BOIS D'AMÉRIQUE
Nuttal, velsquamosa Michaux), croit, au Canada et aux Etats* Unis, sur le versant de l'Atlantique et dans la région des Grands Lacs.
Le carya des pourceaux, Pig nul hickory (Carya porciiia Nuttal), habite au Canada et aux États-Unis sur le versant de l'Atlantique.
Le carya amer, Bitter nut hickory [Carya amara Nuttal), croit également au Canada et aux États-Unis, etc.
Parmi les Maclura (fam des Urticacées), il faut citer : le maclura à fruit d^oranger [Maclura aurantiaca Nuttal) ou oranger des Osages. Il croit dans le bassin de TArkansas, affluent de la rive droite du Mississipi. C'est un arbre d'une vingtaine de mètres. Son bois est jaunâtre, lourd, très dur, très fort et cependant très flexible. Les Indiens s'en servaient pour confectionner leurs arcs. C'est un bois de première qualité, utilisé surtout pour le charronnage.
Parmi les Copalmes ou Liquidambar, il faut citer le copalme d'Amérique, Sweet gum {Liquidambar styracifliia Lin.). C'est un grand arbre qui habite les provinces méridionales et centrales des États-Unis et s'étend jusqu'au Mexique. Son bois a un aubier plus ou moins abondant ; le cœur est rougeàtre foncé, assez résistant, susceptible de prendre un beau poli; il s'altère malheureusement avec rapidité lorsqu'il est exposé à Tair. On l'emploie pour la menuiserie et rébénisterîe.
Le Sassafras, Z/awnf5 sassafras L., Sassafras officinale Nées. C'est un bel arbre qui croit dans la Virginie, la Caroline et la Floride. Le bois en est jaunâtre ou fauve, poreux, léger, d'une odeur forte qui lui est spéciale. L'écorce est grise à la surface, d'une couleur de rouille à l'intérieur, elle est encore plus aromatique que le bois. Le bois et l'écorce donnent, par distillation, une huile volatile plus pesante que l'eau, incolore lorsqu'elle est récente, mais se colorant en jaune avec le temps. Le sassafras est depuis longtemps employé en médecine comme sudorifique. Il ne faut pas oublier que le nom de bois de sassafras est donné à plusieurs espèces de bois qui n'ont de commun avec celui que nous étudions ici, que leur odeur. Ce bois n'est pas attaqué par les insectes contre lesquels le défend son odeur ; on le fait entrer parfois, dans le pays d'oiîgine, dans la bâtisse des maisons et la confection des meubles.
Il faut signaler encore un bois remarquable de Californie, fourni par un Erythroxylon, presque exclusif à cette contrée. Cet arbre y constitue d'immenses forêts ; sa taille géante le cède peu aux séquoia de Mariposa et d'ailleurs. On vient de signaler les propriétés extraordinaires de ce bois, désigné dans le pays sous le nom de Redwood (bois rouge) ; lorsqu'il est soumis à certaines conditions il possède une résistance remarquable, aussi la Niagara Falls Company en fait-elle un grand usage, notamment pour la construction de tunnels. On a constaté, dans les tunnels déjà existant et qui comportent des cadres en acier, que les particules sableuses ont vite fait de ronger le métal, qui de plus se rouille rapidement; ces inconvénients n'existent plus lorsqu'on emploie le bois en question. Des conduites d'eau pour les stations hydro-électriques ont déjà été faites de ce bois entouré extérieurement d'une armature métallique ; les résultats sont excellents. Ce bois constamment baigné par l'eau a une durée supérieure à celle de la plupart des autres bois ; sans être incombustible, comme on Ta prétondu, il ne se carbonise que lentement. On en a déjà exporté en Europe où on pourrait l'utiliser, pour le pavage notamment.
Exploitation forestière. — En Amérique, l'exploitation des forêts se fait à l'aide d'un outillage très perfectionné ; mais l'obstacle le plus considérable réside généralement dans les moyens de transport du lieu de l'exploitation à la voie de communication la plus proche. Cette difficulté est vaincue dans certaines localités de la façon la plus originale, par l'emploi de la voie à bois rond. Voici comment on opère lorsqu'il s'agit de mettre une forêt en exploitation : Les exploitants amènent à la forêt le matériel complet d'une scierie qui, une fois en fonction, fait rapidement le vide autour d'elle, ayant ainsi produit les matériaux nécessaires à son déplacement
En efifet, les premiers arbres abattus, ayant 30 centimètres de diamètre environ, sont ébranchés, débarrassés de leur écorce et débités sur une longueur de 9 mètres. Dans cet état ces bois vont servir de voie ; ils sont placés à cet effet à même sur le sol, joints entre eux, bout à bout, par un assemblage à mi- bois, de la tète de l'un au pied de l'autre, et consolidés à Taide d'une forte cheville de cinq centimètres de diamètre. Deux files parallèles de ces arbres sont placées à un écarte-
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ment de 1 m. 524 d'axe ea axe, reliées entre elles de distance en distance par quelques traverses prises dans de grosses branches. Il ne reste plus qu'à installer sur cette voie élémentaire un matériel roulant muni de roues très larges spécialement construites, et Ton dispose d'un mode de transport à vapeur amplement suffisant pour les besoins de Tentreprise, permettant le déplacement facile de la scierie dans toute la forêt, et le transport des arbres débités jusqu'aux voies de communication. Les résidus de la scierie sont absorbés comme combustible, pour les locomotives servant à la traction des trains de bois, ainsi que pour les machines motrices de la scierie (1).
91M. Coba. — Les sept millions d'hectares de forêts de nie renferment des essences très variées, car on y trouve, à côté de la végétation de l'Equateur, celle des contrées moins chaudes, telle que celle des montagnes du sud du Mexique. Dans rUe de Pinos Tacajou pousse à côté des pins.
Les palmiers y sont très beaux et très abondants; on emploie leurs divers produits à différents usages et on utilise leur bois.
Citons parmi les autres arbres :
La seiba {Bombax ceiba, L.), l'arbre le plus" important de Cuba par sa taille; il peut s'élever jusqu'à 45 mètres. On peut avec le tronc construire d'une seule pièce des canots ayant 18 mètres de long, sur W à 4 mètres de large, et pouvant contenir 200 hommes.
Le majagiia (Hibiscus tiliaceus) rappelle le noyer et donne un très bon bois.
Le granadillo {Brija ebemis)^ bois d'ébénisterie d'une belle couleur.
Le Baria (Cordia gei^ascaiilhoides), très dur et très durable.
Vébène qui se trouve dans toute l'Ile.
Le guayacan ou ligniim vilœ {Giiayacum officinale) à bois très dur. La qualité ordinaire se vend 125 à 200 francs la tonne ; les qualités supérieures atteignent les prix de 225 à 250 francs.
Le cédrèle {Cedrela odorata)^ qui s'exporte en grande quantité.
(I) D'après G. Petit, a Revue industrielle » in Revue acientiftquey 1888,
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LeSabinia cimarrona^ qui ressemble au cèdre, mais est plus solide et plus facile à travailler.
Vacajou à meuble {Swietenia mahogoni); les variétés communes se vendent 550 à 900 francs les mille pieds, les plus fines atteignent 4.000 francs.
Uacana (Rassiaalbescens), utilisé surtout pour la construction des ponts ; il résiste bien à Thumidité.
Le chêne blanc et le chêne Jaune, employés à faire des voitures et des barques.
Le pigui {Malphigia obovata), très dur, se conserve longtemps en terre.
Le caïmùilloj élastique et résistant, est employé pour les barils et timons de voiture.
Le maboa {Cameraria latifolia), le yaya {Guateria virgatà) et le cuero, constituent trois excellents bois de construction.
Le caiguaran, qui dure indéfiniment dans la terre.
Citons encore : le cuia^ le manzanillo, lejagûegy Xejocuma {Syderoxylon mastichodeîidron), etc.
Le bois est un produit d'avenir pour Cuba qui en exporte annuellement pour plus de 1.250.000 francs, mais qui en expédiera plus encore, lorsque les travaux en cours d'exécution, routes, et surtout chemins de fer, seront achevés.
9B9. Canada. — La richesse forestière du Canada est très considérable. Ce pays constitue, avec la Finlande et la Suède, une des trois réserves forestières du monde.
La surface des forêts n'est pas exactement connue, elle est évaluée à 323 millions d'hectares, soit 37,66 0/0 de la surface totale du territoire. Cette immense richesse n'est exploitée pour l'exportation que depuis le commencement du xix® siècle ; elle était restée intacte jusque-là. On a attaqué d'abord les belles forêts qui bordent les affluents du Saint-Laurent et qui commencent à s'appauvrir ; les forêts plus septentrionales donneront des produits de moins en moins beaux au fur et à mesure que Ton avancera vers le nord où ne croissent plus, dans la région arctique, que des arbustes rabougris.
Il y aurait lieu d'exploiter avec une plus grande modération les belles ressources forestières de ce pays, car les incendies fréquents et désastreux, et plus encore le gaspillage des
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défricheurs et la destruction systématique autorisée ou tout au moins tolérée par le gouvernement, commencent à les épuiser. Les trente mille bûcherons qui se répandent chaque hiver dans les forêts pour le compte des grands marchands de bois d'Ottawa, ne ménagent rien et ne se soucient ni du repeuplement, ni de la protection des jeunes pousses. Les plaines et les vallées ayant été déboisées, les bûcherons portent maintenant la hache dans les bois qui couronnent les coteaux rocheux des Laurentides. « Au train dont nous allons^ disait un Canadien prudent, nos superbes forêts seront avant longtemps dépouillées de leurs meilleures espèces de conifères. Déjà pour obtenir des bois de mâture on est obligé d'aller en abattre à 300 milles d'Ottawa et il faut franchir une bonne distance pour les bois de construction. Que sera-ce dans dix ans ? dans vingt ou trente ? » (1).
L'Ile du Prince-Edouard est déboisée, mais la Nouvelle- Ecosse, malgré de terribles incendies, est encore peuplée de sapins et de bouleaux. La zone forestière des Laurentides est la plus riche de toutes. Les bassins du Saguenay et de l'Ottawa sont le siège d'industries du bois très actives ; la province de Québec voit de plus en plus disparaître sa parure de forêts au profit des champs d'agriculture ; enfin les montagnes-Rocheuses gardent encore, comme une réserve formidable, leurs vallées et leurs versants revêtus de pins de Douglas, de cyprès jaunes et de cèdres rouges.
Le bois est, après les substances minérales, le produit le plus important au point de vue économique de la Colombie britannique {Brilish Colvmbia), et c'est certainement cette province qui contient la plus grande quantité de bois utilisable dans l'Amérique du Nord.
Les principaux bois proviennent de Thuya, Pinus, Tsuga, Picea, Quercus, Populus et Acer, etc. On fabrique, en outre, de la pulpe de bois, du tannin, du goudron, etc. La Colombie britannique est avantageusement placée pour écouler ses produits vers les plus importants marchés du monde.
A l'imitation des Etats-Unis, le gouvernement fédéral a créé plusieurs pmxs nationaux qui servent de lieux de pro-
(i) Cité dans : U Amérique, par L. Lanier. Belin, 1901.
meîiade et aussi de réserves forestières. Le parc des montagnes Rocheuses, ou parc de Banfif, a 676 kra^ ; celui qui est ap|)elé Algonquin National Park n'englobe pas moins de 3.800 km^ il est situé dans la province d'Ontario, à 250 kilomètres nord-ouest de la capitale Ottawa. Le Parc de la MontiKjïir tremblante^ dans la région des Laurentides, a 6.000 km-
I et le Parc national des Laurent ides s'étend sur 6.600 km*.
P Quoi qu'il en soit, les forêts du Canada suffisent à une con-
sommation prodigieuse : bois de chaufifage, laites, planches, poulies à bâtir, poteaux de télégraphe, traverses de chemins de fer (plus de 9 millions par an), pâte de papier, etc. La production est évaluée à oOO millions de francs par an.
Le Canada exporte, dans presque toutes les parties du monde, une énorme quantité de bois; l'excédent des exportations sur les importations, concernant cette substance, était de 127 millions en 1898. Les principaux clients sont l'Angleterre, les Etats-Unis, l'Amérique du Sud et, depuis quelques années, TExtréme-Orient, l'Australie, les lies du Pacifique et
f divers pays de l'Europe. C'est au Canada que l'on s'adressera
quand la Russie et la Norvège ne pourront plus donner entière satisfaction à leurs habituels clients d'Europe.
f^ L industrie de la fabrication de la pà,te de bois a pris un
rapide et grand développement ; il en a été exporté pour 6.270.000 francs en 1898, tandis que la valeur de Texportation de ce produit n'était que de 415.000 francs en 1890.
La sapinette noire {Picea nigrà)^ la sapinette blanche {Picea alba)^ deux bois de qualités identiques, et les sapins du i'anada, sont consommés en énorme quantité pour la fabrication de la pâte à papier. Le bois de sapinette est considéré comme convenant le mieux à cette industrie. Ces bois sont, eu effet, tendres et se laissent facilement défibrer par les meules. Le peuplier et le tremble, qui sont représentés au Cimada, possèdent aussi ces qualités, mais ils ont trop souvent des nœuds nombreux et des veines noires qui altèrent la couleur du papier. Le pin donne une pâte de bonne qualité, le blanchiment en est malheureusement coûteux et, de plus, ce bois est cher.
On évalue à 4 500.000.000 de tonnes de bois de sapinette pour pâte à papier la contenance actuelle des forêts du Canada.
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On trouve au Canada des espèces d'arbres correspondant à la plupart de nos genres européens : des érables, des noyers, des chênes, des hêtres, des frênes, des cerisiers, des ormes, des pins, sapins, épicéas, cyprès, etc. Cette homologie de la flore de TAmérique du Nord avec celle de l'ancien continent, qui sont traversés l'un et l'autre par la large bande de la zone de forêts, ne doit pas nous surprendre étant données les grandes ressemblances qui existent au point de vue du climat entre ces deux régions. Les plus importantes des essences forestières du Canada sont communes à ce pays et aux provinces septentrionales des Etats-Unis; nous avons eu Toccasion de les étudier en traitant des bois de cette contrée.
Au point de vue de leur répartition, on peut les partager entre quatre régions sylvestres : les deux régions septentrionale et centrale où dominent les sapins blancs et noirs de quarante espèces différentes, puis les bouleaux, peupliers, saules, aulnes ; la région méridionale, qui est celle des platanes, noyers, frênes, tulipiers, châtaigniers ; enfin la région occidentale, où prospèrent les érables, chênes et certaines espèces de peupliers et de frênes.
Les exportations du Canada, en bois de construction et autres, ont été, en 1895, de 141 .670.680 fr. ; en 1896, de 144.033.995 fr. ; en 1897, de 165.231.645 fr. ; en 1898, de 146.815.435 fr. ; en 1899, de 154.403.150 francs.
La valeur des bois exportés aux Etats-Unis, en 1899, a été de 49.458.000 fr. et ceux exportés en Angleterre, la même année, ont été de 78.888.000 francs.
999. Le Mexique. — Le Mexique possède d'immenses forêts, peuplées d'essences variées et riches. Mais on a malheureusement beaucoup gaspillé ces richesses par une exploitation inconsidérée.
« La dévastation des superbes forêts, seuls vestiges de Tancienne splendeur du Mexique, se poursuit avec une rage aveugle, un acharnement inouï. Rien de navrant comme cette fureur de déboisement qui a déjà donné à la plus grande partie du pays le morne aspect des plateaux d'Algérie et Taura, dans un avenir très rapproché, converti en un effroyable désert de roches et de sable, tarissant les cours d'eau
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déjà si rares et jusqu'aux humbles sources. Encore si les coupes étaient faites avec quelque régularité : mais non. On abat des hectares entiers sans y laisser un buisson pour favoriser le reboisement et empêcher le complet dessèchement du sol. Parfois même, il semble que la hache n'est pas assez expéditive et Ton procède parle feu ; un amas de broussailles est allumé au pied des vieux arbres qui s'abattent dans un tourbillon d'étincelles » (1 ).
C'est surtout aux alentours des grandes villes qu'on a déboisé sans aucun ménagement, et la vallée de Mexico, autrefois couverte de forêts séculaires, est aujourd'hui à peu près dénudée. C'est en s'éloignant des localités où la population a une certaine densité que Ton peut trouver des forêts dont l'importance est encore considérable.
Voici comment on procède généralement à l'exploitation :
Les pièces de bois équarries sont jetées dans les rivières, après avoir été estampillées à la marque des propriétaires. Ceux-ci les réunissent en un point déterminé pour en faire des radeaux que le courant entraîne jusqu'aux ports d'embarquement, c'est-à-dire à Carmen ou à Frontera. On exploite presque exclusivement dans ces forêts l'acajou et le cèdre ; elles sont cependant très riches en diverses autres essences à bois précieux, comme le montrait la belle collection exposée par le Mexique en 1900.
Ces beaux bois d'ébénisterie ne sont pas dans le commerce ; leur transport dé la montagne à la mer les rendrait très coûteux.
L'exploitation totale de l'Etat de Tabasco, du nord de l'Etat de Chiapas et de quelques parties du Guatemala voisines de la frontière méridionale de cet Etat et par suite du Mexique, est d'environ 50.000 tonnes de bois de teinture et 24.000 tonnes de bois d'ébénisterie. L'exportation en bois a été en 1897-1898, d'une valeur de 3 millions 1/2 de piastres ou dollars mexicains (2).
Un des bois les plus précieux du Mexique est le bois de campêche (Hematoxylon campechianiim) (voir page 1005) ; il produit une moyenne annuelle de 68.000 tonnes. On
(1) Marcel Monnier, Annuaire du Club alpin français, 1883.
(2) Valeur nominale : 5 fr. ; valeur réelle, en 1900 : â fr. 50.
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l'exploite surtout daus l'Etat de Tabasco et dans celui de Yucatan qui se trouvent sur le versant du golfe de Campéche, sorte de prolongement du golfe du Mexique. Le port de Campêche est célèbre par son exportation de bois de teinture et d'ébénisterie. Une exploitation inconsidérée a dépeuplé à peu près les forêts de Tabasco où se trouvaient de beaux cèdres et acajous ; il n'y reste plus que des sujets de qualité inférieure. Les principaux exploitants de San Juan Bautista ont dû transporter leur industrie en dehors des limites de TEtat de Tabasco, depuis le nord de Chiapas jusqu'au Guatemala.
Il faut noter qu'on obtient un nouveau pied exploitable de Campêche en une quinzaine d'années, tandis qu'il faut des siècles pour faire un arbre exploitable d'acajou.
C'est près de la côte, c'est-à-dire dans la région basse la tierra caliente (terre chaude), où l'atmosphère est humide, chaude et étouffante, que la nature déploie une exubérante végétation comprenant des palmiers, des bananiers, l'acajou, etc. La zone plus élevée, celle qui va de 1.300 à 2.000 mètres, constitue la tierra templada (terre tempérée) ; au-dessus, enfin, se trouve le plateau qui occupe la partie centrale du pays, la tierra fria (terre froide). On trouve dans ces deux dernières zones beaucoup d'arbres de nos pays : les fruitiers, le frêne, des chênes, des tilleuls et autres feuillus, et enfin, dans les régions les plus élevées, des conifères.
Voici la liste des bois principaux des forêts mexicaines :
A. — Bois DE CONSTRUCTION
Aheto (Sapin, Abies Douglasii) ; ahoehutl {Taxodium micronatum) ; ayacahiiite (Pinus ayacahuite) et beaucoup d'autres pins ; le cèdre blanc [Ctipressiis Lindleyï) ; chênes divers ; frêne ; mezquites {Prosopis juliflora) ; oyamel (Sapin, Abies religiosa) ; guayacan {Guayactim officinale) ; hêtre du Mexique, chijol {Piscidia evythrina) ; tepehuaje {Lysiloma acaptilensis).
B. — Bois d'ébénisterik
Balsamo {Microspermimi Percîj^e) ; caoba (Acajou, Swiete^ nia Mahagonî) ; capulin {Prunus capidi) ; cèdres divers {Cedrela odorata) ; chicozopote (Achras zapota) ; cuapinole
[Hjpnenea caudaltanà) ; ciiiramo {Cardia tigridia) ; ébènes divers : Briza ebenus, Diospyros tetra^pemia, etc. ; Galeado {Swietenia sp.) ; noyers divers : Juglans regia^ /. granatensis ; palo maria {Achras sp.) ; palo de rosa (Tecoma multiflora) ; santal {P ter ocar pus santalinus).