‹ Les bords du Rhin de la frontière suisse a la frontière de HollandeChapitre 101 sur 155 · De Bingerbrlick à Sarrebruck (Metz · texte numérisé non relu

De Bingerbrlick à Sarrebruck (Metz

142 kil. Chemin de fer de FEtat (Prusse), trajet en 2 h. 45 à 5 h. 45, pour 11 Ji. 50, 8 c4(. 70, 5 JL 80.

Bingerbrûck (83 m.), v. p. 219. Le train court au pied du Hunsriick, au S., sur la rive g. de la Nahe, dans un pays fertile et bordé de collines couvertes de vignes. On passe par les villages de Munster, Sarmsheim (6kil.) Qt Lauhenheim (autre, p. 117). — 8kil. Langenlonsheim (Berliner Hof), la plus importante de ces localités. — 11 kil. Bretzenheim. A ^4 h. au N., l'ermitage.

15 kil. Creutznacli , Stadt Kreuznach (104 m.; p. 219). — La voie traverse la Nabe et contourne la ville à l'E. — 17 kil. Bad Kreuznach , station desservant les bains. — On passe ensuite audessus de la rivière et au pied de la Gans (p. 222). Près du pont qui ramène la voie sur la rive g. , se dressent tout à coup à g. les deux aiguilles du Rbeingrafenstein (p. 222). Les plus belles parties de cette ligne sont de Creutznacli à Waldbœckelbeim et aux environs d'Oberstein.

21 kil. Mûnster-am-Stein (113 m.; p. 222).

De Mûnster-am-Steim. à Kaiseeslauterî; par Hochspeyer (ligne directe, V. ci-dessous, Enkenbacb): 60 kil., chemin de fer, trajet en 2 h. à 2 h. 1/4, pour 5 J(. 50 et 3 J(. BO par l'express ou 5 Ji. 50, 3 oli. 20 et 2 J(. 10 par les trains omnibus. Cette ligne traverse la Xahe, qui forme ici la frontière entre la Prusse et la Bavière. — 1 kil. Ebernbourg (p. 222). — Puis on tourne dans la vallée de VAlsentz, qu'on remonte, en traversant plusieurs fois cette rivière. — 4 kil. AUenbamberg, stat. près de laquelle se voient, sur une hauteur à g., les ruines d'Altenbaumbourg (i/o h.; v. ci-dessus). 1 h. 1/4 plus loin, par Fllr/eld, la chapelle d'Iben, belle construction goth. restaurée depuis peu. — 6 kil. Hochstcetten.

11 kil. Alsentz (aub. : Zur Posi), bourg possédant une mine de charbon. Poste 2 fois par jour pour Gaugrehweiler (7 kil.), d'où Ton va à pied, par la vallée de V Appel ^ à Iben^ et par Wonsheim à Flonheim (v. p. 122). — A l'O. d'Alsent^, dans une charmante vallée latérale (6 kil. ; poste 8 fols

224 V. B. 39. DISIBODENBEKG. De Bingerbrûck

par jour, en 40 min.), la petite ville à'Ooermoschel (hôt. Knobloch), dominée par les ruines considérables de la forteresse de Landsberg, détruite par les Français en 1689. De là, 2 h. 1/2 de chemin jusqu'à Meisenheim (p. 225; poste 2 fois par jour, en 1 h, s/ 4).

15 kil. Manmceiler. Sur une hauteur, à dr., les ruines de Randeck. — 16kil. Bayerfeld-Cœlln. — 19 kil. Dielkirchen.

23 kil. Rockenhausen (aub. : Deutsches Haus), bourg considérable, point de départ pour faire l'ascension du Mont-Tonnerre (p. 123). — 27 kil. Imsweiler.

. 32 kil. Winnweiler (aub.: Zum Donnersberg) ^ localité industrielle, avec une forge et une fonderie de cuivre. Dans le voisinage, la jolie vallée de Falkenstein^ avec les ruines du château de ce nom.

35 kil. Langmeil^ où aboutit la ligne d'Alzey (p. 123). — 39 kil. Neuhemshach-Semhach. — 43 kil. Enkenhach. La ligne directe de Kaiser slautern (54 kil.) se détache ici à dr. et passe par Eselsjiirth (8 kil. d'Enkenbaeh).

— 49 kil. Hochspeyer , où l'on rejoint la ligne de Ludwigshafen (p. 128).

— 60 kil. Kaiserslautern (p. 128).

Au sortir de la profonde tranchée qu'on traverse au delà de Munster, apparaissent à g. les ruines du château d'Ebernbourg (p. 222). Immédiatement après, le train passe entre la Nahe et la paroi à pic du Rothenfels (p. 222), par deux tunnels et au pied d'un rocher escarpé, qui se dresse à dr. et dont le sommet est couronné par les ruines du château de Bœclcelheim , détruit par les Français en 1688. — 32 kil. Waldbœckelheim, stat. pour le village du même nom, situé à 40 min. au N., dans une vallée latérale, et à 20 min. des ruines.

A 1/2 11- ^^ ^- ^^ Waldbœckelheim sont l'ancienne abbaye et le château de Sponheim, berceau de l'une des plus vieilles familles des pays rhénans, avec une belle église abbatiale du style roman, mais toutefois en partie réédifiée plus tard et nouvellement restaurée.

Au delà du tunnel suivant, à g., de l'autre côté de la Nahe, sur la montagne hoisée appelée *Disibodenberg, qui s'élève à 20 min. àl'E. de Staudernheim, les vastes ruines d'une riche abbaye rebâtie vers 1150 et abandonnée de ses habitants en 1559. Elle avait été fondée par St Disibode, évêque Irlandais (m. vers 700), qui le premier vint prêcher l'évangile dans ces contrées. Il n'en reste guère que les soubassements et quelques débris de murs. L'église, consacrée en 1143, était une grande basilique à colonnes et avait dans le chœur des colonnes engagées sur lesquelles reposait la voûte. L'abbaye, du style goth., date surtout du xiii® s., lorsqu'elle fut occupée par des religieux de l'ordre de Cîteaux. A côté de l'église était le cloître, à dr. de celui-ci la salle du chapitre, plus à l'O. la demeure de l'abbé, avec vue sur la vallée de la Nahe, et à l'E. le réfectoire , dont les murs à pignons sont encore debout. Un gardien montre dans une pièce voûtée des débris d'architecture, pour la plupart du style goth. Les ruines sont entourées de jolies plantations (rafraîch.). La vue embrasse le cours de la Nahe et celui du Glan, qui se jette dans la Nahe au pied du Disibodenberg.

36 kil. Staudernheim (hôt. : ''■'Sahnen, pas cher), petite viUe située sur la rive dr. Un beau pont à 5 arches, construit en 1850, la relie à la rive g.

A 11 kil. au S. de la station (poste 3 fois par jour, trajet en 1 h. 1/2;

à Metz. SOBERNHEIM. V. IL 39. 225

voit, partie, 4 J(. 50) est situé Meisenheim (hôt. : Zuin Engel), petite ville dans un joli site, sur le Glcm ., autrefois à la Hesse- Hombourg et à la Prusse depuis 1866. La *Schlosskirche, église bâtie en 1479 et restaurée de 1878 à 1880, est un véritable bijoux du style ogival tertiaire. Beaucoup de membres de la famille de Deux -Ponts y sont inhumés, entre autres Charles l'^r du Palatinat-Deux-Ponts (m. 1620), dont on remarque le beau monument du style de la renaissance. — Poste 2 fois par jour de Meisenheim pour Lauterecken (11 kil. ; p. 218).

39 kil. Sobernlieim (hôt. : Fost; Adler , recommandé), vieille petite ville encore murée, avec une église du style ogival tertiaire, une vieille chapelle, dont certaines parties remontent peut-être au x^ s., et quelques jolies maisons anciennes. Au N. de la ville, à 7 min. de la gare , une ancienne chapelle de l'ordre de Malte , la Malteser Kapelle. La commanderie est maintenant transformée en école.

43 kil. Monzingen (aub. : Ch. Wick; Pflug) , village situé à dr. sur le versant d'une montagne dont le vin est un des meilleurs des bords de la Nahe. — 48 kil. Martinstein (aub. Seipel), adossé à un rocher et avec une église entourée d'arbres , à une grande hauteur. Coup d'oeil original. La halte est dans le haut du village. Ensuite on voit s'ouvrir à dr. un vallon, au fond duquel apparaissent les ruines grandioses du château de Dhaun.

A 3/4 d'h. de Martinstein et 1 h. 1/4 de Kirn (v. ci-dessous ; voit., T Ji. 50), se trouvent, sur une hauteur, les ruines du *château de Dhaun, construit au XI16 s. et agrandi plus tard, surtout en 1729, où l'on en fit une résidence splendide. C'était le château d'une branche de la maison des rhingraves, éteinte en 1750. Les ruines furent vendues en 1804, par le gouvernement français, pour être démolies. Le propriétaire actuel veille à la conservatien" de ce qui en reste et l'a entouré de jardins et de promenades. Le bas-relief au-dessus de la porte, un singe qui donne des pommes à un enfant, rappelle l'histoire d'un jeune rhingrave qui fut enlevé par un singe, mais heureusement retrouvé plus tard. La vue embrasse d'un coté la vallée de la îsahe jusqu'au Lemberg , de l'autre la vallée de la Simmer et les sombres ravins du Soonwald. Entrée et guide, 30 pf. A côté de l'entrée, Vliôt. Dhaun.

Si l'on y est allé de Martinstein, on prendra, pour retourner du château de Dhaun à la Nahe, le chemin du village de Dhaun par Johannisberg (v. ci-dessous).

Sur la hauteur à dr., l'église de Johannisberg^ qui renferme des monuments des wildgraves et des rhingraves. Puis un tunnel.

53 kil. Kirn (181 m. ; hôt. : Stroh, Kotlien, tous deux à la gare ; brasseries : Dill^ Nonnweiler)^ petite ville florissante, qui fut au siècle dernier la résidence des princes de Salm-Kyrbourg, dont le dernier, Frédéric, fut guillotiné à Paris en 1794. Sa vieille église, d'abord une basilique romane, a aujourd'hui un chœur goth. bâti au xv^ s. et possède un joli tabernacle, ainsi que des monuments de comtes palatins. Au- dessus de la ville , sur une hauteur isolée à 20 min. de la gare, les ruines du château de Kyrbourg, débarrassées en 1861 de constructions qui les défiguraient , et entourées de plantations d'agrément (restaurant).

Au delà de Kirn, la vallée de la Nahe est large et bien cultivée. Ce n'est qu'après avoir franchi la frontière de la principauté de Birkenfeld , à (56 kil.) Sulzhach , que les rochers (mélaphyre) se

BKdeker, le Rhin, 13^ édit. 15

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