ACTE PREMIER 31 PAMÉLA, entrant
Il est nommé.
CÉCILE, à part.
Que disent-ils.!
BODARD, à part.
Ils sont fous!
BOULINARD, à Paul.
Dans mes bras, mon gendre !
Il Tembrasse.
PAMÉLA
Nous serons du gouvernement.
BOULINARD.
Eh bien! ça y est donc! C'est écrit là, en toutes lettres ! Paul Bodard !
PAUL, voix étouffée .
Bodard. (Il prend le journal, à part.) Mais c'est qu^ c'est vrai !
CÉCILE, bas à Paul.
Mais alors ?
PAUL, bas.
C'est une erreur d'imprimerie, hélas! une coquille.
BOULINARD, à Paul.
Vous êtes content, hein?
PAUL, avec embarras.
Oui, oui... assez I
Peste! quelle ambition! ne voudrait-il pas être préfet à présent !
BOULINARD.
Il y arrivera !
PAUL, bas à Cécile*
Je ne puis pourtant pas les laisser dans cette erreur.
CÉCILE, bas.
Mais c'est me perdre, alors.
PAUL, haut, solennellement.
Monsieur Boulinard..'. Madame Boulinarc
BOULINARD.
Appelez-nous beau-père...
PAMÉLA
Et beller-maman.
BOULINARD.
Vous en avez le droit, maintenant.
PAUL, ému, à Paméla.
Beau-père... belle-maman... vous êtes un brave homme... (A Paméla.) vons aussi...
BOULINARD, inquiet, à part.
Est-ce qu'il me redemanderait sa parole?
PAUL, continuant.
Et sachant que j'aime votre fille, et que j'en suis aimé... avouez que cette condition sine qua non n'était qu'une épreuve ?
BOULINARD.
Une épreuve !
PAUL
Et que si je n'étais pas nommé ?...
BOULINARD.
A quoi bon cette hypothèse?
CÉCILE, avec aplomb.
Puisquô VOUS Têtes!