‹ Les bois industrielsChapitre 65 sur 136 · SIXIÈME CLASSE · texte numérisé non relu

SIXIÈME CLASSE

Alpes (Hautes-).

Meurthe et-Mosellc.

Savoie (Haute-).

Doubs . . . Ardennes . .

— De

— De 25

15 à 25 p. 100 de bois

Alpes (Basses-) .

Pyrénées (Hautes-) Cher . . .

Eure . . .

Seine et-Oise Loiret . .

Marne . .

à 25 p. 100 de bois.

Loir-et-Cher 21,5

Vaucluse 21,6

Dordogne 21,8

Isère 21,9

Lot 22,5

Yonne 23,1

Alpes-Maritimes . . . 23,2

à 30 p. 100 de bois.

Drôme 28,3

Côte d'Or 29.1

Nièvre 29,3

Meuse 29,4

SEPTIÈME CLASSE. — De 30 à 35 p. 100 de bois.

Rhin (Haut-) 33,4

Ariège 3i,8

Marne (Haute-) .... 30,4 Saône (Haute-). . . . 31,3 Jura 3i,5

HUITIÈME CLASSE. — Dc 35 à 40 p. 100 de bois. Vosges 35,8 | Gironde 36,7

NEUVIÈME CLASSE. — De 40 à 45 p. 100 de bois. Var 43,2

DIXIÈME CLASSE. — De 53 à 60 p. 100 de bois. Landes 56,6

TOI. Sul»»e. — La Suisse possède un peu plus de 8.000 kilomètres carrés de forêts, soit plus de 20 0/0 de la surface de son territoire. Ce pays se suffisait à lui-même à peu de chose près, jusqu'en 1898 ; mais, par suite de l'essor très considérable qu'a pris l'industrie par la captation des torrents et cours d'eau pour la production des forces électriques ou électro-chimiques, la Suisse doit importer actuellement une notable quantité de bois, soit 22 millions de francs en 1899, avec un excédent d'importation sur les exportations d'environ 15 millions.

t«9. Pay»-Ba». — La Hollande est peu boisée, elle possède 230.000 hectares de bois, la surface totale du territoire étant de 33.000 kilomètres carrés ; aussi le commerce du bois donne-t-il lieu à un excédent d'importation de 18 millions dc francs.

TOB. Belgique. — Ce pays industriel produit relativement peu de bois, il en importe par suite une quantité considérable. L'excédent d'importation s'élève à 1.463.000 mètres cubes d'une valeur de 2 millions de francs (1898) ; le chiffre de cet excédent a augmenté depuis 1896 dans la proportion de 1 à 6 et demi.

Une notable quantité de ces bois arrive par le port d'Anvers. Ils proviennent surtout des Etats-Unis, de l'Allemagne et de l'Autriche pour les chêne et noyer, et de la Russie, Suède et Norvège pour les autres bois. Voici les chiffres des importations en bois de construction au port d'Anvers :

B0Î8 d'europe 1115

En 1860 : 115.186 mètres cubes

En 1880 : 322.105 »

En 1896 : 472.816 )>

Les droits d'entrée sont, pour les bois de construction : 1 franc par mètre cube pour les chêne et noyer; 1 franc pour les arbres en grume ou non sciés ; 6 francs pour les bois sciés de toutes dimensions; 9 francs pour les bois rabotés.

tin. Baneinark. — Les forêts n'occupent que 6 0/0 du territoire, aussi ce pays doit-il importer la plus grande partie du bois qui lui est nécessaire. La valeur des importations en bois s'est élevée jusqu'à 31 millions.

Il existe dans ce pays quelques scieries et fabriques de pâte à papier.

•M. Italie. — L'Italie est encore un pays fort boisé, la surface forestière est égale à 23 0/0 de la surface totale (France : 18 0/0), mais ces ressources vont en diminuant au lieu d'augmenter. L'Italie doit importer annuellement pour 31 millions de francs de bois.

En 1867 et 1876, 160.000 hectares de bois furent transformés en cultures ; ce déboisement était imprudent dans certaines régions. On s'en aperçut bientôt et il fallut reboiser une partie des terrains dénudés ; cette œuvre se poursuit activement, elle doit s'étendre à 82.000 hectares.

L'essence dominante est de beaucoup l'olivier ; néanmoins on retrouve encore, surtout aux altitudes un peu élevées, les arbreà du nord comme les pins et les chênes. Les hêtres, les chàtaigners et les pins constituent d'importants massifs sur les flancs des Alpes et des Apennins. Il faut signaler la magnifique forêt de pins pignons des environs de Ravenne ; les produits de cette essence sont d'excellente qualité En Toscane et dans l'Ile de Sardaigne se trouvent de très belles forêts de chênes.

L'Italie, la Sardaigne et la Sicile possèdent près de 100.000 hectares de forêts de chênes-liège, mais la production en est fort restreinte.

99li. Espagne. — L'Espagne a encore d'importantes

1116 CHAPITRK XI. — LA PRODUCTION DU BOIS DANS LE AfONDË

richesses forestières, les régions boisées occupent 16 0/0 du terriloire (en France elles recouvrent 18 0/0 de la surface du sol). L'exploitation régulière des forêts a longtemps été négligée dans ce pays, mais elle tend à s'établir de plus en plus par l'efiort constant d'hommes éclairés.

Les principales essences dont on utilise le bois sont : les frênes, les pistachiers, les ormes, les platanes, les saules, les citronniers, les amandiers, le micocoulier et divers chênes. Le sapin pinsapo (Abies pinsapo) ou sapin d'Espagne (voir p. 212) forme quelques forêts dans la sierra de Ronda et la sierra de los Nieves. L'Espagne né suffit pas à ses besoins en l)ois, et Texcédent des importations de cette substance était de 29 millions et demi en 1898.

Par contre TEspagne possède d'importantes forêts de chêneliège^ et le liège donne lieu à un commerce considérable P d'exportation. Les forêts de cette essence couvrent 300.000

hectares et produisent 25.000 tonnes de liège ; elles existent surtout dans les provinces de Catalogne, d'Estramadure et d'Andalousie.

L'Espagne fournit une grande partie du liège consommé dans le monde. Elle exporte surtout en France, en Angleterre, en Belgique, en Italie, en Autriche, en Suisse, en Russie, en l]gypte, aux Etats-Unis, au Canada, dans TAmérique du Nord et dans l'Amérique du Sud, au Japon et jusqu'en Chine.

; Le liège produit est d'une excellente qualité, notamment

cehii de la Catalogne; on s'en sert presque exclusivement à faiie des bouchons et surtout les bouchons à Champagne ; TKspagne en exporte plus de 2 milliards. Un taux de production aussi élevé ne saurait être maintenu si Ton veut assurer la régénération des peuplements.

Y «î3. Porias*!. — Les forêts de ce pays ressemblent

( beaucoup à celles de l'Espagne et sont constituées par les

mêmes essences, elles sont aussi très riches en chêne-liège qui couvrent une surface de 600.000 hectares. Ces forêts de cheiies-liège constituent des exploitations modèles, les arbres y sont traités spécialement en vue de la production du liège sur le tronc et aussi sur les branches les plus fortes. La production annuelle de bon liège est d'environ 45.000 tonnes.

BOIS d'europe 1117

La valeur du liège exporté s'élève à 18 millions et demi (1897) ; il est expédié à l'étranger bien plus à Télat de liège en planche qu*à l'état de liège ouvre.

La douane portugaise perçoit des droits de sortie sur les lièges exportés.

Sur les lièges en planches ou en carrés : 100 reis par 15 kg., ou 2 fr. 86 par 100 kg.; sur les lièges bruts : 30 reis par 50 kg., ou 0 fr. 86 par 100 kg. Les bouchons n'acquittent pas de droits de sortie.

Les pays qui achètent le plus de liège au Portugal sont : l'Angleterre, l'Allemagne, la Belgique, les Etats-Unis, la France, le Brésil.

La valeur du liège exporté annuellement^ de 1895 à 1899, équivaut, en moyenne, à 15.788.465 fr., dont 11.057.833 pour le liège en planches ; 1 .026.750 pour le liège en carrés ; 3.185.384 pour les bouchons ; 429.794 pour les débris et déchets de liège, etc. (Voir aussi p. 1063).

Les principales essences sont, dans les plaines : YOlea eiiro^ paea, le Quercus stiber, le Quercus llex, le Citrus aurantùim, le Monts alba^ le Celtis australis, le Latmts nobilis^ et des résineux comme: le Pinus pinea^ le Pinus pinastery leCupres^ sîis glaiica.

Dans les montagnes, on rencontre surtout les espèces suivantes : Acer campestre^ Casta7iea vesca, Fagus sylvatica^ Quercus LusUanica^ Quercus tozza^ Betula alba^ Buxus sempervirenSj Juniper us communis.

On emploie en Portugal le pin maritime et le pin pignon pour fixer les dunes du bord de la mer, comme on le fait en France au moyen de la première de ces essences. Les résultats sont très satisfaisants.

La production du pays en bois proprement dits est insuffisante pour sa consommation, et l'importation annuelle est d'une valeur de 5 millions de fr. (1898).

Les bois importés sont, pour la construction : le pin de Riga, qui vient du nord de l'Europe ; le spruce, le red-pine et le pUch'pine, qui viennent de l'Amérique du Nord.

Pour la menuiserie, le Portugal importe surtout : le bois jaune du Brésil, Persea indien; l'acajou, Swietenia Mahogoni; Tébène, Diospyros ebenum L.; le palissandre {Dalbergia nigra et le Z). sisso) ; le manguier {Mangifera indica)^

qui arrivent surtout du Brésil; le teck [Tectona grandis)^ le noyer {Juglans nigrà), qui viennent des colonies portugaises d'Amérique.

Pour la tonnellerie : le chêne, qui vient d'Amérique à l'état de douves toutes prêtes.

t7S bis. StatlAilqne forestière en 1900 (1) :

Granflo-Brelagne (1895) Anglel., Ecosse, I*ays <le Galles

Irlandn

Grande-Brolagne et Irlande .

Danemark

Norvège

Suède

RuHRic d*Europe (non compris la Pologne et le Caucase du Nord)

Belgi^iue. .

Ilollandi!, .

Allemagne.

Suisse (4) Autriche. .

Hongrie (y compris la Croatie et la Slavonie)

Roumanie. . .

Serbie

Bulgarie (1899).

Espagne. . . .

Italie.

Japon

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