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Les Sept -Montagnes

Un jour jsutlit pour visiter les plus belles parties des Sept-Montagnes. Le point de départ ordinaire est Kœnigswinter ^ station du chemin de fer de la rive dr., de celui de la rive g. par Meblem, des bateaux à vapeur et des chemins de fer du Drachenfels et du Petersberg. On peut encore partir de Rhœndorf, de Honnef et de Dollendorf (v. p. 262-263). La visite est naturellement surtout intéressante à pied, mais on peut aussi faire en voiture tout le tour de Kœnigswinter à Heisterbach^ au Margarethenhof (I/2 h. de là à pied au Grand-Œlberg), puis au Drachenfels ou. k Honnef^ ^ar \e Lœwenburger-Hof.

Voitures^ ânes et chevaux de Kœnigswinter, v, p. 257; de Honnef^ p. 262.

Chemins de fer a crémaillère (Zahnradbahn) du Drachenfels (p. 265) et du Pettrsberg (p. 267), 18 trains par jour en été, trajet en 10 à 12 min., pour J e^. à la montée et 50 pf. à la descente. La gare de la première ligne est à 6-8 min. de la gare du chemin de fer Rhénan et du débarcadère des bateaux, celle de la seconde à 10 min. de la grande ligne et 18 du bateau. — Ligne de la vallée de Heisterbaeh, v. p. 263.

Les PIÉTONS doivent compter: de Kœnigswinter au Drachenfels^ 3/^ d'h. ; de là au Grand-Œlberg^ 1 h. 3/4. puis k Heisterhach^ 1 h. l/4i k Kœnigswinter^ 3/4 d'il., ou à Nie der - Dollendorf ^ V2 li- i — de Honnef au Lœwenhourg^ 1 h. 1/4; au Grand-Œlberg ^ 1 h. I/4, etc.: on monte alors au Drachenfels de Kœnigswinter. De Nieder - Dollendorf , on suit le premier itinéraire en sens inverse.

Les '^Sept-Montagnes ou le Siehengehirge ^ extrémité N.-O. du Westerwald, s'étendent à l'E. du Rhin, sur une largeur de 7 kil. tout au plus et comprennent, du N. au S., un espace d'environ 4 kil. C'est un groupe de plateaux , de sommets coniques et de longues croupes légèrement arrondies et boisées. Toutes ces montagnes ont un caractère volcanique et se composent en partie de tracbyte (Drachenfels, Wolkenhourg, Lohrherg), en partie de basalte, plus récent que le tracbyte (Grand-Œlberg , Non7ienstromherg, Petersberg). Le Lœwenbourg seul se compose de dolérite. C'est seulement près de Cologne que les sept élévations qui ont donné son nom à la chaîne de montagnes, se présentent alignées aux yeux. Dès avant Bonn, le Nonnenstromberg masque le Lœwenbourg. Il y a cependant encore d'autres sommets, savoir: le Hemmerich (trachyte) , de forme conique , qui surgit au S. des montagnes inférieures ; le Mosenaio, qui touche à l'E. au Nonnenstromberg, le Hirschberg^ et le Stenzelberg.

De Kœnigswinter au Drachenfels. — On trouve des voitures à la gare (p. 257). Le chemin des voitures traverse le chemin de fer, se confond quelque temps avec celui du Grand-Œlberg (p. 266), tourne ensuite à dr., contourne le Hirschberg^ laisse plus loin à g. la route de voitures du Grand-Œlberg (v. p. 266), passe au monument du géologue H. de Dechen (m. 1889) et monte en tournant à la terrasse du Drachenfels. — Les piétons prennent à g., sur le perron de la gare, la direction indiquée par un poteau, traversent la route des voitures et suivent le chemin de fer, pour atteindre au bout de 5 min., non loin du tribunal de Kœnigswinter, le chemin qui vient du Rhin et la ligne du Drachenfels (v. p. 265). — On

Les Sept' Montagnes. DRACHENFELS.

peut aussi recommander les chemins passant sur le Saurenberg ou par la jolie vallée dite Nachtigallenthal (vallée des Rossignols), qui se détachent à la première courbe de la route de voitures du Drachenfels mentionnée p. 264, env. deux cents pas au delà du chemin de fer. Celui de la vallée est à g, et traverse un pont au bout de 5 min. Les deux chemins se rejoignent dans le haut, au Kuckstein.

En venant du Rhin, on traverse la ville en biais de la façon indiquée p. 258, puis le chemin de fer, et on arrive presque aussitôt au pied de la montagne, où se trouvent la gare du chemin de fer à crémaillère. Les piétons suivent l'ancien chemin des cavaliers, le long duquel il y a plusieurs jardins-restaurants : à 10 min., à dr., Zur Schœnen Aussi cht ; à g., Zur Drachenhurg; un peu plus loin, Zum Kuckstein (189 m.), endroit dans le voisinage duquel aboutissent, au-dessous, le chemin passant par le Saurenberg; audessus, celui du Nachtigallenthal, recommandable pour le retour. On longe ensuite quelque temps le remblai de la voie ferrée et passe au Drachenbourg, magnifique château construit en 1883 par Tûshaus et d'Abhema. Il est du style goth., à deux tours et la plus grande partie en grès rouge. L'intérieur est décoré de peintures murales, etc. De là, on monte sous bois, du côté du Rhin, à la terrasse du Drachenfels, à ^4 d'h. de Kœnigswinter.

Le CHEMIN DE FER À CRÉMAILLÈRE (prix , V. p. 264) est la voie la plus commode pour l'ascension du Drachenfels. Il monte à peu près directement et aboutit au même endroit que la route de voitures venant du chemin de fer Rhénan. Il a 1520 m. de long et monte de 225 m., sa plus forte rampe atteignant 20%. Il y a à peu près à mi-chemin un viaduc d'où l'on a un beau coup d'oeil sur le château de Drachenbourg.

La terrasse est un rocher en saillie à 30 m. au-dessous du sommet du Drachenfels, dont la surface a été nivelée et où se trouve un bon hôtel (ch. 2.50 à 3 c^, dîn., à 1 h. V45 3 cM] concert le mercr. 5 poste et télégr.). La pyramide sur le devant, du côté du Rhin, est un monument en mémoire des événements de 1813, 1814 et 1815.

Le vieux château de *Drachenfels (325 m.), à 4 à 5 min. de la terrasse, a été construit au commencement du xii*^s. par un archevêque de Cologne. Le château est en ruine dep. la guerre de Trente- Ans. Le nom de la montagne, «rocher du Dragon», vient d'un dragon qu'y aurait tué Siegfried, le héros des Nibelungs, Il s'y rattache aussi une légende chrétienne, d'après laquelle le dragon aurait péri à la vue de la croix que lui tendit une martyre, Ste Marguerite, au moment où les païens la livraient à ce monstre.

La **vue est une des plus belles du Rhin. L'œil embrasse : à TE., une partie des Sept-Montagnes ; au S.-E., les cimes de basalte derrière Honnef, entre autres le Breiberg, le Leiberg (p. 263) , le Minderberg (p. 248), le Hemmerieh (p. 264), qui s'abaissent en formant des collines à pentes douces jusqu'à la plaine du Rhin^ sur la rive dr., Rhœndorf, Honnef,

GRAND -ŒLBERG.

Les Sept-

Ivheiubreitbaeli , Uukel et Erpel; sur la rive g., Kemagen et le mout St- Apollinaire avec son église goth. ; à l'arrière-^lan, les cimes volcaniques de TEifel, avec les ruines d'Olbriick; plus près, Oberwinter, les îles de Grafenwertli et de Nonnenwerth , les ruines de Rolandseck et le Roderberg; tout à fait en face, Mehlem; plus au N.-O., Godesberg, le Kreuzberg^ Bonn et Cologne dans le lointain.

Le sommet appelé Wolkenbourg (328 m. ; hôtel) était aussi couronné par un château fort, qui a fait place aux carrières de trachyte qu'on exploite à cet endroit depuis des siècles.

Le Hirschberg (255 m.), où il y a une tour, offre un beau coup d'œil sur le bassin compris entre les Sept-Montagnes et dans la direction du Rhin. Le sentier qui y mène se détache de la route duDrachenfels, à env. deux cents pas au-dessous de celle du Grand- Œlberg. Il faut 1/4 d'h. pour arriver au sommet.

Du Drachenfels au Grand - (Elbbrg, 1 h. 2/4. Il y a une route de voitures, offrant de beaux points de vue et recommandable aussi aux piétons. Elle se détache de celle du Drachenfels à env. 1 kil. V2 de la terrasse, sur la croupe (181 m.) entre le Wolkenbourg et le Hirschber^c.

Sur la croupe (334 m.) entre le cône terminal du Grand-Œlberg et le Lohrberg, à l'endroit où la route de voitures venant du Drachenfels rejoint la route de Kœnigswinter (1 h. 1/2? ^ ^- ^ montée) et les chemins de Heisterbach (v.ci-dessous) etduLœwenbourg (p.268), se trouvent deux bons hôtels : le Margarethenhof et le Sophienhof (ch. et dé. 2 o^, dî. 2).

Un poteau au carrefour près du Margarethenhof, où il y a aussi une croix avec un bas-relief (Ste Marguerite et le dragon) et la date de 1641, indique la direction de l'Œlberg, du Petersberg et de Heisterbach, et un autre une centaine de pas plus loin, un peu en deçà de la borne 3. 4, un sentier à dr., menant aussi à l'Œlberg et qui se confond d'abord avec le chemin des carrières, pour monter bientôt à g.: 1/2 h. jusqu'au sommet.

Le *Grand-(Elberg (464 m.; restaur.) est une cime basaltique où perce le trachyte. La vue qu'on y découvre est la plus étendue de la contrée; elle est aussi très pittoresque au premier plan et elle diffère sous bien des rapports de celle du Drachenfels. Toute la chaîne boisée des Sept-Montagnes s'étend devant les yeux comme une carte ; le Rhin brille entre les montagnes et l'œil peut suivre son cours jusqu'en aval de Cologne. L'horizon est borné au S. par le Taunus et au N.-E. par les hauteurs de l'ancien duché de Berg.

Du Grand- Œlbebg à Heisterbach. A quelques minutes audessous du sommet, un indicateur sur le bord du sentier par où l'on est venu montre la direction de Kœnigswinter et Heisterbach. Au bout de 10 min. dans cette direction, près de la borne kilométrique 2.7, on rejoint le grand chemin de Heisterbach, d'où se détache plus loin un sentier pour Kœnigswinter, puis, au-dessous de la borne 1.3, une route de voit, pour le nouvel hôtel sur la Rosenau (324 m.) et, un peu au-dessus de la borne 1, une autre pour

Montagnes.

PEÏERSBERG.

leNonnenstromberg et le Petersberg (20 min.). Adr., le Ste^izelbery (288 m.), où il y a d'importantes carrières de tracliyte. Les trains de la ligne de la vallée de Heisterbach (p. 263) arrêtent au besoin là où aboutit la route, dont un sentier coupe les lacets.

On arrive en 50 min. du Grand- Œlberg à l'ancienne abbaye de Heisterbach (145 m.) , de l'ordre de Cîteaux , située au fond d'une belle vallée silencieuse, nommée Heisterbacher - Mantel. La porte par laquelle on entre dans son avenue d'arbres fruitiers est décorée des armes de l'abbaye, un jeune hêtre (Heister) et un ruisseau (Bach)^ et de statues de St Benoît et St Bernard. De la magnifique église, construite de 1202 à 1233, dans le style de transition , il ne reste plus que le cbevet du chœur , qui a deux rangées superposées d'élégantes colonnes de basalte, celle du haut avec des cintres surélevés, celle du bas restaurée dans le style ogival. C'est bien une des ruines les plus pittoresques que l'on puisse voir. Les bâtiments ont été vendus en 1809 et démolis en grande partie. Il y a un jardin-restaur. très fréquenté. — La route qui passe à Heisterbach aboutit à Dollendorf, station de chemin de fer (p. 263), qu'on atteint facilement de là en h.

De Heisterbach au Petersberg, 1/2 ^- On prend à dr. en sortant la route qui remonte la vallée, jusqu'au delà de la borne kilométrique 3.3. Ensuite on monte par des sentiers à dr. Il y a des poteaux.

De Heisterbach à Kœnigswinter , 45 min. On prend le chemin battu à g. en sortant de la cour de l'abbaye, puis on longe le versant du Petersberg et on passe sous le chemin de fer funiculaire qui relie la carrière de basalte du Petersberg à la route près de Dollendorf. On traverse généralement des bois et des vignes. ~ Dans le sens opposé , on suit la route de voitures du Drachenfels jusqu'à 40 pas au delà du passage du chemin de fer, où il y a un poteau indiquant la direction de Heisterbach.

De Kœnigswinter au Petersberg. La gare du chemin de fer à crémaillère du Petersberg (prix, v.p.264) est au pied de la montagne, à 10 min. de celle du chemin de fer Rhénan. On y va de là en prenant à g., puis suivant un grand chemin à g., traversant la voie et tournant encore à g. (v. la carte). La ligne du Petersberg a 1215 m. de long et jusqu'à 25% de rampe. La route (voit., v. p. 257) fait un grand détour par Heisterbach (v. ci-dessus).

Le *Petersberg (334 m.), au sommet duquel il y a une chapelle et un grand hôtel-restaurant (ch. 2.50 à 5 o^., dî. 3); offre de magnifiques points de vue sur la vallée du Rhin et sur le bassin formé par le Drachenfels, le Wolkenbourg, le Lohrberg et le Grand-Œlberg.

Un poteau non loin de l'hôtel, au S.-E., indique les directions de Heisterbach (Grand-Œlberg), du Lœvvenbourg, de Kœnigswinter et du Drachenfels. Le chemin traverse la voie et se bifurque. Il y a d'autres poteaux.

Le Lœwenbourg se visite ordinairement de Honnef ou de Rhœndorf. — De Honnef (p. 262), il y a deux routes de voitures, une route neuve qui passe par Hohenhonnef, longe la Fuchshardt et

BONN

Hôtels.

contourne le sommet à l'O., et le vieux chemin, beaucoup plus long, qui remonte d'abord la vallée boisée dite Schmelzer - Thaï ou Ashacher-Thal, puis à g. V Einsiedlerthal : il demande 2 b. — Pour les piétons, le chemin le plus court (1 h. ^/a) passe par Rommersdorf et longe le ruisseau. Au second banc, on prend à dr., ou bien l'on continue à g. , en passant sous le Breiberg (v. ci-dessous), ce qui est un peu plus long. Il y a partout des poteaux.

De Rhœndorf (p. 263), où l'on prend à dr. au sortir de la gare, puis par un pont et à g. par le village, il y a une large route cavalière conduisant en 1 h. V4 au Lœwenburger-Hof. Elle monte dans une étroite vallée que bordent au N. les hauteurs du Schallenherg (307 m.) et du Grand-Geisberg (329 m.), au S. la large croupe du Grand- Breiherg (v. ci-dessous). — Bon jardin-restaur. à la maison forestière dite Lœwenburger-Hof (360 m.; dî. 2 <yM.),

Le Lœwenbourg (459 m.) à 15-20 min. de la maison forestière, est une cime boisée composée de dolérite. Elle a dû son nom à un château qui n'existe plus et sur l'emplacement duquel s'élève une tour-belvédère.

On recommande pour le retour le magnifique chemin qui mène sous bois, en */2h., du Lœwenburger-Hof au Grand - Breiberg (318 m.; vue). Descente de là en V2 à g. à Honnef, à dr. à Rhœndorf.

Du Lœwenbourg au Gband - Œlberg. Un chemin, qui est la continuation de celui de Honnef, conduit du Lœwenburger-Hof, au N., par le versant oriental du Lohrberg (440 m.), en 35 min. au Margarethenhof (p. 266). Un poteau à g., à 10 min. du Lœwenburger-Hof, indique le chemin pour monter au sommet du Lohrberg, qui demande 10 min. Il y a une tour-belvédère.

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