C. Ligne de Colmar à Munster. — Col de la Schlucht. Hohneck
Metzeral.
19 kil. , trajet en 1 h. 5, pour 1 Ji. 60, 1 Ji 10 et 65 pf.
A l'O. de Colmar (p. 157) s'ouvre la fertile *vallée de Munster, arrosée par la Fechf, dite autrefois vallée de St-Grégoire -, c'est une des plus belles des Vosges. Les habitants , la plupart protestants, sont très industrieux; il y a des manufactures dans le bas, et l'on s'occupe dans les montagnes de l'élève du bétail. Le fromage de Munster est renommé.
Le chemin de fer longe le Logelbach , vieux canal dérivé de la Fecht à Tiirkheim, et sur lequel sont situées beaucoup de filatures et de manufactures de tissus de coton. A Logelbach (3 kil.) , une petite église moderne du style gothique. C'est dans la plaine entre Colmar et Turkheim que Turenne surprit et battit, le 5 janv. 1675, les Impériaux qui avaient pris leurs quartiers d'hiver à cet endroit; ils repassèrent alors le Rhin pour ne plus rentrer en Alsace.
6 kil. Tiirkheim (hôt. Petit démange, sans prix fixes; restaur. du Fetit-Turenne , où l'on peut coucher , recommandé), petite ville encore presque complètement environnée de remparts et de tours, et près de laquelle se récolte un des meilleurs vins d'Alsace (v. p. 156).
De Turkheim aux Trois-Epis, on peut prendre la route qui monte à rO. en faisant de grands lacets (8 kil. i/o; 1 h. 1/4 pour les pie'tons par les raccourcis), où "bien le chemin qui passe au X. par Niederinoi'schwihr. Belle forêt de sapins. Les Trois Epis, en ail. Drei-^hren (582 m.; liôt. : des Trois-Rois, des Trois-Epis^ bons, à deux frères) sont une petite localité avec un pèlerinage, dont l'église gothique renferme de nombreux ex-voto. La pureté de son air (287 m.) et sa belle situation ont fait de ce petit village un des séjours d'été les plus importants d'Alsace. La *vue y embrasse, vers le S., le bas de la vallée de Munster les versants orient aux des Vosges, le bassin du Rhin jusqu'à la Forêt-Noire, et au S. même les Alpes : c'est un signe de pluie lorsque leurs lignes sont dessinées d'une manière tranchante à l'horizon. Vue encore plus étendue, surtout au N., du *Galtz (732 m.) , hauteur couverte de rochers à I/2 h- au N.-E. Le Grand-Honack ou Hohenack (980m.), à 1 h. au S.-O. des Trois-Epis, offre aussi une excellente vue, ayant la vallée de Munster pour premier plan. Au N., en face, le Petit- Bonack (936 m.), avec les ruines d'un château du
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Méridionales. MUNSTER. IV. R. 29. 179
xiii^ s. détruit en 1655. On met 4 h. à 4 h. 1/2 pour aller d'ici aux lacs Blanc et Noir Cp. 177), en passant entre les Honack. Des Trois-Epis à Ammerschwihr, 1 h. 1/2 ; à Orbey, 2 h. 1/2-
A 1 kil. 1/2 au S.-E. de la stat. de Tûrkheini, de l'autre côté de la vallée, et à 5 kil. de Colmar (tramway; 1/4 d'h.; 40 et 25 pf.) se trouve le bourg de Winizenheim (aub. : de la Cigogne, Meyer, recommandée), d'où l'on peut visiter les ruines de Hoblandsperg et de Plixbourg. De l'extrémité occidentale du village, monte au S. un nouveau sentier où l'on ne saurait s'égarer (poteaux); il conduit au sommet en 1 b. Les ruines de Hohlandsperg ou Hohenlandsberg (634 m.) sont les restes d'un vaste château fort, dont il ne subsiste plus guère que le mur d'enceinte. Il a été détruit par les Français en 1635. On peut y monter; on a une belle vue du sommet. Au retour, passer par la tour de Plixbourg, donjon nommé aussi par le peuple Nixhourg, et aller jusqu'à la stat. de Walbacli (v. ci-dessous), où l'on peut se rendre aussi directement par un très bon sentier, ou bien aller à la gare de Herlisheim (p. 159), en prenant au poteau sur le versant méridional du Hoblandsperg, et passant presque constamment sous bois par les ruines des Drei-Exen (1 b. ; p. 159), puis par celles de l'abbaye de Marbacb: par un temps clair, on aperçoit les Alpes à partir des Drei-Exen.
10 kil. Walhach. — 13 kil. Wihv-au-Val, en ail. Weier-im- Thal (Nouvelle Auberge, à la gare, bonne), à 15 ou 20 min. au N. du chemin de fer , dominé par la chapelle d.e Ste- Croix (Heiligkreuz); un pèlerinage, et par son église neuve, qu'on aperçoit de loin. On va aussi en 15 à 20 min. de la gare, au S., au petit établissement de bains de Soulfzhach, près de la vieille petite ville de ce nom. Tour intéressant de là dans les montagnes, jusqu'à Soultzmatt, en 3 h. (v. p. 159). Excursion du même genre au Kahlenwasen (p. 182) , par Wasserbourg. — 16 kil. Gunshach. On longe le pied du Schlosswald (v. ci-dessous). A dr., la grande filature de coton Hartmann. On traverse la Fecht sur un pont biais.
19 kil. Munster (hôt. : *(ie Munster, à la gare [ch. dep. 1 cM 50; dîn,, 3 o/i^. av. le v.] ; de la Cigogne, dans la ville), ville industrielle de 5200 hab., au pied du Mœnchsberg et à la jonction de la Grande^ Vallée ou vallée de la Fecht avec la Petite -Valle'e ou Kleinthal. Elle doit son origine à une abbaye de bénédictins [Munster, monastère) fondée par le roi Childéric, en 660, mais dont il ne reste plus qu'une tour. Au moyen-âge, Munster était ville libre de l'Empire. Ses nombreuses constructions neuves, en particulier une belle église romane, témoignent du bien-être qui y règne.
On peut faire de Munster une promenade intéressante au * Schlosswald (2 kil., 2 h. à 2 h. 1/2 avec le temps d'arrêt), hauteur couverte d'un parc et couronnée par les ruines du château de Schwartzenbourg . Ce parc appartient à la famille Hartmann, mais il est presque toujours ouvert au public. On y a une belle *vue.
De Munster au Kahlenwasen (Petit-Ballon), v. p. 182.
De Munster à la Sciilucht, excellente route (17 kil. Va); se prolongeant sur l'autre versant jusqu'à Gérardmer (15 kil.) et desservie dans la saison par des omnibus, en correspondance entre eux à la Schlucht et avec les chemins de fer de Colmar à Munster et d'Epinal à Gérardmer. A pied, le trajet se fait en 3 h. à 3 h. Va à la montée et 2 h. V' à 3 h. à la descente. De Munster, la route remonte à l'O.
180 IV. i?. 29. LE HOIINECK. Vosges
la Petite -Vallée. A Stosswihr (Stossweier ; 3 kil.) , elle tourne au N., dans la direction de Soultzeren (2 kil.), pour gravir la montagne en faisant une grande courbe. A l'angle N. de cette courbe, le hameau à'Insel, qui dépend de Soultzeren. D'Insel à Orbey (p. 177), 3h.; au lac de Daren (p. 178), 2h. ; v. la carte. — Ensuite une belle forêt. Plus on approche du col, plus la contrée devient grandiose. Toute la partie supérieure de la route est taillée dans le roc, et il y a un tunnel à quelques minutes du sommet.
Les piétons tournent à g., passent devant Stosswihr (v. ci-dessus) , vont par la rive dr. du ruisseau à Schmelzwasen (svir la rive g., Ampfershach) et continuent de monter par un chemin du Club Vosgien. Ils rejoignent la route à env. 2 kil. en deçà de laSchlucht. — On peut aussi aller de Munster à la Schlucht par le Hohneck : 4 h., course intéressante (v. ci-dessous).
Le *col de la Schlucht (1150 m.) est un passage au milieu de rochers à pic et de superbes bois de sapins, entre le Montabec (1255 m.) au N. et VAltenberg (1257 m.) au S. , hauteurs de la crête centrale des Vosges, où il n'y avait qu'un chemin de piétons avant qu'on en eût fait sauter les rochers de granit. Au sommet de ce col, formant la frontière actuelle entre l'Allemagne et la France, se trouve le bon hôtel du Col de la Schlucht (ch., 2 fr. ; dîn. 3 fr. 50). — Chemin du Col du Bonhomme, par les lacs de Daren, Noir et Bknic, v. p. 178-177.
Le *Hohneck ou Hoheneck (1366 m.), sommet le plus élevé des Vosges après le ballon de Guebwiller (p. 184), se gravit en 1 h. env. de la Schlucht. Le chemin qui y conduit, au S., le long de la frontière, est facile à trouver; il y a des poteaux; on notera seulement qu'il faut d'abord tourner immédiatement derrière l'écurie de l'hôtel et non au delà du poteau de la frontière. Près du chemin, à g., à V4 d'h. du chalet, se trouve un rocher garni d'une barrière en fer, d'où l'on a une vue magnifique de la vallée de Munster. A peu près à mi-chemin, à dr., un sentier par où l'on peut descendre en 1 h. V4 au lac de Retournemer (v. ci-dessous), ce qui est plus court, pour les piétons allant à Gérardmer, que de retourner à la Schlucht. Le panorama du ballon est immense et fort beau, par suite de la position centrale de cette montagne; il embrasse toute la chaîne des Vosges et s'étend, au N.-E., par-dessus la vallée du Rhin, jusqu'à la Forêt-Noire; au S., jusqu'au Jura et aux Alpes. Au premier plan, à l'E., la vallée de Munster; à l'O., celle de Gérardmer, avec les deux jolis lacs de Retournemer et de Longemer (v. cidessous). Le Hohneck est aussi intéressant pour les botanistes.
Pour redescendre à pied dans la valle'e de Munster, on n'a pas besoin de relourner à la Schlucht. Un poteau sur la cime indique à l'E. le chemin du Fischbœdle. En suivant cette direction, on atteint en I/2 h., par un sentier pierreux, un autre poteau montrant à g. la direction de Munster, et 10min. plus loin, un troisième, où l'on tourne à g. pour Miihlbach et Metzeral (v. ci-dessous), à dr, pour le Fischbœdle (1 h.).
Méridionales. GÉRARDMER. IV. R. 29. 181
Le Fîschbœdle est un petit lac artificiel, creusé pour l'élève des truites, dans un endroit sauvage, au milieu de rochers qui sont probablement l'ancienne moraine d'un glacier de la vallée de la Wolmsa. Du Fischbœdle à Metzeral, 1 b. 1/2-
De la Schlucht a Gerardmek. Le touriste qui en aura le temps, ne devra pas négliger de pousser l'excursion au delà du col dans la partie la plus intéressante des Vosges françaises, jusqu'à Gérardmer, ce qui demande une journée aller et retour. La route passe à une grande hauteur au-dessus du lac de Longemer (v. ci-dessous). De la roche du Diable^ à g. après un tunnel, vue ravissante sur ce lac et celui de Retournemer (v. ci-dessous). — [Le piéton suit encore la route pendant env. 2kil., à rO. du col de la Scblucbt, jusqu'au Collet, tourne là à g. dans la route forestière et quelques min. plus loin à dr. dans le «chemin des Dames», bon sentier à travers la foret, où l'on entend bouillonner la Vologne^ qui a sa source au Hohneek. — A 45 min., le petit lac de Retournemer.^ au fond d'une gorge. 11 y a à côté une maison forestière (aub.). On longe plus loin la Vologne, puis le lac de Longemer. Au bout de 1 h. 1/4, un pont sur la Vologne, qui forme à cet endroit une bruyante cascade, le saut des Cuves. — 40 min. plus loin, Gérardmer (650 m. ; hôt. : *de la Poste; des Vosges, bon), ville de 6543 hab., dans un site charmant, au bord du grand lac (mer) de ce nom. Beaucoup de villas habitées en été.
Si l'on couche à Gérardmer, visiter encore la pittoresque vallée de Granges, qu'un poteau indique déjà avant la sortie de la forêt en deçà de Gérardmer. A 2 h. 1/2 de l'entrée de cette vallée la glacière naturelle de Kertoff. — Le soir, lorsqu'il fait beau, promenade en barque sur le lac. — Excui-sion très intéressante de Gérardmer à Wildenstein (5 h. ; p. 185), par la Bresse (v. ci -dessous) et le col de Bramonl , ou bien à Oderen (Th.; p. 185), par le col du Ventron.
De la Schlucht a la Bresse, il y a plusieurs chemins intéressants.
A. Par la route: 15 kil. 1/2, 3 h. 1/2 à pied. On suit la route de Gérardmer jusqu'au Collet, on tourne à g. dans la direction de Retournemer et on rencontre au bout de 8/4 d'h. une route qui mène au col des- Feignes -sous -Vologne (842 m.), à 1/2 h. de là. Puis on descend à g., et l'on rencontre aussi à 1/2 h., à g., le chemin du lac de Blanchemer (v. ci-dessous). Il faut près de 1 h., aller et retour, pour le visiter de cet endroit. — En prenant à dr. au col des Feignes, on irait à la Bresse par le lac de Lispach (906 m.), ce qui demanderait 10 min. de plus. — Très belle vue à la descente sur la Bresse (p. 182).
B. Par le Hohneek: 4 h. 1/2 et 6 h. 1/4, selon le chemin que l'on suit après être redescendu de la montagne, au S., à 1 h. 1/2 de la Sehlucht. Le plus court prend à dr. de la frontière, passe au chalet de Schmargult (20 min.), toux-ne là à g., puis encore à g. au bout de 1/2 h. et atteint 10 min. plus loin le lac de Blanchemer (1050 m.), petit lac pittoresque sur le versant O. du Rothenbach (v. ci-dessous). II n'y a plus ensuite qu'à descendre le long du ruisseau à la route, au col des Feignes (25 min. 5 V. ci-dessus).
Le second chemin remonte, du pied du Hohneek, le long de la frontière, qu'il suit plus moins pendant près de 2 h. A 10 min., la. fontaine de la Duchesse, ainsi nommée en l'honneur de Marie de Gonzague, femme de Henri II de Lorraine (1622). C'est une des sources de la Moselotte. On contourne ensuite à dr. le Haut des Fées (1318 m.), jusqu'à la borne 2876 (35 min.), se dirige vers le Rothenbachkopf et le contourne aussi à dr. pour jouir de la vue du lac de Blanchemer (v. ci -dessus). Puis on tourne à g. pour arriver au sommet de la montagne, à 35 min. de la borne ci-dessus. Le Rothenbachkopf (1280 m.), dit a,u.ssi Rheinkopf, offre une belle vue, s'étendant du Donon au ballon d'Alsace et à la Forêt-Koire. De là on redescend le long de la frontière jusqu'à la borne 2898 (15 min.), s'en écarte à dr., arrive au tout petit lac Marchet (890 m. ; 25 min.), laisse à dr. un sentier qui mènerait en 1 h. 1/2 à la Bresse, rejoint la route de a Bresse à Wesserling (22 kil. ; p. 185) et la remonte jusqu'au col de
182 IV, B. 29. METZERAL. Vosges
Bramont (890 m.; 40 uiiu.). Ce col jouit d'une très belle vue. Une ane. voie de Sclilitte conduit de là à dr. au Haut de la Vierge (1089 m. ; 35 min.), d'où l'on continue tout droit vers le lac des Corbeaux (900 m. ; 30 min.), lac très pittoresque, de 5(X) m. de long et 250 m. de large, profondément encaissé entre des rochers et entouré de sapins. Enlin on descend à g. du ruisseau de ce lac à la Bresse (1 h.; hôt. lissier)^ petite ville manufacturière. V. le Nord de la France^ par Bcedeker.
La route qui monte de Munster dans la Grande -Vallée ou vallée de la Fecht (6 kil. jusqu'à Metzeral, omnibus 2 fois par jour), passe à Luttenbach (au Kalilenwasen^ v, ci-dessous), à Breitenbach et à Miihlbach, beaux villages dans de jolis sites, où l'industrie cotonnière est fort développée. Les habitants de cette vallée sont pour la plupart protestants ; ils ont conservé beaucoup de particularités originales dans leurs mœurs et leurs usages, et on en rencontre souvent qui portent encore le vieux costume du pays.
I>e Luttenbach, un chemin conduit en 2 h., par la forêt, à la Melkerhiitte (rafraîch.) ; on peut abréger les nombreux détours. De là, on monte en 40 min., par un nouveau sentier du Club Vosgien , au sommet du Kahlenwasen ou Petit-Ballon (1274 m.). On y découvre la vallée de Munster et celle de la Lauch. Au mois de juin, la montagne est couverte d'un tapis de violettes des Vosges (viola elegans). On descend du côté de Lautenbach (p. 1S3), en suivant un bon chemin du Club Vosgien, marqué par des traits rouges aux arbres.
De Munster (p. 1Î9), on va au Kahlenw^asen en prenant d'abord un chemin commode qui passe par le viaduc du chemin de fer et mène en 10 min. à Eschbach, puis une bonne route de voitures qui conduit en
1 h. 1/2 à- Erschlitt^ et dans le village même un sentier assez raide: il y a partout des poteaux. Avant la forêt, belle vue sur la vallée de Munster. On rejoint en 10 min. le chemin de Lutterbach et par ce chemin en 1/2 ^- la Melkerhiitte (v. ci-dessus), etc.
Metzeral [aub. du Soleil-d'Or , dans le moulin de l'autre côté du pont de la Fecbt, simple mais bonne), petite localité industrielle comme les précédentes , au point de jonction de deux vallées , d'où sortent les ruisseaux qui forment la Fecht.
Excursion intéressante de Metzeral par Sondernach, puis par une magnifique forêt, en passant à la maison forestière de Querben, jusqu'au sommet du Wissort ou Lauclienlcopf. On pourrait aller par la crête de la montagne jusqu'au ballon de Guebwiller (p. 184). Dans le voisinage du chalet à' Oberlaiichen (rafraîch.) sont les cascades de la Lauch, les plus belles de ce côté des Vosges. — Il y a 3/^ d'h. de chemin du chalet à la maison forestière de Niederlauchenhof (bonne aub.), et de là 3 h. jusqu'à Guebwiller.
Un beau chemin conduit de Metzeral à Wildenstein (p. 185) , en 4 h. environ. Il se détache de la route à dr. , en face de l'auberge du Soleil-d'Or, et remonte la vallée de la Fecht. Au bout de 20 min., à dr., le chemin du Fischbœdle (p. 181) -, il traverse un pont. XMittlach (40 min.), une bifurcation à partir de laquelle un guide peut être utile (2 c4C. à
2 c4l. 50); il y a toutefois partout des poteaux. On prend à g. avant un pont; mais au bout de quelques minutes on passe par un autre pont sur la rive g. de la Fecht, et immédiatement après la maison forestière de Jlerrenberg (15 min.) , où l'on peut se rafraîchir, on monte à dr., par un chemin de schlitte qui s'élève pendant près de 2 h. dans la forêt, en faisant de nombreux circuits. Dans le haut, près du Herrenberger-Wasen, se trouve un grand chalet; on met une bonne heure de cet endroit à Wildenstein (poteau), par un chemin difficile et souvent escarpé.
Méridionales. GUEBWILLER. IV. li. 29. 183
D. Ligne de Bollwiller à Lautenbach.
13 kil., trajet en 8/4 d'h., pour 1 Ji. 10, 70 et 45 pf.
Bollwiller, v. p. 159. On traverse une contrée excessivement fertile. — 5 kil. Soultz (Obersulz), ville de 4630 hab., avec des manufactures de soieries. Son église paroissiale, belle construction simple, en grande partie du style goth., fut commencée en 1278, continuée au xiv^ et achevée au xv® s. : elle a une haute tour au centre. Avant Guebwiller, à g., quelques maisons neuves du style gothique.
7 kil. Guebwiller, en ail. Gehweiler (hôt. : de l'Ange, près de la gare, bon; du Canon -d'Or; Luxhof) , ville de 12452 hab. et chef- lieu de cercle, à l'entrée de la vallée de la Laiich, avec des filatures et des manufactures de tissus de coton, des manufactures de draps, une raffinerie de sucre et un atelier pour la construction des machines. La physionomie de Guebwiller révèle son importance. De la gare on arrive tout droit à la Nouvelle- Eglise, du style rococo, construite par les princes-abbés de Murbach, lorsqu'ils transportèrent leur résidence à Guebwiller, enl759. Puis, montant à dr. la rue principale, on passe à Vhôtel de ville, du style goth. tertiaire, et l'on est à '^'St-Léger, église à cinq nefs, avec transept et trois tours d'inégale hauteur. C'est un monument très remarquable du style de transition, commencé en 1182, mais dont le chœur est du style ogival. Elle a un beau porche roman, qui en occupe toute la largeur. Les sculptures de la porte du milieu sont dignes d'attention. — On récolte près de Guebwiller un des meilleurs vins d'Alsace (v. p. 156).
Un chemin du Club Vosgien, marqué par des traits rouges, mène en 3 h. 1/2 au Ballon de Guelioiller (p. 184).
A "1/0 h. de Guebwiller, l'ancien couvent d'antonites AUsenheim^ d'où proviennent beaucoup des objets d'art les plus importants du musée de Colmar (p- 158); il reste peu de chose de la vieille construction.
On remonte plus loin la jolie vallée de la Lauch, en passant près des ruines de Hugstein. — 9 kil. Heissenstein. — 11 kil. Biihl.
A 1/2 h. à rO., dans une vallée latérale arrosée par le Rothbach, dans laquelle on reste et suit la route carrossable pendant 1/2 h. , se trouve r*église abbatiale de Murbach, église romane entourée de quelques maisons, dans un site pittoresque. L'abbaye, fondée en 727 par Evrard, duc de Souabe, était de l'ordre des bénédictins et une des plus puissantes de la contrée. Sa domination s'étendait sur 3 villes, parmi lesquelles était Guebwiller, et sur 30 villages; l'abbé était prince de l'empire. L'église, dont la nef n'existe plus, fut consacrée en 1139; elle est, avec celle de Marmoutier (p. 165) un des édifices romans les plus anciens et les plus importants de l'Alsace. On y voit dans le bras méridional du transept un beau monument gothique du xiii^ s. Il y a une auberge à 50 pas environ de la porte cintrée sous laquelle passe le chemin , au rez-dechaussée de la maison à g. (voûte et colonnes romanes): un enfant de cette maison sert de guide au Ballon pour 1 Jf. 50 ou 2 c/f^. (v. p. 184).
13 kil. Lantenhach , gros village industriel, avec des filatures de coton et des manufactures de fil à coudre. A côté , la chapelle St-Gangolf. En face, sur la rive dr., le village de Lautenhach- Zell. Le chemin de fer ne va pas plus loin.