‹ Les bons enfantsChapitre 14 sur 30 · ESBROUFFE, LAMALICE ET LA SOURIS · texte numérisé non relu

ESBROUFFE, LAMALICE ET LA SOURIS

(suite.)

SBROUFFE avait man-

ge son pain sec,

la

rage dans le cœur, désirant se venger, et ne sachant sur qui ni comment.

« Si du moins, pensait-il, j'étais sûr que ce fût cette petite coquine de Lamalice qui me joue tous ces tours! mais, lorsque je crois la voir, elle disparait ; ce n'est donc pas elle. C'est égal, c'est sa voix que j'entends, c'est elle que je crois voir, et c'est sur elle que je me vengerai! Demain matin j'irai lui faire une visite quand le père sera parti pour son travail, et nous verrons! »

Consolé par cet espoir de vengeance, Esbrouffc se coucha, quoique tremblant encore et regrettant amèrement son Minet, qui Taidait dans toutes ses méchancetés avec une intelligence merveilleuse. Le lendemain il guetta le départ de Sanscœur, et, quand il le crut assez loin, il entra chez Lamalice, qui travaillait déjà près de sa cousine.

« Déjà à l'ouvrage, la voisine! Pour qui travaillez-vous avec tant d'ardeur?

— Ce n'est pas pour vous, bien sûr!... Maladroit! » s'écria-t-elle en se relevant vivement.

Esbrouffe avait répandu sur l'ouvrage de la femme Sanscœur un encrier plein qu'il tenait à la main.

« C'est de la méchanceté et pas de la maladresse, dit Lamalice en regardant le sourire méchant et hypocrite du gros Esbrouffe.

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