‹ Les bords du Rhin de la frontière suisse a la frontière de HollandeChapitre 153 sur 155 · Schloss Jafferhof · texte numérisé non relu

Schloss Jafferhof

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DUSSELDORF. VIIL E. 69. 377

(pi. 24, C 3), grand local très fréquenté, avec un jardin et des salles de fête, où se donnent plusieurs concerts par semaine. '

Cafés: *(Té2sZeï-, Alleestr., 12, en face du théâtre ; Neuhaus, à TAnauasberg Cp- 380) , avec un restaurant.

Brasseries-restaurants: Ahmer , Holiestrasse , 32; Buscher, Oststr., 87; Schwiertz (Kaiser-Saal), Casernenstr. , 29; Hœrtel, Haroldstr., 18; — puis à VEiskellerherg (pl.B2; chez Bleyer) , très fréquenté pendant les soirées d'été (vue).

Voitures. Fiacres: la course, 1 ou 2 pers., 60 pf. ; chaque pers. en plus, 25 pf. — Tramways desservant la ville et les environs.

Poste (pi. 18), au. coin des rues Casernenstrasse et Haroldstrasse.

Télégraphe, Kœnigsallee, 29.

*Exposition permanente d'œuvres d'art, chez Ed. Schulte, Alleestr., 42. On n'y voit pas seulement les oeuvres nouvelles les plus remarquables des artistes de Dûsseldorf, la plupart à vendre, mais encore un certain nombre de bonnes œuvres des vingt ou trente dernières années , restées en possession de la maison et qui offrent un intérêt particulier. — A l'exposition permanente de Bismeyer & Kraus , Elberfelder-Str. , 5, outre des ouvrages de peintres de Dûsseldorf, on en voit encore d'artistes de Berlin et de Munich, de Français, de Belges et de Hollandais. Entrée, à l'une ou à l'autre de ces expositions, 50 pf.

Dûsseldorf, ville de 115 183 hab. et chef-lieu de la régence du même nom, à l'embouchure de la Diissel, sur la rive dr. du Rhin, se distingue, sauf dans la partie ancienne, par de jolies constructions. Comparée à ses voisines sur les bords du Rhin, c'est une ville relativement moderne, car elle ne s'est agrandie que dans les temps modernes, grâce à la faveur de ses princes, d'abord les ducs de Berg, qui y Axèrent leur résidence dès le commencement du XTi^ s. , puis , après l'extinction de la famille de Berg (1609), les princes de la maison palatine. Après la mort de l'électeur Jean-Guillaume (1716), ceux-ci transférèrent leur résidence à Mannheim, puis à Munich. Le duché appartint à la France de 1806 à 1813 et passa à la Prusse en 1815.

Bien que devenue dans ces derniers temps une ville industrielle et surtout une ville manufacturière très importante, Dûsseldorf est la première pour les arts sur les bords du Rhin.

L'Académie des beaux arts de Diisseldorf, fondée en 1767 par l'électeur Charles-Théodore et réorganisée en 1819, acquit une nouvelle impoi-tance sous Pierre Cornélius (p. 879), de 1821 à 1826, et surtout dans les dix années suivantes, sous son successeur, Guillaume Schadow (1789-1862), qui amena ses principaux élèves de Berlin: /. Hiibner, Hildebrandt , Lessing, Sohn et Bendemaan , auxquels se joignit le paj'sagiste J.-G. Schirmer. Plus tard, ce fut principalement l'école religieuse de Deger (p. 305) qui prospéra, avec André et Charles Millier., Ittenhach et Lauenstein pour ses principaux professeurs. Après la retraite de Schadow, l'Académie fut dirigée jusqu'en 1868 par Bendema7in, et elle a maintenant à sa tête le peintre d'histoire P. Janssen (né en 1844). André et Oswald Achenbach travaillent isolément, de même que Vautier.

Au milieu de la partie ancienne de la ville, qui est mal bâtie, se trouve le château (pi. 1, A3), ancienne résidence des électeurs, reconstruit en 1710, partiellement transformé dans le style de la renaissance en 1846 , et brûlé en très grande partie en 1872. Devant se trouve la bibliothèque , qui est assez considérable. Il y a dans la cour du château une statue en marbre de l'électeur Jean- Guillaume, né à Dûsseldorf (m. 1716). A l'O., du côté du Rhin,

378 YIII. R. 69. DUSSELDORF. Académie.

V école et le musée industriels, construits en 1882, dans le style de la renaissance française, par Westhofen. Entrée, 50 pf., libre le merci. ; fermé le lundi.

Sur la PLACE DU Marché (pi. A B 3) , Vhôtel de ville (pi. 20), bâti en 1567, dans les styles goth. et de la renaissance, et une statue équestre de l'électeur Jean-Guillaume (pi. 5) , plus grande que nature, en bronze, par Grupello. Selon l'inscription, ce monument aurait été érigé par la ville, en 1711 ; en réalité, c'est le prince lui-même qui se l'est élevé de son vivant. — Non loin de là, dans la Bolker-Strasse, la maison où naquit Henri Heine (1799-1856). — St-Maximilien, l'anc. église des Franciscains (pi. 15, A 3), a des fresques de Settegast, au maître autel, et de Molitor.

St- Lambert {St-Lambertikirche ; pi. 14, A 2) est une église du style ogival de la fin du xiv^s. et dont la tour est en partie du style roman. On y voit, derrière le maître autel, le tombeau en marbre de Guillaume IV et Jean-Guillaume III (m. 1609), les deux derniers ducs de Clèves et de Berg, et d'autres membres de leur famille ; il est de 1629. Il y a encore un devant d'autel peint sur fond d'or, représentant les patrons de l'église, par André Achenbach. On a découvert récemment et restauré une bonne fresque ancienne a côté de la sacristie: la Vierge avec des anges. A l'extérieur, au N., des sculptures du commencement du xvi^s., le Crucifîment, avec beaucoup de figures bien restaurées et refaites en partie par le sculpteur J. Kehl.

St- André (pi. 11, B 3) est l'anc. e'glise de la Cour et des Jésuites, achevée en 1629 et reliée à l'ancien collège, aujourd'hui l'hôtel du Gouvernement, Là reposent entre autres, dans une galerie spéciale du chœur, le comte palatin AVolfgang-Guillaume (m. 1653) et l'électeur Jean-Guillaume, mentionné ci-dessus. Les autels latéraux sont ornés de deux tableaux modernes: à g., une Vierge, par Deger ; à dr., un Christ à la colonne, par Hiibner. Dans la chapelle à dr. du chœur, un tableau (Pietà) de Schadow.

Au N. de la vieille ville est l'Académie (pi. 16a, B 2), construite en 1879 sur les plans de Riffart. C'est un bel édifice dans le style delà renaissance, dont la façade imposante, de 158 m. de long, avec de grandes fenêtres et des niches pour des statues, est tournée du côté du port. On y a réinstallé les ateliers d'artistes et les salles de cours qui étaient auparavant au château , une salle des plâtres et, dans la salle académique, dont la décoration n'est pas encore termine'e (fresques), les tableaux de la galerie de peinture des électeurs restés à Diisseldorf après 1805. Ce musée, qui comprend 141 numéros, est ouvert au public le dimanche de 11 h. à 1 h. et visible les autres jours moyennant 50 pf. On y remarque surtout: une *Assomption de i?w6ens; deux Vierges de Cima da Conegliano et de Bellini. Il y a en outre une grande collection de dessins de toutes les écoles (plus de 14 000 numéros), des gravures et une collection d'aquarelles de Ramboux.

Kunsthalle. DUSSELDORF. VIII. E. 69. 379

La partie 0. de la vieille ville est séparée des nouveaux quak- TiERS par la grande rue plantée d'arbres dite AUeestrasse, où se trouvent Vexposition permanente d'Ed. Schiilte (p. 377) , l'hôtel Breidenbach, etc.

A l'extrémité N. de l' AUeestrasse et à l'entrée du Hofgarten, le nouveau théâtre (pi. 23 , B 3) , bel édifice construit par Giese et inauguré en 1875. Le rideau est par Hartmann.

En face, sur la place Frédéric (Friedriclisplatz; pi. B 2-3) , la nouvelle Kunsthalle, construite également sur les plans de Giese, dans le style de la renaissance française, et ouverte en 1881. Elle sert à une exposition artistique permanente et elle contient le *muse'e de peinture de la ville, composé de tableaux modernes d'artistes de Dusseldorf. On y est admis tous les jours de 9 h. à 5 ou 6 h., moyennant 50 pf.

André Achenbach , paysages peints de 1843 à 1884. Osicald Acheniach, Enterrement à Palestrina. A. Baui\ Martyrs romains du temps des empereurs. C. Begas, Moïse exposé sur les eaux. Bewer, Décollation de St Jean-Baptiste. Guill. Camphausen^ Frédéric le Grand. Cornélius^ les Vierges folles et les vierges sages, une des premières œuvres et des rares tableaux à l'huile de ce maître, commencé en 1813 et autrefois la propriété de Thorvaldsen. /. P. Hasenclever ^ Dégustation du vin, dernier tableau de cet artiste. Ph. Hildebrandt, portrait de G-. \Yappers, peintre d'Anvers. /. Hiibner, portrait du prof. Keller. R. Jordan, le Premier né. L. Knaus, Joueurs de cartes. Ch. Eœhler, Agar et Ismaël, Ch.-F. Lessing, paysage avec une scène de la guerre de Trente -Ans. Th. Mintrop , Ste Famille. H.-Ch.-A. Mûcke, portrait. Ch. Ifiiller, l'Annonciation. /. Messen, portrait de J.-G. Scliirmer. /. Rœiing, portraits de Guill. Schadow et de Ch.-F. Lessing. Hub. Salentin^ Sermon au village. J.-G. Schirmet\ paysage d'Italie, paysage de Hollande; vingt -six paysages d'après la Bible. A. Schrœdter, Don Quichotte devant Dulcinée du Toboso. A. Seel, l'Eglise St-Mare à Venise. Ch.-F. Sohn, le Tasse et les deux Léonore. A. Tidemand. Prière des Haugians en Norvège.

Sur la place au N. de la Kœnigsallee, à l'entrée du Hofgarten (v. ci-dessous), le monument de Cornélius (pi. 7, B3), par Dondorf, inauguré en 1879. La statue du grand peintre s'élève sur un riche piédestal, sur les côtés duquel sont des statues assises de la Poésie et de la Religion. En avant, une allégorie de la Peinture, sur iin sphinx, et derrière l'Allemagne et l'Italie, en bas -relief. — La maison où naquit Cornélius est dans la Kurzestrasse; elle est désignée par une inscription.

Plus loin est la place Schadow (pi. B C 3) , ornée d'un buste colossal de Guill. Schadow (pi. 4), en bronze, d'après Wittig.

La grande salle de la Realschule ou école professionnelle (pi. 21, C3), Klosterstr. , 7, est décorée d'une *frise peinte par Bendemann, représentation allégorique des arts, des sciences, du commerce et de l'industrie. C'est une brillante peinture murale à l'huile cuite, d'après le procédé d'André Mùller, peut-être l'œuvre la plus considérable que possède Dusseldorf. La description de cette frise se vend 1 &/^., et l'on paie 50 pf. d'entrée.

Sur le Kœxigsplatz (pi. C 3), St-Jean, église évangélique du style roman, construite de 1875 à 1881 sur les plans de Kyllmann

380 VIII. R. 69. DÛSSELDORF. Hofgarten.

et Heyden. — A l'O. de la place est le palais de justice (pi. 10), qui contient, dans la salle des assises, le dernier des grands tableaux à l'huile de Guill. Schadow , le Paradis, l'Enfer et le Purgatoire. — A côté, les archives de la ville, construction neuve en briques.

Le *Hofgarten (pi. B C 2) offre les promenades les plus agréables (café sur VAnanasherg, v. p. 377). Ce parc, créé en 1769, a été considérablement agrandi et embelli depuis qu'on a rasé les fortifications, en 1802, par M. Weihe, à qui l'on y a érigé un monument (pi. 6). Il s'étend à PO. jusqu'au bord du Rhin et à l'E. jusqu'au Jaegerîiof (pi. 9), ancien château de chasse, habité par le prince de Hohenzollern-Sigmaringen. — Jolies sculptures à l'écurie, dans la Duisburger-Strasse.

L'ancien jardin Pempelfort^ qui touche presqu'au Jgegerhof, appartint pour un temps au philosophe Fréd.- Henri Jacobi (m. 1819), qui réunit alors autour de lui les esprits les plus distingués de l'Allemagne. Depuis 1860, il est la propriété et le rendez-vous de la société d'artistes dite Malkasten. Le nouveau bâtiment dans le jardin , du style de la renaissance , a une belle salle avec de jolies peintures sur bois.

Le bel hôtel des postes (Postgebaeude; pi. 18, B 4) , près des gares, est dans le style des palais de Florence. — Dans les Nouvelles Promenades (Neue-Anlagen) , le palais de Etats provinciaux (vStaendehaus), construction neuve du style de la renaissance italienne, sur les plans de Jul. Raschdorff. — Dans la Bilker-AUee, la Flora, jardin sur les plans de Grube, avec une belle salle de concert. — A 10 min. â PO., dans l'ancien village de Bllk, qui fait maintenant partie de la ville, la vieille église romane de St- Martin et V observatoire.

Le cimetière au N. de la ville (pi. B 1) renferme plusieurs beaux monuments.

Au N.-E de Diisseldorf, de l'autre côté de la gare du chemin de fer Elie'nan (pi. D 1-2), à 1/2 h. environ du Kœnigsplatz (tramwaj-)-, est situé le nouveau jardin zoologique (entrée, 50 pf. ; concert le dim. et le mercr. après-midi). Il n'est pas encore riche, mais il est organisé avec goût. — A côté est l'ancien couvent de trappistes de Diisselthal, transformé en asile (Rettungsanstalt) pour les enfants abandonnés.

Pour le chemin de fer de Dusseldokf à Elberfeld et plus loin, v. VAllemagne, par Bsedeker.

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