VIL R. 56. BRUHL
Statz. Il y a un établissement hydrotherapique. La source minérale alcalino-saline à l'entrée de la petite vallée de Gudenau était déjà connue des Romains.
AuN. de Godesberg, à 10 min. de la station, sur une éminence Isolée de 75 m. de hauteur, les ruines de Godesberg (122 m. d'altit.), avec une tour de 30 m. de haut. De sa plate-forme, où conduisent 150 marches , on a une vue étendue sur les montagnes et la plaine fertile qui l'environne. L'enceinte du château renferme le cimetière du village. Les ruines sont la propriété de l'impératrice.
Il y a eu, dit-on, au pied de cette e'minence , une colonie romaine, et au sommet une forteresse fonde'e par l'empereur Julien , en 360, puis un temple de Jupiter et une e'glise. Le château de Godesberg a été construit au xiii^ s. et renforcé encore au siècle suivant par les archevêques de Cologne, surtout dans le but de se défendre dans leurs démêlés avec les bourgeois de Cologne, qui s'avancèrent à plusieurs reprises jusqu'à Bonn. En 1583, il fut défendu par le comte Adolphe de Neuenahr, le dernier de sa race, pour l'électeur Guebhart, truehsess de Waldbourg, excommunié et chassé de Télectorat pour avoir embrassé le protestantisme. Les Bavarois s'en emparèrent et le firent sauter.
Dès que le chemin de fer a traversé la route de Coblentz à Bonn, on voit s'élever à dr. la Haute- Croix (Hochkreuz), pyramide go th. de 10 m. de haut, à trois étages, érigée de 1332 à 1349, en expiation, à ce qu'il paraît, de la mort d'un chevalier tué en duel.
A g., sur une hauteur, le château de Rosenbourg ; plus loin, le Kreuzberg (p. 331); puis, à dr., la ville de Bonn, dominée surtout par son nouveau temple protestant et la haute tour de sa cathédrale.
58 kil. Bonn (B.; p. 327). Bac pour Obercassel, v. p. 322. Embranchement sur EuskircheU; v. p. 292.
64 kil. Roisdorf, où il y a une source d'eau minérale gazeuse. A l'O., un peu à l'écart du chemin de fer, une chaîne de collines basses et en partie boisées, dites le Vorgebirge , contre lesquelles sont adossées de nombreuses localités: on aperçoit sur les coteaux les dernières vignes du Rhin. — 70 kil. Sechtem.
75 kil. Briihl (hôt. : Pavillon; Belvédère ; Barion), petite ville de 4030 hab. , avant laquelle on traverse la parc royal. La gare est en face du château de Brûhl, construit par l'électeur de Cologne Clément- Auguste, en 1728. Sous la domination française, il a appartenu pendant plusieurs années au maréchal Davoust. Frédéric -Guillaume IV l'a fait restaurer en 1842, et la famille royale y est venue souvent depuis. On peut le visiter. Les salles en sont décorées dans le style rococo et renferment des portraits d'électeurs et d'autres grands personnages de la contrée. Le jardin et le parc sont toujours ouverts et une promenade favorite des habitants de Cologne, Près de la gare se trouve un établissement hydrotherapique. — Une ligne d'intérêt local relie Briihl à la gare de St-Pantaléon, au S. de Cologne (p. 335),
80 kil. Kalscheuren, où aboutit la ligne de Trêves à Cologne (R. 50). Bientôt se présente aux regards l'immense amas de mai-
VALLENDAR. VIL R. 56. 319
sons de Cologne. Le chemin de fer traverse les nouvelles fortificalions et contourne la ville, que dominent ses églises et surtout son imposante cathédrale.
91 kil. Cologne (p. 335).
57. D'Ehrenbreitstein (Coblentz) à Obercassel (Bonn) et à Troisdorf (Deutz, Dtisseldorf), par la rive droite.
Voir la carte p. 298.
58 et 98 kil. Chemin de fer de l'Etat (Prusse). D'Ehrenbreitstein à Obercassel et de là par le bae à vapeur à Bonn , en 1 h. i/g à 2 h., pour 5 Ji.^ 3 c4l. 80 et 2 Jl. 45. D'Ehrenbreitstein à Deutz, en 3li. env., pour 7 cU. 30, 5 c4C. 45 et 3 oU. 65.
On peut aussi partir de la gare de Coblentz, mais le trajet par le pont, y compris le temps d'arrêt, dure généralement V2 ^-y 6t en outre la gare d'Ehrenbreitstein est plus rapprochée de la plupart des hôtels que celle de Coblentz. Voir aussi p. 31(3.
La gare à' Ehrenhreitsfein (pi. 39, E 1-2; p. 244) est située au pied des hauteurs escarpées que couronne la forteresse. Bientôt après le départ on a un beau coup d'oeil à g., en arrière, sur Coblentz et l'embouchure de la Moselle. Le chemin de fer passe au pied de la montagne et tout près du Rhin.
5 kil. Vallendar (hôt. : Zum Anker , Albert) , ville industrielle de 3806 hab., située sur un petit bras du Rhin, vis-à-vis de l'île de Niederwerth (p. 299). On y voit des dépôts considérables de poterie de Hœhr (v. ci-dessous). Sur la hauteur au-dessus de la ville, sa belle e'glise^ construite en 1839 par Lassaulx, dans le style roman, avec une tour du xv^ s. Elle a un vitrail moderne d'après Hess, la Vierge sur un trône. — De la hauteur de Weitersbourg, V4h. auN. de la ville, belle vue sur le Rhin avec ses îles et sur la magnifique vallée de Coblentz à Andernach. A mi-côte , la villa d'été du Casino de Yallendar, où l'on n'est admis que sur présentation.
8 kil. Bendorf (hôt. : îVassaMJsc/ie?- Ho/), petite ville de 4500 hab., à plus de 15 min. à l'E., au milieu d'une forêt d'arbres fruitiers, avec une église romane intéressante et plusieurs maisons de santé. On traverse plus loin le Saynhach. A dr., les hauts-fourneaux de Krupp et des frères Lossen.
11 kil. Engers (B.; v. p. 300), où s'embranche la ligne d'Altenkirchen et Limbourg.
D'Engers 1 Hachexbourg : 76 kil., chemin de fer, en 4 h. 1/41 pour 4 Ji. 60 et 3 c4C. 10. — Cette ligne traverse le Saynbach et en remonte la rive g.
3 kil. Sayn (hôt. : Zum Friedrichsberg) , bourg de 1500 hab., avec une grande fonderie appartenant à M. Krupp, d'Essen, et un château avec un parc, au prince de Sayn-Wittgenstein-Sayn , dominé par les ruines du vieux château du même nom. — Le -château de Sayn, visible moyennant 50 pf. d'entrée pour une bonne œuvre, ordinairement les dim. et jeudi de ih. à5h., a été reconstruit en grande pai-tie de 1848 à 1850. Il possède un certain nombre de bons tableaux et de bonnes sculptures modernes. On y voit aussi la statue du tombeau d'un comte Henri de Sayn, fondateur de l'abbaye de Sayn, située dans le voisinage. La chapelle,
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avec une crypte, renferme un crucifix en ivoire attribué à Jean de Bologne et des vitraux peints à Munich. Un -parc charmant s'étend sur les flancs de la colline isolée que couronnent les ruines considérables du vieux château de Sayn, berceau de la puissante famille des comtes de ce nom. Sur le versant du mamelon, les ruines des châteaux de Stein et de Reifenherg. — A 3/4 d'h. au N.-O. de Sayn, Heimbach, et près de là l'anc. abbaye de kommersdorf, qui a un cloître et une salle capitulaire remarquables, construits vers 1200 : elle est la propriété du duc d'Aremberg.
Ensuite un tunnel, après lequel on voit à g., en arrière, Sayn, son château et ses ruines. Beaucoup de viaducs et plusieurs tunnels, dans le Bexthal, .lolie vallée qu'on remonte. A g. avant Grenzau, sur une colline isolée, les ruines de VIsenboîirg, berceau des comtes de ce nom.
12 kil. Grenzau. Enibranch. de 3 kil. sur Hœhr - Grrenzhausen (hôt. Miillenhach, à Hœhr), deux localités renommées pour leurs poteries et leurs faïences. Il y a même à Hœhr une école céramique de l'Etat. On peut revenir au Rhin à pied par la grande route, en 1 h. 1/4 jusqu'à Vallendar (p. 319).
17 kil. Ramsbach, localité de 1300 hab., avec une fabrique de pierres à aiguiser, qui tire ses matières premières de la Grèce et de la Turquie d'Asie. — Puis une rampe considérable. — 22 kil. SiershahUy où aboutit l'embranchement de Limbourg mentionné p. 258.
28 kil. Selters. On quitte la vallée du Saynbach et tourne dans celle du Holzhach. — 31 kil. Marieur achdorf. — 35 kil. Dierdorf., où il y a un château et un parc du prince de Wied. — 40 kil. Raubach, avec la grande papeterie de Hedwigsthal. — 43 kil. Puderhach. — 50 kil. Seifen. — 57 kil. Neitersen.
61 kil. Altenkirchen (hôt.: LuyJcen; Weissgerber, nouveau), bourg industriel de 1500 hab., sur la Wied, connu par la victoire des Français, commandés par Kléber, sur les Autrichiens, conduits par le prince Ferdinand de Wurtemberg , le 4 juin 1796. — 68 kil. Ingelbach. — 72 kil. Hattert.
76 kil. Hachenbourg (hôt. Zur Kroiie, recommandé), où il y a un château des princes de Sayn, du xii^ s. , restauré au xvii ^. A 3 kil. au N.-O., l'anc. couvent cistercien de Marienstatt, avec une église goth. remarquable, dont le bas côté N. renferme le tombeau de Gérard II, comte de Savn (m. 1493).
Le chemin de fer s'éloigne du Rhin pour un instant au delà d'Engers et traverse la plaine.
14 kil. Neuwied (B.; p. 300). La ville est à quelques minutes à rO. On passe devant le parc du château, traverse la Wied et longe le Rhin. Beau coup d'oeil en arrière. Sur la rive g., la vieille ville pittoresque d'Andernach. La vallée du Rhin se rétrécit.
20 kil. Leutesdorf (p. 302). En face, le petit village de Brohl, à l'entrée de la vallée du même nom , et le château de Rheineck. Le train court au pied des ruines du château de Hammerstein, en passant devant Ober-Hammerstein, Nieder-Hammerstein et Rheinhrohl.
29 kil. Hœiiningen(p.303). Sur la riveg. estNieder-Breisig. On passe ensuite devant Ariendorf, le château d'Arenfels et Leubsdorf.
36 kil. Linz (B.; p. 303), situé juste en face de l'embouchure de l'Ahr. Au-dessus de cette embouchure, mais loin du Rhin, Sinzig, avec sa belle église. Plus bas, Remagen et la jolie église St-Apollinaire. On passe derrière le bourg d'Erpel.
43 kil. TJnkel (B.; p. 313) , où l'on arrive dans la plaine luxuriante, large de 4 à 5 kil., qui s'étend au S.-O. des Sept-Montagnes jusqu'au Rhin. A dr., Rheinbreitbach (p. 313). Puis on découvre
à Obercassel HONNEF. VIL E. 57. 321
la chaîne des Sept-Montagnes. Sur la rive g., Oberwinter, Rolandseck et le Rolandsbogen. Dans le Rhin, les îles de Grafenwerth et de Nonnenwerth.
47kil. Honnef. — hôtels -. *Klein, avec jardin et vue; JI. de Berghes, recommande'; Zum Siebengebirge, bon, fréquenté par les voyageurs de commerce; ff. de Pens. Weinstock, H.-Rest. 5rez<er. — Pensions : *Schotten, avec un grand et beau jardin (6 c#.) ; Kercher, aussi avec un grand jardin (5 à 6 Ji.); Dilges (5 c/1L), G. Krahe (5 Jl.), Stang {i e4C. 50 à 5 c/fi.}; Buchhender (4 =^.), Chillingworth (3 dC. 50 à 4 dC).
IlESTAUEA^•T : Rheiïigold, sur le versant du Reiehenberg (vue).
Bains et école de natation, près de la gare.
Voitures: de la gare à Honnef, pour 1 ou 2 pers., à 1 cbev., 60 pf. ; à 2 cbev., 80 pf. ; chaque pers. en plus, 25 pf. ; au bac de Rolandseck^ 1 di 25 et 1 c4('. 75; à Kœnigswinter^ 1 c4C. 50 et 1 Ji., 2 di. 50 et 3 di. aller et retour; au Margarethenfiof^ 4 di. 50 et 6 dL ; au Lœivenburger Hof^ 6 dC. 50 et 9 c^i, 9 et 12 di aller et retour; pour I/2 journée, 7 et 12 dC. ; une journée, 12 et 20 di.
Barques, pour Eolandseck ou pour Kœnigswinter, 2 di
Honnef, ^4 d'h. à dr. de la station, est une localité de 4541 hab., très étendue et entourée de coteaux couverts de vignes et de vergers. C'est un endroit charmant, protégé contre les vents rudes du N. et de l'E. par la chaîne des Sept-Montagnes. Honnef s'est beaucoup agrandi dans les derniers temps, comme Rheinbreitbach et Rhœndorf. L'air doux qu'on y respire, les charmes du paysage, le calme de la campagne , y attirent beaucoiip d'étrangers en été, notamment des contrées situées sur le cours inférieur du Rhin, des Hollandais, qui y séjournent plus ou moins longtemps. On a construit ici et dans les localités voisines, Sellhof, Beuel, Bondorf et Rommersdorf, quantité de maisons de campagne élégantes, dont quelques-unes se louent.
Belles promenades à VAnnathal^ à V Augusthœhe , à la MooshiiUe et au Rheingold (v. ci-dessus).
Une des plus jolies excursions aux environs de Honnef est la suivante, qui demande 2 h.: par le ZicUenbourg (maison de paysans) à Menzenberg , où se récolte un des meilleurs vins rouges des environs; passer à la grande ferme dite Hager -Hof^ belle propriété de M. Weyermann, d'Elberfeld, et par le sentier à Rbeinbreitbacb (p. 313), pour revenir par la route à Honnef. — Autres excursions : par Menzenberg au Hager-Kœppelchen (i/2h.; belle vue); par \q HeidenJcamm slu Haanenbourg (3/4 d'h.); au sommet du Leiberg (348 m.), colline basaltique isolée qui offre de beaux points de vue et où l'on monte en 1 h. de l'extrémité S. de Honnef (poteau), etc.
De Honnef aux ruines de Lœwenbourg, Ih.i/s; ^- P- 326.
49 kil. Ehœndorf (hôt. : Drachenfels; Wolkenburg , tenu par Broel), également un séjour d'été. — De Rhœndorf au Lœwenbourg, 1 h. 1/4, V. p. 326; au Drachenfels ^ 40 min., par un sentier passant à la Kanzel et qu'indique un poteau sur la route de voitures du Lœwenbourg (p. 326) ; aux premières maisons de Kœnigswinter, 20 min.
Le chemin de fer contourne ensuite le Drachenfels, en passant tout près du fleuve.
53 kil. Kœnigswinter (B.; p. 315), point de départ pour une excursion dans les Sept-Montagnes (R. 58). La gare est située à Bœdeker, le Rhin, 13e édit. 21