ALF
De Cohlentz a Trêves.
La Moselle fait à Cochem une courbe déplus de20kil., que les bateaux à vapeur remontent en 2 h. 1/2 ®^ descendent en 1 h. 1/2. — Rive g., Sehl^ à 20 min. de Cochem. On y jouit d'un magnifique coup d'œil en arrière sur cette ville, son château et celui de Winnebourg. — Rive g., Ebernach. Les hauteurs se groupent d'une façon pittoresque. — Rive g., entre Nieder- Ernst et Ober-Ernst ^ Téglise à deux tours qui leur est commune. — La Moselle tourne ensuite brusquement. — Rive g., Ellenz.
Rive dr., Beilstein (B.; hôt. Lipmann)^ adossé à des rochers et dominé par les ruines du château de Beilstein,, détruit en 1688. — Rive g., Poltersdorf. Rive dr., Briedern,^ Mesenich et Senheim (hôt. Schneiders), dominé par son église. — Rive g., Senhals^ en face de Senheim. Omnibus 2 fois par jour pour Eller (6kil.; v. ci-dessous).
Rive g., Ediger (B.^ hôt. Lœwe)^ entouré de vieilles fortifications et qui a une église du style goth. tertiaire et de vieilles maisons.
Le tunnel débouche au pied des hauteurs boisées de Calmond,, dans la belle vallée de V Eller, — 53 kil. Eller, Plus loin , sur la rive dr., les ruines de Stuben, — La voie traverse la Moselle sur un pont en fer, passe dans un tunnel de 340 m. de long et suit la rive dr. au pied des hauteurs escarpées du Petersherg. — 55 kil. Neef, Le Petersherg force la rivière à faire un détour de 3 kil.
59 kil. Bullay (buffet j hôt, Marienbourg), sur la rive dr., station qui dessert Alf , situé en face, les bains de Bertrich (v. p. 223), et Zell (p. 224). En sortant de la gare, on prend à dr. un chemin qui passe sous la voie et conduit au bac d'Alf. De là on continue tout droit le long du chemin de fer et passe par son pont (p. 223), pour arriver au pied du Marienbourg (v. ci-dessous), où l'on monte aisément en 20 min. — Suite du chemin de fer, v. p. 223.
Alf (B.). — HÔTELS 1 Theisen ou Post , bon; Bad Bertrich, Burg Arras. — Voit. publ. de la gare de Bullay, pour Bertrich (11 kil. ; p. 223), trajet en 1 h. 1/4, pour 90 pf. ou 1 c^. — Voit, partic. : pour le Marienbourg, 4 eS. aller et retour ; pour Bertrich, à 1 cher. , 5 ; à 2 chev., 7 cS.
Alf est un bourg de 1300 hab. , situé en face àe Bullay (v. cidessus; bac et pont).
La Moselle décrit une courbe de 12 kil. autour de la croupe du Marienbourg (v. ci -dessous). Le chemin d'Alf au Marienbourg (40 min.) monte derrière la pension Nollen, passe à l'hôt. Waldfrieden, au Prin%enko'pf, où il y a un belvédère, et plus loin le long de la crête de la montagne. > -
Le *Marienbourg (bon restaurant), avec les ruines d'un château légendaire ou du couvent de femmes qui l'a remplacé en 1146, est l'un des plus beaux endroits des bords de la Moselle. La vue y embrasse des deux côtés la rivière , des coteaux couverts de vignes et de bois, les cimes du Hunsrûck et de l'Eifel. — On redescend au bac de Pûnderich, au plus en 10 min., ce qui fait que l'on va d'Alf à cet endroit par le Marienbourg en ^j^ d'h., tandis que le bateau à vapeur fait le trajet en 1 h. V2 ^ la montée {^[^ d'h. aussi à la descente). Les voyageurs qui remontent la Moselle en bateau peuvent donc descendre à Alf pour aller au Marienbourg; ils ont assez de temps pour s'arrêter en haut, et il leur suffit de redescendre quand ils aperçoivent le bateau à Briedel.
De Cohlentz à Trêves. BERTRICH.
La route d'Alf à Bertrich (9 kil.) remonte d'abord la vallée de VAlf. A V2 ^- de distance, près d'anciens laminoirs, cette rivière se grossit de VUesbach, dont la route suit la profonde vallée jusqu'à Bertrich. Au sommet de la montagne, les ruines du château d'ArraSj qui, selon la tradition, fut construit après 938 par l'archevêque de Trêves, pour un charbonnier et ses deux fils, qui s'étaient distingués par leur bravoure dans une guerre d'extermination contre une bande de Hongrois.
Bertrich. — Hôtels : *Pitz^ à côté du Kurhaus (eh. 2 à 5 «s^., dé. 1, dî. 3) ^ Brei Reichskronen (eh. 1.50 à 3 dé. 80 pf., dî. 2.25)^ Adler (eh. 2 ^. , dé. ÎO pf., dî. 2.25); Zum Kurplatz^ simple, mais bon-, Dhein. — Voitures: pour Alf-Bullay, àl chev.,5.^. ; à 2 chev., 6 6 et 8 aller et retour ^ Manderscheid, 24 cS. aller et retour; Daun, 22; les Maare, 25.
Bertrich (165 m.), qui n'a que 400 hab., est un bain fréquenté annuellement par env. 2000 personnes. Pour la vertu de ses eaux, surtout efficaces contre la goutte , les rhumatismes , les maladies des nerfs, du foie et des intestins, on peut l'appeler un «Carlsbad mitigé». Les sources sont alcalines et à la température de26^R. Bertrich occupe un site charmant dans la vallée de l'Uesbach, qui s'élargit à cet endroit et qui est entourée de hauteurs boisées. A l'E., une petite colline, nommée le Rœmerkessel, où l'on a trouvé des antiquités romaines, maintenant dans le jardin du Kurhaus.
La route de la vallée traverse la rivière à env. 10 min. du jardin des bains, et au delà du pont, à g., est le moulin dit Elfenmiihle (restaur.). En montant en deçà à g. et prenant 90 pas plus loin, à dr., le sentier du bas, on arrive à une grotte de 9 m. de long, 1 à 2 m. de large et env. 2 m. de haut, dite le KiBSKELLEii (cave aux fromages). C'est une grotte curieuse , à colonnes de basalte , composées de 8 à 9 sphéroïdes aplatis ressemblant à des fromages de Hollande. A côté se trouve une cascade de 5 m. de haut, souvent à sec en été, au-dessus de laquelle est un pont. A plusieurs endroits de l'Uesbach, on voit à nu une coulée de lave basaltique.
En suivant encore la route pendant 3 min. au delà de l'Elfenmiihle, jusqu'à la borne kilométrique 9.3, et en montant de là à dr. pendant 20 m., par la vieille route, jusqu'à la seconde bifurcation, puis par un sentier à g., on arrive au bout d'encore 15 min, à la Falkenlei (rocher du faucon^ 414 m.), colline hémisphérique formée de scories volcaniques. Coupée en profil du côté S.-E. , elle laisse voir la composition de ses couches : le bas est formé d'une masse de lave, le haut de cendres et de scories. Les parois sont couvertes de lichens et de mousses d'un rouge jaunâtre, ce qui leur donne l'air d'être tapissées de soufre. Du sommet, la vue embrasse les nombreuses montagnes volcaniques de l'Eifel.
Ligne de Trêves (suite). — Passé Bullay, la voie franchit de nouveau la Moselle, sur un pont à treillis, à 2 étages, celui du haut pour le chemin de fer, l'autre pour la route. Puis vient, dans le Prinzenkopf, un tunnel courbe de 440 m. , qui débouche près de la Moselle, au-dessus de Pûnderich (p. 224). Ensuite un viaduc grandiose, à 92 travées de 7m. 50 d'ouverture, qui longe la montagne à une grande hauteur.