‹ Les bords du Rhin de la frontière suisse à la frontière hollandeChapitre 87 sur 207 · IL · texte numérisé non relu

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2. Fiacres à compieur (Taxameter-Droschkeu)^ dans la ville : 1 ou 2 pers., jusqu'à 1 kil., 50 pf. ; 500 m. en sus iO pi". ; 3à5 pers., jusqu'à .750 m., 50 pf. ; 575 m. en sus, 10 pf. ; — hors de l'enceinte. 1 à5 pers., comme 3 à 5 dans la ville; — de lOh. du s. à 6h. du m.. 50 pf. pour 500 m.. puis 10 pt". par '250 m. — Attente, 10 pf. par 4 min. ou 1 cH. 50 à Theure. — Bagage, 25 pf. pour 25 kilos.

Tramways dans la ville, v. le plan. — Chemi>s de fer à voie étroite au dehors.

Bains. Baiîjs chauds: B. des Roses (Rosenbad), au Sandplatz (pl. au Sable; pl. D4); B. Kîéber , quai Lézay - Marnésia (pl. D3), etc. — Baiîjs DU Rhiîj (cours rapide) au pont de Kehl, sur les deux rives et au Petit- Rhin (tramways).

Théâtre (pl. D2-3; p. 125), ouvert t. les j. excepté le mercr., du i^i' oct. à la mi-mai. — Représentations aussi à VEden, place de la gare.

Musique militaire au Broglie ou au parc de Contades, les mardi et vendr. après-midi, de 4 h. à 5 h., de 5 à 6 ou de 6 à 7, selon la saison-, au principal restaur. de l'Orangerie (p. 126), en été. les mardi et sam. soir et le jeudi après-midi (25 pf.); àlaRheinlust (p. 126), le jeudi et les dim. et fêtes.

Poste (pl. E3), bureau central, rue Royale. — Télégraphe (pl. B3), bureau central, quai de Paris.

Pâtés de foie gras, de l'invention du cuisinier du maréchal de Contades , qui fut gouverneur de l'Alsace de 1762 à 17S8: chez L. Henry^ E. Doyen et Feuyel^ tous trois 31unstergasse (rue du Dôme); Alb. Henry ^ Kiissstrasse ; C. Hiimmel^ Langestr. (Grande-Rue); A.Michel, Krïemergasse (rue Mercière).

Si l'on a peu de temps: voir la cathédrale (p. 121), monter au clocher (.p. 123), voir les collections du château, le temple Saint-Thomas (p. 125), les statues de Kléber (p. 120) et de Gutenberg (p. 120), le Broglie (p. 125), le palais de l'Empereur et l'Université (p. 125 et 126).

Strasbourg (143 m.) est une ville de 136 000 hab. (78130, en 1871), y compris la garnison, aujourd'hui le chef-lieu de l'Alsace-Lorraine et la résidence du gouverneur et du général commandant le xv^ corps d'armée allemand. Elle est située sur VIIL à 3 kil. à rO. du Rhin, avec lequel elle communique par des canaux. Sa position entre la France, l'Allemagne et la Suisse a fait qu'elle a toujours eu des relations commerciales fort étendues, et son importance a encore beaucoup augmenté de nos jours, grâce à son industrie.

Strasbourg fut fondée par les Romains sous le nom lV Argentoratum. Elle devint vite au moyen âge une des villes libres les plus florissantes et les plus puissantes de Tempire germanique. Ses citoyens, aussi braves que jaloux de leurs libertés, furent souvent en lutte avec les évèques et la noblesse du pays, et ils se défendirent victorieusement contre les 50 000 Armagnacs qui envahirent l'Alsace en 1445, sous la conduite du Dau-

Îhin, plus tard Louis XI. Louis XIV s'empara de la ville le 30 sept. 681, après avoir déjà pris possession du reste du pays pendant la guerre de Trente-Ans, et elle resta à la France en vertu du traité de Ryswiek (1697) jusqu'à la paix de Francfort, le 10 mai 1871, où elle a été cédée à l'Allemagne.

Strasbourg a été de tout temps considérée comme un point stratégique des plus importants, et la France en avait fait sa troisième place forte. Elle a opposé une résistance désespérée aux troupes allemandes pendant la guerre de 1870. Le siège commença le 11 août, le bombardement le 18 et dura jusqu'à la reddition, le 27 sept, suivant. La citadelle^ construite par Vauban de 1682 à 1684. à l'extrémité E. de la ville, du côté du Rhin, fut dans ce siège réduite eu un monceau de ruines, et la porte de Pierre (Steinthor), au X. , ainsi que la porte Nationale ou de la Tour Blanche (Weissenturmthor), à l'O., furent aussi à peu près complètement

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