‹ Les BorgiaChapitre 7 sur 95 · XII PREFACE · texte numérisé non relu

XII PREFACE

moins que celui de l'Eglise. L'Eglise ne craint pas la vérité. Son divin fondateur ira pas d'ailleurs promis l'impeccabilité à ses pontifes. Des papes scandaleux ! Cet épouvantail qu'on agitait autrefois devant nous pour combattre nos tendances vers le catholicisme, nous apparaissait dès lors comme la preuve la plus frappante de la divinité de l'Eglise catholique, puisqu'elle avait, dans cette supposition, résisté seule aux causes qui perdent les princes et détruisirent les empires.

Xous n'avons pas perdu un seul instant de vue que la vérité, suivant la pensée de Gœthe, est la beauté réelle de toute espèce d'œuvre intellectuelle. Nous revendiquons ce seul genre de mérite pour nos modestes pages. Le préjugé est grand contre les Borgia ! Notre livre tombera souvent des mains ; le lecteur prévenu se montrera défiant contre notre récit ; nous ne pouvions donc avoir la prétention d'exiger qu'on nous crût sur parole ; mais qu'on se débatte tant qu'on voudra ; notre preuve est là; il faut s'y soumettre ou renier l'histoire.

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