SCÈNE X
SOSTÈNE DUVERNET, ABSALON, CORBINI, venant parle fond.
ABSALON
Très-grand serfiteurche fous fais, monsieur Tivernpf... Che fiens nous teux, ma camarate, que chai frit marcher ici exprès pour fous remercier ti serfice que fous m'afre rendi !
SoSTÈNE.
Bonjour, mon cher Absalon! ( Regardant Corbini.) Mats je n'avais pas encore vu Monsieur?. . . Est-ce que c'est le même. . .
ABSALON
Neiu ! ce être un noufeau associe'.- il être Italien. Je m'en vas eusemhle a Venise, avec. . .
CORBINL Ma avant de partir, signor , zai voulou que mon ami Absalon , il paye le salaire qui vi est doû par le procès . . .
SOSTÈNE.
C'est bien ! ( Il fouille dans sa poche , et il remet une petite boite de bijoux à Absalon.} Tenez , je tous rends d'abord tous vos bijoux, que j'ai justement sur moi. . . Examinez s'il n'en manque pas.
ABSALON, prenant la boite.
Oh ! monsir Tivernet, che suis pas capable pour regarter après fous ! . . . Che suis un juif honnête , et chai confiance chastement dans tout le monde.
SOSTÈNE.
Un juif honnête !..... J'ai pourtant entre les mains des papiers qui vous compromettent terriblement. . . Eli bien! vénérable Hébreu , voyons , comptons ensemble. . . Savezvous que votre diable d'affaire m'a donné bien de la peine?
ABSALON
C'est pour moquerie que Monsir il disait celte chose; rien il coûte de la peine à vous, Monsir, fous être trop liapile , trop Safant . . .
corbini , avec emphase.
Trop loumineux! trop plein de zenie per rester ouna ininoule dans l'embarras!
Sans doute, mais pourtant. . .
CORBINI.
Et il n'y a pas dans l'onnivers de procureur pion eélèbre que l'illoustre signor Douvernet !
SOSTÈNE , à pari.
Ali ça ! est - ce que ces deux barragouineurs voudraient nie paver en complimens? ( Haut. ) J'espère alors, Messieurs, que votre reconnaissance sera proportionnée à ma réputation européenne?
CORBINI , ù part.
Diavolo ! j'ai trop parle.
ABSALON
Tais ton langue 1 Combien vaut-il le mémoire, Monsir? sost; NE.
Mais j'.i des déboursées considérables, des dépenses secrèles , « t comme il serait peut-cire gênant pour vous de me donner de l'argent, je vous offre une facilité. Dans la Loite (pie je viens de \(ms remettre, se trouve une assez jolie p.iire de boucle» ù'o* cille.
un: Ces Postillons sont d'une maladresse.
Elle me plaît , et , s'il était possible ,
le vomirais avo.'i' ces bijoux . . .
ABSALOV.
\ i e lésii < i bI moi qui suis sensible , • Clif n .11 rien qui ne soit à Ions.
COItBINI.
1 1 n'a rien qui ne boîI a vous.
a BSAltOM ■
n. ii chaînais lésobligé p< rsonne ,
l.i ces i les !'• tiamani ,
S'il l'ail plaisii , Monsir , cbe fous les tonne • . •
l'our quatre nulle lianes. (t'is./
SOSTÈNE.
Nous »e nous comprenons pas <ln tout! ... Je vous propose de me donner ces boucles d'oreille pour ce que vous me dovez?
absalon , très-sérieusement.
Oh ! Monsir , il dit cela pour le patinage.
CORBINI.
Vi oiniez à rire, signor? (Riant.) AU! ah! ah! eh bé! rions loutti, per dio! ça nous a amusera !
( Abxalui se met à rire bêlement. ) SOSTENE . à part.
Définitivement , ces gaillards-là ont l air de se moquer de moi. ( (faut.) Ainsi , Messieurs , vous ne consentez pas à mu proposition !
a h s a lo m , ria n t toujo 1 1 rs . Nein!
SOSTÈNE.
Nein?... Eh bien! maître ALsalon , je garde les papiers importaus qui ont été retirés du dossier , et je vais les envoyer au président du tribunal.
ABSvlon, bas à Corbini , auec effroi.
Oh! Jésus Mingott! clie suis mort!
corbini , de même.
Je vas te ressousciter. . . Ma silenzio à ton tour.
sostène , à part.
Ils sont embarrassés.
corbini . à Sostène.
Signor, ma compagnona, il était pas capable j>er vi comprendre, perché il est étranger; il a crou que vi viliez avoir l'arzeot don mémoire, et les diamans per dessous le marsc.
SOSTÈXE.
Per dessous le marsé. . . Ah ! par dess: s le marché l
CORBIVr.
Si signor, per dessous... Alors il accepte una des deux sozes. . . et il vi laissera les boucles d'oreille.
STSTRNE.
A la bonne In-ure!, . . Messieurs, je cours cheictaer le» •. du proi
Soin - 4
ABSALOy , l'arrêtant.
Monsir il feut snns foui.? faire un préseul à Montame ,que rie define?
SOSTENK.
A Madame?.,. Oui, précisément , c'est pour ma femme.
CORB1NI.
Permettez, signor . ne pourriez - vous pas faire venir ici madame votre épouse ?
SOSTENB.
Pourquoi faire?
CORBINI.
Vr loui offrir nos respects , et de pious, ouna jolie Lngna en brill-m^ . qu'elle m'obligera de porter de ma part.
SOSTÈNE.
Une b*gr.e. .. Ah! mais c'est très-galaut, ça.
CORBINI.
Vi savez que l'Italien il est naturellement galant et ze'ne'rtux !
SOSTÈNE, à part.
C'est que cela m'arrange parfaitement.. . Pourtant il ne
ît ut pas que ma femme Oh I quelle ide'e ! . . {Haut.)
/ilous, Messieurs ,je vais tâcher de retrouver vos papiers, f ! ;e vous ferai connaître madame Duveruet.
( II entre vivement dans le cabinet à droite.')