AUERBACH
et où se trouvent de uombreuses et jolies maisons de campagne. Il est très fréquenté en été. AuMelibocus, v. ci-dessous. ~ 1 kil. plus loin et à l'extrémité de l'embranchement, est situé Seeheim (138 m. ; hôt. Hufnagel), où il y a un château du grand-duc de Hesse, dont le jardin est toujours ouvert au public.
De Juqenheim À. Furth, par le Felsberg et Lindenfels: 6 h. à pied. — A 20 min. au S.-E. de Jugenbeim, le château de Heiligenherg ^ qui appar^ tient au prince Louis de Battenberg. Là, on prend à dr., en montant toujours dans le parc, et on arrive à un poteau qui indique le WilheU minen-Weg, chemin conduisant en 1 h. 10 au Felsberg (501m.), où il y a un bon hôtel et une maison forestière^ qui sert aussi d'hôtel. La vue s'étend à l'E. sur l'Odenwald jusc^u'au Spessart et à Aschaflfenbourg. A env. 5 min. de la maison forestière se trouve V Altarstein (pierre d'autel), bloc de syénite qui paraît avoir été destiné à former plusieurs pièces d'une énorme architrave. 5 min. plus loin, sur une pente escarpée à dr. , la Riesensœule (colonne des Géants), colonne également en syénite, de 9 m. 25 de long, et 1 m. à 1 m. 50 de diamètre. Il est évident qu'il y a eu ici une carrière du temps des Romains. Plus bas est le Felsenmeer (mer de rochers), amas désordonné de blocs de syénite, répandus sur un plan incliné d'env. 500 pas de long et 200 de large.
En tournant à g. en deçà de l'Altarstein (v. ci-dessus) et suivant les marques jaunes, ainsi qui les indications des poteaux, on passe par Beedenkirchen (tout droit au delà de l'église), et on arrive en 50 min. env. à Brandau^ puis en 1 h. 1/2 (marques blanches) àNeunkirchen (512 m. ; hôt. : Griiner Baum^ bon), village, à env. 2 kil. au N. de la Neunkircher Hœhe (605 m.), où conduit de là, en 1/2 b.» un bon chemin sous bois (marques rouges). Il y a dans le haut une tour (20 pf.; rafraîch.), qui offre un vaste panorama, jusqu'à la Haardt, au Taunus , au Vogelsberg et au Spessart. — De là part un mauvais sentier marqué de vert, au S., conduisant en 1/2 ^- à Winterkasten^ d'où l'on va en 8/4 d'h. à Lindenfels (357 m. ; hôt.: Harfe^ Hessisches Haus^ Victoria^ bons; Odenwald). C'est une petite ville d'env. 1100 hab. , dont on voit de loin le nouveau temple, et dominée par les ruines d'un château des électeurs palatins. La montagne boisée a 20 min. à l'E., surmontée d'un petit temple en bois, s'appelle la Ludwigshœhe. La vue y est magnifique.
De Lindenfels à Fiirth il y a encore 7 kil. de route, par Krumbach. — Fiirth (188 m. -, hôt. : Adler)^ bourg de 1400 hab., est sur la ligne de Weinheim (p. 26).
44 kil. Zwingenberg (97 m. ; hôt, Lœwe) , petite ville ancienne, de 1600 hab., au pied du Melihocus ou Malchen (515 m.), hauteur granitique boisée, la principale de la Bergstrasse (p. 23). Il y a au sommet une tour de 25 m. de haut, bâtie en 1772, qui a une vue très étendue (25 pf. ; rafraîch.).
l'ascension du Mblibocus se fait de Zwingenberg et de Jugenheim. Voiture jusqu'au sommet, 10 à 12 c^. — De Jugenheim au Melibocus, 1 h. 1/2 à 1 h. 3/4- P^ut monter par plusieurs chemins, le vieux chemin à dr. (poteaux) et le nouveau chemin (marques bleues et blanches) ^ tous deux se réunissent dans le haut, à env. 3/4 d'h. de Jugenheim. De là on monte au sommet par un sentier dit Kattenberger Schneise.
De Zwingenberg^ 1 h. 1/4- Le chemin part de l'hôtel et monte la colline dans la direction E. Au bout de 8 min., on tourne à dr. pour suivre les tuyaux d'une conduite d'eau, et l'on traverse, par un sentier très commode, un petit bois de sapins qui couvre le Luzieberg ; 25 min. après on rejoint la route de voitures , sur laquelle se trouvent des poteaux qui renseignent sur la direction à prendre.
47 kil. Auerbach (lOO m.; hôt.: Krone, Post), localité qui était mentionnée dès 795. Elle a env. 1900 hab. et de jolies maisons
l(i?iIl>Jo.nji Z'
HKPPENHEIM.
de campagne. C'est un séjour d'été très fréquenté et un point de départ convenable pour des excursions dans l'Odenwald. On y récolte de bons vins, surtout le «Rottwein».
Au N.-E., sur une hauteur boisée au-dessus du village, se dresse le château d'Auerhach (346 m.), où l'on monte en 1/2 h. à ^/^ d'h., par divers chemins faciles à trouver. Il y a une auberge. On attribue la construction de ce château à Charlemagne. Après avoir changé plusieurs fois de maître, il appartenait à l'électeur de Mayence lorsque ïurenne le prit d'assaut et le fit sauter, en 1674. On a des tours une vue plus pittoresque, mais moins étendue que du Melibocus. — Du château d'Auerbach au Melibocus, d'h.
Parmi les endroits qui méritent d'être visités aux environs d'Auerbach, il faut encore citer le Filrstenlager, petit château de plaisance construit au xviii^ s. par les landgraves de Hesse et agrandi par Louis 1^^ (p. 21). Il est situé près d'une source ferrugineuse et il a de jolis jardins. On y va en 20 min. de l'hôtel Zur Krone, par une route de voitures à dr. à la sortie du village, mais il y a un sentier plus agréable indiqué par un poteau à dr. en face du même hôtel. — A 1/2 b. du Fiirstenlager, à l'E., se trouve Schœnherg (v. ci-dessous).
49 kil. Bensheim (100 m.; hôt. : Reuter, à la gare; Deutsches Haus^ bon), ville animée de 6700 hab., dans un site pittoresque, au débouché de la vallée de Lauter. Elle existait déjà au viii^ s. et elle appartint jusqu'en 1802 aux électeurs de Mayence. Ses deux églises, l'une cathol. et l'autre protest., sont modernes.
De Bei^sheim à Rosengarten (VVorms)^ embranch. de 21 kil., trajet d'env. 1 h. (v. p. 23). — 5 kil. Lorsch (hôt. Hartmann), bourg sur la Weschnitz , avec les ruines d'une abbaye, fondée en 763 dans une île de la rivière et transférée plus tard à l'endroit actuel (Laureshamense Monasferium\ C'est dans cette abbaye que Charlemagne exila en 788 Tassillon, duc de Bavière, condamné à mort pour haute trahison. Non loin du Marché, à 8 min. de la gare, se trouve la chapelle St-Michel.^ construite sous Louis le Germanique vers 880. C'est un des monuments les mieux conservés de l'époque; sa façade est ornée de mosaïques ornementales. Les sarcophages en pierre qui sont à l'intérieur paraissent dater de l'époque carlovingienne. Les chants des Nibelungs placent dans cette sépulture royale les ossements de Siegfried et de la reine Ute (mère de Chrimhilde). — 13 kil. Bûrstadt (p. 21). — 17 kil. Hofheim (p. 23). — 21 kil. Rosengarten (p. 106).
De Bensheim à Lindekfels : 18 kil. de route, voit, publique 2 fois par jour, en 3 h. (retour en 2 h.). La route passe par Schœnherg (3 kil.; hôt. Sonne), Reichenbach (4 kil.; hôt. Traube), Gadernheim (4 kil.) et Kolmhach (2 kil.). — LindenfeU (p. 24).
54 kil. Heppenheim ClOOm.; hôt. Halber Mond, bon), village qui a une e'glise fondée par Charlemagne, selon une vieille pierre commémorative à la tour, mais qui alors aurait été reconstruite beaucoup plus tard. Un bon chemin y conduit en 1/2 h. au château en ruine de Starkenbourg (294 m.), dont la haute tour carrée s'aperçoit de loin. Ce château a été construit vers l'an 1064, par un abbé de Lorsch, pris par les Suédois et les Espagnols durant la guerre de Trente- An s et vainement assiégé par Turenne en 1674.
On entre dans le grand-duché do Bade.
•iG /. R. 4.
IIEIDELBERG.
64 kil. Weinheim (108 m. ; hôt. : Pfœlzer Hof, bon ; Prinz Wdhelm, à la gare), vieille ville de 9700 h ab., à l' embouchure des deux vallées de Birkenau et de Oorxheim. C'est la localité la plus importante et l'un des plus beaux points de la Bergstrasse (p. 23). Elle a appartenu à l'abbaye de Lorsch , mais elle n'a pas conservé d'édifices remarquables de ce temps, par suite des dévastations dé la guerre de Trente- Ans et de celle du Palatinat, en 1689. Il n'y a plus que quelques tours des anciennes fortifications, ainsi que la maison de l'Ordre Teutonique, aujourd'hui le bailliage (Amtshaus), et Vhôtel de ville, du style gothique. — A l'E. , sur un mamelon (220 m.) , se dresse le vieux château de Windeck, avec une haute tour ronde, déjà mentionné au xn® s.
De Wei>!Heim à Mannheim : 17 kil., tramw. à vap., •pa.r Kœferihal (p. 20).
— De Weikheim à Furth : 16 kil., ck. de fer, en 2 h. env.
De Weinheim à Heidelberg: 17 kil., tramw. à vap. parla «Bergstrasse», dont le eh. de fer s'éloigne. — 9 kil. Schriesheim (hôt. Deutscher Kaiser)^ que dominent les ruines pittoresques du Strahlenbourg (204 m.). — 14 kil. Ilandschuhsheim ^ village très fréquenté par les étudiants de Heidelberg.
— 16 kil. Neuenheim (p. 32). On traverse enfin le Neekar sur le pont neuf et s'arrête à la place Bismarck. — 17 kil. Heidelberg (v. ci-dessous),
74 kil. Ladenboiirg , le Lopodunum des Romains, petite ville qui attire les regards par son église gothique de St-Gall, du xiv® s., et par ses murs et ses tours. — La voie traverse le Neckar.
77 kil. 5. Friedrichsfeld, où la ligne de Mannheim se sépare de celle de Heidelberg. — Embranch. de 7 kil. suv S chw et zing en {\). 3 A).
88 kil. Heidelberg (v. ci-dessous). — 87 kil. Mannheixn (p. 34).