PAUVRETE DE LA LANGUE 27I
les exclamations qui avouent, avec des rougeurs, la tendresse qu'on a, tous les balbutiements qui permettent les suprêmes audaces, — toutes les formes du consentement. Que de fois Zo a dû consentir elle-même pour connaître aussi bien, en ce qui concerne ces cas spéciaux, les finesses de la langue toscane I Mais, tout à coup, elle prend un air fort penaud. C'est que Lo vient de la troubler par une question vraiment inattendue. « Mignonne, en italien, comment dit-on : je ne veux pas ? » Zo demeure songeuse, se gratte l'oreille, ne répond pas d'abord, finit par avouer : «Ma foi, je ne sais pas. » Elle ajoute que ce doit être, d'ailleurs, une locution peu connue, tout à fait inusitée ! et Lo s'écrie, en pouffant de rire : « Tiens, alors, comme en français? »