Spire (Speyer
DeSchifferstadt ou Ludwigshafen à Spire, v. p. 127; deSchwetzingen ou de Heidelberg, p. 41. Omnibus pour la ville, 30 pf. Il y a 15 min. de marche de la gare principale (pi. Al) à la cathédrale et 5min. de la Rheinstation (pi. E3).
Hôtels: *Rheinischer Ho/ (pi. b; B3), Slaximilianstr. , très fréquenté (ch., s. et b., 3 cS. -^ dîn., 1 rj(.) -^ Wittelsbacher Hof (pLa, C4), Ludwigstr.^ *P/œlzer Jïo/ (pi. e, C3) , au même endroit, également bon.
Restaur. : Deutsch, en face de la gare. — Brasseries : Schultz, Schwarz, Klippelthorstr. — Débit de vin: Sick, Kœnigsplatz. — Cafés: Nast, Maximilianstr. ; Moos, Kœnigsplatz.
La cathédrale, la principale curiosité de Spire, est ouverte aux visiteurs Tavant-midi de 9 h. à 11 h. et Taprès-midi de 2 à 6. Le chœur et la crypte sont visibles seulement avec une carte qu'on demande au sacristain et qui coûte 35 pf., et Ton paie autant pour voir les cartons, 1 </U. pourvoir le
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Cathédrale. SPIRE. III. R. 23. 135
vieux tableau allemand dans la chapelle Ste-Catherine (p. 137). La collection d'antiquités du gymnase professionnel (p. 138} est visible gratuitement le dim. de 1 h. à 8 et moyennant un pourboire les autres jours.
Spire (99 m.), capitale de la Bavière rhénane et siège du gouvernement de la province, avec une population de 16228 hab., dont les -/g protest., est située non loin de la rive g. du Rhin , à l'embouchure de la Spire ou du Speyerbach dans ce fleuve.
Spire est VAugusta Nemetum des Romains; elle devint au iv^ s. la résidence d'un évêque et elle fut souvent habitée par les souverains allemands à partir du traité de Verdun (843), qui la leur attribua, ainsi que Worms et Mayence , «à cause du vin». Spire prospéra surtout sous les souverains de la maison deFranconie, qui la récompensèrent de sa fidélité en lui octroyant maint privilège, embellirent le château et construisirent la célèbre cathédrale , qui servit pendant près de cinq cents ans aux sépultures des empereurs. Comme ville libre de l'Empire, elle occupa aussi un rang considérable; beaucoup de diètes y furent tenues, en particulier celle de 1529, sous Charles-Quint, après laquelle les princes et les Etats luthériens furent appelés «protestants», à cause d'une protestation qu'ils présentèrent, le 19 avril, contre les décisions delà majorité, hostile à la Réformation. Détruite par les troupes de Louis XIV en 1689, la ville perdit dès lors son importance, et elle n'a retrouvé que de nos jours une partie de sa prospérité ancienne.
La **cathédrale (pi. D 3) fut fondée en 1030 par Conrad II (m. 1039), pour servir à sa sépulture et à celles de ses successeurs, fut continuée par son flls Henri III {m. 1056) et achevée par le fils de ce dernier, Henri IV (m. 1106), en 1061. Ils y furent tous les trois inhumés, mais le corps de Henri IV, qui avait été excommunié par Grégoire VII, resta d'abord pendant cinq ans sans sépulture, dans la chapelle St-Afra, que le prince avait bâtie auN. de la cathédrale. Après lui, ce fut son flls Henri V (m. 1125), le dernier empereur de la maison de Franconie, qui emporta dans la tombe la malédiction de son père. Puis on y déposa encore les restes de Philippe deSouabe[m. 1208), de Rodolphe de Habsbourg {m. 1291), d'Adolphe de Nassau (m. 1298) et cV Albert f" d'Autriche (m. 1308 ; y. p. 123), les deux adversaires, que l'empereur Henri VII fit placer à côté l'un de l'autre. C'est également ici que furent inhumées: la pieuse Gisèle, femme de Conrad II; Berthe, femme de Henri IV; Béatrice., femme de Frédéric Barberousse, et Agnès, leur fllle.
Détruite dans un grand incendie en 1450, l'église fut bientôt reconstruite. En 1689, les troupes de Sa Majesté Très-Chrétienne, Louis XIV, sous les ordres de Louvois, Montclar et Mélac, saccagèrent la ville et la cathédrale, violèrent les tombeaux des empereurs et mirent partout le feu. Une deuxième dévastation eut lieu en 1693 et une troisième en 1794. L'édifice servit ensuite de magasin. Napoléon I®^ l'affecta de nouveau au culte en 1806, mais c'est en 1822 seulement que, restauré avec Paide du roi Maximilien- Joseph , il fut réellement rendu à sa destination. C'est le roi Louis I^^" qui en a fait décorer l'intérieur, de 1845 à 1853. Les parties neuves de la façade, en particulier les tours et le porche, ont été construites de 1854 à 1858, sous la direction de Hûbsch (p. 47).
Le plan de cette cathédrale, qui estencore le même que dans
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