‹ Les Bourbons et la Russie pendant la Révolution française (d'après des documents inédits)Chapitre 53 sur 71 · LA DUCHESSE D'ANGOULÈME A PAUL P · texte numérisé non relu

LA DUCHESSE D'ANGOULÈME A PAUL P

Mitau, G juin 171)9.

Votre Majesté,

A la Gourde Vienne, et avant d'être moi-même l'objet des sentimens de Votre Majesté Impériale, mon cœur

partageoit toutes les obligations que le Roy mon oncle et une partie de ma famille ont à ses bienfaits, ainsi que la reconnoissance éternelle qu'ils lui doivent à tant de titres. En entrant sur les terres de votre domination et y trouvant déjà des preuves de votre intérêt pour moi je cède au besoin que mon cœur éprouve de témoigner à Votre Majesté les seiitimens dont il est pénétré. C'est à elle que mes parens doivent un asyle royal, un intérêt si noble et si actif à leur sort et de puissans adoucissemens à leurs infortunes. Si moi-même, me réunissant à ma famille, je vais accomplir les volontés sacrées des auteurs de mes jours, c'est un nouveau bienfait de notre magnanime Protecteur. Tels sont à la fois les motifs et les garants de la vive reconnoissance, de la confiance entière que j'ai vouées à Votre Majesté, et dont je la supplie de vouloir bien agréer l'iiommage. Je suis, avec le plus profond respectj

De Votre Majesté Impériale La très afiectionnée sœur^, cousine et servante,

Thérèse de France.

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