Bingen et ses environs
Voir la carte p. 187.
HÔTELS. Au bord du Rhin: Victoria^ près de la gare, de 1^^ ordre (ch. 2.50 à 4 c^., dé. 1, dî. 3, p. 5 à 9); Bellevue (ch. 2 k S cS. , dé. 1, dî. 2.50, p. 6 à 8); ^. du Cheval-Blanc (Weisses Ross; ch. 2 à 3 ^. , dé. 80 pf., dî. 1.50 à 2.50, p. 5 à 6) ; Distel; Deutsches Haus, bon (ch. 1.50 à 2 cM., dî. l.oO)', Gœbel^ Adler, Karpfen. — Dans la ville: Goldener Pflug ^ près du Marché, vieille et bonne maison (ch. et dé. 2 c4i. 50) ; H. d"" Angleterre^ Mainzerstr., à la montée de la chapelle St-Roch, bon (ch. 1.50 à 2 rM...^ dî. 1.50); Hilsdorfy sur le Marché; H. de Paris, Gaustrasse, non loin de la Nahe; Einhorn. — *Hôt. Rochusberg^ v. p. 190 (eh. 1 e^. 50 à 2.50, dî. 2.50, p. 5 à 6, omn. à la gare, 50 pf.). — A Bingerbruck (p. 190), les hôtels Mohrmann et Amerikanischer Éof^ au-dessus de la gare.
Restaurants: buffet de la gare, bon (belle vue au l^^i ^^^f^ Soherr, sur le Marché; Rochusberger Biei'halle, derrière l'hôt. mentionné ci-dessus.
Bacs à. vapeur («Traject») pour Riidesheim (p. 186): de Bingen, entre les hôtels Distel et Adler; de Bingerbriick , près de la gare, en face du Mœuseturm. Débarcadère à Riidesheim près de la gare rhénane (p. 186). 16 trajets dans chaque direction. Prix: 10 et 20 pf.
Bateau à vapeur pour Assmannshausen et Riidesheim, v. p. 186-187.
Barques: pour le Mseuseturm, 1 ou 2 pers., 1 c^. 50; chaque pers. en plus, 25 pf. ; pour Assmannshausen, 1 à 6 pers., 3 ; pour Rheinstein et Assmannshausen, avec 2 h. d'arrêt à Rheinstein, 5
Voitures: pour la chapelle St-Roch, à 1 chev., 1 ou 2 pers., 3 o^. 50; 3 ou 4 pers., 4 ; à 2 chev., 4 et 5 ; — pour le Scharlachkopf , 4 et 5 e^. ou 5 et 6 ; pour Rheinstein, aller et retour, 6 et 7 c#. ou 7 et 8.
Chemin de fer pour Mayence et pour Cologne, v. R. 33; pour Creutznach et Sarrebruck , R. 39.
Bingen (77 m.); ville de la Hesse-Darmstadt , avec une population de 8300 hab., à l'embouchure de la Nahe dans le Rhin, était déjà connue des Romains, qui avaient construit une forteresse à cet endroit, où se bifurquaient leurs routes militaires de Trêves et de Cologne. Au moyen âge, Bingen fut une ville libre de l'Empire et l'une des premières qui entrèrent dans la ligue des villes rhénanes (p. 163). Elle fut prise plusieurs fois durant la guerre de Trente- Ans et presque entièrement détruite par les troupes de Louis XIY en 1689. Il s'y fait un grand commerce de vin et le trafic par le chemin de fer et par eau y est considérable. U église paroissiale est du XV® s. Elle a une crypte romane du xi® s., mais qui a été complètement remise à neuf. On y voit aussi des fonts goth. du xv® s.
Au-dessus de Bingen s'élève, sur des fondations romaines, le château de Klopp, détruit aussi en 1689, mais reconstruit depuis 1854 et propriété de la ville dep. 1897. On y monte, du côté du Rhin, derrière l'hôtel d'Angleterre , par la Rochusstrasse ; du côté de la Nahe, derrière l'hôtel de Paris, par la Schlossstrasse. Bellevue de la terrasse et de la tour qui renferme une collection d'antiquités 00 pf.)
BINGERBRÛCK.
Les endroits les plus Intéressants des environs de Bingen sont la chapelle St-Roch (Rochuskapelle) et le Scharlachkopf^ tons deux à 72 l'-"'V4 ^^'h. de la ville (1 h. ^/^ pour faire le tour en voit.). On peut continuer directement son cliemin du château de Klopp par la porte du haut (Mariahilferstrasse). Au sommet, sur le devant, Vhôtel Rochiisherg (prix, v. p. 189; helle vue). De là, on va à la chapelle, en longeant le bord de la montagne (5 min.) ou bien par un chemin sous bois, qui prend plus bas que l'hôtel.
La *chapelle St-Roch, située à 104 m. au-dessus du Rhin, sur la cime orientale du mont St-Roch (Rochusberg), offre une vue ravissante sur tout leRheingau. Elle a été fondée après la peste de 1666. C'est une belle chapelle goth., reconstruite de 1889 à 1894, sur les plans de Meckel. La fête de St-Roch, le dimanche qui suit le 16 août, y réunit des milliers de personnes. Flore intéressante.
De l'hôtel Rochusberg, un chemin, sous bois conduit en Va ^• au Scharlachkopf , sommet occidental du Rochusberg, dont le versant S. produit le Scharlachberger, un vin généreux. Il y a une tour d'où l'on a un vaste panorama.
Deux PONTS traversent la Nahe à Bingen: non loin de l'embouchure de la rivière, ÏQpont du chemin de fer, qui sert également aux voitures et aux piétons, et 1 kil. plus haut le vieux pont, construit sur les fondations d'un ancien pont romain, mais qui a été dejjuis maintes fois restauré. Il y a près de là une modeste chapelle romane.
Bingerbriick (hôtel, v. p. 189), sur la rive g., est une localité prussienne d'env. 1300 hab., où est la gare des chemins de fer du Rhin et de la Nahe (R. 33 et 39). Ligne de Simmern. v. p. 193.
\j Elisenhœhe (253 m. ) est un des principaux points de vue des environs. On y va en 1/2 li- de la gare, en descendant la route jusqu'à la lisière du bois et montant ensuite en zigzag.
Sur des rochers de quartz qui surgissent du milieu du fleuve, s'élève le Maeuseturm, la tour des Souris,
Voici ce qu'en raconte la légende. Un évêque de Mayence du temps de l'empereur Othon, Hatton II (m. 970) , eut un jour la fantaisie, pour débarrasser les pauvres gens du fléau de la famine qui ravageait le pays, d'en enfermer un certain nombre dans une grange et de les faire brûler, comme «n'ayant pas plus de valeur dans ce bas monde que les souris qui s'attaquent au froment». Depuis lors, les souris ne lui laissèrent plus de repos. Elles le poursuivirent jusque dans la tour qu'il s'était fait construire au milieu du Rhin pour leur échapper, et ce fut là qu'il rendit l'âme, dévoré par ces animaux.