‹ Les Boulinard, comédie-vaudeville en trois actesChapitre 82 sur 85 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

BOULINARD, confus à Godard. Petite vanité de beau-père.

GODARD, à part.

Ah! ça, ils sont donc tous sous-préfets, excepLô moi ?

LOUVETEAU

Alors, le sous-préfet, c'est le jeune.

BOULINARD.

Oui. Allez donc, animal !

LOUVETEAU

Oui, Monsieur.

Il sort.

BOULINARD.

Du reste, Monsieur, vous allez être convaincu avant l'arrivée de mon gendre, car voici la nomination de monsieur Bodard dans le Temps,

GODARD

Pas Bodard, Godard.

BOULINARD.

Ce n'est pas à moi que vous allez apprendre le nom de mon gendre.

GODARD

Mais, sapristi, c'est moi, Paul Godard, qui suis Sous-Préfet aux Réglisottes.

BOULINARD.

Vous! (A part.) C'est un fou !

Tenez. (U va pour lui mettre s^^us les yenx un journal.)

Non, pas celui-là. 11 m'éreinte. (Lui montrant l'autre journal.) Voilà. Paul Godard.

BOULINARD.

C'est une faute d'impression, une coquille. Tenez, voilà le Temvs du 26.

Il le montre.

GODARD

C'est ça qui est la coquille. Et la preuve, voici rOffinel du 27.

BOULINARD, après avoir lu.

V Officiel ! Ahl pauvre Bodard! Que va-t-il dire quand il apprendra qu'il n'est plus, qu'il n'a jamais été sous-préfet!

GODARt).

Oui, c'est un coup dur!

BOULINARD.

D'autant plus que je ne peux plus lui laisser épouser ma fille. Je vais le tuer deux fois.

BODARD, entrant, à part.

Ensemble! Je tremble comme la feuille !

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