).

Uindustrie de la pâte de bois au point de vue économique. — L'usage de ce succédané du chiffon s'est généralisé très rapidement, provoquant, à partir de 1880, une baisse générale du prix du papier. C'est ainsi qu'avant 1899, avant le mouvement de hausse qui s'est continué ensuite, le prix du papier de journal est tombé de 90 fr. en 1870, à 30 fr. ; le chiffon blanc, de 50 fr. en 1878, à 39 fr. ; la pâte mécanique d'épicéa, de 18 fr. 50 en 1884, à 10 fr. ; la pâte au sulfate

(1) De3 procédés ont été préconisés ayant pour but d'enlever la résine du bois pour approprier la cellulose à la fabrication du papier. Suivant le procédé du brevet Muller (à Altdamm, près Stettin) et E. Alcyer (Berlin), le bois convenablement fragmenté est extrait par de Talcool et de la benzine. Ainsi débarrassé de résine, il fournit par les procédés usuels de traitement une cellulose plus blanche et de plus belle qualité pour la fabrication du papier (Br. allemand 112 249, 30 mars 1898).

(2) D'après Max Schubert, Traité de ta fabrication de ta cetlulose, traduction française, Baudry, éditeur, Paris.

blanchie, de 45 fr. en 1886, à 32 fr. ; enfin, la pâte de bisulfite écrue, de 40 fr. en 1886, à 25 fr.

BSSEIfCBS

(bois nouvellemeot abattu)

1 stère pèse

PBI

par écorçage

nettoyage

ITB

par

dessiccat.

100 degr.

1 stère écorcé et

séché se réduit

PBOI BN CBL

absolu

luiT y

LULOSB 1

kgr.

kgr.

kgr.

kgr.

kgr.

Epicta

Sapin des Vosges . .

Pin sylvestre ....

?in d'Autriche. . . .

Pin Laricio iP. larix).

Pin rabougri (P, pumilio)

Hêtre commun. . . .

Bouleau verniqueux.

Peuplier tremble. . .

— blanc. . . .

Sorbier des oiseleurs.

Alisier des bois . . .

Saule Marceau . . '.

Saule fragile ....

Frêne commun . . .

Aulne commun . . .

La consommation a doublé pour le papier d'impression pour livres et décuplé pour le papier de journal. En 1892, la fabrication en produits entièrement manufacturés atteignait 2.500.000 tonnes pour l'Europe et 3.700.000 pour le monde entier. L^accroissement annuel depuis cette époque a été de 1/60 environ.

« Si Ton admet que les 7/8 de la pète employée sont tirés du bois, le poids correspondant à celle-ci est, pour TEurope, de 2.000.000 de tonnes. Or, un stère de bois donne 150 kg. de pâte chimique et 300 kg. de pâte mécanique, et le rapport

fiois d'industrie

entre le poids de la première et celui de la seconde, dans la consommation^ est de moitié ; il en résulte une dépense de 8.500.000 stères. La France, qui entre ici pour 1/5, utiliserait donc 1.700.000 stères quand sa production est de 276.000 stères en bois d'épicéa propre à la fabrication qui nous occupe. On peut admettre, en effet, qu'un hectare de forêt donne, au plus, 4 stères de bois ; en sorte que le nombre des stères est le môme que le nombre des hectares de forêts d'épicéa. Cette dépense considérable a élevé le prix du bois de sapin et développé la richesse forestière. La hausse a été de moitié pour les rondins de 13 à 23 centimètres. Autrefois, ces bois ont servi souvent à faire du charbon de bois; on retirait ainsi environ 2 fr. 60 d'un stère de bois qui vaut aujourd'hui 9 fr... Les ressources sont loin d'être épuisées, mais on s'adresse d'année en année à des contrées nouvelles ; déjà la Norvège donne moins et les usines vont chercher leur bois en Finlande et jusqu'à Arkangel. La Russie se hâte de construire des établissements industriels, et les Etats-Unis ne laisseront bientôt plus à l'Europe l'espérance de profiter des immenses ressources du Canada.

La hausse de 1900, favorisée il est vrai par des circonstances exceptionnelles, pourrait bien se maintenir en partie, car la consommation plus grande forcera l'industrie à reculer les coupes forestières de chaque pays vers des endroits de plus en plus distants des lieux d'expédition » (1).

Les exemples suivants sont bien propres à faire apprécier l'énorme consommation de bois qu'exige la fabrication du papier. Le journal New-Yoï^k Herald nécessite l'emploi de 73 à 100 tonnes de papier par jour; 270 tonnes pour le numéro de Not^l, 1893 ; or 270 tonnes de papier correspondent à 2â0 tonnes de pâte de bois mécanique et 30 tonnes de pâte de bois chimique, fournies par 310 tonnes ou 200.000 pieds de billots d'épinelte. Le Herald^ de New-York, le Globe, de Boston, consomment ainsi 60.000 cordes (230.000 stères) d'épinçtte par an, soit 200 arbres par jour. On peut dire que chacundes grands journaux américains consomme par an pour

(l) Mémoire de M . floudaîit : Développement pris au xix* siècle par rinduslrie du papier m Compte-rendu du Congrès international de sylviculture, Imprimerie nationale, Paris, 1900.

Googkj

1344 cHAPiTHi: xni. — utilisation des bois

une valeur de 750.000 dollars (3.700.000 fr.) de papier. Il existe eaviroii 25.000 journaux d'inégale importance au Canada et aux Etats-Unis.

COMMEnCB DE LA FRANCE EN PATES DE CELLULOSE

(Commerce spécial)

Importations en 1902 Pales mrcaiiifjucs :

Suède 21.70o.37o kilog.

Norvège 84.639.654 —

Angleterre 1.999.322 —

Allemagne ..*.... 3.943.322 —

Belgique 114.327 —

Suisse i. 116.220 —

Canada 737.572 —

Autres pays étrangers. . . 40.464 —

Total 116.296.256 —

ayant une valeur de 17.444.438 fr.

Pâtes chimiques :

Suède 18.032.664 kilog.

Norvège 16.127.966 —

Angleterre 286.313 —

Allemagne 23.993.578 —

Pays-Bas 286.777 —

Belgique 7.037.355 —

Suisse 3236.477 —

Autriche-Hongrie .... 11.809.651 —

Etats-Unis 1.117.280 —

Autres pays étrangers. . . 206.350 —

Total 82.134.613 —

ayant une valeur de 24.640.384 fr.

Exportations en 1902

Pales mécaniques :

Angleterre 2.130 kilog.

Allemagne 61.041 —

Belgique 2.498 —

Espagne 103 —

Autres pays étrangers . . 668 —

Total 66.462 —

valeur : 9.969 fr.

Paies chimiques :

Allemagne 118.818 kilog.

Pays-Bas —

Belgique —

Italie 10.061 —

Autres pays étrangers . . 56 —

Guadeloupe 48 —

Total 128.983 —

valeur : 4.929 fr.

Autres usages de la cellulose. — Le principal débouché de la cellulose est la fabrication du papier. Elle a cependant d'autres emplois. C'est ainsi qu'elle sert de base à la fabrication du papier végétal ou papier parchemin, du coton-poudre, de Tacide oxalique, du sucre de chiffon (glucose), du celluloïd, de la cellulithe^ du pégamolde, de la viscose, de la soie artificielle (voir pp. 86 et s.). On utilise d'ailleurs le plus souvent pour la fabrication de ce dernier produit de la cellulose obtenue, non du bois, mais du coton, qui est une fibre cellulosique à peu près pure. Cependant la viscose notamment, et quelquefois la soie artificielle, le glucose, sont obtenus en partant de la pâte de bois.

Nous n'insisterons pas ici sur celles de ces substances dont nous avons déjà eu l'occasion de parler (p. 86) ou pour lesquelles on ne fait pas habituellement usage de la pâte de bois, mais nous devons dire quelques mots de certaines d'entre elles.

La viscose, — C'est un produit capable de se prêter aux mêmes usages que le celluloïd, mais qui a sur lui quelques avantages que nous signalerons.

Le celluloïd, ou fibrolithoïd, consiste en un mélange de cellulose nitrique, de camphre et quelquefois de poudres ou substances colorées. Le celluloïd une fois sec peut se travailler comme le bois ou Tivoire ; mou a 80^, il peut facilement se mouler; coloré, il peut imiter Técaille, l'ébène, l'ivoire, le

corail, etc. On l'emploie dans la fabrication d'articles de Paris, d'objets de tabletterie, pour leclichage deplancbesd^impression, etc. Additionné d'huile, ou peut en faire de la lingerie (linge américain). On sait qu'il a l'inconvénient grave de s'enflammer très rapidement.

Tandis que le celluloïd s'obtient en partant du coton, la viscose est fabriquée au moyen de la pâte de bois ; son prix est par suite beaucoup plus bas, soit près de la moitié. On peut d'ailleurs le préparer en utilisant des déchets de coton, chiffons, déchets de la fabrication du papier, etc.

Pour l'obtenir, la pâte de bois, réduite, est traitée par la soude et on emploie, pour deux parties de matière sèche, une partie de soude caustique solide et 4 à 6 parties d'eau ; il est bon de prendre la matière cellulosique à l'état humide et il est nécessaire d'ajouter toujours la soude caustique en solution. L'alcali, par son action prolongée sur la cellulose, donne un alcali-cellulose. Cet alcali-cellulose est mis en contact avec le sulfure de carbone ; il y a formation de sulfocarbonate de cellulose qui jouit de la propriété d'être soluble dans l'eau en toutes proportions ; la réaction, qui doit se faire en récipient bien clos, à cause de la volatilité du sulfure de carbone, s'opère en une ou trois heures, suivant que la température est de 20^ à 30** ou de 5<> à 15^ ; la réaction a lieu r dans des appareils rotatifs analogues aux barattes. Avant de

f: dissoudre dans Teau ce sulfocarbonate de cellulose, il faut

laisser évaporer l'excès de sulfure de carbone, par exposition % à l'air. Cela fait, on ajoute de l'eau : la masse se gonfle forte-

ment.

Laissée à elle-même, cette masse visqueuse, qui n'est autre que la viscose, se solidifie spontanément; le sulfure de carbone et les sels de soude se séparent bientôt de la cellulose régénérée. Cette séparation est rendue plus prompte par l'action de la chaleur ou par le lavage au moyen d'une solution saline : sel marin, sulfate d'alumine, alun, etc. Toutes les applications de la viscose reposent sur cette régénération de la cellulose.

La viscose n'ayant pas subi pour sa préparation la nitratation, qui fait du fulmicoton la base du celluloïd, n'a pas l'inflammabilité que présente trop souvent cette substance. On peut l'utiliser pour encoller le papier en augmentant sa sou-

BOIS d'industrik 1347

plesse et sa solidité ; on l'emploie aussi pour Tapprêt des étoffes, la fabrication des articles de cuir, de plaques, de feuilles, de pellicules lisses et transparentes, de billes de billard, enfin on peut en faire des tissus sous forme de fils et c*est là un des nouveaux procédés employés pour obtenir de la « soie artificielle ».

La cellulithe, — Elle peut s'obtenir avec de la pAte de bois (pâte au bisulfite).

Lorsqu'on pousse à fond la trituration de la cellulose sullitique, de manière à détruire complètement les fibres textiles, on obtient une bouillie homogène, qui, par évaporation spontanée et compression, donne delà cellulose amorphe. Ce produit a reçu le nom de cellulithe (1).

La cellulithe est une matière compacte rappelant Tivoire, quoique moins dure. Elle se travaille aisément, comme la corne ou Tébonite. Elle résiste à l'action de l'alcool, du pétrole, des graisses et des huiles et possède une élasticité suffisante. Elle n'a pas l'inconvénient du celluloïd de s'enflammer facilement.

Cette substance pourra rendre des services à la petite industrie.

Celluloïd, — Le traitement de la cellulose par un mélange d'acide sulfurique et d'acide nitrique fumant donne lieu à la production de nitrocellulose, point de départ de matières explosives. Mais ces nitrocelluloses ont une autre application : celle de la préparation du celluloïd qui se prête à toutes soties d'usages. D'après le procédé des frères IIyat(1877), le mélange acide tombe en gouttelettes sur une feuille de papier qui se déroule. La feuille est lavée jusqu'à disparition de toute trace d'acide, puis desséchée, coupée, broyée et enfin intimement mélangée avec du camphre. Les plaques provenant de ce mélange se ramollissent de 80^^ à 125°, elles deviennent plastiques, malléables, de sorte qu'on peut leur donner telle forme désirée. Quoique l'addilion de camphre ait diminué la force explusible du mélange, le celluloïd est néanmoins très inUammable.

La soie artificielle, — En partant de ce principe que la soie est constituée par la substance de la feuille de mûrier trans-

(i) Brevet allemand 98. 201 de Kôln-RoUweilerPulverfabriken.

formée par une chenille, on a essayé, avec succès, de fabriquer artificiellement ce produit en partant de la cellulose (1).

Les matières premières employées pour cette fabrication sont $jLirtout le coton cardé, la ouate qui est de la cellulose à peu près pure ; mais on utilise aussi le bois dont le produit est d'ailleurs plus tendre, moins blanc, plus cassant, à cause des matières incrustantes qui accompagnent la cellulose. D'une façon générale toutes les fibres végétales peuvent être employées, après avoir subi de nombreux lavages, à la fabrication de la soie artificielle.

Des usines existent actuellement en France (Besançon), en Suisse (Spreitenbrach),en Allemagne (Frankfort), en Espagne (Orviedo), en Belgique (Soignies, Tubize, Ruysbroeckj, en Angleterre (Wolston).

Il y a plusieurs procédés usités pour préparer la soie artificielle ou lustra-cellulose : le plus ancien est celui de Chardonnet qui consiste à partir de la nitrocellulose, c'est lui qui est appliqué en France. Le procédé le plus employé en Allemagne est celui de Pauly, à l'oxyde de cuivre ammoniacal. Le procédé à la viscose de Cross et Bevan est également mis en œuvre, mais le produit n'est pas encore sur le marché (v. p. 93) ; il en est de même pour le brevet Cross-Bevan Donnersmarck, ayant trait à la préparation du tétracétate de cellulose qui, quoique datant déjà de 1898, n'a pas encore eu d'application industrielle.

3â4. Bol» darcl. — Le bois est réduit en poudre impalpable et soumis à sec à l'action de la pression et de la chaleur.

Les matières résineuses, très abondantes dans certains bois, entrent en fusion sous l'action de la chaleur et pénètrent, par l'effet de la pression, dans les interstices de la masse. En se solidifiant par refroidissement elles maintiennent adhérentes entre elles les particules du bois.

On ajoute généralement à la masse de l'albumine ou quelque autre substance analogue ; elle rend la couleur du bois

(l) Il faut noter que toutes ces « soies artificielles >» obtenues en partant de la cellulose, substance hydrocarbonée, ont une composition chimique toute difTérente de celle de la véritable soie, qui est une substance albuminoïde.

EMPLOI DES BOIS PAR COMBUSTION

plus noire et plus unie, et les produits peuvent résister à Faction de Teau bouillante.

On fabrique avec ce bois durci des menus objets, des « articles de Paris » : plumiers, presse-papiers, encriers, cadres, boites, bijouteries de deuil, etc.

Fourrage, pain de bois. — Plusieurs brevets ont été pris récemment en vue d'obtenir avec la sciure de bois, généralement mélangée avec d'autres substances, une matii^re susceptible de servir à Talimentation des animaux.

Le bois, la paille, etc., sont désagrégés mécaniquement ou chimiquement ou employés à Tétatde sciure, puis additionnas de mélasse ou de farine de seigle, etc., et soumis à rébuUitiou ou à la cuisson. Le succès de ces procédés, allemands surtout, parait avoir été médiocre.

Ilh PARTIE. - EMPLOI DES BOIS PAR COMBUSTION : BOIS DE FEUi CHARBON DE BOIS, DISTILLATION DES BOIS (1)

846. Bols de fféa (2). — De tout lemps Thomme a employé le bois pour le chauffage, pour la cuisson des aliments et plus tard pour l'industrie et notamment la métallurgie, les verreries, les poteries, etc. Actuellement on ne l'utilise plus guère que pour le chauffage domestique.

Les qualités que Ton peut réclamer d'un bois de feu dépendent de Tusage auquel on le destine. C'est ainsi que pour le chauffage industriel, les verreries, les fabriques de tuiles, de briques, de plâtre ou de chaux, les fours à boulangers, il faut un bois brûlant avec une flamme vive et claire comme l'aulne, le bouleau, le tremble ou les pins sylvestre et maritime ayant été préalablement dépouillés de leur écorce et fendus. Pour le chauffage des maisons, il sera essentiel que le bois donne beaucoup de chaleur sans se consumer ni trop vite, ni trop lentement, qu'il produise une braise se maintenant longtemps en restant incandescente, que ce bois n'éclate ni

(1) Beaucoup de ces bois pourraient rentrer dans la catégorie des bois d'industrie telle que nous l'avons définie.

(2) Voir aussi : Propriét(^s calorifiques des bois (pp. ICI et suiv.) cl Commerce des bois (pp. 275, 289 et suiv.).

ne pétille, lançant hors du foyer des débris enflammés qui seraient un danger d'incendie dans les appartements ; le hêtre, le charme, le chêne remplissent le mieux ces conditions diverses.

Les régions qui produisent actuellement, en France, le plus de bois de feu, sont : le Morvan, le Nivernais, la Champagne, la Bourgogne, TOrléanais pour les bois feuillus, et la Sologne et Fontainebleau pour les résineux.

S4«. CharlMNi de bots. — Il s'obtient par carbonisation des bois, soit en forêt (carbonisation en meules), soit dans des usines au moyen de cornues (voir distillation, p. 1351). Sous l'action de la chaleur, au-dessus de 150**, le bois se décompose en vapeurs et produits gazeux : eau, acide carbonique, esprit de bois, acide pyroligneux, hydrocarbures (goudrons), et en produits fixes qui constituent précisément le charbon. Celui-ci, obtenu vers 200^, est roux et encore résistant (fumerons) ; vers 300^ il est noir, cassant, facile à enflammer ; à des températures beaucoup plus hautes, il devient dur et ^ difficilement inflammable. C'est à la température de 400^

qu'on prépare la poudre noire de charbon qui sert à fabriquer des produits destinés à la peinture : papier peint, etc. Le charbon provenant des bois très durs, des noyaux de pêche, par exemple, est d'un beau noir foncé ; on l'utilise même pour la peinture h l'huile.

Le charbon de bois est employé surtout pour le chauffage, sa puissance calorifique est de 7.000 calories.

On remployait presque exclusivement autrefois en métallurgie, mais on l'abandonna de plus en plus. On l'utilise actuellement surtout pour les usages domestiques; mais le pétrole et le gaz lui font une concurrence contre laquelle il a peine à lutter.

Les propriétaires des forêts doivent donc actuellement diminuer, autant qu'ils le peuvent, la proportion de leurs a bois à charbon », c'est-à-dire du petit bois, et s'efforcer de produire des bois d'œuvre par des modifications appropriées dans les aménagements de leurs exploitations.

8â7. Brtqaeiies felirlqaécs avec la flclare de Im»Is. —

Des essais ont été tentés pour fabriquer des briquettes avec

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la sciure de bois et utiliser ainsi toutes sortes de déchets de bois. Parmi les procédés qui paraissent avoir donné les meilleurs résultats, nous citerons ceux employés dans quelques scieries d'Autriche et de Suède.

En Autriche, la sciure est chauffée à sec, jusqu'à ce que les éléments goudronneux, qui doivent servir de matière agglutinante, soient au. moment de se séparer ; la sciure passe ensuite sur des plaques de fer chauffées à la vapeur et arrive dans une trémie qui la conduit à la presse servant à faire les briquettes. Le prix de revient est de 0 fr. 80 et le prix de vente de 5 francs. Cette fabrication donne, comme on le voit, un beau bénéfice.

A Fagersta, en Suède, on utilise comme matière agglutinante le goudron provenant des gazogènes. La pâte, formée de 87 p. 100 de sciure de bois et de 13 p. 100 de goudron, passe dans une presse qui la moule en briquettes de 44 millimètres d'épaisseur.

Un mètre cube de briquettes obtenues vaporise, d'après MM. Colomer et Lordier, autant que 0 m* 760 de charbon.

349. DIsilllaiton et carboolsatlon des bols. — Le bois soumis à la carbonisation dans des cornues en fer donne naissance, d'une part à des produits volatils qui se dégagent et qu'on recueille par condensation, ils constituent Facidc pyroligneux brut ; d'autre part, à du charbon de bois, résidu de l'opération. On le retire de la cornue.

De l'acide pyroligneux brut on peut tirer un grand nombre de produits intéressant des industries aussi variées que nombreuses, les principaux sont : l'acide acétique C^fl*0-, le méthylène ou alcool méthylique, CH*0, dont la loi de 1872 a fixé l'emploi comme agent de dénaturation des alcools, à la dose de 25 p. 100, ce qui a donné un grand essor à l'industrie de la carbonisation (1) ; enfin, les goudrons. Cent kilos de bois donnent : eau, 13 kilos ; acide acétique, 7 kilos ; méthylène, 2 kilos ; goudron, 3 kilos, et charbon, 27 kilos, dont 3 kilos de braise et poussier.

L'acide pyroligneux, résultant de la distillation du bois, est

(i) La proportion de méthylène dénaturant fut abaissée, en 1893 et 1897, h i5etài00/0.

i352 CHAPITRE Xm. — UTlLISATIOxN DES BOIS

un mélange fixe, dont on ne saurait faire varier la composition ; c'est ainsi qu'on ne peut préparer de méthylène sans obtenir des produits acétiques et du goudron, et inversement, les produits acétiques ou le goudron, sans méthylène. Ceci permet de prévoir ce qui se passerait si TEtat arrivait à supprimer complètement l'emploi du méthylène pour la dénaturation. Les usines, n'ayant plus d'écoulement pour leur méthylène, verraient leurs recettes réduites à tel point qu'elles devraient cesser leur fabrication ; dès lors, plus d'acide acétique, plus d'acétates, plus de chloroforme, d'iodoforme, de créosote, etc., et la France devrait s'alimentera l'étranger de très nombreux produits chimiques qui dérivent de Tindustrie de la carbonisation des bois, industrie qui est particulièrement prospère en France à l'heure actuelle, quoique la concurrence des Etats-Unis devienne alarmante.

La suppression de Temploi du méthylène comme agent de dénaturation aurait encore le plus fâcheux retentissement sur notre exploitation forestière, car l'industrie de la carbonisation des bois est actuellement le principal débouché des produits des bois taillis.

Voici un tableau résumé et synoptique des produits que l'on obtient par carbonisation des bois ; nous n'avons pas à entrer dans le détail des procédés de fabrication :

(Voir tableau (1) page suivante).

SâB. Gaz d'éclairage aa bats. — Philippe Lebon eut le premier l'idée d'utiliser à la fois la chaleur et la lumière produites par l'inflammation des gaz permanents résultant de la distillation sèche du bois. L'appareil dont il se servait pour cela avait été dénommé par lui thermolampe. Mais le pouvoir éclairant de ce gaz étant bien moindre que celui du gaz provenant de la distillation de la houille, ce dernier ne tarda pas À supplanter le gaz au bois.

La supériorité du gaz de houille vis-à-vis du gaz provenant du bois, au point de vue éclairant, est cependant plus apparente que réelle et PettenkofTer, de Munich, démontra, en

(1) Ce tableau est extrait de l'intéressante étude de M. Duchemin : « L'état actuel de l'industrie de la carbonisation des l)ois en France », m Itev. générale de chimie pure et appliquée, janvier 1902.

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1869, que 1 on peut obtenir au moyen du bois un gaz ayant une intensité lumineuse égale aux 6/5 de celle du gaz de houille, à condition que la carbonisation soit produite rapidement et à une température élevée.

Co que Ton retire du bois par la distiUation :

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