Le Rhin, de Coblentz à Remagen
Chemin de fer de la rive gauche^ v. p. 316 ; — de la rive droite^ p. 319.
Bateaux à vapeur: 2 h. à la descente; prix, 1 JC. 90 et 1 o^. 20; 3 h. 1/2 à la montée; prix, 1 c/l(. 50 et 1 c4t. 10. — Débarcadères à Neuwied, Andernaeh, Linz et Remagen. Stations desservies par des barques à St- Sébastian, Brohl et Nieder-Breisig. Voir l'introduction, m.
Abre'viations B. et CA., bateau et chemin de fer.
Cohlenfz et Ehrenhreitstein, v. p. 244 et 249. La rive dr. se compose de montagnes généralement à pentes douces; la rive g. est plate.
A g., Neuendorf, village habité en grande partie par des flotteurs de bois. — Puis Wallersheim,
A dr., sur une hauteur, au milieu d'une forêt d'arbres fruitiers, le village à'Urbar (hôt. Moskopp , avec une belle vue); plus bas, sur une saillie, la maison Besselich, jadis aux templiers, puis un couvent et maintenant propriété privée. Au pied , le petit village de Malien dar.
A dr., sur la longue île de Nkderwerth , le village du même nom. L'église de l'ancien couvent, construite en 1500, a un rétable et des restes de bonnes verrières. L'île masque la petite ville de Vallendar (Ch.), sur la rive dr. ; v. p. 319.
A g., Kesselhelm et St-Sebastian (B.), Au loin, à 1 h. Va du Rhin, le Camillenberg ou Carmelenberg (370 m.), près de Bassenheim.
A dr., à quelque distance du fleuve, Bendorf (Ch., p. 319)» Au
301) T77. R. 52. NEUWIED. Le Rhin, de CohlenU
fond de la vallée apparaissent, sur une hauteur isolée, les ruines du château à^Sayn (p. 319). — Puis Mûhlhofen (à dr.), où le Saynhach se jette dans le Rhin et qui a plusieurs usines.
A g., un peu en deçà d'Engers, Kaltenengers ; au delà, Urmitz (Ch.). On exploite ici de vastes champs de pierre ponce, produits des anciens volcans des environs du lac de Laach (p. 308). On mêle ces pierres avec du mortier et l'on en forme une espèce des hriques («Schwemmstein») , qu'on fait sécher à l'air et qui sont très recherchées pour la construction des cloisons et même de modestes maisons.
A dr., Engers (Ch, ; hôt. Zur Rœmerbrûcke ; restaur. Wettels, en face de la gare), autrefois appelé Cunostein- Engers. Son beau château, construit en 1758 par Jean-Phil. de Waldersdorf, électeur de Trêves, est transformé depuis 1863 en école militaire pour les 7^ et 8*^ corps d'armée. Le reste de tour couvert de lierre qu'on voit plus haSj faisait partie d'un château fort bâti en 1386 par l'archevêque Cuno de Falkenstein (p. 237) pour protéger la navigation du Rhin. A dr. dans le lointain, sur le bord de la montagne, le château de Monnepos (p. 301).
Plus loin-, à g., Weissenthurm. Le donjon au bout du village fut construit en 1370, par l'archevêque Cuno de Falkenstein, sur la limite de l'électorat de Trêves. Sur une hauteur au-dessus de la localité se trouve un obélisque érigé par l'armée française de Sambre- et -Meuse au général Hoche, qui traversa ici le Rhin en .1797 et mourut subitement à Wetzlar, à l'âge de 30 ans.
Immédiatement au-dessous de Weissenthurm , à g., la gare de Neuwied, rive g. (p. 316). Sur la rive dr., deux usines, la Hermannshiitte, appartenant à M. Krupp d'Essen, et la Germania.
A dr., Neuwied (B. et Ch.). — hôtels: *Anker; *Wilder Mann, toua deux au bord du Rhin (dîn., 2 cS. 50) ; *Aforavian Hôt. (frères moraves), très fréquenté par les Anglais (vin et bière); Mader ., avec jardin, près de la gare du ebemin de fer de la rive dr. ; Hommei\ à la gare de la rive g.
'Neuwied est une jolie ville industrielle avec des rues larges et régulières. Elle doit sa fondation au comte Frédéric de Wied, qui la bâtit en 1653, sur l'emplacement de Langendorf, dévasté pendant la guerre de Trente-Ans, et y appela des habitants sans distinction de religion et sans leur demander aucun argent. Grâce à sa libéralité, elle prit des développements rapides comme cité industrielle et commerciale. Elle compte actuellement 10194 hab.; protestants, catholiques (3800), frères moraves, mennonites, quakers et juifs y vivent pacifiquement à côté les uns des autres. On y exploite avec succès des fabriques d'amidon, de chicorée, de cigares, etc. Les maisons d'éducation de Neuwied sont très fréquentées.
A l'extrémité inférieure de la ville se trouvent le château et le beau parc des princes de Wied. Un bâtiment à côté de la porte du château renferme une petite collection d'antiquite's romaines provenant de Niedçrbibev (v. ci-dessous).
àRemagen. "ANDERNACH. VIL E. 52. 301
Jolie EXCURSION DE Neuwied à Monrepos et Altwied. De la gare de la rive dr. (p. 320), suivre la route par Heddesdorf (10 min.), prendre à cet endroit la route à g. et remonter la vallée de la Wied (v. ci-dessous). Au bout de 20 min., la, forge de Rasselstein (20 rain.)^ établie en 1824. Les piétons traversent la Wied et vont tout droit à Segendorf^ par la rive dr. et le joli pare de Nothhausen (*restaur.), que fréquentent beaucoup les habitants de ISTeuwied. La route passe par Mederbiber^ situé I/2 h. plus loin. On a découvert dans le voisinage, en 1791, 1819 et 1857, des restes importants d'une forteresse romaine, une des plus grandes sur les bords du Rhin, et qui n'est cependant mentionnée par aucun auteur latin. Les objets qu'on y a trouvés sont à Neuwied, et les fouilles ont été comblées. — De Segendorf (30 min.), un large chemin monte au château de Monrepos (50 min.); il fait de grands circuits que le piéton peut s'épargner en prenant le sentier à g. au-dessus de Segendorf. Le château-villa moderne à g., au bord de la montagne, a été construit pour la princesse veuve de Wied.
Monrepos (3i6m., 265m. au-dessus du Rhin) est un château de plaisance des princes de Wied, avec un beau parc et une vue superbe sur la vallée du Rhin, depuis Coblentz jusqu'à Neuwied, et sur les premiers contreforts de l'Eifel. Rafraîchissements au Hahnhof^ à l'O. du château.
Jolie vue, sur les vallées latérales, du Holzstoss^ à 10 min. de distance derrière le château, tout droit à travers un beau bois de hêtres. Vue dans le même genre, mais plus belle encore, de VAltwieder - Aussicht. Pour arriver à cet endroit, suivre le chemin à l'E., devant le château, puis le troisième à dr., indiqué par une pierre près d'un gros chêne. Des sentiers mènent de là en 20 min. à *Altwied (aub. Millier)^ bourgade à 3/4 h. au-dessus de Niederbiber, au bord de la Wied et dominée par les vastes ruines d'un château recouvertes de lierre.
A g., en face du château de Neuwied, l'embouchure de la luette dans le Rhin, et non loin de là , le Netter-Hof, où se trouvent des moulins importants.
A dr., en aval de Neuwied et en deçà à'Irlich^ le Rhin reçoit la Wied. que traverse le chemin de fer. Sur la montagne, au milieu d'arbres fruitiers, l'église romane dite Feldkirche. Au-dessus de Fahr, vis-à-vis d'Andernach, sur le bord de la montagne, une belle maison de campagne.
A g., Andernach (B. et Ch.). ^- Hôtels: *Haclcenbrncl^ dans la ville, Hoehstrasse (le propriétaire en construit un autre au bord du Rhin) ; Olocke , avec restaur., sur le marché. — Restaue. : Schœfer, au bord du Rhin , à l'extrémité inférieure de la ville.
Andernach , qui compte 5781 hab., est une ville très ancienne et aux rues étroites , ayant encore une grande partie de ses vieux; murs et présentant un coup d'œil pittoresque. Elle s'étend au bord du fleuve, où l'on remarque surtout son vieux donjon, la porte du Rhin, une grue et une haute tour, à l'extrémité inférieure, ainsi que l'église paroissiale, avec ses quatre tours, à l'arrière-plan. Andernach (Antunnacum, Antonaco) était une des cinquante forteresses de Drusus, et elle est mentionnée comme séjour des rois francs dès levi^s.
L'*eglise paroissiale, dédiée à Ste Geneviève, est un bel édifice de la fin de l'époque romane (1206), sans transept, le chœur un peu plus ancien (1120) et avec une galerie à colonnettes. Elle a quatre belles tours et on en remarquera les riches portails.
L'intérieur est divisé en trois nefs; il y a des tribunes au-dessus des bas côtés et la voûte de la grande nef porte trois blasons, celui de la
302 VII. E. 52. LEUTESDORF. Le Rhin, de Coblentz
ville, celui de l'empire, et celui criîermann IV, archevêque de Cùlogne (m. 15US). Le chœur a été peint et doré en 1856. La chaire, en bois sculpté, était avant 1807 dans Téglise de Laaeh (p. 308). Les fonts sont du temps de la construction de l'édifice.
A l'extrémité supérieure de la ville, à côté de la porte de Cot)lentz , s'élèvent les ruines de l'ancien château fort des électeurs de Cologne, avec des tours imposantes et un fossé profond; il a été construit à la fin du xv^ s. et détruit en 1688.
L'hôtel de ville, édifice du style goth. tertiaire, de 1564, renferme une petite collection d'antiquités romaines.
Le haut donjon près du Rhin , rond dans le bas et octogone dans le haut, avec une frise ogivale, a été bâti de 1414 à 1468 et restauré en 1880. On voit encore à l'O la large brèche que les boulets français y ont faite en 1688. — La vieille grue du Rhin date de 1554. On voit au bord du fleuve quantité de meules de moulin en lave, de blocs de tuf et de trass et d'autres produits volcaniques des environs (p. 307), qui font le principal article de commerce de la ville.
A 10 min. d'Andernach , dans l'intérieur des terres , l'hospice d'aliénés de St-Thomas, vaste construction du style gothique.
Ligne d' Andernach à Mayen, v, R. 53.
La vallée du Rhin se rétrécit. A g., les hauteurs boiséees du Krahnenberg, où l'on a tracé depuis peu des promenades et qui offre de belles vues, en amont jusqu'à Coblentz et en aval jusqu'à Linz. Il y a dans le haut un restaur. Krahnenburg. 25 min. de montée un peu raide de la gare d'Andernach.
A dr., au pied de rochers couverts de vignes très productives, le grand bourg de Leutesdorf (Ch.; hôt.: Fr. Maasherg ; Delveaux, simple). Plus bas, une vieille église goth. et plus loin, sur les pentes boisées de la rive g., à peine visible du bateau, Namedy, qui a une petite église abbatiale du xv^ s., divisée en deux nefs par une rangée de colonnes minces. 11 y a aussi un vieux château.
A g., Fornich, dominé par le Fornicher-Kopf^ un ancien volcan.
A dr., au bord du fleuve, un énorme rocher de Grauwacke, où sont les ruines du château de Hammerstein. L'empereur Henri IV y séjourna pendant quelque temps en 1105, lorsqu'il était poursuivi par son fils. C'est là que la couronne et les insignes de l'empire furent conservés jusqu'au jour où Henri V les fit enlever. Pendant la guerre de Trente- Ans, Hammerstein fut alternativement occupé par les Suédois, les Espagnols, les soldats de l'électeur de Cologne et ceux de Lorraine. Il a été détruit peu de temps après la paix de Westphalie , vers 1660, à l'instigation de l'archevêque de Cologne, qui en redoutait le voisinage. En aval, sur la même rive, sont situés les villages à' Ober- Hammerstein et de Nieder -Hammerstein , où l'on récolte un bon vin.
A g., l'embouchure du Brohlbach dans le Rhin et le village de Brohl (B. et Ch.; hôt.: Peter Brœhl; Nonn junior; Nonn senior, tous bons). Il ne forme pour ainsi dire qu'une seule localité avec
à Remagen. LINZ. VIL R. 52. 303
le hameau de Nippes. C'est d'ici surtout que se fait l'expédition des pierres (tuf) que l'on extrait dans la vallée de Brohl. Excursion dans cette vallée et à Laacli, v. R. 53.
A g., à env. 20 min. au-dessous de Brohl, un chemin partant de la grande route conduit sur la montagne boisée que couronne le château de Kheineck, construit en 1832 par M. de Bethmann- Hollweg, sur les plans de l'architecte de Lassaulx. Le donjon carré, haut de 20 m., qui se dresse du côté S., est le seul reste de l'ancien château fort de Êheineck, bâti au xii^ s. Ravagé successivement par les Français en 1689 et par les troupes de l'électeur de Cologne en 1692, il fut en dernier lieu incendié en 1785.
Les hauteurs de la rive droite se sont un peu éloignées.
A dr., Eheinbrohl (Ch.; hôt. Zur Krone), localité de 1900 hab., avec une belle e'glise goth., bâtie en 1855 par Statz, de Cologne.
Ag. , au pied du château, le petit village de Thal-Rheineck. Plus en aval, Nieder-Breisig(B. etCh.; hôt. : Bender, WeissesRoss), autre localité de 1900 hab., à l'entrée de laquelle on voit encore une partie d'une anc. maison des templiers. Il y a aussi un monument commémoratif de 1870-71.
A dr., Hœnningen {hôt. Kraus; ch. et déj., 1 o/^ 50; bonne cuisine et bon vin).
A dr., sur le versant au-dessus de ce village, le château d'Arenfels, qui doit son nom à une comtesse d'Are, femme du comte Henri d'Isenbourg, son fondateur. Il appartient depuis 1849 au comte de Westerholt, qui l'a fait restaurer sur les plans de Zwirner, architecte de la cathédrale de Cologne. On ne peut le visiter que le mercredi. La salle des Chevaliers renferme de vieilles armes et des tableaux. Le parc, sur le bord du plateau, offre de fort beaux points de vue ; il est ouvert au public.
A dr., Ariendorf, avec la maison de campagne de M. de Lorch.
A dr., Leubsdorf, où l'on voit un vieil édifice, le Saalhof, flanqué de quatre tourelles; c'est un ancien château royal. Plus loin, au fond d'une gorge, s'élève la tour de Dattenherg (p. 304).
La belle église de Sinzig, à g., à V2 ^^ du Rhin, sur la voie ferrée (p. 316), s'aperçoit du bateau. Derrière s'élève la Laîidsfcrow (p. 309).
A g., l'embouchure de VAhr (p. 309), et immédiatement en aval le petit village de Krippe, communiquant avec Linz par un pont volant.
A dr., Linz (B, et Ch.). — hôtels: Weinsioclc^ avec jardin, au bord, du Rhin, dans le voisinage de la gare (pens., 3c^^. 50); Nassauer Hof^ Hammersteiîi, Beutscher Kaiser.
Linz est une vieille ville de 3410 hab., autrefois à l'électorat de Cologne, et qui a encore une partie de son enceinte fortifiée. L'église *St- Martin est une construction romane du commencement du xiii® s., à trois nefs, avec une flèche et des additions du style goth. du commencement du xvi^ s. Elle a de beaux vitraux et un bon triptyque de la vieille école de Cologne, de 1463, restauré en 1850.
304 VIL R. 52. REMAGEN. Le Bhm, de Coblentz
11 représente, à l'extérieur, l'annonciation et le crucifîment ; k l'intérieur, sur les volets, l'annonciation et le couronnement de la Vierge; sur le panneau principal, la nativité, l'adoration, la présentation au temple et l'apparition de Jésus à sa mère. On voit aussi dans la même église de vieilles peintures murales également restaurées. — Belle vue du Donatusherg ou Kaiserberg , où il y a une chapelle et un chemin de croix. On récolte beaucoup de vin rouge aux environs de.Linz.
Les grandes carrières de basalte des environs de Linz, celles du Daltenherg et celles du Minderberg ^ sont des plus inte'ressantes. — Le chemin du Minderberg, à l'E. de la ville, conduit dans la valle'e jusqu'à la St erner hutte , usine près de laquelle s'élève un château du prince de Salm-Kyrbourg, bâti en 1846. Ce chemin monte ensuite à g. et l'on voit bientôt au loin les parois de la carrière. C'est une vaste galerie du plus beau basalte noir, composée de grandes rangées de colonnes, en partie verticales, en partie penchées ou couchées. Les colonnes ont 4, 5 ou 6 faces et ressemblent à des prismes ayant de 6 à 20 centim. de diamètre et jusqu'à 7 m. de longueur. Elles rendent un son clair et métallique et •forment ensemble comme des meules de charbon de bois. — Vue magnifique du sommet de la montagne (433 m., 383 m. au-dessus du Rhin). Au retour, prendre à l'O., par la vallée de Kasbacf), à l'issue de laquelle il y a un chemin de fer pour le transport des pierres. On n'a pas besoin de guide. Cette excursion peut se faire de Linz en 3 h., aller et retour.
La carrière de Dattenierg est à 30 min. à peine en amont de Linz, dans une vallée latérale. Les colonnes ont la même hauteur que celles du Minderberg, mais elles sont beaucoup plus grosses. On y a aussi une belle vue. — L'exportation se fait surtout en Hollande, où l'on se sert du basalte pour la construction des digues.
A dr., en aval de Linz, Linzhausen, dominé par les ruines couvertes de lierre du château û-'OckenfeU. Les vignes des environs sont fermés à cause du phylloxéra. — Puis vient Kashach, à l'emhouchure d'un ruisseau. Un peu plus bas sur la rive dr., près du bourg d'Erpel (Ch. ; hôt. : Zutyi Weinberg, avec véranda, bon) s'élève VErpeler-Lei, rocher de basalte escarpé et haut de 153 m. (203 m. d'altit.). On y monte du côté N., en 25 min. Belle vue dans le haut.
A g. , Remagen (B. et Ch.), — hôtels: *Fiirstenberg , Kœnig von Preussen, avec jardins au bord du Rhin, l'un et l'autre au même propriétaire et de premier ordre, souvent remplis le dimanche en été; — H. du Rhin^ au-dessous du premier (ch. et déj., 2 c4L 80); Anker^ au-dessus, tous deux aussi au bord du Rhin; — H. d- rest. Mo77Jau, B. <t rest. Cramer, dans la grande rue (bière); Bellinger, Horstmann, à la gare.
VoiTUEES : pour St-Apollinaire, à 1 chev., \ JC.IOi, & 2 chev., 1 JC. 50; Rolandseck\ 4 et 6 J{.^ 7 df, et 10 c^^. 50 aller et retour; AUenahr, 10 <^. et 13 J(. 50, 14 et 18 Jf. aller et retour, 15 et 21 J(. si l'on couche; le lac de Laach, 14 cïï-. 50 et 18 cM. aller et retour, 18 et 22 Jf. en passant par Andernach.
Remagen est une ville de 3221 hab. , à 37 kil. V2 de Coblentz et 21 kil. V2 en amont de Bonn, Elle figure déjà sous le nom de Rigomagiis sur la carte des routes romaines du milieu du m® s. publiée par Peutinger , et l'on y a trouvé aussi des pierres milliaires romaines, aujourd'hui à Mannheim et à Bonn. Cette ville a eu une certaine importance au moyen âge, mais elle l'a perdue par la guerre de Trente-Ans. Comme Sinzig, elle appartint longtemps .au duché de Juliers et elle passa au Palatinat-Neubourg en 1624,
à Remagen. ST-APOLLINAIRE. VIL B. 52. 305
puis au Palatinat bavarois. Remagen convient très bien comme point de départ pour de grandes et de petites excursions
Dans la partie inférieure de la ville se trouve V église catholique, qui a une nef romane et un cbœur gotli. terminé en 1246. Elle a un joli tabernacle goth. et quelques sculptures du xv® s. A oôté du presbytère est un portail roman avec d'étranges bas-reliefs du xii^ s. ; on ne sait si c'était l'entrée d'un palais ou d'une église. — Dans le quartier supérieur, une nouvelle église evangeT,ique du style gothique, — Au bord du Rhin , le bureau principal de la société anonyme d'Apollinaris (Ajj. Company limited ; v. p. 309).
Le ^Victoria-Berg" , hauteur au S. de Remagen, a de jolies promenades et oiîre de belles vues sur la vallée du Rhin, de Hammerstein aux Sept - Montagnes , sur la vallée de l'Ahr et sur l'Eifel. Pour s'y rendre de la gare du chemin de fer, suivre la grande route pendant quelques min. , traverser la voie et prendre le chemin qui se détache à dr. de la route. Meilleurs points de vue: Victoria- Tempel (restaur.), Ermitage, Ilofreiden Qt Ahrplatte. C'est vers le soir que la lumière est le plus favorable. Au premier plan, St- ApoUinaire, par où l'on peut s'en retourner.
Immédiatement en aval de la ville se détache de la grande route des bords du Rhin, à g., un chemin qui gravit le mont St -Apollinaire, rocher de schiste argileux se terminant à pic du côté de la route. A la montée, on voit dans un mur une pierre votive romaine, qui fait mention d'un «Mercurius Ambiomarcis.'^
Au sommet du mont s'élève l'église *St-Apollinaire, joli édifice gothique à quatre tours , que le comte de Fiirstenberg-Stammheim (m. 1859) a fait construire depuis 1839 sous la direction de Zivirner, architecte de la cathédrale de Cologne (m. 1861). Cette petite église occupe l'emplacement d'un vieux sanctuaire très fréquenté comme pèlerinage. L'empereur Frédéric Barberousse ayant donné à Renaud de Dassele, archevêque de Cologne, la tête de St Apollinaire, l'illustre évêque de Ravenne, et les ossements des rois mages (v. p. 343), le prélat les faisait transporter à Cologne, en 1164, lorsque, dit la légende , le bateau qui les portait s'arrêta et fut retenu par une force mystérieuse au milieu du fleuve, jusqu'à ce que la tête du saint eût été déposée dans la chapelle qui venait d'être construite: elle est aujourd'hui dans la crypte.
L'intérieur est orné de 10 grandes *fresques qui comptent parmi les œuvres les plus remarquables de la peinture religieuse moderne. Il est visible les jours ordinaires de 9 h. 1/2 à midi et de 2 h. à 6 h.; le samedi et les veilles des fêtes, de 9 h. 1/2 à midi et de 2 h. à 4 h. ; les dimanches et les jours de fête, de 11 h. à midi et de 1 h. à 3 h., avec une carte coûtant 30 pf. (à l'entrée).
Sujets des fresques. A g. à l'entrée, des scènes de l'histoire du Sauveur: l'Adoration des bergers, parl'e^er,- la Présentation de Jésus au temple, Jésus parmi les docteurs, par Ittenbach. A dr.. des scènes de l'histoire de la Vierge: en haut, la Nativité, par Ch. Millier; au milieu, des Femmes de l'Ancien Testament, par le même; en bas, l'Entrevue de St Joachim et de Ste Anne, et la Présentation de la Vierge au temple, par Ittenbach. — Bras S. du transept (à dr.) : le Sacre de St ApolU-
Bsedeker , le Ehin , 13^ édit. ' 20
306 VIL B. 53. NIEDERMENDIG.
naire et la Résurrection d'une jeune fille. —Bras N. du transept (à g.): la Destruction des idoles , la Mort et la Glorification du saint , tous par André Minier ; un grand Crueifîment par Deger. — Chœur: à dr., le Couronnement de la Vierge, par Ch. Millier ; à g., la Ee'surrection, ^nrBeger; à l'extérieur de l'arc de triomphe, à dr. , St Joseph; à g., *la Vierge et l'enfant Jésus, par Beger. Dans la niche de l'autel, le Sauveur avec la Vierge et St Jean-Baptiste, ■çid.x Beger ; St Pierre et St Apollinaire avec les évangélistes , par Ittenhach.
La crypte renferme un ancien sarcophage du xiv^ s., surmonté d'une statue moderne du saint, sculptée ^&v Stephan^ de Cologne. A côté, dans une chapelle, un crucifix en bois, sculpté et peint par Veit Stoss.
Un peu en deçà de l'église, à l'endroit où se détache à dr. le chemin qui y conduit, un poteau indique tout droit la direction du Yictoria-Berg (p, 305 ; à dr. 5 min. plus loin), jusqu'au sommet duquel il y a encore 20 à 25 min. de marche. — Du Yictoria-Berg à Neuenahr, par la Landskron (p. 309), env. 2 h. Va-
Chemin de fer de Remngen à Ahrweiler, v. p. 309.