‹ Les bords du Rhin de la frontière suisse à la frontière hollandeChapitre 29 sur 207 · I. Heidelberg et ses environs · texte numérisé non relu

I. Heidelberg et ses environs

Arrivée. La gare, qui a un bon buffet (dî. 2 c^.), se trouve à VO. de la ville. Heidelberg étant tête de ligne, il n'y a que les trains express qui aient des voitures directes. La ligne de la vallée du Neckar a une seconde gare au Karlsthor (v. p. 33).

Hôtels, Près de la gare: *H. de V Europe (pl. a), Leopoldstrasse, avec un beau jardin (ch. 3 à 6 , dé. 1.25, dî., à 1 h. , 3.50, à 5 h., 4, pens. dep. 8); *Grand - Hôtel (pl. g), Rohrbacherstrasse , 11 (ch. dep. 2 c4(. 50, dé. 1.20, dî. 3.50); *H. Schrieder (pl.b; ch. dep. 2^.^.50, dî. 3); *H. Victoria (pl. f ) , Leopoldstr. (ch. dep. 3 c^., dî. 3.50). — H. de Darmstadt (pl. i), à rentrée de la ville, bon. — //. de Bavière (pl. h), près de la gare. — De 2^ ordre : Reichsposty à côté de la poste, bon (ch. 2à3c^.);

H. de Vienne, Hauptstr. , 11; H. de Nassau^ Plœckstr., 1.

Daks la ville: à 15-20 min. de la gare: *H. du Prince Charles (pl. c), sur le Kornmarkt, près du chemin du château (ch. 2 c^^. 50 à 5.50, dé.

I. 20, dî. 3.50); Adler (pl.d), même place (ch. 2 à 6 c^. , dé. 1, dî. 3). — De 2^ ordre: Ritter (pl. k; p. 28), recommandé; Badischer Hof. — Silberner Hirsch, sur le Marché, pas cher (vin au tonneau), etc.

Sur la hauteur, hors de la ville: H. du château (Schlosshotel) ^ de 1^1" ordre, derrière le château et jouissant d'une belle vue (omn., i eS. a^vec les bagages) ; H. Bellevue, Schlossparkhoiel^ un peu plus haut et à la même compagnie (ch. 3 à 6 c^. , dé. 1, dî. 2.80; p. 6 à 8). — *Kohlhof (voit, de la gare en I h. 1/4, 10 <M.), v. p. 32.

Histoire.

ITEIDELBERG.

/. 7?. 4. Ti

Pensions nombreuses: *H.-P. Lang ^ près de la gare^ Pens. Anglaise^ Internationale^ Schildecker^ Flora^ Moll-Heckmann^ Garola^ Beau Séjour^ Philippe ^ Nehel^ etc. Les prix sont de 4 à 5 c/fl. ou un peu plus, selon la chambre.

Cafés-restaurants: Hœberlein^ avec salon pour dames, Leopoldstrasse, sur la promenade (v. ci-dessous). — Brasseries: Perkeo^ Hauptstr., 75 (aussi des ch.; bière de Munich, vin); au Stœdtische Saalhau^ Ludwigsplatz, et au Stadtgarten^ sur la promenade, où il y a concert le soir, etc.

Fiacres (voit, à 2 chev.). Course des gares dans la ville ou vice versa, ainsi que dans l'intérieur de la ville et au delà des ponts jusqu'à Neuenheim : le jour, 1 pers., 60 pf. ; 2 p., 90; 3 p., 1 J{. 05; 4 p., 1 o^. 20; de 10 h. du soir à 6 h. du matin ou 9 à î du 1^^ nov. au 30 avril, le double; plus 20 pf. par colis pour les gros bagages. — A Theurb: 1^^ h., 2 c^., 2 JC. 20, 2 ci(. 60; 1/4 d'h. suiv., 50 et 65 pf. — Pour aller au château directement, 1 ou 2 pers., 2 e/H. 50; 3 ou 4 p., 3 c4{.^ 1 ou 4 p. aller et retour 4 ^. ; à Vhôt. du château (Schlosshôtel) , 1 à 4 p. , 3 o^. 30, 4 c^. aller et retour, à la Molkenkur par le château^ 5 ou 6 c^.; au château^ à la Molkenkur et au Wolfsbrunnen , 6 <J(. 50 ou 8 c/fi-^ au château^ à la Molkenkur^ au Kœnigsstuhl et au Wolfsbrunnen^ 13 cS. ou 16 cS. 50; au Kohlhof par la Molkenkur^ 12 ou 15 ait. ; au château^ à la Molkenkur et au Speyerershof^ 9 J(.

Tramways: de la gare principale, par la grand' rue et le Kornmarkt, à la station de Karlsthor, toutes les 6 min. , autres lignes pour la route de Bergheim et le cimetière.

Chemin de fer funiculaire (Berghahn) du Kornmarkt (p. 28) au château (v. p. 29 ; 35 pf., 50 aller et retour) et à la Molkenkur (p. 32; 70 pf. ou 1 c4l.)^ toutes les 15 à 30 min.; 3 à 6 min. de trajet II y a plusieurs tunnels.

Tramways à vapeur, de la place Bismarck, non loin de la grande gare: pour Weinheim (p. 26) et pour Mannheim (22kil. 6, en 2 h.).

Bains. Bains chauds : L. Haller^ Plœckstrasse. Bains de rivière, dans le Neckar, entre les deux ponts.

Poste et télégraphe (pl. 9), en face de la gare.

Photographies: Edm. Kœnig^ Hauptstr., 73, et Burgweg, 11; C. Lange^ Hauptstr., 87, etc. — Cabinet de lecture, où Ton trouve des journaux français, anglais et allemands, 0. Petters^ Leopoldstr., 5.

Si l'on est pressé (env. 3 h. 1/2)1 aller immédiatement au château par la Leopoldstr. et le chemin neuf qui monte de l'église St-Pierre (I/2 h.), ou bien par le funiculaire, où conduit le tramway. La visite du château prend env. 1 h. De là on montera à pied (20 min.) ou par le funiculaire à la Molkenkur. Pour retourner à la gare on descend au Kornmarkt (1/2 ^ h puis on passe à l'église du St-Esprit, par le vieux pont, la rive dr. du Neckar et le pont neuf (8/4 d'h.).

Heidelberg, ville de 35 100 hab. et siège de la plus ancienne université allemande après celles de Prague et de Vienne , est renommée pour la beauté de ses environs et surtout à cause de son château. Elle a été la résidence des comtes palatins depuis le milieu du XIII® s. jusqu'en 1721, où l'électeur Charles -Philippe alla se fixer à Mannheim, par suite de différends religieux entre lui et les habitants. Elle fait partie du grand-duché de Bade depuis 1802.

Si ce n'est dans les quartiers près de la gare, il n'y a qu'une rue importante, de ^/g h. de long, la Grande Rue ou Hauptstrasse, Au N., la ville est bornée par le Neckar.

De la gare, part au S. la Leopoldstrasse, qui longe d'abord une promenade plantée d'arbres et bordée de quelques hôtels. A dr., Iq jardin de Neptune, avec une fontaine. A peu près au centre de la promenade, une statue du prince Charles Wrede (pl. 2), feldmaréchal bavarois originaire de Heidelberg (1767-1838), bronze par

HEIDELBERG

Université.

Brugger (1860). Presque à l'extrémité E., à g., I'église St-Pierke {Peterskirche ; protest. ; pl. 3), avec une belle flèche gothique à jour et restaurée en 1873. En face, au delà du chemin de fer, la porte dite Kiingenthor (v. aussi p. 32).

De St-Pierre partent deux chemins menant au château: la Neue Schlossstrnsse^ chemin en lacets (vue dégagée), et une rue escarpée nommée Schlossherg, qu'on ne saurait recommander. L'un et l'autre demandent 20 min. et aboutissent à l'entrée du jardin du château, près de la porte Elisabeth (p. 29).

En faisant le tour du chœur de l'église St-Pierre du côté de la ville , on arrive au Ludwigsplatz , où s'élèvent les bâtiments de l'université (pl. 4), construits de 1711 à 1715. L'université compte 1000 à 1300 étudiants. Fondée en 1386 par l'électeur Robert, elle atteignit son plus haut degré de prospérité dans la seconde moitié du xvi^ s. et au commencement du xvii®, où elle fut le siège principal de la vie intellectuelle et le boulevard de la foi réformée en Allemagne, sous les électeurs Othon-Henri, Frédéric III et Frédéric IV (p. 29) , jusqu'au jour où les désordres de la guerre de Ïrente-Ans et les ravages de celle du Palatinat vinrent compromettre son existence. — La bibliothèque, dans un bâtiment séparé au S.-E., et qui compte 400 000 volumes, plus de 3000 manuscrits et 1500 chartes, est ouverte les lundi, mardi, jeudi et vendr. de 10 h. à midi et les mercr. et sam. de 2 à 4, de 3 à 5 en été (mai-aoùt).

Le Muséum (pl. 5), également au Ludvs^igplatz, renferme, au troisième, Vexposition du Kunstverein, visible le dim. et le mercr. de 11 à 1 h. et de 3 à 5, moyennant 50 pf., et aussi les autres jours (pourb.)-

L'eylise des Jésuites (Jesuitenkirche; pl. 7), du commencement du XVIII® s., a des peintures polychromes de 1873.

Sur le Mabché (Marktplatz ; 116 m.) s'élève I'église du St-Espriï (pl. 8), édifice du xv® s. construit sous le comte palatin Robert ou Rupert III : la nef sert aux protestants , le chœur aux vieux-catholiques. Ce dernier renferme le tombeau de l'empereur Robert (p. 29) et de l'impératrice Elisabeth. ~ En face, le bel hôtel du Chevalier (Gasthaus zum Ritter; pl. k) , bâti en 1592 et presque la seule maison restée intacte lors de la dévastation de 1693 (p. 29). Derrière l'église, Vhôtel de ville, de 1703, qui a des fresques modernes remarquables. — A quelques pas d'ici se trouve le vieux pont du Neckar (p. 32).

La dernière rue latérale à dr. du Marché, VOberbadgasse, à côté de l'hôtel du Prince-Charles, aboutit à la Neue Schlossstrasse mentionnée ci-dessus. — Les piétons suivent plus loin la rue principale, pui?^ ils traversent en diagonale, à dr., le Kornmarkt^ d'où part le chemin de fer funiculaire (p. 27) , et ils moTitent le Burgweg, qui aboutit à un passage voûté maintenant fermé, mais dont se détache à g. un chemin menant au Friesenberg; ou bien, ce qui vaut mieux, Ils prennent, vers l'extrémité E. de la ville, à dr. un peu en deçà

Châfenv.

HEIDELBERG

de la porte dite Karlsthor (1775-1781), le chemin direct du Friesenherg (halte du tramw.), pour monter ensuite au château, à g. par le Karmeliterwaeldchen, qui est à l'ombre le matin, ou à dr. le long de la colline, qui l'est dans l'après-midi.

Le **château (195 m.) est situé sur un contrefort boisé du Kœnigsstuhl. Il a été probablement commencé sous Conrad de Hohenstaufen (m. 1159) et non, comme on l'a cru jusqu'à présent, sous le comte palatin Rodolphe (1294-1319). Des travaux plus considérables furent faits par i^o6cr^ /// (1398-1410), élu empereur en 1400. Les électeurs Frédéric le Victorieux (1449-1476) et LouU V (1508- 1544) y jetèrent les fondements de puissantes fortifications; ceux du XVI® et du xvii^s., notamment Othon-Henri (1556-1559), Frédéric IV (1583-1610) et Frédéric V (1610-1621), le malheureux roi de Bohême, mari d'Elisabeth, fille de Jacques I®^ d'Angleterre, y ajoutèrent tous de magnifiques constructions. Lors de la prise de Heidelberg par Tilly, en 1622, le château n'eut pas beaucoup à souffrir. Charles-Louis (1632-1680), sous le gouvernement duquel le pays se remit des maux de la guerre de Ïrente-Ans, en fut le restaurateur. Ce sont les guerres dévastatrices de Louis XIV, revendiquant le Palatinat après la mort du dernier électeur protestant Charles (1685), qui ont amené la désolation que nous voyons maintenant. Le 24 oct. 1688, le général Me%ac devint maître, par capitulation, de la ville et du château, mais l'approche de l'armée allemande le forçant de battre en retraite, il fit sauter toutes les fortifications et mettre le feu à l'intérieur du château et à une partie de la ville, le 2 mars 1689. Le château fut repris quatre ans plus tard, en mai 1693, par le maréchal de Lorges ^ et toute la ville fut alors saccagée et brûlée. L'électeur Charles- Philippe (1716-1742) remit le château en état d'être habité en 1718, mais transféra sa résidence à Mannheim en 1721, et Charles -Théodore (1742-1799) se proposait de le faire restaurer quand, en 1764, la foudre vint frapper et incendier tout ce qui en restait encore debout. Il est en ruine depuis cette époque. Pour l'étendue et la situation, ce sont les ruines les plus grandioses et les plus belles de toute l'Allemagne, et il n'y a peut-être pas de château moderne qui offre une telle richesse d'architecture. Depuis 1891 on répare l'édifice et on en renouvelle les sculptures.

La porte 0. du château (Schlosseingang, v. le pl.), dans le voisinage de laquelle aboutit la Neue Schlossstrasse mentionnée p. 28 et où il y a une halte du chemin de fer funiculaire (p. 27) , donne entrée dans le jardin établi depuis 1808 sur les décombres des fortifications. L'université y a une pépinière. La porte Elisabeth, à g. , a été bâtie par Frédéric V en l'honneur de sa femme (p. 28). Cette porte forme l'entrée du Stûckgarten, jardin occupant la place du bastion qui défendait le château à l'O. , avec la Grosse Tour (Dicker Turm). dont les Français ont fait sauter la partie antérieure .

IIEIDELBERG.

Château.

Entre la même tour et le Friedrichsbau se trouve VEnglischebau ou Elisahethbau, aussi du temps de Frédéric Y.

Nous passons ensuite par un pont sur le fossé du S. et nous arrivons par la Grande tour du Guet (Grosse Wartturm) dans la *cour du château, centre du vaste corps de bâtiment, dont toute la décoration est de ce côté, l'extérieur étant uniquement construit en vue de la défense. L'irrégularité de l'ensemble trahit immédiatement le manque de plan. Mais le tout n'en est que plus pittoresque, et le charme en est encore relevé par la verdure des arbres. On examinera en détail la partie E. , dite Otto-Heinrichsbau , et la partie N., le Friedrichsbau , construits en grès rouge et ornés de sculptures en grès jaunâtre.

Ij''^ Otto-Heinrichsbau (construction d'Othon-Henri), commencé en 1556, est la production capitale du commenc. de la renaissance en Allemagne, unissant à la richesse des formes allemandes les beautés de l'art italien et l'originalité des édifices hollandais. Sur un sous-sol spacieux s'élève un palais à trois étages, d'ordre ionique et d'ordre corinthien, le tout richement orné de belles sculptures. L'entablement de sa magnifique porte, où l'on monte par un double perron , est supporté par des cariatides. Au-dessus se voit le buste de l'électeur, avec ses armes. Les statues symboliques des niches de la façade, dans le genre de l'époque, ont été faites jusqu'en 1558 par Antoni et continuées par Alex. Colin de Malines : dans le bas, Josué, Samson, Hercule et David; au milieu, la Force, la Foi, l'Amour, l'Espérance et la Justice; dans le haut, les sept divinités présidant aux planètes. Dans les arcades des fenêtres, des médaillons d'hommes célèbres de l'antiquité. — Le rez-de-chaussée, qui comprenait à g. la salle de l'Empereur et à dr. les appartements de l'électeur, est maintenant occupé par le musée mentionné p. 31.

Le * Friedrichsbau, de 1601 à 1607, sur les plans de Jean Schoch, est une construction inférieure à la précédente comme ornementation, mais supérieure par les proportions. Elle a quatre étages composés d'autant d'ordonnances: dorique, toscane, ionique et corinthienne. Les 16 statues des niches représentant Charlemagne, Othon de Wittelsbach et les princes du Palatinat jusqu'à Frédéric IV, sont des reproductions de celles qui furent faites, en 1604-1607, par Seb. Gœtz^ de Coire.

Le Glœserne Saalbau ou NeueHof, entre les deux constructions précédentes est plus ancien, de 1549. Il présente un curieux mélange des styles goth. et de la renaissance.

Un passage voûté (pl.K) conduit sous le Friedrichsbau à la plate-forme (Altan) , flanquée de deux tourelles (1610), d'où l'on a une très belle vue.

A côté du Friedrichsbau, à g., se voit le bâtiment dit Bandhaus ou Frauenzimmerbau , bâti sous Louis V. Puis, en arrière, le Bihliothékbau.

Château.

HEIDELBERG

Plus loin, le Ruprechtshau , construction goth. simple, élevée sous Robert III. L'aigle impériale, avec les armes du Palatinat, rappelle que l'électeur fut plus tard empereur d'Allemagne.

En face, un puits avec quatre colonnes de granit du palais de Charlemagne à Ingelneim, que le comte palatin Louis a fait transporter ici; elles proviennent peut-être du Felsberg (p. 24).

L'intérieur se visite en prenant à la caisse à côté du puits une carte qui coûte 1 cM. pour une pers., 1.50 pour deux ou trois ou 50 pf. par personne. On paie pour le gros tonneau seul 20 ou 30 pf. ou bien 10 pf. par personne ; pour le musée, 40 pf. en sus.

On est d'abord conduit au rez-de-chaussée du Ruprechtsbau^ où sont déposées les sculptures originales de TOtto-Heinricbsbau et du Friedrichsbau. Il y a au 1^^ étage une belle cheminée de la renaissance du temps de rélecteur Frédéric II. — Ensuite on passe dans les salles du bas du Bibliothekbau^ par le donjon, et les casemates, VEvglischehau (p. 30) et la Grosse Tour (p. 29), à laquelle on devra monter pour la vue. On retourne enfin à la cour par le Franenzimmerhau (p. 30), où est le «Koenigssaal», en restauration.

A g., dans le coin, se trouve l'entrée de la cave (pl. K. ^ carte, v. p. 29) qui renferme le fameux tonneau de Heidelherg ^ dont la contenance est de 221726 litres, et qui mesure 13 pas de long sur 11 de large. Il a été construit en 1751 et il est le troisième grand tonneau qui occupe cette place; le premier était de 1591, le second de 1662. En face, une statue en bois de Perkeo, le fou de Charles-Philippe.

La visite se continue, de la cour, par V Otto-Heinrichsbau (p. 30: salle de l'Empereur), puis à g. par le Glœserne Saalbau^ le Kiichenbau (cuisine), encore de l'autre côté de la cour, la Tour Fendue (p. 31) , dont la plateforme oflfre une très belle vue, et enlin V Apothekerturm^ d'où l'on revient par le Ludwigsbau.

Le musée {Altertûmersammlung ; cartes, v. ci-dessus) mérite une visite. Il est provisoirement au rez-de-chaussée de l'Otto-Heinrichsbau, pendant la restauration du Friedrichsbau. La 1^^ salle renferme des vues de la ville et du château et des porcelaines de Frankenthal. Dans la 2^, des portraits. La 3^, une anc. petite salle de fêtes, contient des portraits d'électeurs du Palatinat, des sceaux, des armes, de vieux imprimés-, dans la 3e travée, 472, 471. Elisabeth-Charlotte («LiselotteO ; 500, Tilly, 282, Mélac, et des chartes, des lettres de Tilly, de l'électeur Charles-Louis, d'Elisabeth-Charlotte, etc.

Nous ressortons du cbâteau par la Grande tour du Guet, par où nous sommes entrés, et nous tournons à gauche. La Tour Fendue (Gesprengter Turm) , de ce côté, est d'une construction si solide que les Français n'ont pas réussi à la détruire en 1693. Elle ne résista pas, il est vrai, à l'effet de la poudre, mais au lieu de tomber en morceaux, elle n'a été que fendue et il s'en est détacbé un fragment considérable, qui a été lancé dans le fossé, où il est encore couché comme un bloc de rocher. Cette tour mesure 24 m. de diamètre et ses murs ont env. 10 m. d'épaisseur. — Un peu plus loin, le restaur. dti Château (p. 26), où il y a concert l'après-midi.

Un des plus beaux points du jardin du château est la *(rranf/e 'Ferrasse, au N.-E., qui date de 1613 ; elle offre en même temps une Yue complète de l'ensemble du château et il y a une statue du poète jr.-y. de Scheffel (1826-1886).

Derrière la terrasse, Vhôtel du Château (Sehlosshôtel -, 224m.), et un peu plus haut Vhôtel Bellevue.

HEIDELBERG

A 1/2 h. à TE. se trouve le Wolfsbrunnen (fontaine au loup), jadis séjour favori de Frédéric V et de sa femme Elisabeth. Restaurant et hôtel. — On peut aller plus loin, par un chemin qui offre de beaux points de vue, en 1/2 h., à Schlierbach^ et, en traversant la rivière, à Ziegelhausen (hôt. Zum Adler), village très fréquenté par les habitants de Heidelberg. On y trouve toujours des barques pour le retour.

Le CHEMIN DE LA MoLKENKUR (20 min.; poteaux) monte d'abord Tescalier en face de la tour fendue et par une petite porte, jusqu'au grand chemin qui passe derrière le château. On y a le choix entre ce chemin lui-même ou un sentier qui monte en zigzag. En prenant ce dernier, on rencontre encore au bout de quelques minutes, à dr., un troisième chemin qui mène aussi à la Molkenkur, le «Friesenweg». Chemin de fer funiculaire (halte du château), v. p. 27.

La *Molkenkur (301 m. ; 106 m. au-dessus du château), sur une saillie de la montagne, est un restaurant avec un jardin, d'où l'on a une vue magnifique et surtout un coup d'oeil unique en son genre sur le château. C'est là qu'était le plus ancien château de Heidelberg, qui a été détruit par une explosion de poudre en 1537, et il en reste peu de chose.

Il y a un poteau indicateur à un carrefour près du terminus du funiculaire : en face, on monte au Kœnigstuhl; à g., on descend au château ou bien on monte doucement à la * Bismarckhœhe (441 m.); à dr., on descend à la ville, par la rue qui aboutit au Klingenthor (p. 28). 10 min. plus loin de ce côté se détache, à g., un autre chemin qui monte aussi et sur lequel se trouve, à 5min. de là, un banc offrant un coup d'oeil splendide de la partie supérieure de la ville et du château. A quelques pas de là, une petite construction en saillie avec un parapet, la Eanzel (chaire)^ d'où se voient la ville et la plaine. La vue est encore plus étendue 5 min. plus loin, du Eondell ou Rond-Point (245 m.). Il y a près de là un poteau indiquant un large chemin qui conduit à la gare (BahnhoO, en passant entre de beaux châtaigniers; c'est celui de la Wolfshœhle, qui aboutit près de Thôtel Victoria. — Un sentier immédiatement au delà du Rond -Point conduit en 20 min. à peine au sommet du Geisberg (375 m.), où il y a une petite tour offrant l'une des plus belles vues des environs. 20 min. plus loin, le Speyerershof (294 m.), endroit très fréquenté par les promeneurs, où il y a un hôtel. On met 30 à 40 min. pour retourner de là à la gare de Heidelberg.

Le Kœnigstuhl (568 m.) est facile à atteindre en 3/^ d'h. de la Molkenkur, par un sentier ombragé (« Plœttlesvi^eg ») , qui se détache de la route à TE. derrière le restaurant, ou en 1 h. par le grand chemin. Du haut de sa tour (29 m.), on a la vue la plus étendue sur les vallées du Neckar et du Rhin, jusqu'au mont Mercure, près de Bade. 20min. plus loin au S., l'hôtel Kohlhof (eh. 1 à 3 50, dé. 1, dî. 3. p. 5.50 à 8), à 7 min. au S.-O. duquel est le belvédère de Posseltslust (48i m.).

Le vieux pont du Neckar a été construit de 1786 à 1788 , par Charles-Théodore, électeur palatin. Sur les piles sont les statues de l'électeur et de Minerve.

Le pont neuf, à 1200 m. en aval, près de Neuenheim, est en fer. On y a une très belle vue. Neuenheim fait partie de Heidelberg. — Tramway menant à Weinheim, par Handschuhsheim, v. p. 27.

Le Fhilosophenweg , chemin à mi -hauteur sur le versant du Heiligenberg, est célèbre pour la vue qu'il offre sur la ville, le château, la vallée du Neckar et la plaine du Rhin jusqu'à la Haardt. On y monte de Neuenheim par le premier chemin carrossable à dr.

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