‹ Les bords du Rhin de la frontière suisse à la frontière hollandeChapitre 47 sur 207 · FRIBOURG · texte numérisé non relu

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La *cathédrale ( Munster) est une des plus belles églises gothiques de l'Allemagne, remarquable surtout par sa tour. Cet édifice, bâti en grès rouge produisant un effet magnifique au soleil, a été commencé à une époque où le style goth. n'était pas encore répandu en Allemagne. Les plus anciennes parties, construites en grès jaune, le transept et les tourelles auxquelles se rattache la nef, sont même du style roman du xii^s. La nef a été commencée avant 1250, le clocher vers 1270 (jusqu'au-dessus du beffroi en 1301) et le chœur en 1354, par Jean de Qmiind, pour être continué lentement jusqu'en 1513. Le bras dr. du transept a un porche de la renaissance datant du xvii^ s. La partie la plus remarquable da monument est sa grande *Hour, haute de 116 m. Les trois étages en sont pleins d'effet dans leur simplicité: le premier, où est le grand portail de l'église, est un carré massif, le deuxième est octogone et ménage par sa forme et ses ornements la transition au troisième, qui est une flèche percée à jour et légèrement renflée sur les côtés. Vu sur un angle, le tout paraît monter sans interruption comme une pyramide.

Le 'porche sous la tour est richement décoré de sculptures interprétant le dogme religieux, de différente valeur comme exécution et où certaines figures de femmes sont excellentes. Les peintures primitives en ont été renouvelées au xvii^s. et en 1889.

iLJHntérieur se visitera de préférence après l'office du matin, à partir de 9 h. Va- H ®st à trois nefs et il a 125 m. de long, 30 m. de large et 27 m. de haut. Au trumeau du grand portail, une belle Vierge avec des anges.

Nef majeure: chaire de 1561, par Kempf^ faite, dit-on, d'un seul morceau de pierre, avec la figure de l'artiste au bas. — A Tare triomphal, qui sépare la nef du transept, une fresque de L. Seitz^ le Couronnement de la Vierge, de 1877,

Bas côtés: vitraux en grande partie du xiv^s., mais plusieurs fois restaurés et complétés. Dans le bas côté g., une chapelle avec un jardin des Oliviers par /. Kempf^ de 1558, et des monuments modernes d'archevêques de Fribourg, avec statues en marbre. Dans le bas côté dr., en face, une chapelle du xiv^s., avec un St-Sépulere, et à dr. de là la pierre tombale d'un chevalier de l'époque.

Traksept : arcades de la renaissance -, autels sculptés , celui de dr. avec une Adoration des mages (1505). A l'entrée du pourtour du même côté, une curieuse frise romane, avec des animaux d'après les fables du moyen âge.

Chœur (fermé; 50 pf. au sacristain, d'ordinaire à l'église et qui demeure sur la place, au n° 29) : *tableau du maître autel par Hans Baldung Grien (1511-1516), présentant au milieu le Couronnement de la Vierge, à dr. et à g. les apôtres; à l'intérieur des volets, l'Annonciation, la Visitation, la Nativité et la Fuite en Egypte; dans le bas, en sculpture, l'Adoration des mages-, à l'extérieur des volets, St Jérôme et St Jean- Baptiste, St Laurent et St Georges, et derrière, le Crucifîment, les donateurs et le peintre.

Chapelles du chœur: vitraux de la première moitié du xyi^s., fort endommagés et plus ou moins restaurés ou renouvelés; peintures et sculptures. Dans la 2^ chap. de dr., un diptyque, par Holhein le /. , de 1510 env. : l'Adoration des bergers, ou toute la lumière vient de l'enfant, et TAdoration des mages, avec la famille du donateur. Dans une chap.

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à g. derrière le maître autel, les restes d'un tableau d'autel par Balduny Grien^ le Baptême de J.-C. et St Jean à Pathmos. Chap. suiv. : crucifix roman du xi^^s., en argent doré. — Dans la chap. Loeberer, un bel autel en bois sculpté, par J. Sixt., de 1524, avec la Vierge étendant son manteau, St Antoine et St Bernard.

La TOUR, où l'on monte de 5 h. 1/2 du m. à 6 h. du s., a son entrée dans l'église, à dr. du portail. On p^ie 20 pf. et l'on donne encore en haut 40 pf. de pourb. au gardien, qui fait voir le mécanisme de l'horloge, exécutée en 1852 par Schwilgué (p. 123).

Vis-à-vis du portail S. de la cathédrale s'élève le Kaufhaus {entrepôt; pl. 10), achevé en 1532 dont la façade a cinq colonnes avec des arcades en plein cintre. Au-dessus est un balcon flanqué de deux tourelles couvertes en tuiles de différentes couleurs et décorées de blasons peints. — Au N. de la place , la halle au ble (Kornhalle), avec une salle de concert.

Au S. du Kaufhaus est le théâtre (pl. 17). A côté, l'ancien cou- •vent des augustins , où se trouve \q musée d'antiquités delà ville, public les dim. et fêtes de 11 h. à 1 h. et visible aussi les autres jours moyennant pourboire. — Dans la Salzstrasse, le palais du prince héritier de Bade (pl. 7).

Dans la partie N. de la rue de l'Empereur^ en face de la caserne d'infanterie (pl. 9) construite en 1776, s'élève depuis 1876 un grand monument de la Victoire. Il se compose d'une statue de la Victoire, en bronze, sur un haut piédestal de granit entouré d'un Fantassin, d'un Artilleur, d'un Dragon et d'un Landwehr, aussi en bronze, par C.-F. Moest.

Un peu plus loin, l'église évangélique (evangelische ou Ludwigs- Kirche), du style roman, construite de 1829 à 1838, sous la direction deHubsch, avec les matériaux de celle de l'abbaye deïhennenbach, près d'Emmendingen, qui tombait en ruine. On a reproduit exactement l'ancien édifice, et il n'y a que le clocher qui soit nouveau. Beau portail. — Plus loin, rue Albert, les bâtiments de la faculté de médecine. A l'E. delà, \q vieux cimetière. Plus loin au S.-E., le Schlossberg (v. ci-dessous). Le Stadtgarten (p. 57) est dans le voisinage.

La porte St- Martin (Martinsthor; pl. 20) est décorée d'une peinture qui représente St Martin partageant son manteau avec un pauvre. — La rue de Belfort conduit à dr. ou à l'O. de la porte à rAUeegarten, joli jardin public où l'on a utilisé un cours d'eau naturel pour en faire une cascade. — En passant les ponts au S., on va à la chapelle de Lorette et à Gûnthersthal (p. 61).

En prenant à g., près de la porte de Souabe (Schwabenthor; pl. 21), la Schlossbergstr., puis un large sentier à travers des vignes, on monte au *Schlossberg, dont le sommet était autrefois défendu par deux châteaux, que les Français détruisirent en 1744. Les ruines sont entourées d'un petit parc. Non loin de l'endroit nommé «Kanonenplatz» (place des Canons), où aboutit un chemin venant d'Immenthal, un joli coup d'oeil sur la cathédrale. Plus haut, la Liidwigshœhe (377 m.), avec un pavillon, — Le plus court chemin

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