‹ Les bords du Rhin de la frontière suisse a la frontière de HollandeChapitre 37 sur 155 · Carlsruhe · texte numérisé non relu

Carlsruhe

La gare (pi. E 3) est au S. de la ville. Ligne de Heidelberg, v. cidessus ; ligne de Bade, p. 56; ligne de Pforzheim et Wildbad, v. ci-dessus ; ligne de Bretten et du Wurtemberg, v. V Allemagne, par Bsedeker. — II y a à l'O. de la ville, au Mùhlburgthor , une halte pour les trains de Maxau (p. 54) et de Mannheim (p. 45).

Hôtels. A LA gare: *Germania (pi. a, D3), belle maison du style de la renaissance (ch., 2 Ji 50 et au-dessus; boug., 50 pf. ; serv., 50 pf. ; déj., 1 c4i.; dîn., 3 c'It.'); * Victoria (ch., 3. et b., 2 cS.-, dîn., 2 Jf. 50); Bahnhofs- Hôt., avec brasserie, en face de la gare ; — Prinz Max, Adlerstr. ; Griiner ^o/(ple,E3), avec jardin-restaurant. — Da^ns la ville: *Erbprinz (pl.b, D2), Kaiserstrasse, avec café-brasserie; — *(?rosse (pi. c,D 2), Carl-Friedrichsplatz (eh., s. et b., 2 c4(. 50, déj., 80 pf., dîn., 2 c^(. 40) ; *Stoffieth (pi. e,

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Hôtels etc. CARLSRUHE. I. R. 8. 47

D3; ch., 1 c^^- 80; déj.,75pf.), Carl-Friedrichstrasse ; GoUner Adler (:^\. i^ D3), même rue; Rothes Èatis, Waldstr. , près du théâtre, recommandé;

— Hôtel garni Tannhœuser, Kaiserstrasse.

Restaurants: dans les hôtels; *Stadtgarten, avec une grande et belle salle où se donnent des fêtes (v. p. 53); Englischer Hof, place du Marché ; *Zum Krokodil^ Ludwigsplatz; Miinchener Kindl, Carl-Friedrichstr., à côté de Phôt. G-ermania.

Tramways: de GoUesaue, à l'E. (p. 46), à la porte de Muhlbottrg, à rO., par la. Kaiseî-strasse. Prix: 10 pf. la sem., 15 le dimanche. — Tramway à vapeur de la porte de Durlach à Durlach, toutes les 20 minutes.

Fiacres: de ou pour la gare, 1 pers., 50 pf. ; 2 pers., 70 pf. ; 3 pers., 1 ,^. ; 4 pers., 1 Ji. 10, plus 20 pf. pour les bagages. — Dans la ville: 1/4 d'h., à 1 chev., pour 1 ou 2 pers., 50 pf. ; 3 ou 4 pers., 60 pf. ; à 2 chev., 60 et 90 pf. — 1/9 b., 90 pf. et 1 c#. 10 ou 1 Jl. 10 et 1 cM. 60. — Pour Durlach, 1 c4i 80 et 2 c4L 90 ou 2 c4C. et 2 Ji 40. — Le soir, 10 pf. de plus par 1/4 d'h. La nuit, de 9 h. à 6 h. en été et de 8 à 7 en hiver, le double.

Poste Cpl. 30, D2): Friedrichsplatz, 1, entrée par la Pàtterstrasse.

Télégraphe (pi. 12, D 2), au coin des rues Herrenstr. et Steendehausstr.

Théâtre (pi. 12, D 2), 4 fois par semaine; vacances du 1^^" juin au 1er août.

Bains: chauds, FterordMat? (pi. D 4), au Stadtgarten, parfaitement organisés; DANS LE Rhiîi, à Maxau (p. 54), desservis dans la saison par des trains spéciaux, matin et soir.

Carlsruhe (97 m.) , ville de 61 074 hab. {-/^ de cathol.) , capitale du grand-duché de Bade et résidence du grand-duc, est située sur la lisière de la forêt de Hardt, à 10 kil. du Rhin. Elle doit son origine au margrave Charles-Guillaume (m. 1738), qui quitta Durlach, son ancienne résidence, et fonda ici en 1715 un château autour duquel se forma la ville. Les rues de la partie ancienne sont disposées en forme d'éventail et le château est le centre d'où elles rayonnent. On y distingue facilement trois périodes d'architecture. Après le château et les autres constructions primitives , dans l'ancien style français , s'élevèrent celles qui sont dues à l'architecte Fre'd.Weinhrenner^ directeur des travaux publics à partir de 1809 et mort en 1826;, qui adopta un genre classique aux formes lourdes et aux proportions excessivement simples. Puis apparurent les "beaux bâtiments à plein cintre des habiles architectes Hubsch (1795-1863) et Eisenlohr (1805-1854), qui servirent longtemps de modèles. Enfin nous avons les nombreuses constructions des derniers temps, par Berckinitller {mA^l^),Lang, Durm, Byckerhoff, etc.

— L'industrie a pris de grands développements à Carlsruhe. Outre une importante fabrique de machines et de wagons , il y a une fabrique d'orfèvrerie de Cristophle et C^®, des fabriques de meubles, de machines à coudre, etc.

A la gare (pi. DE 3) est une petite place plantée d'arbres, et devant l'édifice même, à g., la statue du ministre Winter (pi. 26; m. 1838), en bronze, d'après Reich , érigée en 1855. — Plus loin à g., un monument des Guerriers^ érigé aux soldats allemands morts à Carlsruhe en 1870-71 des suites de leurs blessures ou de maladies: un Soldat mourant couronné par la Victoire, groupe en marbre par H. Volz.

En face de ce monument, à l'entrée de la rue Charles-Frédéric,

48 I. E. 8. CARLSRUHE. Château.

à dr., une fontaine monumentale, érigée en l'honneur du bourgmestre Malsch , sur les plans de Lang et avec des sculptures en marbre de Moest.

La rue Charles-Frédéric {Cari - Friedrichs - Strasse ; pi. D 3-2), qui s'étend au N. dans la direction du château, est Tune des principales rues de la ville. Les constructions qu'on y remarque sont en grande partie de Weinbre7i7ier, ce qui donne à l'ensemble un aspect très harmonieux. A un rond-point, un obélisque dit 7erfassungssœule (pi. D3), avec le médaillon du grand-duc Charles (1811-1818), «fondateur de la constitution». A dr., Iq palais du Margrave, construit par Weinbrenner.

Là Landes- Gewerbehalle {t^I. 23), aussi à dr., sert à une exposition de produits de l'industrie locale, de nouvelles machines, d'ustensiles de toute sorte, surtout pour les besoins domestiques et les petites industries. Il y a aussi une bibliothèque spéciale. Elle est ouverte dans la semaine de 10 h. à midi, le dim. de 11 h. à midi et de 2 à 4.

Sur la place du Marché (pi. D2), à g., Vhôtel de ville (pi. 3), bâti en 1821 5 à dr., Veglise évangélique (pi. 17), bâtie en 1817, avec un portique de six colonnes corinthiennes : elle renferme le caveau des grands-ducs. Au milieu de la place, une fontaine avec la statue du grand-duc Louis (pi. 3 ; 1818-1830), en pierre, par Raufer.

Près de l'endroit où la rue Charles -Frédéric croise la rue de l'Empereur (Kaiserstrasse, p. 53), la deuxième grande rue delà ville, s'élève une pyramide (pi. 7), érigée en l'honneur du margrave Charles-Guillaume (m. 1738) , fondateur de la ville.

Devant le château, au milieu d'un joli square orné de fontaines, la statue du grand-duc Charles-Frédéric (pi. 2; m. 1811), en bronze, par Schwanthaler, érigée en 1844. Les coins du piédestal sont ornés de quatre figures allégoriques représentant les quatre cercles du pays.

Le château (pl.Dl), construit en 1754-56, forme un grand hémicycle dominé par la Tour de plomb (Bleithurm; 45 m. de haut), qui offre .une vue étendue sur Carlsruhe et la forêt de Hardt. Les appartements du château : salle à manger , salle de danse , salle du trône, etc., sont magnifiquement décorés. A l'E. sont les belles écuries du grand-duc, visibles tous les jours de midi à 4 h.

A rO. de la place du Château et communiquant avec lui par une galerie à arcades, se trouve le théâtre (pi. 12), reconstruit après le grand incendie de 1847 et achevé en 1853, par Hûbsch, qui, au lieu du style classique adopté pour presque tous les grands théâtres, employa ici le style romantique. Il est orné d'un grand nombre de bas-reliefs par Reich et il a un rideau remarquable, par Keller.

Les arcades des ailes du château à l'O. et à l'E. donnent accès au jardin grand-ducal {Schlossgarten ; pi. D 1), dont les massifs, avec de nouvelles pièces d'eau, s'étendent jusqu'à la forêt de Hardt. A environ 300 pas au N.-O. de la Tour de plomb , au milieu d'une

Kunsthalle. CARLSRUHE. I. R. 8. 49

petite allée, im petit monument érigé en 1835 au poète Hebel (pi. 5). Dans le voisinage, une Victoire offerte par l'empereur au grand-duc, à l'occasion du 25*^ anniversaire de son 9,vènement au trône. Non loin de l'entrée 0., un groupe en marbre, Hermann et Dorothée, d'après le poème de Gœthe, par Steinhseuser.

Le jardin botanique (pi. D 1-2) , derrière le théâtre, est ouvert du matin jusqu'à midi et de 2 b. jusqu'au soir, dimanche et samedi exceptés. A côté se trouve le jardin d'hiver ( Wintergarten ; pi. 43), avec un pavillon haut de 26 m., une serre pour les palmiers, un bassin pour la Victoria Regia, une orangerie, etc., construits sur les plans de Hiibsch, de 1853 à 1856. Il est visible les lundi et vendredi de 9 h. à midi et de 2 h. à 4 h. L'entrée ordinaire du jardin botanique est dans la Linkenheimer-Strasse (p. 52).

Dans le voisinage, la *Kunsthalle ou V Académie (pi. 21, D 2), bâtie par Hiibsch, de 1836 à 1845 , dans le style du plein cintre. Les sculptures de l'entrée sont par Reich. L'entrée est dans la Linkenheimer-Strasse. Les collections sont visibles gratuitement le mercredi et le dimanche de 11 h. à 1 h. et de 2 à 4, les autres jours moyennant un pourboire (50 pf. à 1 o/<^).

Rez-de-chaussée. Plusieurs salles et cabinets avec des plâtres. — Dans une aile, le local du Kunstverein de Carlsruhe (entrée, 20 pf.). Il y a une exposition de tableaux modernes et d'objets d'art, principalement de l'école de Carlsruhe-, ils se renouvellent et sont tous à vendre.

Escalier. Au mur principal, des fresques par Sc/iu;MitZ, exécutées en 1840, la Consécration de la cathédrale de Fribourg par le duc Conrad de Zœhringen. On y voit les portraits de Hiibsch, du grand-duc Léopold, etc. Dans les voussures, des allégories, également de Schwind; au milieu, l'Art protégé par l'Etat et par l'Eglise 5 à dr., l'Imagination; à g., les Sciences exactes; à l'extrémité de g., la Paix; à celle de dr., la Richesse.

Premier étage. Le I^^ corridor de g. (pi. A) contient quelques cartons d'Overbeck, de Schwind (Cortège d'enfants), de Schnorr de Carolsfeld (scènes du Roland furieux de l'Arioste exécutées à la villa Massimi à Rome) et des tableaux des anciennes écoles d'Allemagne et des Pays-Bas. — 2® travée: 59, 60, Bernard Strigel (le maître de la collection Hirscher), Descente de croix et Flagellation; 64, Holbein le Jeune (ou le F.?), Jésus portant sa croix, composition pleine de figures; 67, 66, Holbein le J., St Georges et Ste Ursule, probablement deux volets de retable ; 88, 87, 89, Baldung, dit Grien, le margrave Christophe I" de Bade et sa famille, à genoux devant la Vierge et Ste Anne; portraits du même margrave et de l'artiste; 109, L. Cranach le Vieux, le Jugement de Paris; Paris et Mercure en chevaliers saxons. — 3^ travée: 121, école de Cranach, Luther sur son lit de mort; 98-101, retables de Burgkmaier, Barth. Beham, H. de Culmbach; 158, Nie. Neuchâtel (m. 1600), portraits d'homme et de femme. Il y a encore dans cette salle une grand tableau à

Bsedeker, le Rlùn, 13e édit. 4

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