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De Gladbach à Essen, par Crefeld et Ruhrort

Voir la carte p. 376.

67 kil. Chemin de fer de l'Etat (Prusse), trajet eu 2 li. i/o, pour 5 oU. 40, 4 c^. 10 et 2 c4i 70.

Gladbach, v. ci-dessus. — 5 kil. Helenahrunn.

8 kil.o. Viersen(hôt.: Hilgers; DaTi^/iawsew), ville de 22234hah., fabriquant beaucoup de soierie ordinaire et de rubans de velours, €t qui a aussi une grande filature de lin.

A cet endroit, la ligne se bifurque à g. sur Venlo, d'où partent les chemins de fer de Hollande qui conduisent à Rotterdam et à Mastricht; v. Belgique et Hollande., par Beedeker.

Un chemin de fer d'inte'rêt local, ayant sa propre gare, relie Viersen à Neersen- Neïiwerk et à la ligne de Eheydt à Keuss (v. ci-dessus).

De Yierseîî a Ceefeld et a Mœrs , chemin de fer avee de nomhreuses ramifications. — 2 kil. 5. Siichteln. Embranch. sur Crefeld, gare -dû ISTord (25 kil.), par Siichtelnvorst (bifurc. sur GrefratK)., Oedt, Schmaliroich, Kempen (p. 374), St-Htihert, Huis (v. ci-dessous) et Inrath. — La ligne pi'ineipale traverse le Vorst et passe encore à St-Tœnnis. — 17 kil. 5. Crefeld, gare du Sud. — 20 kil. Crefeld, gare du Xord (v. ci-dessous).

— Puis-ffwZs, Niep et Capellen. — 39 kil. Mœrs (hôt. : Geerkens; Kceniglicher Hof), vieille ville de 4504 hab., ane. capitale d'un comté puissant au TQoyen âge, e'ehu à la Prusse en 1702 et e'rigé en principauté en 1707. — Embranch. de 6 kil. sur Homberg (v. ei-dessous).

On croise plus loin le canal du Nord, commencé par Napoléon I^^ et resté inachevé. — 14 kil. Anrath.

23 kil. Crefeld. —Hôtels: *Herfs; *BeUz; Wilder Mann; Hilgert, également bons; Gompertz; Bongartz; Germania, à la gare, simple, mais convenable. — Restauraî>-ts : Enzler, etc. — Débits de vin : Zahîier, Kraker.

— LiErx DE divertissement: Stadthalle., avee salle de concert et jardin; TMergarten^ avee un pare où se donnent des concerts militaires.

Crefeld est une ville de 73 872 hab., qui n'en comptait encore que 10240 en 1830, le siège principal de la fabrication des soieries et du velours en Prusse, occupant jusqu'à 29 000 métiers. Ses produits, d'une valeur d'env. 77 millions de marcs par an , rivalisent avec ceux de Lyon sous le rapport de la finesse et de la solidité, et s'exportent pour les deux tiers surtout en Angleterre et en Amérique.

Crefeld est mentionné pour la première fois en 1166; elle fut érigée en ville en 1373 et elle échut aux princes d'Orange-Nassau en 1600, après l'extinction de la famille de comtes de Meurs, auxquels elle appartenait. Les princes y ouvrirent un asile aux réformés et aux mennonites chassés des duchés de Juliers et de Berg et fondèrent ainsi l'industrie de Crefeld. Cette ville passa ensuite à la Prusse en 1702, fut sous la domination française de 1794 à 1814 et a retourné depuis à la Prusse. Le 23 juin 1758, les' Français, sous le comte de Clermont , furent battus dans la

RUHRORT. VIIL R. 66. 371

plaine de Crefeld par le priuee Ferdinand de Brunswick, ge'ne'ral de Fre'de'rie le Grand.

La ville a l'aspect d'une riche cité moderne et n'offre rien, à part ses fabriques, qui mérite qu'on s'y arrête. On y a ouvert en 1883 une e'cole supérieure pour Vindustrie textile, qui compte maintenant plus de 250 élèves et possède une collection industrielle (Grewerbesammlun§), visible les dim., vend, et sam. de 10 h. à 1 h. M. A. Baur décore actuellement les salles de peintures murales relatives à l'industrie de la soie.

IL y a plusieurs églises neuves. A Vhôtel de ville, de bonnes fresques, la Bataille de la forêt de Teutberg; par P. Janssen de Dûsseldorf. Monument de 1870-71 par Walger, monuments de Corn, de Greiff , qui s'est distingué par des fondations de bienfaisance très importantes, et de C. Wilhelm, l'auteur de la «Wacht am Rhein.» Les collections industrielles du Museumverein méritent une visite; il y a aussi une exposition permanente de peinture.

De Crefeld à Cologne et à Clèves^ v. p. 374; à Viersen et à 2fœrs, p. 370. Il en part encore d'autres lignes sans intérêt pour le simple touriste.

30kil.Uerdmgeii {'^hôt. Kellner), ville industrielle de 3900 bab., sur le Rhin, avec d'importantes fabriques de liqueurs. Embranchements sur Crefeld et sur Essen par Oppum (p. 374), etc. — 36kil. 5. Trompet.

42 kil. Homherg. Embranch. sur Mœrs (p. 370). Ici les voyageurs sont transportés par un bac à vapeur sur le Rhin, en 8 min. à Ruhrort, à la gare du Cologne -Minden ou à celle du Bergisch- Mœrkisch.

43 kil. 5. Euhrort (hôt. : '^Clevischer Hof; Preussischer Hof ; Rheinischer Hof) , ville de9840hab., â l'embouchure de la. Ruhr dans le Rhin , une des places de commerce les plus importantes sur le cours inférieur du Rhin et le principal entrepôt des charbons du bassin de la Ruhr. Cette rivière y forme un grand port. L'exportation du charbon y est de 30 millions de quintaux par an. Ruhrort possède une flottille de remorqueurs, qui, à l'aide de plus de 400 bateaux, parmi lesquels il y en a de très considérables, transportent la houille jusqu'à Strasbourg. Près de la moitié s'exporte en Hollande. Il y a aussi des chantiers de construction considérables. Une colonne de granit, érigée en 1847 près du port, rappelle le souvenir du baron Louis deVincke (m. 1844), gouverneur civil de la Westphalie et principal promoteur de la navigation sur la Ruhr. En face de la gare, les hauts - fourneaux et les fourS à puddler du Phénix.

47 kil. Meiderich, localité de 16 105 hab. , ayant des forges importantes. Le port de Ruhrort se trouve en très grande partie sur le territoire de Meiderich.

54 kil. 5. Mvlheim- $ur-la-Riihr {hot: Middendorf: Arens, avec brasserie), ville de 24464 hab., dans un joli site. Elle a deux stations: Millheim proprement dit et Millheim-Eppinghoven., à

372 yni. lî. 66. ESSEN.

1500m. de l'autre. Non loin de la première, les forges dites Friedrich-Wilhelms- Hutte. Un pont suspendu et le pont du chemin de fer de la rive droite du Rhin , qui a également une station à Mùlheim, conduisent sur la rive dr. de la Ruhr , où se trouve le vieux châteaux de Broich, autrefois à la famille de Hesse-Darmstadt et que la reine Louise de Prusse habita plusieurs fois dans sa jeunesse. Dans le voisinage, le jardin -brasserie Zum Stockfisch, d'où l'on a une belle vue. Broich est aussi desservi par la ligne de la rive dr. du Rhin et par celle du Berg et de la Marche.

Embraneli. de 14 kil. sur Keitwig^ ville industrielle de 4241 hab.

62 kil. Altendorf. Embranch. sur Osterfeld.

On aperçoit ensuite à g., près d'Essen, la fameuse fonderie de Krupp, avec ses nombreuses cheminées, dont l'une, semblable à un phare, a 69 m. de hauteur et 9 m. 50 de diamètre à la base: c'est celle d'un marteau à vapeur pesant 500 quintaux. Le nombre des ouvriers, dont beaucoup habitent ensemble dans des cités, est d'env. 10 000. Le public n'est pas admis à visiter la fonderie.

66 kil. Essen (hôt. : Rheinischer Hof, â la gare ; *Essener Hof ; *Berliner Hofj Hœlfgen; Deutscher Hof), vieille ville fondée à la fin du ix^ s. et libre jusqu'en 1802. Elle est le centre d'un bassin houiller très productif, et sa population, qui était de 10488hab. en 1854, atteignait en 1885 le chiiîre de 65 074. On voit partout les cheminées des machines à vapeur des mines de charbon. Le cercle d'Essen compte 46 mines, occupant env. 20000 ouvriers et qui ont fourni 6765 912 tonnes de houille en 1884. L'industrie du fer y est également très prospère.

La *cathedrale est la principale curiosité de cette ville. C'est une des plus anciennes églises d'Allemagne, remontant jusqu'au IX® s. Elle a deux chœurs, dont celui de l'O. avec une tour, du X® s., rappelle la rotonde de la cathédrale d'Aix-la-Chapelle. Sous le chœur de l'E. se trouve une crypte consacre'e en 1051. La nef, du style goth., a été reconstruite après un incendie, de 1265 à 1316. Le chœur est du xv® s., la sacristie de 1554. L'édifice a été restauré dans ces dernières années par l'architecte Zindel.

A l'intérieur, on remarque d'abord, dans le chœur de l'O., une colonne de marbre antique, qui portait au moyen âge une croix reliquaire. — Dans le bas côté N., à g. du choeur principal (E.), un beau tableau d'autel, par Barth. de Bruyn (1522). — Dans le transept, un reliquaire de St Alfred, du commencement du xv^ s. Les vitraux du chœur, l'orgue et la chaire, qui est ornée de sculptures, sont modernes. — Dans le chœur de l'E., un curieux candélabre à sept branches, en bronze, donné en 998 par l'abbesse Mechtilde, nièce d'Othon II et petite-fille d'Othon I^r. Le trésor (sacristain , Steelerstr. , 23j renferme quatre croix en or avec des pierreries, dont deux données en 974 par l'abbesse Alhaïde, fille d'Othon I^'', la troisième probablement par Mechtilde et la quatrième par l'abbesse Théophano (m. 1054), petite-fille d'Othon II; puis un évangéliaire avec couverture en or et en ivoire (1054), une riche épée de la fin de la période romane, etc.

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