‹ Les Boulinard, comédie-vaudeville en trois actesChapitre 37 sur 85 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

BOULINARD.

Dites-moi, mon ami, qa'est-ce que vous êtes ici?

ÉMILE

Le. maître d'hôtel.

BOULINARD.

Très bien. Oti sont nos appartements 1

ÉMILE

Monsieur le beau-père de monsieur le Sous-Préfet n'a qu'à choisir.

BOULINARD.

Bien. (A Paméla.) Qu'est-ce que tu fais là ?

PAMÉLA, frottant.

Faut que ça reluise.

ÉMILE

Madame est trop bonne.

BOULINARD, bas.

Je vous en prie, madame Boulinard, du prestige. Vous me ferez rougir, (il prend ie chandelier et le donne à Émile.) Prenez ce flambeau, mon ami, madame Boulinard est la fille d'un riche propriétaire de mines de cuivre...

PAMÉLA, à part.

Quelle imagination !

BOULINARD.

Et toutes les fois qu'elle voit du cuivre, ça lui rappelle sa naissance. (Bas.) Va-t'en !

Cécile, viens voir la place de la Sous-Préfecture. Gomme elle est jolie !

Elle va au balcon avec Cécile.

Comme don de joyeux avènement, vous donnerez de la part de monsieur le Sous-Préfet vingt francs de gratification à chaque membre du personnel.

ÉMILE

Monsieur le beau-père est trop bon !

BOULINARD.

Dites-moi, quels sont les vœux du pays ?

ÉMILE

Les vœux du pays ?

BOULINARD.

Oui. On doit se plaindre de quelque chose ici, de quoi se plaint-on?

ÉMILE

De tout, Monsieur.

BOULINARD.

C'est trop. Il faudra faire un choix. Que penseriez-vous d'une distribution gratuite aux indigents?

ÉMILE

J'en pense le plus grand bien... surtout si Monsieur le beau-père veut bien m'en charger.

Très volontiers. Faites-moi tambouriner ça par toute la ville.

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