Le Taunus
Le Taunus est le massif montagneux qui s'étend entre le Mein , le Ehin et la Lahn; mais on ne désigne ordinairement sous ce nom que la crête méridionale de ces montagnes et leur versant du côté du Mein et du Rtiin, de Nauheim, à l'E., jusqu'à Assmannshausen, à l'O. Les points culminants sont le Grand et le Petit Feldherg^ hauts de 880 et 827 m., et VAltkœnig^ qui atteint 798 m.
1 jour 1/2 ou 2 jours suffisent pour en visiter les parties les plus remarquables: en chemin de fer à Hambourg (50min.), où l'on couche-, le lendemain matin par le premier train à Oberursel et de là au Feldberg (3 h.), à moins qu'on ne préfère aller directement de Hombourg &\\ Feldberg (également 3 h.); descendre de là à Kœnigstein (1 h. 1/4)1 et à Cronberg (i h. 1/2) par Falkenstein, ou à Eppstein (2 h. 1/2) par le Ressert: on retrouve le chemin de fer à Eppstein.
A. Ligne du Taunus, de Francfort à Castel (Mayence) et à "Wiesbade.
A Castel: 33 kil., eu 3/^ d'h. à 1 h., pour 3 J(. 10 et 2 o^(. 30 ou 2 J(. 80, 2 J(. 10 et 1 c4(. 40. — A Wiesbade: 42 kil., en 1 h. à 1 h. I/2 , pour 3 o^(. 80, 2 J(. 90 et2Jf: ou 3 J(. 40, 2 J(. 60 et 1 J(. 70.
La ligne du Taunus, une des premières qui aient été construites en Allemagne (1839) , court à quelque distance du Mein, qui se jette dans le Rhin au-dessus de Castel, et qu'on aperçoit quelquefois. A g., au milieu des arbres, une tour, la Gallen-
16 I. R. 2. HOCimEIM. Le Taiinus.
Warte; à dr., Bockenlieim et la ligne de Homboiirg (v. ci-dessoiis). Puis un pont de pierre sur la Nidda.
9 kil. Hœehst (88 m.; hôt. : Frankfurter Hof)^ ville industrielle de 6518 hab., où l'on remarque la belle e'glise St-Justin, construite vers l'an 1090 (cbœur goth. de 1443), et une grande fabrique d'aniline. Le château de l'électeur de Mayence a été détruit en 1634 par les Francfortois, et il n'en subsiste plus que la tour.
Embranch. de Hœehst à Soden , v. p. 18; à Hofheim- Umhourg , p. 21.
15 kil. Hattersheim. AuN., les sommets delà chaîne du Taunus. Sur un des versants de la montagne la chapelle de Hofheim (p. 21).
22 kil. Flœrsheim, village sur le bord du Mein. Omnibus et autres voitures pour les bains de Weilbach, à Va l^* de là. Ce sont des bains d'eaux sulfureuses , exploités depuis 1783. Les bâtiments du Curhaus, construits en 1838 et agrandis récemment, sont entourés de jardins. Le village de Weilbach est à ^/4 d'h. au N. des bains. On a un beau panorama de la Kanzel (chaire) , nom donné à une colline surmontée de 4 arbres, à 10 min. au-dessus do Diedenbergen et à une bonne heure au N. de Weilbach.
28 kil. Hochheim (124 m.; hôt. : Schwan) , ville de 2814 hab., qui récolte un des vins du Rhin les plus généreux , surtout dans les parties qui entourent l'ancien Doyenné de la cathédrale («Domdechanei»), maintenant maison de chasse du duc de Nassau. 11 s'y fabrique des vins mousseux qui s'exportent surtout en Angleterre.
35 kil. Castel (hôt., v. Mayence, R. 31, et son plan), où l'on traverse les fortifications de Mayence sur la rive dr. du Rhin.
La gare est seulement à quelques pas du bateau à vapeur qui fait la traversée (v. R. 31). Omnibus et trarmcay pour la gare centrale, v. p. 187. Fiacre (Droschke) pour Mayence, préférable si l'on veut continuer son trajet en bateau à vapeur: à 1 chev., 1 ou 2 pers., 1 cS.; 3 ou 4 pers., 1 c4(.W; a. 2 chev., 1 oK 40 ou 1 c^(. 80, plus 20 pf. pour une malle.
De Castel à Wiesbade. On retraverse les fortifications au N. — 37 kil. Curve , où se détachent les voitures qui vont directement dans le Rheingau (p. 208). Un petit tronçon de chemin de fer conduit d'ici à Biehrich (p. 208). — 42 kil. Wieshade (p. 197).
B. De Francfort à Hombourg et à Cronberg.
Chemin de fer. A Hambourg ^ 18 kil., en 30 à 50 min., pour 1 cS. 80, 1 J(. et 60 pf. — A Cronberg, 15 kil., en 40 à 45 min., pour 1 J(. 30, 90 et 50 pf. Départ du Main-Weser-Bahnhof (p. 2).
Au sortir de la ville , cette ligne se détache de celle du Taunus (v. ci-dessus) et traverse la Nidda. — 5 kil. Bœdelheim^ d'où part l'embranchement de Cronberg (v.p. 18). — H kil. Weiskirchen. — 14 kil. Oherursel, petite ville très ancienne, séjour d'été favori des habitants de Francfort, avec une église goth. terminée en 1481.
18 kil. Hombourg'. — hôtels : *H. des Quatre Saisons, *H. Victoria, *n. Bellevue, *n. du Parc, *n. de Russie, *II. Riechmann, tous de l^i" ordre, avec jardins^ *//• de V Europe, recommandé aux touristes. — De 2^ ordre: H. du Prince de Galles (Prinz von Wales); H. Windsor, bon et pas cher 5
Le Taunus. HOMBOURG. 7. R. 2. 17
H. Fetistner, pas cher; JI. d'Angleterre; H. de V Aigle (Adler), recommandé, pour les voyageurs de passage; Eisenbahn- Hôt., à la gare; //. de France.
CafÉ-ee'staurakt, au *Curliaus: dîn., à 1 h., 3 cM..\, à 6 h., 4 c4l.
Brasseries : Goldene Rose (v. ci - dessus) ; Lauer, dans la rue principale; Kladderadatsch, près de la poste.
Musique: en e'te', le matin à 7 h., à rElisabethbrunnen; l'après-midi à 3 11. 1/4, près de la terrasse du Curliaus, et aussi le soir à 7 h. 1/2. Théâtre, concerts, bals, etc.
Abonnement (Curtaxe) à payer lorsqu'on reste plus de quinze jours: 1 pers., i2<yK; 2 p., 20; 3 ou 4 p., 25; un plus grand nombre, 30 cK
Voitures : à 1 chev., de la gare dans la ville, 1 ou 2 pers., 60 pf. ; 3 ou 4 p., 90 pf. ; une malle, 20 pf. ; — course à l'intérieur de la ville ou pour aller aux sources, à 1 chev., 50 et 70 pf. ; à 2 chev., 80 pf. ; pour Cronberg, 7 et d J^. ou 12 Ji. (2 chev.); pour Saalbourg, 4 cU. 50 et 5 Ji. 50 ou 7 J(. ; par le Kœnig Wilhelms -Weg, 5 Ji 50 et 6 ofi. 50 ou 8 ^M.
Hombourg ou Hombourg- es -Monts (Hombtirg vor der Hoeh') est une ville d'env. 8663 hab., sur un contrefort du Taunus, l'ancienne résidence des landgraves de Hesse- Hombourg (1662-1866). C'est un des bains les plus fréquentés dans la partie moyenne du bassin du Rhin; il y vient annuellement env. 11 000 baigneurs.
De la gare part la Louisenstrasse , rue principale où sont les premiers hôtels, le théâtre et le Curhaus.
Le Curhaus^ construit en 1840 et agrandi en 1863, est le rendezvous des baigneurs. Il a de magnifiques salles et un riche cabinet de lecture. Il renferme aussi le musée du Saalbourg , comprenant les antiquités trouvées au Saalbourg (v. ci-dessous), un bon modèle du Saalbourg et la reconstruction d'une tour romaine : entrée, 50 pf. Lorsqu'il fait mauvais temps et en hiver , on se promène dans les corridors du rez-de-chaussée, sinon la société se porte vers la terrasse qui se trouve au N., et dont une partie est couverte en verre. A côté est Ve'tablissement de bains, qui offre toutes les ressources possibles.
Derrière le Curhaus, au N.-E., s'étend un magnifique *parc, dans lequel sont les sources, à dr. ou àl'E., à 25 min. de là. Les eaux, ferrugineuses et salines, sont surtout efficaces contre les maladies du bas-ventre. La plus considérable de ces sources est celle qui jaillit le plus àl'E., V Elisabethbrunnen , plus riche en sel que leRakoczy de Kissingen ; son eau s'expédie aussi en bouteilles. Près de là, une trinkhalle entourée d'un beau parterre, une serre avec des palmiers et une orangerie. La Louisenquelle est moins riche en sel, mais plus ferrugineuse, et le Stahlbrunnen contient encore plus de fer. Le Kaiserbrunnen et le Ludwigsbrunnen alimentent surtout les bains.
A l'extrémité occidentale de la ville (monter la rue principale, puis tourner à g.) s'élève l'ancien château des landgraves, construit au commencement du xviii^ s. et nouvellement restauré : il est quelquefois habité en été par la famille du prince royal de Prusse. Dans l'arrière- cour est une tour haute de 58 m., la tour Blanche, d'où l'on jouit d'un vaste panorama (50 pf.). On y voit aussi, audessus d'une porte, la moitié d'une statue équestre 'sélançant
Bsedeker, le Rhin, 13^ édit. 2
18 L li. 2. CRONBERG. Le Taunus.
d'une niche, et, en face, un huste du prince Frédéric, qui combattit sous le grand-électeur de Brandebourg àFebrbellin, en 1675, et décida la victoire des Brandebourgeois sur les Suédois, par une attaque hardie à la tête de la cavalerie. Le jardin du château est toujours ouvert au public.
Les PROMENADES favoi'ites de Honibourg sont, après celles que nous avons nommées, le Hardtioald ou la Ilard, qui fait suite au Curpare; le Grand et \q Petit- Tannenwald (forêt de sapins), au N.-O. et à TO., à 30 et à 20 min. de distance; l'endroit àii Luther eiche (chêne de Luther"), encore 1/2 h. plus loin que le grand bois; le Wildpark, qui renferme beaucoup de gros gibier, à 1/4 d'b. du même bois; le Hœllstein, le Rabenstein , etc.
L'archéologue ne négligera pas de se rendre d'ici au Saalbourg, à 1 h. 3/4 au N. de Hombourg, et à 100 pas à g. de la route d'Usingen, sur la croupe boisée du Taunus (409 m.). On recommande aux piétons de prendre par l'Elisabethenschneise et le Lindenweg , qu'on appelle aussi Kaiser- Wilhelmsweg (v. la carte du Taunus). Des fouilles ont mis à découvert au Saalbourg les restes d'une forteresse romaine qui faisait partie de cette longue ligne de retranchements construits pour protéger les deux provinces de la Germanie et de la Ehétie septentrionale contre les incursions des Germains. Ces retranchements commençaient aux environs de Ratisbonne et se terminaient au Rhin près des Sept-Montagnes (p. 301). — La forteresse de Saalbourg, la plus importante de celles que l'on connaît exactement, a 221 m. de longueur sur 146 de largeur. Le retranchement même est reconnaissable à environ trois cents pas de la forteresse , en suivant l'allée dans le bois. Les antiquités trouvées ici sont conservées à Hombourg, au Curhaus.
De Hombourg au Grand Feldberg, v. p. 20.
La LIGNE DE Cronberg qui se détache de celle de Hombourg à Rœdelheim (p. 16), touche plus loin aux stations d'Eschhorji (9kiL de Francfort) et de Nieder-Hœchstadt (11 kil.).
15 kil. Cronberg'. — Hôtels : *Frankfnrter Hof, dont la grande salle renferme de bous tableaux d'artistes de Francfort; ^Schiltzenhof, avec un jardin bien ombragé et une belle vue, tous deux à l'entrée, dans le bas, bonnes maisons. — Restaue. : Hahn, à la gare; Germania^ dans le haut, sur le chemin de Kœnigstein.
Cronberg est une ville de 2391 hab., dans un site pittoresque, sur une colline entourée de vergers qui donnent des fruits excellents, et dominée par le château du même nom, dont la haute tour se voit de loin. Ce château, bâti au xiii^s., était la résidence des comtes de Cronberg, dont le dernier mourut en 1704. Il est encore habité. On y voit, dans la vieille chapelle, des pierres tombales du xiv® s. Belle vue des fenêtres de la tour (132 degrés, difficiles à monter). Cronberg est un séjour d'été favori des habitants de Francfort (beaucoup de peintres), qui ont autour de la ville de jolies maisons de campagne. C'est comme Kœnigstein un point de départ très convenable pour des excursions dans le Taunus. — Il y a ^{^ d'h. de chemin jusqu'à Falkenstein et autant jusqu'à Kœnigstein, desservi par un omnibus (v. p. 19).
C. De Francfort à Soden. Kœnigstein. Falkenstein. Grand Feldberg.
De Francfort à Soden, 16 kil., en I/2 h., pour 1 oli 30, 90 et 50 pf. Jusqu'à Hœchst , v. p. 16. De là, embranchement sur Soden,
Le Taunus. SODEN. I. R. 2. 19
Soden (140 m.). — Hôtels : *Curhaus, *CoUoseiis (ch., 2 cS. à 2 oK 50; dîn., même prix); Europœischer Hof ; Frankfurter Hof^ calme; Hollœndischer Hof^ petit; Vhrig^ avec un restaur., tous bons et bien tenus. — Brasseries : PfC'ff-, etc. — Voitures: à l'heure, 3 c#. ; pour Kœnigstein, 3 di. 50; pour Cronberg, 4 Jt. 50; pour le Grand Feldberg, 20 c^L — Abonneme>'t (Curtaxe): 1 pers., 12 di; 2 p., 18; 3 ou 4 p., 24 c4L
Soden est tine petite yille de 1400 hab., située dans une agréable vallée arrosée par le Sulzbach et au pied des contreforts du Taunus. Une grande rue, la route de Kœnigstein, la traverse dans la direction du N.-O. C'est dans cette rue que se trouvent la plupart des hôtels, la poste, le joli Curparc, avec le Curhaus et les Nouveaux bains, parfaitement organisés. Les nombreuses maisons de campagne de Soden, la plupart dans le genre suisse, appartiennent surtout à des habitants de Francfort. On ne vient guère ici que pour les eaux (env. 2500 baigneurs par an). Il y a 23 sources, dont la température est de 9 à 22'^Il. ; elles jaillissent en différents endroits de la vallée. Leurs eaux, ferrugineuses, salines et acidulées , s'emploient en boisson et en bains ; elles sont particulièrement efficaces contre les maladies des muqueuses et les névralgies. On boit surtout celles desMilchbrunnen, Warmbrunnen, Soolbrunnen etChampagnerbrunnen, près de l'ancien établissement de bains, dans la Grande Rue (Hauptstrasse).
Promenades : au point de vue dit Drei Linden (trois tilleuls") , à 20 min. au N., près de Xeuenbain (v. ci-dessous) ; à la vallée d'Altenhaîn, 1/2 b. au N.-O.; au village de Sulzbach^ dans le bois de Soden, etc.
De Soden à Cronberg, 1 b. : on suit la rue qui part de l'extrémité inférieure du parc, à l'O., et l'on rencontre à 5 min. de la ville un poteau indiquant le chemin. Ce chemin passe à Cronthal , où il y a deux sources d'eaux ferrugineuses chlorurées (exportation).
De Soden à Kœnigstein, 5 kil., poste 2 fois par jour, parla route nommée ci-dessus, qui est bonne et ne monte que lentement. Près du village de Neuenhain (20 min.) , une source ferrugineuse également exploitée.
Kœnigstein. — hôtels : Pfaff zur Post ou Lœwe, avec un grand jardin, très fréquenté (omnibus à la gare de Cronberg, 70 pf.); Stadt Amsterdam, aussi avec jardin et bon; Éirsch , plus simple. — Brasserie: Felsenkeller. — Établissement hydrothérapique du Dr Pingler. — Bains: Hainbad (pension).
Kœnigstein (362 m.) est une petite ville de 1714 hab., dans un site pittoresque, avec de jolies villas et un petit château moderne de l'ancien duc de Nassau. C'est l'un des endroits les plus visités du Taunus. Au-dessus, à l'O., s'élèvent les ruines très considérables de \di forteresse de Kœnigstein (455 m.), rasée par les Français en 1796. Cette forteresse, mentionnée dès 1225, fut occupée en 1581 par rélecteur de Mayence, dont on y voit encore les armes, livrée aux Français en 1792, prise par les Prussiens en 1793 et reprise par les Français en 1796. Il existe encore une partie des casemates et autres souterrains. On y jouit d'une belle vue, surtout delà tour, dont l'escalier est rétabli (clef dans la ville).
De Kœnigstein à Eppstein, 1 h. ^4 (v. p. 21).
20 /. R. 2. FELDBERG. Le Taunus.
Le mamelon "boisé au N.-E. en face du Kœnigstein est couronné pars le ruines du château de Falkenstein (486 m.), dont un poteau, aussi dans le bas de la yille, indique le chemin (35 min.). C'était le manoir du puissant archevêque de Trêves Kuno, bâti au xiv^ s. sur l'emplacement de l'ancien château fort de Nilring et détruit en 1688. Belle vue de la tour, dont on peut avoir la clef à Kœnigstein et au village de Falkenstein (aub. Zur Schœnen Aussicht), situé au pied du château, à l'E. Dans le bas du château, au S., la maison de santé dite Curanstalt Falkenstein (env. 400 m. d'altit. ; ch., 1 à 9 <y/â 50; pens., 6 cS. par jour). Omnibus de Cronberg, trajet en ^/^ d'h.
La montagne la plus élevée du Taunus est le Grand Feldberg" (880 m.) , dont la partie supérieure se compose de quartz et les versants de schiste argileux. Il est tout couvert de bois , excepté au sommet, que couronne un bon hôtel, le Feldherghaus (prix, conformément au tarif: ch., 1 oU.IQ liafL 70; dîn., à midi Va? 1 o/<( 75 ; pens., 4 o/^. 50). Lorsque l'atmosphère est pure, on y a une vue magnifique : panorama d'Aug. Ravenstein et quelques tableaux d'artistes de Francfort dans la salle à manger. Le grand bloc de quartz, haut de près de 4m., qui se trouve non loin de l'hôtel, est déjà mentionné dans un document de 812 sous le nom de Bninhildenhett (lit Brunehaut).
Au S. du Grand Feldberg s'élève VAltkœnig (798 m.) , la seconde montagne du Taunus pour la hauteur, plus difficile à gravir que la précédente. Le sommet est entouré d'un double mur gigantesque en pierres sèches , précédé encore au S.-O. d'un autre mur carré; c'est probablement un ancien refuge des premiers habitants de la vallée du Mein , antérieur à l'époque romaine. La première enceinte à 1389 m. de circuit, la seconde 982.
De Kœîjigsteik AU Geaîs'd Feldberg, 2 h. Cvoit., 12 c#. ; guide, loli.lO). On monte par la route de Francfort à Limbourg jusqu'à un poteau (35 min.) qui indique, à dr., une route de voitures menant à Reiffenberg et au Feld- Tierg. On passe à une source appelée Seelenborn, et l'on est en 35 min. à un endroit nommé le Rothe Kreuz (croix rouge; poteau), où le chemin du Feldberg se sépare à dr. de celui de Reiffenberg. En 25 min., on est sur la croupe entre le Grand et le Petit Feldberg^ où aboutit le chemin du Fuehstanz (v. ci-dessous). Il y a encore 15 min. de là au sommet.
De Falkenstein au Grand Feldberg, 2 h. Dans le haut du village on prend à dr. un large chemin, par lequel on monte, en 1 h., au Fvchstanz , clairière où se trouve un poteau et d'où raseension prend encore 1 h. Au lieu de suivre la grande courbe que fait ce chemin, on peut abréger en prenant, près de l'église de Falkenstein, le petit chemin à g. le long du Reichenbach, puis le sentier du Fuehstanz, difficile à trouver sans guide. — [Le chemin de l'Altkœnig se sépare de celui du Feldberg 20 min. environ au-dessous du Fuehstanz.]
De Hombourg au Grand Feldberg, 3 h. Partant de la sortie du jardin du château à l'O., on va tout droit par l'allée dite Elisabethenschneise. Dans le haut (2 h. 1/4) , à l'endroit appelé Sandplacken , un poteau montre à g. le chemin du Feldberg. [Un autre chemin plus beau, mais plus difficile à trouver, prend à g., à 5 min. du jardin du château et avant le pont; il passe par le Frankfurter Forsthaits.]
Le Taunus. EPPSTEIN. I. R. 2. 21
D. De Francfort à Eppstein et à Limbourg-sur-la-Lahn.
75 kil. Chemin de fer, en 2 h. i/o, pour 6 J(. 30, 4 Jl. 10 et 2 JC. 70. C'est la ligne directe de Francfort à Ems.
Départ de la gare de Hanau (p. 2) et arrêt à celle du Falirthor (p. 2). — 10 kil. Griesheim. — 14 ML Hachst (p. 16). Notre ligne passe ensuite au-dessus de celle du Taunus en décrivant une courbe. — 20 kil. Kriftel.
22 kil. Hoflieim (hôt. : Krone, bon), joli village avec un établissement hydrotbérapique, à l'entrée de la vallée de Lorsbach, couverte de riches prairies, arrosée par le Schicarzhach, et entourée de montagnes boisées. La chapelle de Hofheim, située sur une hauteur (228 m.), où l'on monte en Va ^- P^r de nouvelles promenades, offre une fort belle vue sur la grande vallée du Mein, les hauteurs du Taunus, la Bergstrasse (p. 25), les montagnes du Palatinat, etc.
On remonte la vallée et traverse plusieurs fois le Schwarzbach. — 26 kil. Lorsbach (hôt. Zum Taunus), dans un beau site.
30 kil. Eppstein (184m. ; hôt. : Seiler, à là gare; Zur Œlmûhle, en dehors de la ville), vieille petite ville d'à peine 800 hab., dominée par les ruines pittoresques d'un château, propriété du comte de Stolberg. Ce château existait déjà en 1120 et il a longtemps appartenu à une ancienne et célèbre famille qui a donné cinq archevêques à Mayence, de 1060 à 1305. Dans l'église évangélique se voient quelques pierres tumulaires de cette famille, qui s'est éteinte en 1535. Joli coup d'oeil sur le château de la hauteur située en face, au S. (Kriegerweg).
Du Ressert (516 m.) , montagne à 1 h. d'Eppstein, on a une très belle vue sur les vallées du Mein et du Rhin. Ou y monte aisément par un chemin immédiatement derrière l'hôtel Zur Œlmiihle, à g. ^ le chemin du côté de Fischhach est très raide. Il y a au sommet un refuge construit par'le club du Taunus. Du Rossert à Kœnigstein, 1 h. 2/4. — La vue du Staufen (452 m.), 3/^ d'h. à l'E. d'Eppstein, est moins belle, parce qu'elle est masquée par des buissons.
A l'entrée d'Eppstein, débouche dans celle de Lorsbach la vallée de Fischhach-^ la route de Kœnigstein la remonte jusqu'à i^ïsc/i6ac^ (35 min.), puis elle se dirige sur Schneidhain (3/^ d'h.) à travers le plateau, et elle monte un peu avant d'arriver à Kœnigstein (I/2 li- ^ P- 19)-
Immédiatement au delà d'Eppstein , le chemin de fer traverse un tunnel. — 37kil. Medernhausen. Embranchement sur Wiesbade (p. 197), par Aurmgen- Medenbach^ Jgstadt et Erbenheim (20 kil., en 34min.). — 45 kil. Idstein (hôt.: Zum Lamm^ recommandé; Merz) , petite ville de 2358 hab., avec de vieilles maisons. C'est l'ancienne résidence de la famille deNassau-Idstein, dont le château est du xvi^ s. Elle a une église de 1667, richement décorée de marbres. — 50 kiL Wœrsdorf. — 55 kil. Camberg. — 59 kil. Niederselters (p. 258), etc. — 75 kil. TAmbourg (p. 258).