Le Ehin, de Eemagen à Bonn
Voir la carte p. 298.
Chemin de fer de la rive gauche, v. p. 316; — de la rive droite, p. 319.
Le bateau à vapeur est bien préférable au chemin de fer pour ce parcours , où l'on rencontre de si beaux paysages. Le trajet se fait en î b. à la descente, pour 1 oil. ou 80 pf., et 1 b. 3/4 à- la montée, pour 90 ou 60 pf. Il y a des débarcadères à Rolandseek, Kœnigswinter et Bonn, et des stations desservies par des barques à TJnkel et à Plittersdorf- Godesberg.
Abréviations B. et Ch., bateau et chemin de fer.
Remagen et le mont St- Apollinaire^ v. p. 304 et 305. Le Rhin décrit une vaste courbe jusqu'à Unkel. Au milieu des jolies maisons de campagne des deux rives du fleuve se dresse le petit château de Marienfels, 10 min. plus bas que l'église St-Apollinaire.
A dr., le beau village d'Unkel (B. et Ch. ; *hôt. Clasen, avec jardin, jouissant d'une belle vue, au bord du Rhin), endroit très fréquenté comme séjour, en été et en automne. Derrière, à quelques minutes du fleuve, Scheuren.
A Rheinbreitbach {'^"hôt.-pens. Clouth, avec jardin), à 20 ou 25 min. d'Unkel, commence une magnifique plaine qui a 4 à 5 kil. de large, du Rhin aux Sept-Montagnes. Vue magnifique du Heilig, hauteur où il y a une croix, à V4 d'h. du village.
Une moitié de la montagne de la rive g., en face d'Unkel, s'est écroulée vers le Rhin en 1846 ; on reconnaît encore l'endroit.
Ensuite, à g., le bourg d'Ofteriumicr. On voit se déployer à partir d'ici un paysage que n'égale en variété et en grandeur aucun autre des bords du Rhin. Rolandseek et le Drachenfels, avec leurs ruines, les flancs arides et abrupts du Wolkenbourg, et la série de plus de trente sommets qui composent le groupe des Sept-Montagnes , forment un panorama incomparable. Au premier plan , le fleuve majestueux et la charmante île de Nonnenwerth ; à dr., la cime tronquée du Lœwenbourg et ses ruines. Le cône pointu et isolé qui s'élève tout à fait à dr. est le Hemmerich. Chaque position du soleil, chaque nuage qui passe, prête à ce tableau enchanteur des tons différents.
A g., Rolandseek (B. et Ch.). — hôtels: *RolandsecTc iGvo^&n), *Rolands-Hôt. (Gansen) , avec jardins; Billau , au débarcadère des bateaux à vapeur; Decker, simple, mais bon (pens., 4 cM.). — Restaubant à la gare, assez cher. On y jouit, de la terrasse du haut, qui fait le tour du bâtiment, d'une **vue magnifique sur les Sept-Montagnes et sur le Rhin en amont, jusqu'à Remagen. Le local est souvent, lorsqu'il fait beau le dimanche en été, rempli de monde venu de Cologne, de Bonn et d'autres endroits des bords du Rhin.
Anes pour le Rolandsbogen, 75 pf. — Chevaux, 1 oî^, 1 c4(. 50 jusqu'à la tour. Retour 1/3 ou la moitié en plus.
314 VIL B: 65. HOLA^BSFXK. Le Rhin, de Remagen
Bakques: pour l'île de î\^onnénwerth , aller et retour, 1 c4(.\ pour Rliœndori; aller et__ retour, 1 cM. 50; pour Kœuigswinter, 2 c^. 50 à 3 c#. — Bac pour Honuef, 5 pf.
Rolandseck , au pied de la dernière des hauteurs Importantes de la rive g., est un des endroits les plus magnifiques et les plus fréquentés des bords du Rhin. De nombreuses maisons de campagne, avec des jardins charmants, se sont élevées alentour ou s'échelonnent sur le versant boisé de la colline.
En venant de la gare, on suit la promenade qui longe le chemin de fer et traverse la voie à la maisonnette de gardien n°76. Si l'on arrive par le bateau à vapeur, on prend, à 10 min. en aval du débarcadère, le chemin à g., qui passe près de l'hôtel Roland. On monte ensuite à dr. près d'une grotte («Rolandsborn»), où l'on peut entrer dans le grand jardin de M. vom Rath, ordinairement ouvert au public, et l'on arrive ainsi en 15 min. au *Eolandsbogen (arc de Roland)^ la seule arcade qui reste du château de Rolandseck^ isolée sur un haut rocher de basalte (105 m. au-dessus du Rhin; 153 m. d'altit.). La *vue, surtout belle au soleil couchant, n'est pas aussi étendue que celle du Drachenfels, mais elle est plus pittoresque, parce qu'on y voit les Sept-Montagnes.
La tradition attribue la fondation du château au célèbre Roland, pair de France et paladin de Charlemagne, qui fut tué à Roncevaux. La première mention qui soit faite du château remonte à 1040. Du temps de l'archevêque Frédéric, il n'existait déjà plus. Ce prélat fit construire en 1200 un nouveau mur d'enceinte avec des donjons, pour se protéger contre l'empereur Henri IV. Le fort était encore debout vers la fin du xve s.', mais il fut détruit en grande partie pendant les guerres que le comte palatin Rupert, archevêque dépossédé de Cologne, et Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, soutinrent contre l'empereur Frédéric III.
Le château de Rolandseck et le couvent qui l'avoisine ont donné naissance à une légende touchante, dont voici le sujet. Le bruit s'était répandu que Roland avait péri à Roncevaux en Espagne. Alors la belle Hildegarde, sa fiancée, prit le voile et ensevelit son deuil dans le couvent de Nonnenvsrerth. Mais Roland revint bientôt sain et sauf de la guerre. Sa douleur fut aflreuse lorsqu'il vit sa bien-aimée à jamais perdue pour lui, et il se bâtit un ermitage sur le rocher qui regarde le couvent. Un jour, le chant des religieuses monta de l'île vers sa cellule, et son cœur se remplit de tant de douleur qu'il expira, les yeux toujours fixés sur le couvent où était ensevelie vivante sa bien-aimée.
Sur la crête de la montagne, 10 min. à l'O. des ruines, une tour, qui offre une vue étendue vers le N. La clef est à la maison de campagne de M. vom Rath (v. ci-dessus) ; un gardien se trouve ordinairement en haut le dimanche (25 à 50 pf.).
Dans le Rhin se trouvent les grandes îles de Grafenwerth à dr. et de RolandswerthL ou Nonnenwerth à g. Du milieu d'un massif d'arbres dans cette dernière s'élèvent les vastes bâtiments d'un
couvent, dont il est fait mention pour la première fois au xii s. Les bâtiments actuels, surmontés d'une tour, sont de la fin du XVII s. et ont été considérablement agrandis en 1869. Le couvent fut supprimé en 1802.
Sur la rive dr. apparaissent, au delà des îles, Honnef{Ch.', p. 321) et Rommersdorf, plus en arrière, sur le versant de la mon-
à Bonn. KŒNIGSWINTER. VII. R. 55. 315
tagne; puis i?/iœndor/ (Ch.; p. 321). Au-dessus, sur une hauteur escarpée, les ruines de Drachenfels ; sur le versant N. de la montagne, le château de Drachenhourg (v. p. 324).
A g., Mehlem (Ch. ; hôt. : Stem; Krone), petit village avec une église romane neuve et beaucoup de maisons de campagne entourées de jardins. Il est relié par un pont volant à Kœnigswinter.
Adr., Kœilig"SWillter. — hôtels: //. de Berlin, *H. de V Europe, tous deux au débarcadère des bateaux, avec terrasses (eh., s. et b., 3 c//.; dej.,
I <M. ; dîn., 3 c4C.) ; — Rieffel, dans la grande rue, bon (ch. et déj., 2 Ji 5U) -, — Kœlner Hof, au bord du Rhin, avec terrasse, au-dessus du débarcadère des bateaux, recommandé (ch. et déj., 2c4i.&); pens., 5 c/ii) ; Diisseldorfer Hof , au bord du Rhin, plus bas que les grands hôtels, avec véranda, aussi recommandé; Zur Eisenhahn, près de la gare, etc. Il y a en outre quelques hôtels-pensions.
DÉBIT DE VIN du Winzerverein (union des vignerons; p. 309), Kirchstrasse, près du chemin de fer du Draehenfels : vin des environs, 90 pf. à 1 c#. 80 la bouteille.
Café : Mertens , dans la grande rue, plus bas que l'église catholique.
BiÈEB: à Vhôtel de V Europe (v. ci-dessus), au Diisseldorfer Hof (v. ci-dessus), à la Bockhalle, etc.
Chemin de fer à crémaillère (Zahnradbahn) pour le Draehenfels, V. p. 324.
Voitures : de la gare dans la ville, à 1 chev., 60 pf. ; à 2 chev., 70 pf. pour une pers. et 20 ou 25 pf. par pers. en sus , plus 25 pf. pour les bagages; pour le Draehenfels , 4 JC. et 5 c^. 50, 5 Ji 50 et 7 J(. 50 aller et retour en 3 h. ; le Margarethenhof, 5 Jû 50 et 7 c^. ; Heisterhach, 3 ofi. 50 et b JC, 5 Ji. et 7 c4i 50 aller et retour; le Lœwenhourg, 6 JC. et 8 c4C. par Heisterbach, 5 c4i. et 6 di. 50 par le nouveau chemin, 7 c4t. 59 et 10 c/fi. ou 6 c4i. 50 et 8 c4i, aller et retour; Honnef, 1 Ji 75 et 2 cU. 50, 3 et 4 c4i. aller et retour en 3 h. Un tour dans les Sept-Montagnes, par Heisterbach, le Margarethenhof et Honnef (5 h.), coûte 11 c4i. avec une voit, à 2 chevaux.
Anes et chevaux: pour le Draehenfels, par le nouveau chemin, un âne, 1 o4(: 50, un chev., 1 c4i. 75; par l'ancien chemin, 1 cU. 25 et 1 Ji. 5(); le Wolkenbourg et le Draehenfels, 2 Ji. et 2 c4i. 50; le Draehenfels, le Wolkenhoîirg et le Hirschherg, 2 c4i. 50 et 3 <^^ ; Heisterbach, 1 JL 50 et 2 <7^. ; le Lœwenbourg, 2 dC. 50 et 3 c4i. ; VŒlberg, 2 cS. 50 et 3 c4(. ; pour une journée entière, 5 et 6 oK; après le coucher du soleil, 50 pf. et 1 Ji de plus.
Barques: pour Rolandseck, 2J(.50; pour Plittersdorf, 2 d^.
Kœnigswinter (B. et Ch. ; 50 m.) est une jolie petite ville moderne de 3049 hab., connue par ses grands ateliers pour la taille de la pierre, qui ont en particulier travaillé pour la cathédrale de Cologne. C'est le meilleur point de départ pour une excursion dans les Sept-Montagnes (R. 58), au pied desquelles elle se trouve.
II y passe beaucoup de voyageurs en été , ce qui lui donne une grande animation. A l'extrémité supérieure de la ville, un monument de 1870-71, érigé en 1880. — Du Rhin, on arrive au chemin du Draehenfels en passant entre les deux grands hôtels , puis à l'église et au nouveau tribunal, après lequel on est à la gare du chemin de fer à crémaillère (p. 324). La gare du chemin de fer Rhénan est à l'extrémité inférieure de la ville, un peu au delà des dernières maisons.
A g., Rûngsdorf. On aperçoit à ^/2^- du Rhin un mamelon qui porte la belle tour des ruines de Godesberg (p. 318). A dr., sur le Rhin, Nieder-Dollendorf (Ch.; p. 322).
316 VIL E.-Ô6. SINZIG
A g., Plittersdorf , station pour Godesber^ (p. 317) , village à 20 min. au S.-O.
A dr., O&ercasseZ (Ch.; p. 322). A l'arrière-plan , Bamersdorf, ancienne commanderie de l'Ordre Teutonique, adossée à un bois de haute futaie. Sa chapelle a été démolie et rebâtie au cimetière de Bonn (p. 331).
A g., Bonn (B. et Ch. ; p. 327).
56. De Coblentz à Cologne, par le chemin de fer de la rive gauche.
Voir la carte p. 298.
91 kil. Chemin de fer de l'Etat (Prusse), trajet en 2 h. à 2 h. 3/4, pour 7 Ji., 5 c4i 30 et 3 c4i 50. — Ligne de la rive droite, R. 57.
Avec des billets d^aller et retour.^ ou peut aller ou revenir par Tune ou l'autre rn'e, et même faire le trajet partie d'un eôte' du fleuve, partie de l'autre côté. Les stations correspondantes dans ce cas sont: Coblentz et Ehrenbreitstein (passage du pont du chemin de fer: 50, 30 ou 20 pf.) ; Neuwied rive g. et Neuwied rive dr. ; Andernach et Leutesdorf ; Niederbreisig et Hœnningen; Sinzig et Linz ; Remagen et Unkel ; Rolandseck et Honnef; Mehlem et Kœnîgswinter ; Godesberg et Obercassel; Bonn et Béuel.
Les places à dr. sont les seules qui permettent de voir le Rhin. B. entre parenthèse à la suite d'un nom de lieu signifie qu'il y a aussi une station de bateau à vapeur. Voir cependant l'introduction, III.
Coblentz., v. p. 244. Le train franchit la Moselle sur le pont à treillis mentionné p. 246 et passe au pied des hauteurs fortifiées du Petersberg. A g., la pyramide du tombeau de Marceau (p. 246). Puis on parcourt, à quelque distance du Rhin, la grande et fertile plaine qui commence en amont de Coblentz et s'étend jusqu'à Andernach. — 9 kil. TJrmitz , où il y a des dépôts considérables de grès d'Engers (p. 300).
13 kil. 'Sexxwi&à.-'Weissentliurm (B.; p. 300). La gare est à 8 min. du Rhin ; un bac à vapeur et un pont volant relient la rive g. à la ville, située sur la droite.
On traverse ensuite la Nette. A g., le grand hospice d'aliénés de St- Thomas (p. 302).
17 kil. Andernach (B.; p. 301). La gare est à quelques min. au S.-E. La voie contourne la ville et se rapproche du fleuve. Belles vues en amont et en aval (v. p. 302).
24 kil. Brohl (B. ; p. 302), à l'entrée de la vallée du même nom (R. 53). En face, l'église de Rheinbrohl. Plus loin, on passe au pied de la hauteur que couronne le château de Rheineck. Sur la rive dr., celui d'Arenfels. — 27 kil. Nieder- Breisig (R.] i^.303).
Le chemin de fer coupe à travers la grande courbe que le Rhin fait de Nieder-Breisig à Remagen.
33 kil. Sinzig (hôt. : Deutsches Haus), petite ville très ancienne, de 2580 hab., encore en partie murée. Elle est située à V2 ^' du Rhin, à l'entrée de la vallée de l'Ahr (R. 54). C'est probablement le Sentiacum des Romains. Il y avait une résidence des rois francs,