‹ Les bois industrielsChapitre 25 sur 136 · TT · texte numérisé non relu

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plaine. Il peut atteindre 20-26 mètres, mais reste généralement beaucoup plus bas. Parfois sa tige principale reste courte tandis que ses branches, devenues tortueuses, s'étendent

Fiç. 414. — Cônes de Pinus monitxna, var. UncincUa (D. N. Schwarz). La courbure des écailles du cône caractérise à peu près seule la variété en question.

Fig. 445. — Coupe longitudinale d'un cône (le Pintu montana, var. Uncinata,

assez loin alentour (var. Pumilio), Il est très peu difficile sur le choix du terrain et croit dans tous les sols, qu'ils soient secs, humides, marécageux ou tourbeux.

Bois. — Il est assez comparable à celui du pîn sylvestre des régions du Nord. Aubier blanc, cœur rouge clair, accroissements minces; élastique, assez homogène, grain iin^ tendre, facile à travailler, durable. Densité : 0,44.1-0,587.

Usages : estimé pour la charpente, le sciage, la fente, la sculpture grossière. A l'exception du mélèze, on le préfère dans les Alpes aux autres résineux.

Comme bois de chauffage, il est plus estimé que les autres conifères.

Le bois, très résineux (variété Pumilio surtout), sert dans quelques pays à faire des torches, d'où le nom de Torchepin donné quelquefois à Tarbre.

Pin Laricio, Pinus laricio Poir. — Syn. : P. maritima, Mill.. Schwarzkiefer^ Meerstrandskiefer^ Allem.; the corsican pine, the Larch pine, Angl.

Caractères et variétés, — Le bel arbre de ce nom a donné naissance à de nombreuses et importantes variétés qui sont le P. laricio de Corse, celui des Cévennes et celui des Pyrénées, spontanées dans ces trois localités ; le pin noir d'Autriche

894 CBAPÎTRE IX. — ÉTDDE SPÉCIALE DES ÈOÎS UTILES

et le pin de Calabre, qui ont été introduits en France. L'espèce, en général, est indigène dans la région méditerranéenne et rustique dans toute la France, mais elle ne s'étend pas beaucoup au-delà au Nord. Nous parlerons des deux variétés principales : le pin de Corse et le pin d'Autriche.

Pin DE Corse. C'est un arbre de première grandeur ; il peut atteindre 46 mètres de haut et une circonférence de 5 m. 60. Jja tige, bien plutôt cylindrique que conique, se dépouille promptement de ses branches basses et reste nue jusque vers la cime qui, lorsque Tarbre atteint 80 ou 100 ans, est courte, aplatie et peu développée. Les 5/6 de la hauteur totale sont propres comme bois de service.

Bois. — L'aubier blanc est particulièrement développé. Le bois de cœur, quoique lourd, a des qualités qui le font rechercher. Il est rouge brun ou rosé, avec des canaux résineux très apparents ; une résine abondante imprègne le bois et le rend dur, lourd, translucide comme de la corne et aussi durable. Le grain est fin et serré. Densité : 0,514-0,891. Emplois : mâture estimée à cause de sa belle longueur et de sa régularité, cependant il a l'inconvénient d'être lourd, sujet à se gercer en se desséchant ; il n'est pas très souple et est assez cassant ; la marine italienne, qui reçoit de Corse les plus belles pièces, l'emploie à rencontre de la marine française qui a renoncé à son usage. L'abondance de résine dans ce bois devrait le faire utiliser comme traverses de chemins de fer, elles auraient sans doute une durée prolongée. On l'emploie encore pour la charpente et la menuiserie commune.

Bien que ce bois soit riche en résine, il ne peut être gemmé avantageusement. Des essais ont été faits, les résultats ont été déplorables: non seulement le produit obtenu est de qualité médiocre, mais surtout les arbres ne résistent guère aux mutilations que nécessitent les opérations de gemmage.

Pin LARicio d'Autriche ou pin noir. Il est fréquemment employé, à cause de sa rusticité, pour les boisements des terrains calcaires ; il est, en effet, calcicole, et il a bien réussi sur le sol crayeux de la Champagne alors que les tentatives faites avec le pin sylvestre et surtout avec le pin maritime avaient échoué. La cime a une forme étroite, allongée et aiguë, touffue, ovoïde pyramidale dans la jeunesse, étalée plus tard. L'arbre n'a pas de racine pivotante ; des racines

ËOIS INDIGÈNES Ot NAtURALIsts

latérales très vigoureuses lui donnent une bonne assiette. La première particularité le rend facilement transportable, qualité appréciée par les forestiers.

Bois. — Semblable au laricio de Corse, mais à accroissements plus larges et grain . moins fin à cause de sa végétation plus ra-r pide ; plus dur, plus lourd et résineux que' le pin sylvestre et, par suite, plus durable et d'un plus grand pouvoir calorifique. Pig^ 446. — Cônes de Densité : 0.572-0,738. SiJ.ft% ^^•.

Emplois : charpente de moins grandes nat.)(D.N. Schwarz). dimensions que le P. de Corse; menuiserie, traverses, poteaux de mines, papier.

Cette essence produit une grande proportion de bois de feu.

On extrait la résine de ce pin en Autriche.

Pin d'Alep, Pinus Halepensis Mill. — Syn. : Pin blanc (Midi de la France) ; P. de Jérusalem.

Caractères, — C'est une essence essentiellement méditerranéenne qui habite en France les terres calcaires de la Provence les plus chaudes et, souvent, les plus arides et brûlées du soleil. Elle croit aussi en Algérie. C'est un arbre de moyenne grandeur, soit 8 à 10 mètres de hauteur, quelquefois méine 15-20. Le tronc est grêle, flexueux et la cime arrondie.

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Fig. 447, — Distribution du pin d'Alep en France (d'après Boppe et Jolyet).

Bois. — Il est de médiocre qualité. Couleur fauve clair, aubier blanc^ mal délimité, souvent très abondamment pourvu

de résine ; il devient alors translucide, dur et pesant. Les canaux résinifères sont gros, bien apparents. Densité : 0,532-0,866.

On remploie pour la menue charpente civile et maritime,

pour pilotis, bordages de bateaux, traverses, étais de mines,

I menuiserie commune. Son principal usage est pour la fabri-

^ cation des emballages et tonneaux pour objets solides (Mar-

L seille).

I On en extrait parfois la résine qui est considérée comme

j^ notablement supérieure à la térébenthine de Bordeaux,

k laquelle provient du pin maritime ; elle est même quelque-

l fois vendue comme térébenthine de Venise.

} Le pin pignon, Pinus pinea, Lin. — Syn. : Pin parasol,

f P. bon, P. dltalie, P. de pierre. Pin franc (Gironde et Lan-

! des), P. doux ; Geneissbere Fichte^ AUem. ; the stone pine^

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Caractères. — C'est un bel arbre de la région méditerranéenne, à tronc nu, cylindrique et élevé, terminé par une cime courte et élargie en parasol.

Bois, — Le bois est jaune rougeàtre clair avec aubier plus blanc, abondant, bois d'automne beaucoup plus foncé que le bois de printemps. La structure et la couleur de ce bois le font beaucoup ressembler à celui du P. maritime duquel il est difficile de le distinguer; cependant il contient moins de canaux résineux et est en somme moins imprégné de résine. Son grain est grossier. Densité ; 0,521-0,773.

Usages : charpente estimée dans l'Europe méridionale ; il est employé, surtout en Turquie, dans la marine pour bordages et même pour mâture ; très propre à la menuiserie commune. Bois de feu médiocre, brûlant vite et éclatant beaucoup.

Pin maritime, Pinus pinaster Soland. — Syn. : Pinus mor ritima Lam. ; Pin des Landes, P. de Bordeaux, P. du Maine, P. à trochets, P. pinastre, grand pin.

Catactères, — C'est un grand arbre de 20-30 mètres de haut sur 4-5 mètres de tour et plus ; il est indigène des régions maritimes de l'Europe occidentale, et fréquemment cultivé en France où il rend de grands services; il constitue les pignadas des Landes de Gascogne et les pineraies de la Sologne, il existe le long des Pyrénées, passe en Provence, abonde en Corse et se retrouve, quoique rare, en Algérie. On Tainlro-

duitdans les Vosges et en Lorraine. On rencontre, en voulant le cultiver dans des régions un peu septentrionales, des difficultés qui tiennent à ce que cet arbre redoute les fortes gelées. Cette espèce est essentiellement silicicole et calcifuge, aussi sa culture a-t-elle échoué dans la Champagne crayeuse ; elle peut pousser dans le sable pur; elle est très frugale et demande un sol meuble. Les racines, très développées, pivotantes et

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Fiff. 418. — Extension du pin maritime en France (d'après Boppe et Jolyot). Les régions où ceUe essence est simplement introduite ne sont pas figurées sur cette carte.

traçantes à la fois, s'étendent au loin. Ces diverses qualités l'ont fait rechercher pour la fixation des dunes de sable dans les Landes de l'Ouest de la France. Le promoteur de cette culture est Tingénieur Brémontier qui, en la faisant connaître et accepter vers la fin de Tavant-dcrnier siècle, rendit un immense service, car cet arbre donne par son exploitation une grande valeur à une région qui, auparavant, n'en possédait aucune.

Bois. — Aubier blanc abondant ; cœur rougeàtre plus ou moins foncé ; bois d^automne plus foncé que bois de printemps, accroissements épais très distincts, grain grossier, dur, lourd, sans souplesse ; c'est le plus résineux des bois indigènes. Canaux à résine nombreux et gros, longitudinaux et radiaux, apparaissant dans le bois de cœur sous la forme de traits rougcâtres qui caractérisent bien ce bois. Les bois dont on a extrait la résine par le gemmage augmentent de valeur, ils sont plus durs et plus durables ; cela tient à ce que les

arbres ainsi opérés ont forcément une croissance plus lente et par suite un bois plus compact ; de plus, Taubier possède, dans ce cas, plus de résine, par Tefiet du courant déterminé de l'intérieur à Textérieur par le gemmage et aussi parce qu il se forme dans ce tissu de nouveaux canaux sous Tinfluencç de l'excitation de blessure (canaux d'origine pathologique et non primitive). En somme, Taubier est de meilleure qualité et le bois plus riche en résine, quoique ceci puisse paraître en opposition avec le fait de Textraction de résine à laquelle ont été soumis ces arbres. Nous venons d'indiquer comment ce phénomène peut s'expliquer. 11 faut ajouter cependant ((ue le gemmage enlève au bois toute homogénéité dans la I égion des carres.

Usages : charpente civile et maritime, bornes^ traverses de chemins de fer (surtout après injection), menuiserie grossière, étais de mines, poteaux télégraphiques (injectés système Boucherie et autres), étais de mine, pavés de bois, échalas ( Médoc, etc.), pilotis quelquefois, sciages communs, planches, douelles pour doubles fûts, voliges pour caisses d'emballage, etc. Pâte à papier.

Combustible dégageant une chaleur vive mais peu soutenue et produisant une flamme claire; il projette beaucoup d'étincelles ; on le recherche pour les boulangeries.

Produits accessoirks. — Résine et résinage, — Bien souvent le bois au lieu d'être le produit essentiel des pins maritimes est au contraire son produit accessoire, la résine étant généralement Tobjel principal de Vexploitation de Tarbre.

Les résines françaises en proviennent presque exclusivement, et l'exploitation de ces arbres à ce point de vue est très active, notamment dans les Landes de Gascogne. Le revenu varie, à l'hectare et par an, de 25 à 40 fr. Nous croyons devoir donner quelques détails sur le résinage ou gemmage.

Au lieu de recueillir simplement la résine qui s'écoule parfois spontanément du tronc, on soumet l'arbre à une exploitation rafionnelle,dite gemmage ou résinage, {{xxi consiste à pratiquer dans l'arbre des solutions de continuité entamant l'aubier : ces blessures ont pour but de faciliter l'écoulement du produit tout en provoquant la formation de nouveaux canaux d'ordre pathologique (1).

(l) Voir : Recherches expérinienlales sur la formation de l'écoulement

fiois mi)i6ÈN88 OU haturâlisés 89d

Les arbres deviennent bons à être gemmés quand ils ont 30 ans environ, soit 1 m. 20 de circonférence à la base. De 30 à 55 ans ils rendent 7 fr. 50 par an, soit 180 fr. en 24 ans. Les cinq dernières années on exploite sans ménagement et on retire 10 fr. par an, soit 50 fr. en cinq ans. Le nombre des arbres varie de 120 à 200 à l'hectare. A 60 ans on les abat et on retire en bois un produit de 720 fr.

Pour opérer le gemmage de l'arbre, autrement dit pour le tneitre en œuvre ou le parer ^ on fait à la base du tronc une entaille entamant Faubier tangentiellement; au bout de quelques jours cette qtiarre ou carre est prolongée jusqu'à ce que la plaie ait 50-80 cm. de hauteur. Le résinier creuse à la base de la plaie, soit dans le sol, soit dans une partie saillante de l'arbre, un petit auget (le croi) destiné à recevoir les produits qui s'écoulent. Mais, par ce procédé, la gemme qui s'échappe surtout du haut de la plaie, a le temps de se charger de particules adventives et de perdre l'essence qui en est l'élément principal ; aussi préfère-t-on, bien plus souvent, se servir de pots mobiles attachés de manière à recevoir directement la résine, c'est le procédé Hughe qui a remplacé le procédé au crût. Préconisé vers 1840, son emploi ne devint général qu'en 1860 ; il est cependant très simple et met en œuvre un simple {^ot de terre cuite. Le procédé Hughe a d'ailleurs des inconvénients très notables : la gemme recueillie reste exposée à l'air, au soleil qui évapore, à la pluie qui fait déborder le vase, à la souillure par les particules étrangères, les insectes, etc. Néanmoins, sa qualité est supérieure à celle de la gemme au crot et son prix est plus élevé ; en 1899, le cours de la gemme, système Hughe, a été de 65 fr. et celui de la gemme au crot, de 53 fr.

Pour fixer les pots de terre vernissée, on les place sur un clou enfoncé dans la quarre, tandis qu'une lame de zinc, pénétrant dans la quarre par un de ses côtés taillé en biseau, la retient par en haut ; en même temps cette lame s'avançant un peu dans l'intérieur du pot sert à conduire la résine qui s'écoule au-dessus d'elle, delà quarre.

Toutes les semaines la quarre est rafraîchie par le piquage

résineux chez quelques Abiétinées, par MM.A.Tschirchet E. Faber(i4 rcAtr. derPharm,, t. CCXXXIX, p. 249-257, mars 1903, et l'analyse de ce travail daM le Moniteur de Quesneville, t. XVII, mai 1903),

qui consiste à. enlever un mince copeau à la partie supérieure de la plaie pour mettre à nu de nouveaux tissus. Tous les 15 ou 20 jours, les gemmiers ramassent la résine des pots et la placent dans une caisse (escoiiarté) d'où ils la versent dans des réservoirs creusés dans le sol môme de la forêt ; ces réservoirs sont limités par des parois en bois ou en briques et recouverts de quelques planches pour éviter les accidents. On les désigne sous le nom de barcous. Quand le barcous est suffisamment plein, on en transporte le contenu à l'usine, dans des barriques de 340 litres en général.

L'année suivante, l'opération dugemmage est faite de Tautre côté du tronc. A ces plaies en succèdent d'autres. On peut môme en faire sur remplacement des anciennes qui ont fini par se cicatriser. On fait de la sorte le tour de Tarbre en ayant soin de conduire chaque nouvelle quarre un peu plus haut que la précédente.

Le gemmage conduit comme nous venons de le dire, en ménageant Tarbre, est dit gemmage à vie; si, au contraire, Tarbre doit bientôt être abattu, on n'observe plus ces précautions et on l'entaille sur toutes les faces à la fois, c'est le gemmage à mort ou à pi7i perdu.

Il faut distinguer, dans les résines obtenues, les produits bruts et les produits fabriqués ; nous allons les décrire très succinctement.

A. — Produits bruts du résinage ou gemmage

Ce sont : 1^ la gemme ou résine molle, constituée par les parties fluides réunies dans l'auget ou le pot ; 2® le galipot, formé par les portions solidifiées le long des quarres ou entailles et qui se détachent aisément ; 3** le ôarras, qui se forme dans les mômes conditions mais se détache plus difficilement, de telle sorte qu'il faut n\cler fortement pour l'enlever et qu'il est toujours môle de fragments d'écorce: c'est du galipot impur.

Les produits bruts, modifiés par l'industrie donnent les :

B. — Produits fabriqués

1" Piilcs de térébenlhine, — Lorsque les matières premières sont soumises à l'action d'une douce chaleur artificielle, ou

simplement de la chaleur solaire, et ensuite filtrées sur des claies de paille, on obtient une pAte ou liquide visqueux constituant la pâte de térébenthine.

2* Essence ou huile de térébenthine. — Elle provient de la distillation des matières premières ; c'est un liquide incolore de consistance plus ou moins oléagineuse.

3o Brai sec ou colophane. — C'est le résidu de la distillation qui a produit Tessence. Il constitue une résine d*éclat vitreux, de coloration brune (brai) ou blonde (colophane).

i^ Huiles pyrogénées, — Les brai, colophane, résidus de la purification de la térébenthine, etc., distillés eux-môines, en présence de bases telles que la chaux ou la soude, donnent les huiles pyrogénées.

5** Poix noire. — Le chauffage, dans un four en briques^ des claies de filtrage et de tous les résidus et débris de la fabrication de Tessence de térébenthine donne une masse brune appelée poix noire qui prend le nom de brai gras quand elle se trouve mélangée à du goudron.

6** Goudron végétal. — Il résulte de la carbonisation en vase clos du bois de pin. Le goudron distille et il reste un charbon de bois de peu de valeur.

Commerce. — La production des gemmes est limitée en France aux départements des Landes, de la Gironde et du Lot-et-Garonne. La surface plantée en pins gemmés est évaluée à 800.000 hectares donnant : 80 millions de kilos de gemme qui, distillée, donne 14 millions de kilos d'essence et 35 à 60 millions de kilos de brais. Notre part dans l'exportation est assez limitée, car c'est l'Amérique qui fournit surtout le marché européen.

La législation douanière concernant les résines a subi plusieurs fois des modifications depuis trente ans. De 1871 à 1881, ces substances entraient en franchise ; de 1881 à 1892, les résines brutes acquittaient un droit d'entrée de 2 fr. par 100 kilos, et les essences, 5 fr. par 100 kilos. La loi du 11 janvier 1892 frappait les essences d'un droit de 24 fr. et les produits secs d'un droit de 12 fr. La récente concession de notre tarif minimum aux Etats-Unis a abaissé ces chiffres à 12 fr. par 100 kilos sur le net pour les essences et 6 fr. sur le brut pour les produits secs, brais et colophanes. Les industriels intéressés, consultés, eussent naturellement

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