MONT STE- ODILE
Vosges
aussi fondé par Ste Odile (chap. neuve; à côfé une ferme où Ton peut avoir des rafraîch.), et il rejoint plus loin le chemin de Barr (v. ciaprès).
De Barr au mont Ste-Odile, 2 h. Vz ? chemin plus beau que les précédents. — Barr, v. p. 142. — En venant de la gare, on peut prendre directement la route à dr. (N.), sans toucher à Barr. On est alors en 20 min. à Heiligenstein (bon vin de Goxwiller à l'Etoile, en face de la maison commune). 10 min. plus loin, au delà du village, un poteau indique à g. le chemin de Truttenhausen (1 kil. 4) et de Ste-Odile (6 kil.). Truttenhausen (375 m.) a une anc. abbaye d'augustins, qui fut fondée en 1181 et qui appartient maintenant à la famille de Tùrkheim, avec les ruines de son église goth. , bâtie en 1490. — A TO., on aperçoit les ruines du château de Landsperg (v. ci- dessous). — A quelques minutes de Truttenhausen, à l'entrée de la forêt, un poteau montre à g. la direction des ruines de Landsperg et tout droit celle de Ste-Odile. A V2 de là, une clairière oii on voit le couvent dans le haut et où l'on prend à g. On passe ensuite à côté de \d. fontaine Ste-Odile, qui coule d'une grotte près de la route , et à l'eau de laquelle les pèlerins attribuent une vertu miraculeuse pour guérir les maladies des yeux. Il y a encore ';V4 d'h. de chemin de là au couvent.
• TOn peut aussi aller de Barr (dans le même temps que ci-dessus), en passant au temple protestant, à la maison forestière de Mœnkalb^ et de là aux ruines de Landsperg (1 h.; 584m; clef à la maison forestière voisine), construit au xiii^ s., sur le versant du Bloss^ dont le Mennelstein est la cime la plus élevée. Ensuite on monte ^au Mennelstein (p. 145) ou directement à Ste-Odile.
Le *mont Ste-Odile forme une longue croupe au milieu de laquelle s'élève, sur un rocher à l'E. (753 m.), le couvent fondé par sainte Odile, patronne de l'Alsace. L'église de ce couvent est un pèlerinage très fréquenté, où sont venus même des empereurs et des papes. Elle renferme le tombeau et les reliques de la fondatrice, fille d'Etichon , duc d'Alsace. Née aveugle, selon la légende, elle fut guérie de sa cécité par le baptême et elle mena dans ce lieu une longue et sainte vie, au vii^ s. — On a du jardin du couvent une vue splendide. — On peut avoir des rafraîch. dans la première cour et il y a une hôtellerie à dr. dans l'autre cour (sonner; ch. 1 c/fi 50, dîn. 2, p. 5). La montagne fut fortifiée de bonne heure. On dit que l'empereur Maximien, collègue de Dioclétien, y éleva une forteresse contre les Alémans, vers l'an 300 de notre ère. 11 est certain qu'une voie romaine y aboutissait (p. 143). Mais on n'est pas d'accord sur l'origine du Mur Païen (Heidenmauer) , muraille de défense qui règne autour de la montagne. Il a plus de 10 kil. de développement, 2 à 3 m. de hauteur sur 2 m. d'épaisseur, et il se compose de gros blocs de pierre. Comme néanmoins ces blocs de pierre sont taillés et qu'ils étaient assemblés à queue d'aronde, il est probable que le mur date des iv^-vi® s., lorsqu'on avait besoin de refuges pendant les invasions répétées des barbares.
Centrales.
HOHWALD.
Le point culminant du mont Ste- Odile est le Mennelsteiii (817 m.), à 35 min. au S.-E. du couvent. On y va en suivant d'abord tout droit la route de voit, et tournant au bout de 5 min. à g., puis passant à des restes considérables du Mur Païen. Par un temps clair, la vue s'y étend sur presque toute l'Alsace, le Brisgau jusqu'à la Forêt-Noire, les Yosges (au S., la vallée de la Kirneck, les châteaux d'Andlau et de Spesbourg) , le Rhin et les hautes montagnes de la Suisse au S. — A 500 m. au-dessous de l'angle S.-O., un point de vue dit le Kiosque.
A l'extrémité N. de la montagne, les ruines du château de Waldsberg ou Hagelschloss : on y monte en ^j^ d'h., mais elles sont difficilement accessibles. Plus à l'O., dans la forêt, celles de Dreistein, trois châteaux du xiii® s., sur deux rochers.
Du mont Ste-Odile, on peut aller en 2 h. 1/2 à Hohwald (v. ci-dessous) par la forêt. On prend à 8 min. du couvent, à g. de la route de voit, (e'criteau; «Hohwald, 8 kil.»), traverse 10 min. plus loin le Mur Païen, contourne le versant N. du Kienberg (775 m,), laisse à dr. un sentier menant aux ruines de Birkenfels et suit enfin pendant 1/2 h. un chemin qui va à la maison forestière de Welschbruch (v. ci- dessous).
De Barr au Hohwald: 14 kil.; omn. 2 fois par jour, trajet en 1 h. ^4 pour 1 60. Voit, partie, à 1 chev., pour 1 ou 2 pers., 6 ; 3 pers.; 8 ; à 2 chev., 12.80. — Barr, v. p. 142. — En voiture, on passe d'abord à Mittelbergheim, puis à
Andlau(hôt. ; du Bœuf, sur le Marché; de la Couronne) , petite ville de 1800 hab., dans un joli site, à l'entrée de la vallée du même nom. Elle a une anc. église abbatiale romane du xii^s., avec des additions du style ogival, remaniée en 1701 et bien restaurée en 1861. Il y a une crypte à colonnes du xi® s. et de belles stalles. A la façade, de grossiers bas-reliefs fantastiques. Andlau a encore de vieilles maisons en bois.
Ensuite on remonte une jolie vallée couverte de prairies et encadrée de hauteurs boisées, qu'anime le cours rapide de V Andlau. A dr. , sur la montagne, s'élèvent les deux tours rondes des ruines du château d'Andlau, qu'on n'aperçoit cependant que plus tard, et la tour carrée de celui de Spesbourg. Beaucoup de scieries.
A PIED (3 h. 1/2)5 0^ traverse la petite ville de Barr et remonte, à la sortie à l'O. {^f^ d'h. de la gare), le chemin des voitures le long de la rive g. de la Kirneck, jusqu'à l'endroit dit Holzplatz (^4 d'h.), chantier de bois où cesse la route. Là commence un sentier qui croise plusieurs fois le chemin de fer et par où on arrive en 1 h. V4 à la maison forestière de Welschbruch (775 m. ; rafraîch.) et de là (marques rouges) en 40 min. au Hohwald. — De Welschbruch au Neuntenstein, v. p. 146.
Le Hohwald (610 m.; hôt: Kuntz, avec dépendances et bains, bon, ch. dep. 2 o^., dî. 2.50, soup. 1.60, p. 6 à 7; Laufer, simple) est un village composé de maisons isolées. Sa situation favorable, protégée contre le vent duN., dans une vallée d'une largeur moyenne^
Beedeker, le Rhin, lô^ édit. 10
146 II. R. 29. OHATENOIS.
Voiges
qu'arrosent de nombreux affluents de l'Andlau et qu'entoure une magnifique forêt (Hochwald) , en a fait une des stations d'été les plus fréquentées. Près de l'hôtel Kuntz, sur une hauteur à l'E., V église catholique; 15 min. à PO. dans la vallée, qu'animent de nombreuses scieries, le temple protestant.
Excursions, facilitées par des poteaux et des marques de couleur aux chemins. — A la cascade, 30 à 40 min., et au Grand Sapin^ 1 h. On monte jusque près du temple et on y prend à dr. — Du Grand Sapin (env. 850 m. d'alt.), on arrive bientôt au N., à un grand chemin qui mène en 3/4 d'h. au Rathsamhauserstein (1049 m.). Vue de là sur le haut de la vallée de la Bruche et le Donon. Retour au chemin direct, dont le commencement, dans le bas , est indiqué par un écriteau à 6 min. à l'O. de l'hôt. Kuntz. Ih. 1/2 de montée, 1 h. de descente. Du Rathsamhauserstein sur la hauteur à TE., en 25 min. à l'aub. de Roihlach (env. 1000 m.- v. p 139) et en 3/4 d'h. de là au Keuntenstein (v. ci-dessous). — A Bellevue, 1 h. A la première scierie, à 5 min. au-dessous de l'hôtel, à dr., traverser un pont ; 10 min. le long de la forêt (marques rouges), puis à g. par un chemin d"*abord étroit et ensuite plus large, mais couvert en partie d'herbe, tournant à g., plus tard presque toujours à la même hauteur sous bois et contournant peu à peu la montagne à dr. Au sortir de la forêt, coup d'oeil splendide sur la vallée de Breitenbach, et 5 min. plus loin sur le Val de Villé. 1 h. 1/4 plus loin, VUngersberg (910 m.), avec une tourbelvédère. — A Neuntenstein, un autre point de vue, 1 h., par un sentier agréable derrière le jardin de l'hôtel Kuntz. Un sentier y conduit également de la maison forestière de Welschbruch (p. 145). — On va aussi beaucoup au Pelage (950 m.), où conduit le chemin au-dessous de l'hôtel Kuntz, qui se dirige à l'O. et traverse un pont. La vue s'étend de là sur le Val de Villé, dans lequel on peut descendre par Breitenbach, etc.
Le Champ-du-Feu, en ail. Hochfeld (1099 m.) se gravit en 2 h. I/2 de Hohwald^ le chemin monte à l'O. au Grand Sapin (v. ci -dessus). Au sommet, une tour (vue). Au retour, suivre le sentier au S. Au bout d'env. 25 min. , on atteint près d'un pâturage la ferme de Kœlherhiitte (10 min.; à dr., le Pelage), d'où il y a 2 h. de chemin jusqu'à Hohwald.
Du Hohwald à Villé, 2 h. 1/4; voit, à 1 chev., iOeM. \ à 2 chev., 16. Jusqu'à Bellevue^ v. ci-dessus. Descente de là en 1 h. 1/4 à la stat. de Villé, par Erlenbach^ qu'on peut toutefois laisser de côté en continuant par la hauteur.