METZ. VL R
Prusse. — 52 kil. Sierck {hôt. de Luxembourg) , vieille ville de 1300 hab., dans tm beau site, sur la rive droite de la Moselle et, dominée par les ruines d'un ancien cbâteau des ducs de Lorraine. A 2 h. au N.-E., le château de Mensberg, nommé ordinairement château de Marlborough, parce qu'il fut longtemps habité par le célèbre général anglais. — 58 kil. Mailing (Mallingen). — 62 kil. Kœnigsmaker (Kœnigsmachern).
70 kil. Thionville, en ail. Diedenhofen Cbôt. : Lefebvre, St- Hubert , médiocres), petite ville et forteresse sur la Moselle, prise le 24 nov. 1870 après un bombardement de deux jours. Embranch. de 45 kil. sur Teterchen (p. 286).
76 kil. Uckange (Hûckingen). — 79 kil. Richemont (Reichersberg). — 81 kil. Hagondange (Hagendingen), localité de 4000 bab., ayant des forges importantes. — 88 kil. Maizières. — 97 kil. Devant-les-Fonts, à la porte de France, à Metz. A dr., sur la hauteur, le grand fort St-Quentin (Manstein, v. p. 282). La voie longe ensuite la Moselle, la traverse et décrit une grande courbe autour de la ville.
104 kil. Metz. — Hôtels: *Gr.-H6t. de V Europe (pi. b , C5), tenu par Champeaux, rue des Clercs, 4 (ch. dep. 2 «#. ; serv., 80 pf.; déj., 1 c4C. 20; dîn., 4 dii, omn., 80 pf.) ; *Gr.-H6t. de Metz (pi. a, C 5), tenu par Engelmann, rue des Clercs, 3, dans le même genre; — H. de Paris (pi. e, C 4), place de Chambre, près de la cathédrale, plus modeste et passable; H. Dannhofer^ ane. H. de Londres^ rue au Ble', 4, non loin de la cathédrale; H. du Luxembourg^ rue Serpenoise, 55; H. du Nord (pi. d, C 5), rue Pierre-Hardie, 4, avec restaur., hôtel allemand; H. de la Poste (pi. g, C 5), rue des Clercs, 38, tout à fait allemand; H. du Rhin, rue de de l'Esplanade, avec restaurant.
Cafés, à l'Esplanade (pi. B 5-6), avec *vue sur la vallée de la Moselle, les hauteurs de Gravelotte et le fort St-Quentin (Frédéric-Charles). — RESTAURA^-TS : *Moitrier^ rue Chapelrue, 4, tout près de la rue Serpenoise, de 1^^ ordre; F. Nachhaur, rue Faber. 2, et dans les hôtels.
Brasseries: Huher, rue des Allemands, l^i^ , et rue Marzelle, 4; Germania, place Royale et avenue Serpenoise, toutes deux fréquentées par les officiers allemands.
Teamwats menant à toutes les portes de la ville, à Montigny^ à Longeville et à Moulins.
Metz^ ancien chef- lieu du départ, français de la Moselle, est aujourd'hui la capitale de l'arrondissement (Bezirk) de la Lorraine allemande, avec une population de 54716 hab., dont plus de ^/4 d'émigrés allemands, et une garnison de 16 000 hommes, composée de Prussiens, de Saxons et de Bavarois. Elle est située dans une vallée encaissée , sur la Moselle, qui l'entoure en formant différents bras , et qui se grossit en aval , à dr. , du petit cours d'eau de la Seille. C'est le Divodurum des Romains, la ville des Me'diomatrices, peuple de la Gaule. Le nom de Mettis qu'elle prit plus tard, ne se présente qu'à partir du v^ s. Elle fut ravagée en 406 par les Vandales et en 451 par les Huns; elle tomba ensuite au pouvoir des Francs et elle fut à partir de 512 la capitale de l'Austrasie. Devenue ville libre de l'Empire, Metz fut occupée en 1552 par les Français, qui la défendirent victorieusement contre Charles-
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Quint et en obtinrent la cession, avec Toul et Verdun, en 1556. La paix de 1871 l'a incorporée au nouvel empire d'Allemagne.
Metz a toujours été bien fortifiée et la France en avait fait dans les derniers temps une des places de guerre les plus considérables de l'Europe, en étendant les ouvrages de défense aux hauteurs voisines. Elle n'avait jamais été prise avant 1870 (27 oct.). Les Allemands ont achevé et complété les ouvrages extérieurs , qui forment une enceinte de 25 kil. Le fort le plus éloigné, celui de Plappeville, est à une distance de 6500 m. ; le plus rapproché, celui de St-Quentin, à 1500m. de la cathédrale. Les autres sont à 3000 et 4500m. A l'O., dominant au loin les environs, le fort St-Quentin ^ deux ouvrages nommés maintenant, celui de l'E., fort Frédéric-Charles; celui de l'O., fort Manstein; puis, le /or( Plappeville ou d'Alvensleben; au N.-E., le fort St-Julien ou ManteuQ'el, le fort les Bottes ou Zastrow; au S.-E., le fort Queuleu ou Gœben ; au S., le fort St-Privat ou Prince-Auguste-de-Wurtemberg; \q fort Bellecroix ou Steinmetz et le fort de la Moselle ou Voigts-Rhetz.
La ^CATHÉDRALE (pi. 7), l'édifice le plus important de cette ville, est un magnifique monument du style goth., commencé au xiii® s., dont la nef fut achevée en 1392, le chœur bâti aux xv^-xvi® s. et consacré en 1546. Le portail disgracieux du style rococo a été ajouté plus tard. La toiture, incendiée par le feu d'artifice durant la visite de l'empereur Guillaume en mai 1877, a été refaite depuis, et l'église est depuis en restauration. L'intérieur est remarquable. Il y a de beaux vitraux peints dans le chœur; ceux du collatéral du Sud, les plus anciens, sont du xiii^ s.; ceux de la nef majeure, du XIV® et du XV®, et il y en a aussi quelques-uns de modernes. A g. de l'entrée, une baignoire romaine employée comme fonts baptismaux. La tour a 118 m. de hauteur, et l'on monte 110 marches pour arriver à la première galerie, 105 jusqu'à la cloche appelée la Muette et 78 jusqu'à la dernière galerie. Vue intéressante du sommet.
Le Marché Couvert (pi. 23, C4), halle aux légumes, aux grains et aux fruits, à l'O. de la cathédrale, donne le matin la meilleure preuve de la fertilité luxuriante des environs.
Devant la cathédrale, à l'O., s'étend la place d'Armes (pi. C4), décorée de la statue du mare'chal Fabert, né à Metz en 1599 et mort en 1662; il s'illustra dans les campagnes de Louis XIV.
Vhôtel de ville (pi. 20) contient des cartons et des tableaux du peintre Migette , relatifs à la ville de Metz ; de petites antiquités romaines et des antiquités franques. On y remarque aussi des vitraux de Maréchal (1852). Pourb., 50 pf.
L'église St -Vincent (pi. 14, C3) est un bel édifice goth. commencé au XIII® s., avec des parties plus anciennes du style roman, mais défiguré, comme la cathédrale, par une façade rococo.
Près de là, rue St-Marcel (pi. B 4), l'église Ste- Constance, construction pleine de goût dans le style roman, élevée de 1848 à 1851, aux frais du banquier Holandre, avec de bonnes peintures murales exécutées en 1861 par Hussenot, artiste de Metz. Cette église dépend d'un grand orphelinat , où il faut s'adresser pour la voir. —