De même dans son grand catalogue illustré
4. Il y a eu un moulage exposé dans les galeries, n" 237. b. Catalogue de Soitlié, no 1366.
6. Cf. les textes publiés par M. de Caramaa-Ghiuiay dans sa Notice sur Anct, p. 92.
7. C'est par erreur que M. Bapst {Gazette des Beaux-Arts, 1891, p. 29b) parle de la statue de Louis XI et de celle de Diane de Poitiers, signées en toutes lettres par Michel Bourdin.
8. Roussel, Description du château d'Anet. Paris, Jouaust, 1875, p. 104.
9. Cf. Fillon, Archives de l'Art français, 2e série, t. II, p. 379-392.
avait projeté de se faire bâtir; il est daté du lendemain de sa mort (15G6). On y voit le détail de toute la construction, sans aucun nom d'artiste. On trouve seulement, après la description des ornements, ajouté au crayon^ d'une grosse écriture ([ui, d'après M. Fillon, serait du XVI'' siècle, le nom de Lebreil, el, après la description de la statue, celui de Gouion. Que signifie cette uu'iition ? E]st-ce une pure fantaisie? Est-ce une intention des liéritiers, Jean Goujon ayant été
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l'artiste préféré de la châtelaine d'Anet el n'étant peut-être pas encore mort en 1566? Est-ce, comme le veut A. de Montaiglon', un second Goujon? Nous n'en savons rien. Toujours est-il que rien dans ces textes ne nous confirme le nom de Bourdin, avancé par Leiioir.
Le monument lui-même le conlredil plul(M. C'était un grand et somptueux tombeau ; nous en avons la description dans le devis des
1. Diane de Poitiers et son goût pour les arts{Gazette des Beaux-Arts, avril 1876, février 1879).
Archives. M. Roussel en a publié une excellente restitution, et nous en avons d'ailleurs de nombreux fragments, arrangés d'abord par Lenoir, et visibles maintenant dans une salle basse du palais de Versailles*. La statue de marbre blanc est encore posée sur le grand sarcophage de marbre noir dont nous parle le devis, et que Lenoir avait retrouvé servant d'auge « aux animaux les plus vils ». Mais celui-ci n'est plus supporté par les quatre sphinx de marbre blanc, comme à Anet et encore chez Lenoir ^. Il subsiste un des deux génies funéraires porteurs de torches « dénotant le falot de la mort», qui se trouvaient derrière la statue. C'est un petit enfant nu, assez gracieux, qui est bien plus voisin des charmants petits génies du xvi" siècle que des anges bouffis du xvii". Quant à la statue ellemême, à part quelques restaurations, notamment les mains qui paraissent avoir été refaites chez Lenoir, elle est à peu près intacte. Elle est toute différente de ce que nous avons des Bourdin. C'est loin d'être une œuvre excellente, mais elle sent tout à fait le xvi" siècle. Diane est à genoux, grande, élancée, les épaules couvertes d'un long manteau tombant. Son corsage orné de broderies et de forme très simple, sa robe aux longs plis tombants, rappellent tout à fait le costume et la manière de la Claude de France de Saint-Denis. La figure est plutôt sèche, mais non lourde. Elle est plus intéressante pour l'iconographie de Diane de Poitiers que vraiment belle par ellemême.
En somme, si l'œuvre était d'un Bourdin, ce ne serait certainement pas de Michel : la date et le faire s'opposent à cette hypothèse. Mais il n'y a aucune raison de conserver cette attribution, qui n'a pour elle que l'autorité de Lenoir ^ et qui nous force à créer de toutes pièces un artiste sur lequel nous n'avons aucun autre renseignement.
1. Lenoir avait arrangé ce monument avec tes figures de Pilon provenant de la châsse de sainte Geneviève. M. Vaudin paraît s'y être trompé ; il a cru que ces figures faisaient partie du monument d'Anet.
2. Deux, d'ailleurs de ces sphinx, ont été malencontreusement transformés en cariatides, lorsque le monument fut transporté dans la propriété du duc d'Orléans, à Neuilly. Les deux autres existent encore en entier à Versailles.
3. Il est à remarquer, pour l'exactitude des attributions de Lenoir que, dans la même page de son Journal où il donne cette statue funéraire à Bourdin, il attribue la Diane de la fontaine d'Anet à Jean Cousin. Il est probable qu'il était distrait ce jour-là. Or, c'est sans doute la première fois que fut prononcé ce nom pour notre statue.