DRACHENFELS. VIL R
Les Piétons doivent compter, de Kœnigswinter au Drachenfels^ 45 min. ; de là au Grand-Œlberg, 1 h. S/^^ puis k Beisterbach, 1 h. I/4; a, Kœnigswinter^ 45min., ou à Nieder -Dollendorf^ 30 min.; — de Honnef au Lœioenhourg^ 1 h. 3/4; au Grand -Œlberg ^ 1 li. I/4, etc. : on monte alors au Draehenfels de Kœnigswinter. De Nieder- Dollendorf , on suit le premier itine'raire en sens inverse.
Les *Sept -Montagnes ou le Siehengebirge, extrémité N.-O. du Westerwald, s'étendent à l'E. du Rliin, sur une largeur d'une lieue tout au plus, et comprennent du N. au S. un espace d'environ 3 lieues. C'est un groupe de plateaux, de sommets coniques et de longues croupes légèrement arrondies et couvertes de bois. Toutes ces montagnes ont un caractère volcanique et se composent en partie de trachyte (Draehenfels , Wolkenboiirg , Lohrberg) , en partie de basalte, plus récent que le tracbyte (Grand -Œlberg, Nonnenstromberg, Petersberg). Le Lœwenbourg seul se compose de dolérite. C'est seulement près de Cologne que les sept élévations qui ont donné son nom à la chaîne de montagnes, se présentent alignées aux yeux. Dès avant Bonn, le Nonnenstromberg masque le Lœwenbourg. Il y a cependant encore d'autres sommets, savoir: le Hemmerich (trachyte), de forme conique, qui surgit au S. des montagnes inférieures, \q Rosenau, le Stenzelberg, qui touchent à l'E. au Nonnenstromberg, etc. De toutes ces hauteurs, le Draehenfels présente la vue la plus pittoresque, le Grand-Œlberg la plus étendue.
De Kœnigswinter au Drachenfels, — On trouve des voitures à la gare (p. 317). Le beau chemin neuf des voitures, qui se confond quelque temps avec celui du Margarethenhof, traverse le chemin de fer, tourne ensuite à dr., passe devant leHirschberg (p. 327; un peu plus loin à g., la nouvelle route de voitures du Grand- Œlberg; V. p. 325), et monte en tournant à la terrasse du Drachenfels. — Les piétons tournent immédiatement à g. en quittant le perron de la gare (poteau) , suivent la direction du chemin de fer et traversent la route des voitures, pour atteindre au bout de 5 min., non loin du tribunal de Kœnigswinter, le chemin qui vient du Rhin et la station de la ligne du Drachenfels (v. ci- dessous). — On peut aussi recommander les chemins passant sur le Saurenberg ou par la jolie vallée dite Nachtigallenthal (vallée des Rossignols), qui se détaclient à la première courbe de la route de voitures du Drachenfels mentionnée ci-dessus, env. deux cents pas au delà du chemin de fer. Celui de la vallée est à g. et traverse un pont au bout de 5 min. Les deux chemins se rejoignent dans le haut, au Kuckstein.
En venant du Rhin , on traverse la ville en biais de la façon indiquée p. 317, puis le chemin de fer, et on arrive presque aussitôt au pied de la montagne, où se trouvent la gare du chemin de fer à crémaillère (en face, l'hôt. Zum Drachenfels) et une station d'ânes et de chevaux de selle. Les piétons suivent l'ancien chemin des cavaliers, qui gravit le rocher du côté du Rhin, en partie sous bois, jusqu'à la terrasse (3/4 d'h. ; v. ci-dessous). Il y a le long du chemin
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plusieurs jardins-restaurants : à 10 min., à dr., Zur Schœnen Aussi cht ; à g., Zur Drachenburg] un peu plus loin, Zum KucTcstein (189 m.), endroit dans le voisinage duquel aboutissent, au-dessous, le chemin passant par le Saurenberg; au-dessus, celui du Nachtigallenthal, recommandable pour le retour. Le chemin longe ensuite quelque temps le remblai de la voie ferrée et passe auDrachenbourg, magnifique château du baron de Sarter, construit en 1883 par Tiishaus et d'Abbema. Il est du style goth., à deux tours et la pins grande partie en grès rouge. L'intérieur est décoré de peintures murales par Jos. Flilggen, Keller , Heini, Unger, Kirchbach et Schneider ^ et il a des vitraux peints, etc. De là, on monte sous bois, du côté du Rhin, à la terrasse du Drachenfels , à ^/4 d'h. de Ivœnigswinter.
Le CHEMIN DE FEB A CRÉMAILLÈRE (piix , V. p. 322) , dan S le genre de ceux du Rigi, est la voie la plus commode pour monter au JDrachenfels. Il monte à peu près directement et aboutit au même endroit que la route de voitures venant du chemin de fer Rhénan. Il a 1520 m. de long et monte de 225 m., sa plus forte rampe atteignant 20%. Il y a à peu près à mi-chemin un viaduc d'où l'on a un beau coup d'oeil sur le château de Drachenbourg.
La terrasse est un rocher en saillie à 30 m. au-dessous du sommet du Drachenfels, dont la surface a été nivelée et où se trouve un bon hôtel (ch., 2o/^ à 2 o/l. 50; déj., 1 o/((; dîn., 3 à 4 c//!; pens. ; poste et télégr.), La, pyramide qu'on y voit déjà de loin, à l'O., est un monument en mémoire des événements de 1813, 1814 et 1815. A l'E., au-dessous de l'hôtel, débouche le chemin des voitures.
Le château de *Drachenfels (325 m.), où l'on arrive en quelques minutes de la terrasse, fut construit au commencement du xii*^ s. par Arnold I^^, archevêque de Cologne, qui le donna en fief au couvent de St-Cassius, à Bonn. Les burgraves de Drachenfels furent plus tard investis de ce flef. L'un d'eux, Henri (m. 1348), passa en 1306 un contrat avec le chapitre de la cathédrale de Cologne relativement à la carrière du Drachenfels, dont les pierres devaient servir à la construction de l'église. Cette carrière s'appelle encore aujourd'hui le Dombruch ou Domkaul. Le château fut occupé par les Suédois pendant la guerre de Trente- Ans, et le duc Ferdinand de Bavière, électeur de Cologne, le prit après un long siège et le fit détruire. Le nom de la montagne, «rocher du Dragon», vient d'un dragon qu'y aurait tué Siegfried, le héros des Nibelungs. Il s'y rattache aussi une légende chrétienne, d'après laquelle le dragon aurait péri à la vue de la croix que lui tendit une martyre, Ste Marguerite, au moment où les païens la livraient à ce monstre.
La *vue est une des plus belles du Rhin. L'œil embrasse : à l'E., une partie des Sept-Montagues ; au S.-E., les cimes de basalte derrière Honnef, entre autres le Breiberg, le Mittelberg, le Bruderkunzberg, le Leiberg (p. 321), le Rehkopfchen, le Minderberg (p. 304), le Hemmericli (p. 323). qui s'abaissent en formant des collines à pentes douces jusqu'à la plaine
Montagnes. GRAND - ŒLBERG. VIL R. 58. 325
du Rhin; sur la rive dr., Rliœnàorf, Honnef, Rheinbreitbaeli, Unkel et Erpel; sur la rive g., Remagen et le mont St-Apollinaire avec son église goth. ; à l'arrière-plan , les cimes volcaniques de l'Eifel, avec les ruines d'Olbriiek (p. 307) et de Tomberg; plus près, Obervvinter, les îles de Grafenwertli et de IS^onnenwerth, les ruines de Rolandseck; tout à fait en face, Melilem, avec son église neuve; plus au N.-O., Godesberg, le Kreuzberg, Bonn et Cologne dans le lointain.
Du Drachenfels au Grand- Œlberg, 1 h. 3/^. Il y a une route de voitures, offrant de beaux points de vue et recommandable aussi aux piétons. Elle se détache de celle du Drachenfels à env. 1 kil. ^/o de cet endroit, sur la croupe entre le "VVolkenbourg et le Hirschber^ (181 m; p. 327), et elle monte en serpentant le long du Schallerherg, du Geisherg et du Lohrherg jusqu'au Margao'ethenhof (v. ci-dessous). L'ancien sentier passant par le Wolkenbourg, qu'indique une borne à la deuxième courbe de la route de voitures, est fermé à cause des carrières. Le sommet appelé Wolkenbourg (328 m.), était aussi jadis couronné par un château fort, qui a fait place aux carrières de trachyte qu'on exploite à cet endroit depuis des siècles.
Le Margarethenhof (334 m.) est une bonne auberge dans le haut de la route de Kœnigswinter à Ittenbach , au pied du dernier cône du Grand-Œlberg. Sur la croix près de là, un bas-relief représentant Ste Marguerite et le dragon (p. 324).
En suivant la route mentionnée ci -dessus, on arrive en 1 h. I/2 ^ Kœnigswinter (2 b. en montant) , par la vallée du Miitelbach. A micbemin environ se détacbent à g. de cette route deux chemins conduisant aux carrières de V Ofenkaulen-Berg^ d'où l'on extrait de la pierre à fours, espèce de tracbyte congloméré.
Une borne immédiatement au delà du Margarethenhof, entre les deux routes de voitures, indique un sentier menant au sommet du Grand-Œlberg ; il suit quelque temps le chemin des carrières de basalte (v. ci-dessous) et prend ensuite à g. Il faut V2 ^' pour arriver au sommet.
Le *Grand-(Elberg' (464 m. ; modeste restaur.) est une cime basaltique où perce le trachyte. La vue qu'on y découvre est la plus étendue de la contrée ; elle est aussi très pittoresque au premier plan et elle diffère sous bien des rapports de celle du Drachenfels. Toute la chaîne boisée des Sept-Montagnes s'étend devant les yeux comme une carte; le Rhin brille entre les montagnes et l'œil peut suivre son cours jusqu'à Cologne. L'horizon est borné au S. par le Taunus et au N.-E. par les hauteurs de l'ancien duché de Berg. — Les carrières de basalte à l'E. du Grand-Œlberg sont actuellement les plus importantes des Sept Montagnes, et elles sont intéressantes par la différence de position de leurs colonnes, qui atteignent jusqu'à 30 m. de hauteur.
A quelques minutes au-dessous du sommet, un indicateur sur le bord du sentier par où l'on est venu montre la direction de Kœnigswinter et Heisterbach. Au bout de 10 min. dans cette direction, on rejoint le grand chemin de Heisterbach, d'où se
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détachent plus loin des sentiers menant, celui de g. à Kœnigswinter et au Petersberg, celui de dr. aussi à Heisterbacli. A g,, le Rosenau (324 m.) et le Nonnenstromberg (337 m.)- A dr. , le Stenzelberg (288 m.), où il y a d'importantes carrières de trachyte.
On arrive en 50 min. du Grand -Œlberg à l'ancienne abbaye de *Heisterbacli (145 m.), de l'ordre deCîteaux, située au fond d'une belle vallée silencieuse, nommée Heisterbacher-Mantel. La porte par laquelle on entre dans son avenue d'arbres fruitiers est encore décorée des armes de l'abbaye, un jeune cbêne (Heister) et un ruisseau (Bach). Comme gardiens, à dr. et à g., St Benoît et St Bernard. De la magnifique église, construite de 1202 à 1233 , dans le style de transition , il ne reste plus que la clôture du chœur, qui a deux rangées superposées d'élégantes colonnes de basalte, celle du haut avec des cintres surélevés, celle du bas restaurée dans le style ogival. C'est bien une des ruines les plus pittoresques que l'on puisse voir. Les bâtiments ont été vendus en 1806 et démolis en grande partie. Tout le domaine du couvent est la propriété du comte de Lippe , d'Obercassel. Il y a une auberge (jardin).
La route qui passe à Heisterbach aboutit à DoUendorf, station de chemin de fer (p. 322), qu'on atteint facilement en ^/g h.
De Heisterbach à Kœnigswinter , 40 min. On prend le chemin battu à g. en sortant de la cour de l'abbaye, puis on longe les versants N. et 0. du Petersberg (334 m.; chapelle, belle vue et bonne auberge). On passe généralement par des bois et des vignes. — Dans le sens opposé , on suit la route de voitures du Drachenfels jusqu'à 40 pas au delà du passage du chemin de fer, où il y a un poteau indiquant la direction de Heisterbach. — On remarquera le chemin de fer funiculaire qui transporte jusqu'à la route, près de DoUendorf, à 1200 m. de distance, les pierres de la carrière de basalte sur le versant N.-E. du Petersberg.
Cette excursion fait voir les plus belles parties des Sept-Montagnes. Cependant le Lœwenbourg mérite aussi une visite, et le Stenzelberg est très intéressant pour les géologues.
Le LcEWENBOuRG 86 visitc ordinairement de Honnef ou de Rhœndorf. — De Honnef, il y a une route de voitures qui y conduit en 2 h., par la vallée boisée dite Schmelzer-Thal ou Asbacher- Thal. — Pour les piétons, le chemin le plus court (Ih. 1/4) passe par Rommersdorf et longe le ruisseau. Au second banc, on prend à dr., ou bien l'on continue à g., en passant sous le Breiberg (v. ci- dessous), ce qui est un peu plus long. Il y a partout des poteaux.
De Rhœndorf (p. 321 ; halte du chemin de fer), il y a une large loute cavalière conduisant en 1 h. V4 au Lœwenburger-Hof. Elle monte dans une étroite vallée que bordent au N. les hauteurs du Wolkenbourg, du Pulverhahn, du Schallenberg (307 m.) et du
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Montagnes. LŒWENBOURG. VIL R. 58. 327
Grand-Geisberg (329 m.), au S. la large croupe duBreiberg {3i8m.). Un poteau à dr. Indique le chemin de cette hauteur, où l'on a une belle vue et où se trouvent une table de pierre et des bancs. — Le Lœwenburger - Hof (360 m.) est une maison forestière avec un jardin restaurant très fréquenté, d'où l'on a encore 15 à 20 min. de montée assez raide jusqu'au sommet.
Le *Lœwenbourg (459 m.) est une cime boisée composée de dolérite. Il y avait des ruines, qu'on a dû démolir en grande partie en 1881 et qu'on a remplacées par une pyramide en pierre de 5 m. de haut. Plantations d'agrément. Vue magnifique.
Du Lœwenburger-Hof, un grand chemin, qui est la continuation de celui de Honnef , conduit dans la direction du N., sur le versant oriental du Lohrberg (440 m.) , et aboutit à 35 min. de là au Margarethenhof, comme il est dit p. 325. Un poteau à g., à 10 min. du Lœwenburger-Hof, indique le chemin pour monter au sommet du Lohrberg, qui demande 10 min. Il y a une tour-belvédère.
Le Hirschberg (255 m.), où il y a également une tour, offre un beau coup d'œil sur le bassin compris entre les Sept -Montagnes et dans la direction du Rhin. Le sentier qui y mène se détache de la route entre le Hirschberg et le Wolkenbourg , à env, deux cents pas en deçà de celles du Grand-Œlberg et du Drachenfels. Il faut V4 d'h. pour arriver au sommet.