ACTE DEUXIÈME 79 BODARD
Encore! Ah! ça, ii les collectionne!
Il le met dans sa poche. Oa entend le deuxième coup de cloche. Boulingrin et les autres se lèvent.
BOULINGRIN
Sacreblea! ce n'est pas malheureux. J'ai une fringale.
BOULINARD, gracieusement au major.
Major, si vous voulez offrir votre bras à madame Boalinard.
BOULINGRIN, stupéfait.
Hein? Mais, je veux bien, Monsieur. (Il offre son bras à Paméla. A part.) En voilà des manières !
PAMÉLA
Par ici, major, j'aime l'armée.
Elle se dirige à la place d'honneur,
CÉCILE, à Bodard.
Votre bras, monsieur Paul.
BODARD
Avec plaisir, mademoiselle.
Ils se dirigent vers la table.
PAMÉLA, debout à la place d*honneur, désignant la place des
convives.
Vous, major, ici.
LE MAJOR, à part*
Est-ce qu'elle va déranger mes habitudes l
PAMÉLA, à Desboucheau.
Monsieur le Président, si vous voulez bien vous placer là...
DESBOUGHEAU, à part.
Gomment, elle change de place?
11 s'assied.
PAMÉLA
J'aime la magistrature assise. (A Dutilleul.) Vous, monsieur le Juge de paix, ici.
DUTILLEUL
En face de la porte ! J'y serai très mal.
BOULINARD, à part.
Il est sans gêne. Je vais lui donner une leçon. (Haut ironiquement.) Si monsieur le Juge désire que je m'y mette!
DUTILLEUL, se levant.
Parfaitement. J^aime mieux ça.
BOULINARD, changeant de place^ à part.
Il accepte! J'aurais mieux fait de ne rien dire.
BODARD, à part. Oh! je n'ai pas faim!
BOULINGRIN
Mon eau de goudron.., et passez-moi le menu.
BODARD, le lui passant.
Le voici, major.
BOULINGRIN
Allons, bon ! du veau. Un jour où je meurs de faim.
Ils servent le veau.