‹ Les Boulinard, comédie-vaudeville en trois actesChapitre 32 sur 85 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Major!

BOULINGRIN

Taisez-vous!

DUTILLEUL

Bonjour, major.

BOULINGRIN, s'inclinant.

Oh! la magistrature! monsieur le Président.

Desboucheau lui donne Ja main, Boulingrin la lui serre très

fort.

DESBOUCHEAU,

Oh!

Boulingrin prend la main de Dulilleul. Dutilleul prend la main du major par-dessus de façon à ce qu'il ne puisse pas serrer la sienne.

BOULINGRIN

Voulez-vous prendre une absinthe, monsieur le Juge?

DUTILLEUL, avec dégoût.

Je n'en ai jamais pris de ma vie.

BOULINGRIN

Tant pis pour vous. Au revoir, Messieurs. (A Emile.) Je n'aime pas qu'on se fiche de moi, vous savez. Je brillerai la baraque, moi, nom d'une cartouche!

11 sort.

C'est cet animal de Joseph qui a oublié de le réveiller.

DESBOUCHEAU.

Votre hôtel est si mal tenu l

ÉMILE

Je le tiens comme mon père. Mais voici dix heures. Il faut que j'aille recevoir les voyageurs.

DUTILLEUL

Il n'en vient jamais.

ÉMILE

Le hasard est si grand !

JOSjEPH, entrant.

Patron ! patron ! v'ià l'omnibus qui revient de la gare! Il y a dn monde.

ÉMILE, joyeux.

Vous voyez, monsieur le Juge, vous voyez.

Joseph et Emile sortent en courant.

DESBOUCHEAU.

Allons-nous faire un tour avant l'heure du déjeûner?

DUTILLEUL

Je voudrais prendre congé de Taschereau qui part dans une demi-heure.

DESBOUCHEAU, riant.

Je VOUS accompagne!

DUTILLEUL

Puis nous ferons notre tour de ville.

DESBOUCHEAU.

Oui, l'apéritif de la magistrature*

Us sortent.

Page 1