ACTE BEUSLIÊME
PAMÉLA, offusquée
Mais, rmajor... (A Bodard.) Il manque d'éducation, ce Iralneurde sabre!
BOULINGRIN, frappant sur son verré.
Émile !
BOULINARD, indigné, à part.
Ah I ça, il se croit h la cantine!
BODARD
Ne dérangez pas les habitudes du major.
ÉMlLE.
Major?
BOULINGRIN
Mille bombes! Encore du veau! Vous savez bien que je ne l'aime pas, votre veau.
PAMÉLA, gracieusement.
C'est du veâu Màrengo, major.
BOULINGRIN
Nom d'une trompette, Madame, Marengo ou Sébastopol, c'est toujours du veau,
BODARD, à Paméla.
Il a raison.
DESBOUGHEAU.
Emile ! Du canard ! C'est assommant ! Je vous ai dit une fois pour toutes que je ne pouvais pas sentir le canard.
PAMÉLA
Et bien, ne le sentez pas.
BOULINARD
Vau8 ne VOUS gênez pas, monsieur le Président.
DESBOUCHEAU.
Non, Monsieur. (A Emile.) Vous me ferez donner une omelette à la place du canard.
BOULINARD.
Quelle drôle de sous-préfecture !
DUTILLEUL
Emile! Gomment, encore des salsifis?
BOULINGRIN
Vous me donnerez une tranche de jambon.
DUTILLEUL
Moi aussi.
BOULINGRIN
Avec de la moutarde.
BODARD, se levant.
Permettez-moi de vous en offrir...
BOULINARD.
Hum ! hum !
BODARD, au major.
Il n'y en a pas.
ÉMILE
Gomment, il n'y en a pas? A'ais qui est-ce qui mange donc toute la moutarde. Je vais vous en faire porter, major.
BOULINARD, se levant, bas à Emile.
Monsieur Emile, la moutarde, vous la flanquerez