CHAPITRE V
Le docu ment que découvrit Jal, et qui nous donne le prénom du père d’André-Charles Bouile, n’est rien moins que l’acte de mariage de notre grand artiste. Détail à noter, cet acte a été relevé par lui sur les registres d’une église catholique. On en peut donc conclure que si les Bouile avaient, dans le principe, appartenu à l’église réformée, certains d’entre eux, au moins, s’étaient convertis. Jean était de ce nombre. André-Charles suivit naturellement la confession de son père. C’est là ce qui explique comment M. Read n’a pas rencontré leurs traces sur les registres de l’église protestante.
C’est en 1677 qu’André-Charles Bouile se maria; le registre de Saint- Sulpice déclare que le ier mars de cette année « André-Charles Bouile, marqueteur et ébéniste ordinaire du Roy, aagé de trente ans, fils de Jean Bouile et de Légère Thorin, présents audit mariage, demeurant paroisse Saint-Germain-l’Auxerrois » épousa « Anne-Marie Le Roux, aagée de vingt ans, fille de feu Henry Le Roux et de Marie Tillemant présente
aud. mariage demeur1 rue Sainte-Marguerite ». Un des témoins signataires de cet acte fut « Pierre Boulle, cousin dudit André-Charles ». Quel était ce Pierre Boulle ? Était-ce un fils de l’ébéniste du roi, mort en 1 636 ? Dans ce cas ce ne pourrait être que celui baptisé le Ier juin 1625 et dont nous ne connaissons pas le prénom. La vérification du fait, si elle était possible, aurait son importance, car elle ferait du premier