II. VOSGES MÉRIDIONALES
Quatre jours suffisent pour voir superficiellement les Vosges Méridionales. L'excursion pourra se répartir ainsi lorsqu'on se sera transporté l'après-midi en chemin de fer de Strasbourg à Châtenois (v. cidessous) et le soir même au Hohkœnigsbourg (2 h. 1/4)- — l^^jour: en 3 h. à Riheauvillé^ 2 h. à Kaysersherg^ 2 h. 1/4 à Orhey (ou, s'il est possible, en ch. de fer à Hachimette et de là à pied à Orbey); en tout 7 h. 1/4- — 2e jour : en 2 h. au Lac Blanc, y 4 d'h. a Reisberg et 2 h. 1/4 à la Schlucht; en tout 5 à 6 h. — Séjour: à Metzeral par le Hohneck et le Fischbœdle; en tout 4 h. 1/4- — 4ejour: en 4 h. 3/4^ par le Herrenberg, à Wildenstein^ et 2 h. à Wesserling ; en tout 6 h. 3/4.
A. Ligne de Schlestadt à Ste - Marie - aux - Mines. Hohkœnigsbourg. Bibeauvillé. Aubure.
21 kil., trajet en 1 h., pour 1 c^. 80, 1 c4{. 15 et 75 pf.
Schlestadt, v. p. 132. — On remonte la vallée de la Lièpvrette (Leberthal), contrée industrielle bordée de montagnes boisées.
f) kil. Châtenois, en ail. Kestenholz (192 m.; hôt. de V Agneau- Blanc, à la gare), bonrg de 3800 hab. , au pied du Hahnenberg,
Méridionales. STE-MARIE-AUX-MINES. //. E. 29, 147
d'où sortent deux sources d'eaux minérales. Il y a des bains à rétablissement Bad-Bronn.
A 20 min. au S. de Châtenois se trouve Kintzheim, vieux village, dominé par le château du même nom, en ruine depuis la guerre de Trente- Ans. On monte en 2 h. 1/2 de ce village au Hohkœnigsbourg.
6 kil. Val-de-Ville, en ail. Weilerthal. A dr. aboutit la vallée du même nom. Du même côté, sur une hauteur à la jonction des deux vallées, les ruines de Frankenbourg, avec une très grosse tour ronde, du xii^ s. De Val-de-Villé au Hohkœnigsbourg, v. p. 148.
De Val-db-Villé a Villiî : 13 kil. de ch. de fer, trajet en 35 min. — 9 kil. Thannvillé (Thannweiler), dominé par un château, de 1518-1540 et restauré au xviii® s., au vicomte de Castex. — 13 kil. Villé, en ail. Weiler (hôt. : de la Poste ^ de Nancy), localité de 1000 h ab. , la principale de la vallée, d'où Ton peut aller au Hohwald (p. 146).
9 kil. Wanzel (220 m.), d'où un bon sentier mène au Hohkœnigsbourg en 2 h. Va- ~ 14 kil. Lièpvre, en ail. Leberau (271 m.; hôt. de la Fleur), au débouché de la vallée de liombach.
21 kil. Ste-Marie-aux-Mines , en ail. Markirch (360m.; hôt.: Orand-Hôt,, à 20 min. de la gare, beaucoup de voyageurs de commerce; Lutterbach ou de la Gare; brasseries Schubert et Taverne Alsacienne) j ville de 11 600 hab., la localité principale de la vallée, avec d'importantes manufactures de cotonnades et de draps. La Lièpvrette, qui la traverse, marquait autrefois et marque encore assez bien la limite des langues; on parle allemand sur la rive dr. et français sur la g. La première rive embrassa jadis la Réforme et appartint aux comtes de Ribeaupierre, tandis que la seconde resta catholique et soumise aux ducs de Lorraine.
Jolie PROMENADE sur la route de St-Dié (les piétons peuvent éviter la grande courbe), jusqu'à la frontière (763 m. ; 1 h. ^ aub. chez Pfister qui a de bon vin rouge). Ensuite à dr., pendant 10 à 15 min. le long de la frontière, jusqu'à un pavillon du château de Faîte (880 m.), que traverse la ligne de démarcation et d'où l'on a une belle vue sur la vallée de la Meurthe, St-Dié et ses environs. De là à St-Dié, v. le Nord-Est de la France, par Bsedeker. Omnibus de Ste-Marie à St-Dié (24 kil.), 4 fois par jour. — Les carrières de Si-Philippe (gneiss), à I/2 li- de Ste-Marie, sont intéressantes à visiter.
De Stb-Marie-aux-Mines à Uibeauvillé (ail. Rappoltsweiler), 18 kil., par une bonne route qui traverse les montagnes et demande 8 h. 1/2 à pied. Le vieux chemin abrège beaucoup; il se détache à 10min. de la route à g. et rejoint l'autre au bout de 1/2 t. Beau couç d'œil en arrière sur Ste-Marie. Au point le plus élevé (508 m.), on est à peu près à michemin. La route, d'où se détache plus loin à dr. un chemin menant à Aubure (p. 150), redescend dans la vallée du Strengbach et reste sous bois jusque près de Ribeauvillé. A 20 min. en deçà de Ribeauvillé, à g., le Dusenbachthal , vallée par où on peut monter en 3/^ d'h. à 1 h. aux trois châteaux de cette ville (v. p. 149).
L'ascension du Brézouard est également fort intéressante ; elle demande 3 h. à 3 h. 1/2 Ste-Marie-aux-Mines. On prend à g., au Grand- Hôtel, la route à.''Eschery ou Eckirch (429 m.), jusqu'à une bifurcation dans la localité (V2 h.). A dr. , le chemin du Bonhomme et des lacs; à g., celui du Faunoux ou Rauenthal^ par où l'on continue. Ensuite deux écriteaux à dr. indiquant la direction de Hayeot; on monte sous bois; plusieurs bancs. 2 h., croupe de la montagne. 5 min. plus loin, \a, ferme de Haycot (rafraîch.). A une fontaine, monter par la prairie. 1/2 h., croupe entre les deux cimes de la montagne et un poteau donnant les
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Vosges
directions d'Aubure (Altweier), de la Poutroye et du sommet, qui est encore à 1/4 d'h. — Le *Brézouard, Bressoir ou Briischbiickeî (1229 m.), ofire une des vues les plus étendues de la contrée; par un temps clair, on y aperçoit les Alpes. — On monte également au Brézouard de Fréland (p. 151), et d'Aubîire (p. 150), en 2 h. 1/?..
De Val -de -Ville au château de Hohkœnigsbourg, 13 kiL, bonne route de voitures. — Val- de-Ville, v. p. 147. La route monte par de grands circuits dans la forêt. A V2 t^* du sommet se trouve V *hôtel du Hohkœnigsbourg (ch. 1.50 à 2©^), d'où l'on a une vue dégagée sur la vallée du Rhin et les versants des Vosges.
Les piÉTOUS suivent d'abord la grande route à g. du chemin de fer et au pied de la montagne. A dr., sur une hauteur, les ruines de Frankenhourg (p. 147). Ensuite ils prennent à g., au bout de 1/4 d'h., la troisième route de voitures, indiquée par une borne portant l'inscription: «Hohkœnigsbourg, Wick«. Ce chemin entre dans une belle forêt, au pied même du cône où s'élève le Hohkœnigsbourg. 15 min. plus loin, une seconde borne. A env. 35 min. de là , à g. , un sentier qui rejoint en 40 min. le chemin des voitures, lequel mène 20 min. plus loin à celui de l'hôtel.
D'autres chemins où il y a aussi des écriteaux, y conduisent de Wanzel (p. 147), en 2 h. 1/2; de Lièpvre (p. 147), en 2 h.-, de St-Hippolyte (p. 133), en Ih. 1/2^ de Châtenois (p. 146), en 1 h. 1/2.
Le sentier à dr. de la grosse tour du S.-O. mène à l'entrée principale du château.
Le *château de Hohkœnigsbourg (755 m.), en ruine depuis 1633, où il fut incendié par les Suédois, est après celui de Guirbaden (p. 143) le plus grand de l'Alsace. Il a été donné en 1899, par la ville de Schlestadt à l'empereur Guillaume II. Ses murailles en grès rouge apparaissent pittoresquement à travers le vert foncé des châtaigniers de la forêt. Il en subsiste des colonnes , des cheminées, des portes et des fenêtres. Les parties à l'O. servaient à la défense; à l'E. se trouvaient les bâtiments d'habitation. En entrant par la porte principale on est d'abord dans V avant-cour ^ et de là on passe à g. dans la cour intérieure, par la forte des Lions, ainsi nommée d'un écusson, qui rappelle les Hohenstaufen, ducs d'Alsace. Le bâtiment principal dans cette cour est une construction grandiose à quatre étages, dont le rez-de-chaussée servait de cuisine et le reste d'habitation seigneuriale; il est du xv^s. La plate-forme de la tour à l'E. offre une vue magnifique et étendue, sur les Vosges et la vallée du Rhin, avec Schlestadt et Colmar.
En prenant au S.-O. par un chemin que l'on ne saurait guère manquer, et en passant à une source et à la maison forestière de Schœnzel (Va^-) V^^on aperçoit déjà du château, on arrive en 1 h. 1/4 env. à Tannenkirch (527 m.; hôt. ïsennchel), village qui s'étend au loin au pied du Tœnnchel (901 m.; «mur païen» comme au mont Ste-Odile et belle vue), et d'où l'on peut se rendre à Ribeauvillé en 1 h. '^Vi environ. Il y a à 1/4 d'h. de Tannenkirch une bifurcation, d'où l'on continue par le chemin direct ou suit les indications des marques blanches, qui font passer aux châteaux.
Méridionales.