‹ Les bords du Rhin de la frontière suisse a la frontière de HollandeChapitre 100 sur 155 · CREUTZNACH. V. B · texte numérisé non relu

CREUTZNACH. V. B

établissements de bains, ainsi que de jolis jardins, conduit directement du temple à un square où se trouve le Curhaus, avec le Badehaus, construit en 1872, et V Inhalât orium^ ajouté depuis peu. Le matin °et le soir , c'est le rendez-vous des étrangers , qui vont boire à l'Elisabeth-Quelle , source qui sort d'un rocher de porphyre à l'extrémité S. de l'île et dont l'eau contient du brome et de l'iode. Il y a un promenoir de 120 m. de long, et il s'y donne des concerts trois fois par jour. Des boutiques dans le voisinage offrent un grand choix d'articles de fantaisie, des objets en agate d'Oberstein (p. 226), etc.

Un pont de fer en face du Curhaus traverse le petit bras de la Nahe et réunit l'île avec le quartier de la rive droite. Cette partie s'est pareillement élevée depuis une trentaine d'années, et il y a aussi un grand nombre d'établissements de bains et de logements garnis. La rue qui fait face au pont conduit tout droit à la seconde station (Haltestelle), mentionnée p. 219, à 10 min. du Curhaus. Non loin de là, à g. (N.), est l'atelier des frères Cauer, Caii (m. 1885) et Robert, sculpteurs connus par leurs ouvrages gracieux dans le genre romantique : la Belle au bois dormant, Cendrillon, etc. Le cimetière de la ville, au chemin de Hackenheim, contient divers monuments dus à ces artistes , entre autres une Germania érigée à la mémoire des victimes de la guerre de 1870-71, par Rob. Cauer.

Sur la rive g. de la Nahe , où l'on passe aussi des bains par la passerelle en fer de la Kaiserau (3 pf.) , s'élève le Kauzenberg ou Schlossherg (152 m.) , avec les ruines d'un château des Sponheim, détruit par les Français en 1689. Il y a des jardins et un parc, dont la grande allée est seule ouverte au public. On y a une vue charmante sur toute la vallée de la Nahe, depuis le Rheingrafenstein jusqu'à Bingen. Un lion sculpté en pierre, provenant du château de Dhaun (p. 225), rappelle le courage et la fidélité de Michel Mort, boucher de Creutznach , qui périt en 1279 au combat de Sprendlingen, en sauvant la vie à son prince, le comte Jean de Sponheim. Le versant S. de la montagne produit un vin généreux. Il y a des promenades offrant beaucoup de points de vue sur les flancs boisés de la Haardt, jusqu'au Rothenfels (p. 222).

La route des Salines, qui part du quartier neuf près de la gare de Bad Kreuznach, conduit en 20 min. aux salines de Caiis-Halle et Theodors-Halle. Elle passe à l'hôtel Oranienhof, où il y a, à dr., une passerelle en fer sur la Nahe, puis au Victoriastift , maison de santé pour les enfants pauvres. Les piétons suivront plutôt la promenade ombragée le long de la rivière. Les grandes salines dites Caris -Halle et Theodors-Halle, appartiennent au grand-duc de Hesse. IL y a deux hôtels, les hôt. Bées et Schrelber (ch. 10 à 15 a/<( par sem.) et un restaur., dans le C'urgarten. Rafraîch. aussi près de là dans la maison forestière. — 45 min. plus loin,

Miinster - am - Stein (113 m.), station de chemin de fer (p. 223). HÔTELS, tous avec des bains: *Curhaus^ *Lcew, ouverts seulement en

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été; *Baum; — Stolzenfels, recommandé; *Schwaji, Adler, Pariser Hof, etc. — Eestaur. : Cursaal ; Trumm, sur la rive dr. de la Nalie, dans le Huttenthal (v. ci-dessous). — Abonnemeî>t pour les bains comme à Creutznach.

Munster- am-Stein est un petit village dans un beau site, au pied du Rlieingrafenstein et de la Gans, également avec des salines importantes et des bains, qui prospèrent beaucoup depuis quelques années. Les eaux mères sont conduites directement de la source principale (24*^ 5 R.) aux bains, qui sont bien organisés. Une galerie couverte relie les sources au Curgarten.

C'est là que se dresse presque à pic, au bord de la Nabe, le *Rlieingrafenstein (pierre des Ehingraves) , masse de porphyre haute de 132 m. au-dessus de la rivière (250 m. d'altit.). Pour y monter, traverser la rivière près des salines et remonter pendant 5 min. la vallée dite Huttenthal, puis un chemin neuf agréable, qui demande 72^- -^^ sommet, où l'on a une belle vue, se trouvent les ruines d'un château fort bâti au xi® s., le château des rhingraves ou comtes du Rhin, démoli par les Français en 1689.

La crête rocheuse à Va ^- ^^ N.-E. du Rheingrafenstein, appelée la Gans (312 m.), offre une vue encore plus étendue. Elle embrasse toute la vallée de la Nahe jusqu'à Bingen, ainsi qu'une partie du Rheingau. Il y a au sommet une table d'orientation et un pavillon.

De Creutznach à la Gans et au Rheingrafenstein, en redescendant PAR MxJNSTER, excursiou très intéressante de 2 h. 1/4 à 2 h. 1/2. Le chemin est facile à trouver. Partant de la station Bad Creutznach, on suit tout droit la grande route, passe devant une brasserie et arrive en i/o h. au petit temple du Kuhberg, qu'on aperçoit de loin. Une centaine de pas plus loin se détache à dr. un chemin qui mène à travers bois, en 1/4 d'h., à la ferme de Rlieingrafenstein. Plusieui-s sentiers conduisent de là au sommet. Pour aller au Rheingrafenstein, on prend au S. le chemin de la plaine, là où se trouve un poteau, et on atteint ensuite les ruines du château en passant sous bois et par des escaliers. Chemin descendant à la ISTahe par le Huttenthal, v. ci-dessus. Un poteau à mi-chemin indique la direction de l'Altenbaumbourg (v. ei-dessous).

Sur une hauteur escarpée à l'O., en face du Rheingrafenstein, à env. 20 min. de Mûnster-am-Stein, déjà dans la Bavière rhénane, s'élèvent les ruines de r*Ebernbourg', château de François de Siclàngen (1481 - 1523) , qui y reçut et protégea plus d'un proscrit, surtout Ulric de Hutten. Les Français le fortifièrent en 1689 pendant la guerre du Palatinat; mais il fut rasé en 1698, à la suite du traité de Ryswick. Les ruines appartinrent jusqu'en 1750 à la famille de Sickingen et furent acquises alors par l'électeur palatin. Le nouveau bâtiment à créneaux sert d'auberge; on y voit des portraits de Fr. de Sickingen et de sa femme, d'Ul. de Hutten, etc. Il y a dans la cour quelques armes et boulets trouvés dans les ruines, et l'on y travaille à un monument de Fr. de Sickingen et Ul. de Hutten, d'après Rob. Cauer. Belle vue. — Dans le bas, le village d'Ebernbourg , avec le restaur. Schneider (vin) et l'hôt. Sickinger Hof (bière).

La vue du Rothenfels (280 m. d'altit.), rocher de porphyre escarpé qui s'élève presque à pic dans la vallée de la Nahe, à 1 h.

ALSENTZ. V. R. 39. 223

de Creutznacli (v, p. 221) et ^/g h. de Mûnster-am-Stein , embrasse la vallée de la Nahe en amont jusqu'au Lemberg, et celle de l'Alsentz jusqu'au Moschellandsberg. Le reste de la vue y est tout aussi étendu que de la Gans.

De Mu>;ster-am-Stein, excursion intéressante par la ferme de Rheingrafenstein et le Schœferplacken, sur la frontière entre la Prusse, la Bavière et laHesse, en 1 h. 1/4 à r*Alten'baumbourg (bon restaur.), ruines considérables d'une forteresse et résidence des vieux raugraves détruite en 1669 par les Français. On y va aussi directement en 1 h. 1/4 du Huttentbalil (v. cidessus), par une belle forêt. Retour par ^4Z^e/z6am&ergr (station, v. ci-dessous).

De Mùkstee-am-Stein au château de Montfort, en ruine depuis le xv^ s., env. 2 b. , par Ebernbourg (v. ci -dessus) et Bingert. Eafraîcbiss. à la ferine de Montfort. En tournant à dr. à Bingert, on arrive, à 1 h. 8/4 ^^ Miinster, sur le sommet du Lemberg (400 m.), qui s'élève à pie au bord de la Nabe. Vaste panorama. Il y a un bâtiment où Ton trouve des rafraîchissements deux fois par semaine. Descente facile, par un nouveau chemin, en 20 min., au bac à' Oberhauseti , et de là 1/2 ^- *ie chemin jusqu'à la stat. de Waldbœckelheim (p. 224). — On peut aussi monter au Lemberg de la halte de Niederhausen, en 1 h. V4i avec un guide.

Excursions recommandées de Creutznach au Disibodenbei'g, au *c?iâteau de Dhaun et à Oberstein, v. ci-dessous.

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