SCÈNE XIII
BOULINARD, GODARD.
Bouliiiard tient à la main la lettre de Godard. Godard tient à la main la lettre écrite par Boulinard.
GODARD
Une lettre pour vous.
BOULINARD.
Et une pour vous.
Ils échangent les lettrAs. ENSEMBLE, après avoir lu l'adresse.
Ça, c'est pour vous.
Us se rendent les lettres.
GODARD
Ah! ça, vous n'êtes donc pas monsieur Tascliereau ?
BOULINARD.
Moi ! mais c'est vous !
GODARD
Moi !
BOULINARD.
Je suis le beau-père dn Sous-Préfet.
GODARD
Ab! moi, je vous avais pris poui* Tasohereau luimême»
BOULINARD, à part.
Qu'est-ce qu'il chante? (Haut.) Mais vous-même qui êtes-vous?
GODARD
Moi, je suis le nouveau sous-préfet aes Réglisotles,
Vous! il y en a donc deux?
GODARD
Comment, deux? Quel est donc l'autre?
BOULINARD.
Mon gendre, parbleu !
GODARD
Votre gendre !
BOULINARD.
Vous usurpez, Monsieur, vous usurpez ! (U sonne. Louveteau entre.) Priez monsieur le sous-préfet de venir un instant, je vous prie. (Louveteau rit bêtement.) Eh bien, qu'est-ce que vous avez à rire?
LOUVETEAU
Dame, Monsieur le sous-préfet me dit de dire à Monsieur le sous-préfet devenir. Alors je ris.
BOULINARD.
Est-il bête ! le sous-préfet, c'est mon gendre !
LOUVETEAU
Mais Monsieur m'a laissé l'appeler Monsieur le sous-préfet tout le temps.