‹ Les Borgia histoire du pape Alexandre VI., de césar et de Lucrèce BorgiaChapitre 37 sur 108 · CÉSAR BORGIA · texte numérisé non relu

CÉSAR BORGIA

rail par Raphaël. (Gnlirii' Jiori^tii^si', û R

:/ il

siècles, Tœuvre du divin Sanzio. Cette silhouette peut se rapporter à cette époque :

c Le Yalentinols, dit M. E. La Rochelle, est d'une « taille élevée et bien prise, d'une tournure élégante et « fière. Son front haut et large, poli comme un marbre c et dont les sourcils d'ébène rehaussent l'éclat, et f son nez aquilin de force moyenne, donnent à sa « figure d'un ovale irréprochable, une remarquable « distinction. Ses grands yeux noirs ont un fin et péné-

• trant regard... Sa barbe fauve et nourrie, qui se dit vise au-dessous du menton, encadre et découvre une

• belle bouche aux lèvres élégamment découpées et sé- « vèrement fermées comme pour retenir un secret. Le c grand air, la fierté, le sombre aspect du Yalentinois

• font ressouvenir qu'il était Espagnol... Ce qui carac- « térise cette figure, c'est l'expression d'une volonté « forte, concentrée, maîtresse d'elle-même, inflexible

• et impénétrable expression que l'agrément du sou- « rire pouvait dissimuler, mais non effacer... (1). •

C'est en France que la bonne étoile de César commença à brUler. Louis XII, dans la joie que lui causait la bulle qui déclarait son union avec Jeanne illégale et nulle, donna à César le duché de Yalentinois dont il prit le nom, avec une compagnie de cent hommes d'armes, une pension de vingt mille livres et la promesse de beaux fiefs dans le duché de Milan. Nous savons en effet quels projets le roi de France nourrissait (rontre cette principauté. Louis comblait de largesses

(1) E. La Rochelle, Les Droits du Saint-Siège ; Alexandre VI et César Borgia.

Page 1